Au travers des oliviers
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    Note moyenne :   3,9 pour 29 notes dont 9 critiques  | 
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    max6m
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    40 abonnés | Lire ses 180 critiques |

      5 - Chef d'oeuvre

    «Au travers des oliviers» peut être vu comme le 3ème volet d’une trilogie entamée avec «Où est la maison de mon ami» et «Et la vie continue». Ces 3 films s’imbriquent les uns dans les autres comme des poupées gigognes, et comprendre le rapport qu’entretiennent les films entre eux n’est pas anecdotique mais permet d’appréhender toute l’intelligence de ce cinéma au travers du travail sur la réalité cinématographique et la recherche de vérité que mène Kiarostami. Ainsi, dans «Et la vie continue», Kiarostami revenait sur les lieux du tournage de «Où est la maison» dévastés par un terrible tremblement de terre. Il mettait en scène un réalisateur à la recherche des acteurs du film et interrogeant les survivants. Dans «Au travers des oliviers», Kiarostami démonte la réalité cinématographique mise en place dans «Et la vie continue» en filmant les coulisses du tournage d’une des scènes. L’ancien réalisateur devient simple acteur, un nouveau réalisateur apparaît, et Kiarostami supervise ce nouveau temps cinématographique, s’offrant même une apparition à l’écran (le film dans le film dans le film). Nous devenons donc conscients que Hossein, dans «Et la vie continue», jouait un rôle puisque nous le voyons ici sur le tournage, engagé dans une nouvelle réalité (il cherche à conquérir l’actrice qui lui donne la réplique), qui elle-même nous apparaît instantanément comme fictionnelle puisque que Kiarostami a démonté l’illusion de vérité cinématographique. Et pourtant, ça marche. Nous sommes pleinement et «véritablement» émus et passionnés par cette histoire d’amour. Kiarostami vient de nous démontrer la capacité du cinéma, même s’il n’est que mensonge, à capter la vie, la vraie. Mais «Au travers des oliviers» n’est pas qu’un film intelligent. C’est aussi un très beau film sur lequel affleure une douce poésie qui a le don de conquérir nos émotions. Le dernier plan est purement cinématographique et nous rappelle, au-delà du propos et de la réflexion, à l’évidence poétique de l’art

    Ajoutée le 29 oct. 2008 à 14h06
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    itn
    itn

    1 abonné | Lire ses 110 critiques |

      5 - Chef d'oeuvre

    kiarostami reste fidèle à sa forme cinématographique, en accordant toujours une place importante au hors champs. il continue de donner à son récit suffisamment de perméabilité que pour un inclure une part de réalité hors de la fiction, qui permet de dresser une nouvelle fois le portrait de la société iranienne. si ce film n'est pas sans rappeler "la nuit américaine", il me fait nettement plus pensé à salaam cinéma d'un autre cinéaste iranien, Moshen Makhmalbaf, tant il analyse scrupuleusement le comportement humain de la société iranienne face à la caméra. a noter l'un des plans de fin de film les plus qu'il m'aie été donné de voir, tout en pudeur, en intelligence, ou l'image parle d'elle même, sans besoin de dialogue. c'est simple, évident, mais il fallait y penser.

    Ajoutée le 07 août 2008 à 22h09
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    Anaxagore
    Anaxagore

    49 abonnés | Lire ses 215 critiques |

      4 - Très bien

    C'est un véritable petit bijou que Kiarostami nous a offert avec «Au travers des oliviers» (1994). Et son film est d'autant plus remarquable qu'il se refuse à toutes formes d'ostentation. Il est en réalité la fraîcheur même, donnant le sentiment d'un cinéma ingénu tout à l'abandon de se regarder naître. Et pourtant... que de richesses, d'émotions et d'intelligence dans ce qui pourrait d'abord apparaître comme un essai sans prétentions, voire dénué d'intérêt. Il y a d'abord la frontière entre la fiction et le documentaire qui, comme c'est souvent le cas chez le réalisateur, s'estompe sans créer le moindre malaise. On tient là un magnifique reportage sur la vie d'une petite communauté sinistrée du nord de l'Iran. Mais on est tout à la fois en présence d'un magnifique poème d'amour, scandé avec une simplicité naïve qui s'avère au final très émouvante. Il y a enfin le magnifique hommage au cinéma, Kiarostami sacrifiant une nouvelle fois au genre du «film dans le film», mais avec une spontanéité qui désarme par avance toute accusation possible de plagiat. Si on ajoute à tout cela un art consommé de la suggestion et du non-dit, la beauté parfois stupéfiante des images et un humour léger tout en délicatesse, on a tous les ingrédients de ce qui sera reconnu par la postérité comme un petit chef-d'oeuvre. Regardez le plan final, virtuose, où Hossein, une dernière fois, se lance à la conquête de sa belle au son de la musique de Cimarosa. Si vous n'êtes pas de la race des êtres définitivement blasés, vous serez sans doute surpris de vous découvrir émus par ce que vous auriez, peut-être dans un premier temps, jugé indigne de vous émouvoir encore ...

    Ajoutée le 04 févr. 2008 à 19h33
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    Tamino75
    Tamino75

    2 abonnés | Lire ses 84 critiques |

      5 - Chef d'oeuvre

    Il existe des films qui vous bouleversent avec une simplicité qui masque une profondeur artistique et humaniste dont l'évidence s'impose au fil du temps de vision et après. "Au travers des oliviers" est de ceux-là. C'est un film immense tout en humilité et en empathie. À voir, revoir, revoir et revoir.

    Ajoutée le 04 nov. 2007 à 20h56
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    Prepuce
    Prepuce

    0 abonné | Lire ses 5 critiques |

      5 - Chef d'oeuvre

    J'interviens pour faire remonter la cote de ce sublime film rare de sensibilités subtiles, qui ne fait pas partie des arts et essaies, contrairement a ce qu’Eddy_le_Méchant se permet de critiquer faussement ici. Uniquement parce que d’évidence il n'a pas les capacités intellectuelles, ou juste basiquement sensorielles pour pouvoir ressentir la finesse ce petit chef-d'oeuvre et qu'il lui faut naivement que la terre entière le sache, car son avis se doit d'écraser les autres, en faisant semblant d'être objectif pour tenter plus d'efficacité (égocentrisme manipulateur). Je suis intolérant face à l’intolérance ! Comment peut-on se laissez allez à descendre un film, uniquement parce qu'on n'a pas su, pas pu, ou pas voulu se laisser pénétrer par les nombreuses et discrètes émotions qu'il transporte, filtrant au travers des archaiques censures religieuses et politiques, parvenant miraculeusement au-delà des frontières. Ce film démontre sans prétention que parallèlement à l'obscurantisme, il transparait un part d'humanité, qui parfois se trompe, est trompée, ou muselée, mais qui ne demande qu’à se révéler. Derrière ces voiles noirs se cache la lumière éternelle, qui toujours traverse les époques, quelles qu’en soit les dogmes et les contraintes politiques. L’espoir.

    Ajoutée le 27 juil. 2007 à 15h33
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    stebbins
    stebbins

    135 abonnés | Lire ses 1627 critiques |

      4 - Très bien

    Un grand poème cinématographique...Sept années avant le brillant Ten, Abbas Kiarostami filme l'incommunicabilité entre deux êtres: un jeune maçon participe au tournage d'un film intitulé Et la Vie Continue. Amoureux de la fille qui lui donne la réplique, il cherche entre deux prises à lui déclarer sa flamme. Celle-ci se montrant plutôt réticente, le jeune homme illettré persiste malgré le refus de la grand mère de la jeune fille ( dont les parents sont morts lors d'un tremblement de terre, quelques temps auparavant )...Kiarostami filme alors une oeuvre sur le langage, sur le combat et l'acharnement d'un garçon à trouver l'amour, et ce par le biais d'une caméra sobre et élégante, d'un personnage placide et pourtant désespéré. Voici le film d'un cinéaste anticonformiste et unique qui n'a jamais cessé, tout au long de son parcours, de laisser libre cours à l'imagination de ses spectateurs. Au Travers des Oliviers est un très bon film en définitive, dans lequel se démarque notamment un travail important sur la profondeur de champ, la mise en abîme ou encore le hors-champ. A voir absolument, ce genre de film n'est que trop rare dans le cinéma d'aujourd'hui. Un hymne à l'amour.

    Ajoutée le 11 juin 2007 à 18h34
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    groil-groil
    groil-groil

    52 abonnés | Lire ses 183 critiques |

      5 - Chef d'oeuvre

    « Au Travers des Oliviers » est peut-être le plus beau film de Kiarostami aux côtés de « Où est la maison de mon ami ? » Le cinéaste y tourne un « film dans le film » concentré sur le tournage d’une séquence de son film précédent « Et la vie continue ». Le réalisateur tente de réaliser une scène mettant à l’image deux jeunes acteurs. Sauf que le jeune homme a, dans la vraie vie, demandé la main de la jeune femme et que celle-ci a refusé. A cause de cela, le tournage va être des plus mouvementés. A travers cette douce parabole sur le couple iranien, Kiarostami nous livre un véritable état des lieux de son pays qu’il aime avec ardeur même s’il met en évidence toutes ses absurdités. Un film d’une poésie rare.

    Ajoutée le 25 mars 2007 à 19h59
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    Eddy_le_gentil
    Eddy_le_gentil

    1 abonné | Lire ses 157 critiques |

      0.5 - Nul

    Très franchement, j'ai vraiment du mal avec le cinéma d'art et d'essais. Bien que j'y ai vu des perles au festival de Cannes en 2005, je ne sais pas ce qui me rebute là dedans. Peut-être suis-je un idiot? Sincèrement je ne pense pas. Le box-office est une chose, je n'y aime pas tout.Idem pour l'art et essai. Ce qui m'énerve le plus c'est que l'on a tendance à crier au génie à tout, et ce film n'ajoute rein de neuf à mon opinion...au fianl , c'est un film très niais, il ne se passe rien, et il faut arrêter de prétendre à une forme d'émotion à ce film! Je pourrais comprendre que l'on aime ce film, mais que l'on n'y fasse pas l'erreur d'attacher à cela kl'émotion, chose la plus absente du genre (Van Sant, Kiarostami et j'en passe!). A noter une fin lamentable qui ne déroge pas à la règle.

    Ajoutée le 26 déc. 2005 à 14h56
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      4 - Très bien

    C'est un film fascinant et inoubliable. En fait c'est un film métaphysique - les autres aspects présents sont secondaires - c'est comme La Lorelei un symbole obsédant de la condition humaine, de l'Absurde, du silence de la nature et de Dieu. C'est un film profond noble et poignant.

    Ajoutée le 23 nov. 2002 à 22h42
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