Mais ne nous délivrez pas du mal
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Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 850 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 juin 2026
Audacieux, ce drame assume de peindre deux jeunes filles viscéralement vicieuses, sans que rien n'explique leur perversité puisqu'elles viennent de milieux (très) favorisés, certes conservateurs voire étriqués mais où nulle violence, nul dédain, nulle indifférence ne s'exprime, les parents se préoccupant de ces enfants aimés. Ironique, la mise en scène use de procédés qui renforcent la stupéfaction attendue face à la noirceur de l'âme de ces adolescentes aux visages innocents tout en montrant l'aveuglement des parents mais aussi d'une institution religieuse également dénoncée comme corrompue ou ridicule (la toux du prêtre lors du sermon). Lucide, l'intrigue montre la facilité avec laquelle le Mal peut l'emporter, à travers les différents actes des héroïnes, manipulatrices, destructrices, inhumaines - ainsi que le sadisme hypocrite de l'Homme qui n'assume pas ses méfaits ou tout retour de bâton... Amer, le récit illustre la tentation universelle au péché que la religion ne combat que par des prêches et la société par des leçons de morale, sans clé d'apprentissage émotionnel ou mental. Inégale, la narration ambitionne une montée en crescendo qui culmine dans une ultime provocation macabre. Cynique!
Acidus

872 abonnés 3 939 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 mai 2026
"Mais ne nous délivrez pas du mal" est assurément une oeuvre subversive comme je les aime. Un bon sujet qui commence et finit bien. Entre ce début et ce final, il y a quelques passages forts mais également beaucoup de longueurs et de passages peu intéressants. Un ventre mou qui fait perdre de l'impact à cette histoire de deux jeunes filles se détournant de Dieu pour embrasser le Diable.
Pas mal.
yeuce
yeuce

39 abonnés 1 056 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 18 mars 2026
Le seul point positif que je trouve à se film est la fraicheur des 2 principales actrices, pour le reste cela reste trop fouillis .
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 854 abonnés 8 178 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 24 mai 2025
Anne & Laure, deux jeunes adolescentes, sont pensionnaires dans une institution religieuse. Leur imagination est alimentée par la lecture de divers auteurs prohibés dans l’enceinte du collège, tels que Baudelaire ou Rimbaud. De retour dans leurs familles respectives, elles sont bien décidées à assouvir leurs nouveaux penchants et ainsi, faire le Mal, comme d’autres feraient le Bien…

Nul doute qu’après sa présentation au Festival de Cannes en 1971 (dans le cadre de la Quinzaine des Réalisateurs), le film a défrayé la chronique. En mettant en scène deux adolescentes qui vont jouer avec le feu, entre provocations et blasphèmes, le film n’était pas passé inaperçu, au point qu’il fut interdit pendant sept mois par la censure sous pression de l’Église catholique, en raison de sa forte dimension anticléricale.

Mais ne nous délivrez pas du mal (1972) est un récit initiatique sur deux jeunes filles rebelles jouant avec les transgressions, en provoquant les hommes ou en se moquant ouvertement des institutions religieuses.

Le film de Joël Séria est un brûlot au parfum de scandale et qui accuse sérieusement le poids des années. Le film aurait gagné à être découvert il y a 50ans en arrière, au moment de sa sortie, car de nos jours, il paraît sérieusement désuet, notamment à travers la représentation des personnages secondaires qui frise la caricature (les curés et le paysan). Cependant, il faut reconnaître que les deux actrices principales s’en sortent admirablement bien et la scène finale spoiler: (où elles s’immolent sur scène, devant toute l’assemblée)
vaut assurément le coup d’oeil, tant celle-ci arrive sans que l’on y ait été préparé.

● http://bit[POINT]ly/CinephileNostalGeek ● http://twitter[POINT]com/B_Renger ●
Shawn777

807 abonnés 3 939 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 mai 2025
M'attendant à un "vrai" film d'horreur, nous sommes finalement plus ici devant un thriller psychologique très malsain, qui plus est inspiré (mais alors inspiré seulement) de l'affaire Parker-Hulme. Réalisé par Joël Séria et sorti en 1972 à cause d'une censure, le film nous présente deux jeunes filles pensionnaires d'une institution religieuse qui ont décidées de vouer leur vie au mal. Ainsi, durant les vacances d'été, elles célèbrent des messes noires, invoquent le Diable, fument mais surtout découvrent que leur corps peut être une nouvelle arme pour embêter et taquiner les hommes. Alors, durant toute la première partie du film, les bêtises des jeunes filles restent plutôt gentillettes, c'est-à-dire qu'elles lisent des bouquins érotiques sous les draps et embêtent l'idiot du village ; on finalement dans un teen movie frôlant quelques fois avec le nunsploitation (notamment les scènes dans le pensionnat) pas bien méchante et jamais trop érotique. Et puis, le film dérive petit à petit dans quelque-chose de beaucoup plus malsain, notamment avec le comportement des hommes que les deux jeunes adolescentes provoquent. Et c'est là où le film devient de plus en plus intéressant car si dans les années 70, on y voyait surtout deux adolescentes qui poussaient des hommes à bout, on y voit surtout aujourd'hui un film rempli de pervers voulant sauter des gamines de quinze ans. Alors certes, elles provoquent mais avec une certaine innocence, feinte ou non même si je la pense sincère alors que ce sont en revanche des hommes adultes qui se jettent littéralement et violemment sur, encore une fois, des gamines. D'autant plus troublant que les actrices, âgées d'une vingtaine d'années, donnent vraiment l'impression d'en avoir quinze. Mais malgré tout, le film ne parvient pas à captiver sur sa durée. Déjà à cause d'un rythme beaucoup linéaire, c'est quelques-fois très long, d'autant plus que ce n'est pas aidé par une mise en scène, là aussi assez plate. Et puis le jeu d'acteur n'est pas toujours au rendez-vous. Il faut dire que c'est le premier long-métrage des deux jeunes actrices mais souvent, elles donnent plus l'impression de simplement réciter leur texte qu'autre chose, ce qui est bien dommage. "Mais ne délivrez pas du mal" n'est donc, dans l'ensemble, pas mal du tout ; de là à la qualifier de trésor caché du cinéma français, c'est beaucoup !
Corinne76100
Corinne76100

86 abonnés 636 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 avril 2025
Film choquant par la provocation gratuite, sexuelle notamment, à la quelle s'adonnent les 2 jeunes filles au fond mauvais. On finit par récolter ce que l'on sème ...
Humphrey Bientasoeur
Humphrey Bientasoeur

80 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 16 mars 2025
c'est en regardant une video you tube que je suis tombé sur ce film oublié, je m'attendais à un film d'horreur sur le thème du satanisme, un film soit disant dérangeant pour l'époque, censuré etc etc.. mais de nos jours ?
Ca n'est pas un film gentillet sur les ados en fleur qui s'ennuient pendant les vacances, dans un contexte familial barbant... mais plus osé concernant leurs jeux pas de leur âge. Elles mettent leur corps en valeur et savent se jouer des vieux solitaires du village.. bon, c'est pas pour les enfants ce film !
j'ai trouvé ce film assez ennuyeux finalement, les gamines jouent bien, certes, mais rien d'horrifique ni de passionnant.
Ils vieillissent très mal ces films en général. A voir par curiosité .
Artriste
Artriste

185 abonnés 2 374 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 janvier 2025
Drame horrifique, écrit et réalisé par Joël Séria, dont c'est le premier long-métrage derrière la caméra, Mais Ne Nous Délivrez Pas Du Mal est un film perturbant. L'histoire nous fait suivre Anne et Lore, deux jeunes filles pensionnaires dans une institution religieuse, qui décident de vouer leur vie au mal en transgressant les interdits et en provocant les hommes, avec des conséquences progressivement tragiques. Ce scénario s'avère aussi dérangeant que prenant à visionner pendant toute sa durée d'un peu plus d'une heure et demie. On assiste pendant tout ce temps à une intrigue sombre et sulfureuse donnant lieu à des scènes malsaines mettant mal à l'aise. Car oui, l'apparence juvénile des deux fillettes aux airs innocents tranche radicalement avec la teneur de leurs actes délictuels et dangereux. Le récit aborde des thématiques comme la religion, l'allégeance à Satan, et comporte une importante dose de nudité et de sexualité aussi subversive que choquante. L'ambiance se veut dérangeante et empreinte de noirceur, alors que le rythme est lui très lent. L'ensemble est porté par un binôme ambigu formé par deux jeunes comédiennes donnant de leur personne que sont Jeanne Goupil et Catherine Wagener. Elles sont entourées par une distribution comprenant également Bernard Dhéran, Gérard Darrieu, Michel Robin, Marc Dudicourt, Véronique Silver, Henri Poirier, Nicole Mérouze, René Berthier, Jean-Daniel Ehrmann et Nicole Gueden. Tous ces rôles entretiennent des rapports créant du malaise. Des échanges soutenus par des dialogues de bonne facture déclamés avec clarté et par les nombreux gloussements du duo prenant un malin plaisir à rire de leurs méfaits. Sur la forme, la réalisation du cinéaste français s'avère qualitative. Sa mise en scène parvient à rendre inquiétant chacun des faits et gestes des deux apôtres du diable. De plus, elle évolue dans peu de lieux mais ceux-ci sont bien exploités. Ce visuel malfaisant est accompagné par une très bonne b.o. signée par Dominique Ney, dont les compositions troublantes collent à merveille avec les évènements. Surtout, elle comporte un thème principal mémorable et entêtant revenant à de multiples reprises, donnant ainsi une identité sonore à l'œuvre. Reste une fin hautement marquante venant mettre un terme à Mais Ne Nous Délivrez Pas Du Mal, qui, en conclusion, est un long-métrage qui laissera une empreinte indélébile tant il est impur et immoral.
Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 316 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 janvier 2025
Il mettait déjà bien mal à l'aise en 1971, rien n'a changé depuis. Rien du tout. On peut supposer plein de choses : que ces deux adolescents agissent de la sorte pour faire acte de rébellion face à un milieu familial qu'elles abhorrent. Ou qu'elles n'aiment pas le monde dans (au sens global du terme) dans lequel elles vivent ou mille et une autres considérations de ce genre, moi, j'ai un avis nettement plus tranché sur la question. Elles agissent de la sorte car elles sont foncièrement mauvaises. Leur fascination pour Les Chants de Maldoror n'a rien d'anodine. Elle ne jette pas l'ambiguïté, mais confirme cette prédisposition au Mal. Leur cérémonie d'allégeance à Satan suivie de la tentative avortée de l'étang (qui a comme des allures de Traversée du Styx) est trop calculée et trop jusqu'au-boutiste pour simplement relever de l'inconscience. Et cette façon de ne jamais assumer les conséquences des actes est le propre des âmes perverses. Mais alors, puisqu'il n'y a pas autant d'ambiguïté que ça, pourquoi est-ce que ça fonctionne aussi bien ? Rien de plus simple : tout simplement parce que ça n'est pas fictif. Des âmes aussi mal fichues existent. Rien n'est exagéré dans ce goût du Mal allant crescendo. Et puis, il y a ce contraste : celui entre ce Mal et le comportement de ces adolescentes quand elles ne s'y adonnent pas. Elles se comportent comme des adolescentes normales. Qui se marrent, qui gloussent, qui font du vélo, qui découvrent leur sexualité et tutti quanti. C'était le cinéma français de l'époque : irrévérencieux, audacieux et sans limites, ou si peu. C'est à se demander comment Jeanne Goupil et Catherine Wagener, du haut de leur 20 et 18 ans, ont fait pour garder la tête aussi froide.
Marc Taton (Belgique)
Marc Taton (Belgique)

42 abonnés 1 031 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 octobre 2024
Subversif est un adjectif qui décrit assez bien cette réalisation de Joël Seria (qui signa peu après "les galettes de Pont Aven" ). Difficile de cataloguer ce film dans une catégorie bien précise, certains diront qu'il est fait pour choquer le spectateur, ce qui n'est pas entièrement faux il faut bien l'avouer, mais c'est avec un certain plaisir coupable que l'on suit les aventures des deux jeunes diablesses ne désirant pas rentrer dans un monde d'adultes, s'adonnant à la cruauté et à la perversité repoussant ainsi l'arrivée à un âge plus réfléchi, à un âge ou elles rentreraient dans le moule. Dérangeant ? Oui peut être, mais pas du tout inintéressant.
mickael l.
mickael l.

50 abonnés 137 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 novembre 2020
Film très dérangeant . Mais pourquoi ces deux adolescentes pieuses viennent à faire du mal gratuitement. Joel Serria nous offre un très beau moment . Il peut choquer par sa provocation. J'ai beaucoup aimé pour public averti
pierrre s.

556 abonnés 3 428 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 août 2020
On comprend vite pourquoi le film a été censuré. Seulement censure n'est pas nécessairement synonyme de qualité. L'histoire devient vite redondante et on peine à se prendre d'affection pour les protagonistes.
ferdinand75

723 abonnés 4 467 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 mai 2020
Un film qui avait fait un énorme scandale à l’époque et qui lança aussi la carrière de Joël Séria, réalisateur marquant des années 70. Et pourtant on se demande aujourd’hui en 2020 ce qui choqua, et engendra une interdiction totale de sortie pendant plus d’un an. Le sujet paraît bien léger aujourd’hui ; avec ces deux gamines, élèves de pensionnat qui veulent s’affranchir de la religion, faire les 400 coups et passer du côté de Satan. . Elles tuent bien quelques moineaux, provoquent et flirtent avec un paysan voisin , chahutent leur jardinier . Elles rigolent beaucoup de leur bêtises. IL y a un peu de blasphème anticlérical , elles ne mangent pas leur osties, la recrache et imaginent le prêtre tout nu. Mais on trouve chaque semaine des propos anticléricaux bien plus radicaux dans Charlie Hebdo. Le point de rupture sera leur rencontre avec un automobiliste en panne devant le mur du château. Elle se proposent de l’héberger puis commencera avec lui une très jolie scène de séduction devant la cheminée , séance de charme , qui tourne mal, car le monsieur bien sous tous rapports ne pourra plus se retenir et tentera de les violer. Il y aura meurtre. Les choses deviennent plus sérieuses et les filles se sentent alors entraînées dans une spirale du malheur .Le final sera une représentation théâtrale allégorique, où les flammes de l’enfer viendront tout bruler. Rien de vraiment méchant. La réalisation est brillante,et soignée, IL y a aussi beaucoup de scènes bucoliques, de promenade en vélo, et de joie de vivre paysanne qui annoncent le Joël Seria des « Galettes … » , cinéaste important des 70's.. On devine que le genre de la comédie loufoque et satirique sera le domaine dans lequel Séria sera le plus à l’aise . Il retrouvera dans ces comédies futures sa muse de ce film, Jeanne Goupil , qui deviendra sa compagne .
Serge K
Serge K

21 abonnés 351 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 25 décembre 2019
Inclassable, j'ai eu du mal à donner une note, c'est assez osé pour l'époque, on peut détester, on peu adorer, moi je ne sais pas
karpathakis y
karpathakis y

34 abonnés 633 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 28 octobre 2019
Mais ne nous délivrez pas du mal, comme tous les films de Joël Séria est profondément ennuyeux. Les deux adolescentes ne jouent pas trop mal (quoique?) et rigolent sans arrêt pour rien. Simplement c'est une histoire qui est faite pour choquer (pas moi, le public), tous comme le sera le navet Les Galettes de Pont-Aven... Séria sera un peu meilleur avec San-Antonio ne pense qu'à ça, toujours avec Jeanne Goupil. Quant à Marie-Poupée...je n'en parle même pas... Pour ce qui est de Catherine Wagener, elle est abonnée au rôle de "petite vicieuse" et finira dans l'érotique, en passant entre autres par du Max Pécas, elle meurt seule et dans la misère.
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