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Orno13
26 abonnés
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3,0
Publiée le 19 mai 2026
C est le premier film qui annonce de facto tout le cinéma de Jacques audiard par la suite en nous montrant les hommes blessés, les rapports de force, manipulation et domination, violence, mais aussi la solitude ensuite de ses personnages. Regarde les hommes tomber m a moins marqué que certains films réalisés par audiard par la suite tel que le prophète qui m avait mis une claque ou sur mes lèvres avec un kassovitz très intéressant, Son duo avec trintignant est la force du film entre un escroc en bout de course use et un jeune homme qui est une bombe à retardement, une violence presque animal qu,on devine peu à peu et qui va exploser quinme rappelle la relation entre arestrup et rahim. Visuellement, on retrouve les formats des années 90 , rythme assez lent et diffus , avec un casting solide et la présence de jean yanne assez énigmatique. Un bon audiard
Réalisé par Jacques Audiard, « Regarde les Hommes Tomber » est un solide polar, teinté d’une opaque noirceur, en plus d’être magistralement joué par Jean-Louis Trintignant, Jean Yanne et Mathieu Kassovitz. Un premier essai transformé donc pour le fiston de Michel.
Le premier long-métrage de Jacques Audiard lorgne ostensiblement vers le film noir. Sur la base d’un scénario dépouillé, le réalisateur produit une œuvre singulière dans laquelle un homme dépressif poursuit deux escrocs à la petite semaine dans une histoire de vengeance alambiquée. Au côté des deux dinosaures (Jean Yanne et Jean-Louis Trintignant), on retrouve un Mathieu Kassovitz tout jeune mais déjà talentueux (lauréat du César du meilleur espoir masculin en 1995). Car c’est bien la parfaite direction d’acteurs associée à quelques plans imaginatifs qui donne à ce récit un semblant d’intérêt. Pour le reste, le propos demeure sombre et confus. Bref, une fiction tentant de décortiquer la noirceur de l’âme humaine et la solitude qui en découle sans le brio contenu dans les films suivants du cinéaste.
"Regarde les hommes tomber" est le premier long-métrage de Jacques Audiard. L’intrigue suit Simon, un représentant de commerce désabusé, qui se lance dans une quête obsessionnelle après la mort de son ami flic, croisant sur sa route Marx, un escroc minable, et Johnny, un jeune homme à la dérive. Ce trio improbable évolue dans un monde à la fois terne et poétique, où la fatalité semble peser sur chaque destin. La mise en scène est sèche et Audiard utilise le montage pour tisser une narration fragmentée qui maintient le spectateur en alerte autour d'un polar sombre et introspectif, qui témoigne du talent naissant d’Audiard mais laisse un sentiment d'inachevé.
J’ai une profonde relation avec ce film découvert à sa sortie en 1994 et qui pour moi, représente et incarne la France mieux que n’importe quel autre film. C’est quelque chose d'impalpable, qui réside dans les décors réalistes et les dialogues souvent très drôles. ‘Regarde les hommes tomber’, C’EST la France. À le revoir aujourd'hui pour la énième fois, je suis toujours aussi impressionné par son enivrante virtuosité visuelle, sonore et narrative, presque déplacée pour un premier film. Tout s’y enchaîne presque parfaitement: un scénario exploitant expertement deux lignes narratives temporelles différentes avant de les faire se rejoindre, des effets de mise en scène et de montage recherchés, des dialogues jouant subtilement sur la répétition, des interprétations d’acteurs prodigieuses (Trintignant, Yanne, Kassovitz…), la musique d’Alexandre Desplat au diapason de tout cela… Un absolu miracle de film par un cinéaste presque réticent à (le) réaliser.
Un de premiers films de Jacques Audiard où il développe son style fait de proximité avec ses personnages pour les rendre le plus crédibles possible. On va suivre en parallèle le duo de truands minables incarnés par Kassovitz et Trintignant de l autre un représentant de commerce joué par un impressionnant Jean Yanne qui va se lancer dans une quête vengeresse. Un film qui manque un peu de volume mais pas de talent devant et derrière la caméra.
En tant qu'étudiante en cinéma, je suis frappée par la maîtrise narrative de Jacques Audiard dans "Regarde les hommes tomber". Ce thriller psychologique, teinté de moments d'absurde, dépeint une France peu glamourisée, où les personnages sont aussi complexes que la trame. Audiard, avec sa caméra subtile, offre un portrait nuancé de ce que c'est qu'être un être humain. Cependant, la lenteur de certaines scènes peut désorienter, et le ton parfois inégal déroute. Un début prometteur, malgré quelques maladresses.
C'est le genre de premier film par lequel son auteur semble avoir rêvé d'apparaitre le premier de sa classe et un auteur reconnu dès sa première tentative. Obsédé par la pseudo-profondeur de ses personnages et par l'apparente originalité de sa mise en scène, Jacques Audiard en oublie tout simplement de raconter une histoire intéressante. Gros plans de visages, cadrages étriqués, couleurs sombres, toute l'artillerie esthétisante et emphatique du film douloureux y passe, à peine égayée par les quelques instants fantaisistes entre Trintignant et Kassovitz. La solitude et la marginalité des personnages ne sont exprimées qu'à travers des artifices de mise en scène et, en définitive, ce polar sans ressort ne suscite ni émotion ni suspens. Les déambulations de Jean Yanne, parallèlement au duo sus-nommé, perdent, à cause des partis-pris affectés du metteur en scène, le peu d'intérêt humain et psychologique qu'elles impliquent. Le regard "humaniste" porté sur des gens ordinaires ou considérés comme tels n'est déjà plus, dans le jeune cinéma français, qu'une démarche banale. Cela donne envie de revoir des Rohmer, lequel, pour ne citer que lui, pour étudier les comportements et les caractères, n'a jamais soumis, lui, son récit et ses personnages aux artifices prétentieux de la technique.
"Personnages en quête d'auteur" ..en quête de hauteur. Des rêves inaccessibles traînent dans les coins des regards incrédules qu'ils empruntent à d'autres qu'ils pourraient être, qu'ils pourraient devenir s'il y croyaient assez, mais leur langueur les en empêche, le temps les en éloigne. Alors ils feignent de chercher et ça ressemble finalement à une vie, ça ralentit un peu leur chute. Fige la dégringolade, au moins en apparence. Audiard sait filmer ces personnages, l'abstraction de leur désir devient tangible. Il nous montre très concrètement ces histoires en suspens et fait résonner les scènes qu'ils traversent du bruit sourd de leur mécontentement et parfois même de leur plaisir.
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18 103 critiques
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1,0
Publiée le 22 octobre 2021
En tant que grand fan des films de Jacques Audiard au cours de la dernière décennie j'étais impatient de découvrir son premier film Regarde les hommes tomber. Ce n'est pas un mauvais film loin de là mais je dois admettre que j'ai été très déçu. Coécrit avec son collaborateur habituel Alain Le Henry d'après un roman de Teri White il raconte l'histoire de Simon (Jean Yanne) un vendeur de cartes de visite qui traque les hommes qui ont tué son ami flic Mickey. C'est un concept farfelu qui décide soudainement de devenir une enquête mais le ton de comédie noire qu'Audiard donne au film fait qu'un effort d'imagination est trop difficile à faire pour le public pour trouver tous ça intéressant ou comique...
Très mitigé et un peu déçu par ce premier film dirigé et co-scénarisé par Jacques Audiard en 1993. Ce film aux 3 Césars, n'a absolument pas vieilli. " Regarde les hommes tomber" est un bon polar intemporel ; il bénéficie d'une mise en image fantastique, d'une bonne BO d' Alexandre Desplat et d'une distribution sensationnelle avec un Jean Yanne sublime et un bon duo Jean-Louis Trintignant - Mathieu Kassovitz. Ce qui dérange dans ce film, c'est le scénario, bourré de scènes inutiles ou abracadabrantes, une intrigue qui progresse avec une lenteur exaspérante et une fin aussi inattendue que décevante.
Premier film de Jacques Audiard, « Regarde les hommes tomber » sortait des sentiers battus du cinéma français, et ses trois catégories : la litanie sociale à la morale de gauche selon les bobos, le drame existentiel en microcosme de ces mêmes bobos et le film comique bien épais et populaire. Audiard au contraire, nous offre sur le fond un récit d’une violence implacable et d’une noirceur sans espoir (la même veine qu’Olivier Marshall, l’action en moins), avec des personnages peu sympathiques. D’un côté un flic aux méthodes gestapistes avec un représentant de commerce désabusé et obsédé par le besoin de tuer pour venger la mort de celui qui était son seul ami. De l’autre un escroc joueur qui utilise un demeuré naïf pour exécuter les contrats qu’il a obtenu. Sur la forme, la caméra tressautant et un abus de gros plans dont certains finissent par devenir inutiles, rendent l’ensemble assez laid (réaliste diront certains). Cette histoire peu captivante, par la faute d’une analyse au ras du bitume, sans aucune mise en perspective, ni sociale, ni morale, devient une sorte de documentaire sur des spécimens d’homo sapiens modernes en milieu urbain. La construction en deux histoires parallèles décalées dans le temps, mais qui finiront par se rejoindre, permet une belle démonstration de montage (pour lequel Juliette Welfling reçu un César). C’est le seul intérêt du film, avec l’interprétation hors pair de Jean Yanne (génial mais même pas nominé aux Césars, ni cité par la critique), Jean-Louis Trintignant et Mathieu Kassowitz. La suite de l’œuvre du cinéaste sera faîte d’espoirs et d’une qualité bien supérieure à ce premier long métrage très surestimé, encensé par la critique et la profession (3 césars et une nomination).
Après avoir signé le scénario de plusieurs longs métrages ("Le professionnel", "Poussière d'ange", "Baxter",...), Jacques Audiard s'est lancé dans la réalisation avec "Regarde les hommes tomber". La route fut longue avant cette pépite qu'est "Un prophète" et ce premier film souffre de multiples défauts. Le principal d'entre eux est assurément le scénario lui-même. L'intrigue débute bien mais s'enlise rapidement dans des longueurs et une répétition qui finit par lasser le spectateur. Audiard est pourtant entouré par de bons acteurs mais le cinéaste ne réussit pas (ou pas assez) à insuffler assez de vie, de suspens à son histoire. Sa mise en scène est d'ailleurs assez confuse et on ne voit pas toujours bien ce qu'il souhaite nous montrer en dehors d'une thématique homosexuelle évidente. Une première oeuvre maladroite donc mais non dénué d'intérêt notamment son ambiance sombre.
Pas mal, un bon casting porté par Kassovitz qui joue le debile, Trintignant qui joue le vieux méchant, ou encore, Jean Yanne qui joue le gentil. Je le déconseille aux moins de 10 ans. 3/5
Regarde les hommes tomber est le 1er film de Jacques Audiard, qui nous a ensuite fait rêver avec de Rouille et d'Os ou bien le Prophète. Son premier film est différent, c'est policier oui mais avec plein de malice. D'ailleurs JL-Trintignant est un vieil escroc malicieux qui est excellent dans ce rôle. Le film est un peu alambiqué mais il conserve néanmoins une bonne trame. M. Kassovitz joue le rôle d'un jeune désœuvré qui vit un peu comme un parasite mais qui n'hésite pas à s'engager s'il le faut. On ne sait trop que penser de lui. Vient ensuite Jean Yanne qui est aussi très énigmatique dans ce rôle, bref cela lui va bien. A cela vient se coller une pléthore de personnage secondaire qui donne beaucoup d'étoffe au film. En même temps on peut se perdre dans les quelques méandres du scénario si on ne suit pas bien. En conclusion un film original mais qui n'a pas la profondeur des suivants.