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Une femme sous influence
note moyenne
3,9
622 notes dont 63 critiques
40% (25 critiques)
37% (23 critiques)
13% (8 critiques)
10% (6 critiques)
2% (1 critique)
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63 critiques spectateurs

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 13/01/2012

Whaou! Bon les séquences sont longues (les acteurs nous le font oublier) mais chacune apporte un peu à notre compréhension de la relation du couple, sans nous permettre un jugement évident.

Pink Flamingos

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4,0Très bien
Publiée le 03/07/2013

Un bon film mais un film étrange, je me suis ennuyé par moment, une impression de longueur parfois. La réalisation est génial par contre. Peter Falk est bon et Gena rowland est juste extra ! Elle tient le film a elle seule. A voir.

Maitre Kurosawa

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4,5Excellent
Publiée le 27/10/2017

Il est injuste de ne voir dans ce portrait de femme qu'une simple plongée dans la folie, car, s'en tenir à ce constat, c'est refuser toute la complexité du film et du cinéma de Cassavetes en général. "Une femme sous influence" est d'abord l'étude d'un couple en crise, qui peine à communiquer, à s'appréhender; cet écart entre Mabel et Nick est perceptible par le fait que ce dernier semble toujours à son travail – et elle, toujours au foyer – mais même dans un grand moment de réunion qu'est le repas, le malaise est total : Mabel tente de s'intéresser aux amis de Nick mais elle le fait en adoptant une forme tellement théâtrale que son comportement devient anormal. Mais si l'étrangeté du personnage réside dans sa conscience d'une mise en scène, alors Mabel n'est pas plus folle que Nick, qui s'efforce de jouer au mari type de la classe moyenne, dont le sérieux frise le ridicule tant il empêche l'expression de sentiments. Dans cette première heure et demi, on se dit que la mise en scène et le système d'écriture de Cassavetes n'auront jamais été aussi forts dans la mesure où ils font ressentir avec une puissance viscérale le chaos qui règne dans une famille sur le point d'imploser. L'effet de déconstruction produit par un enchaînement de scènes qui semble improvisé – alors que le film est en fait remarquablement construit – et des gros plans très brusques filmés en légère accélération sont des marqueurs vertigineux qui déroutent et nous impliquent physiquement dans l'oeuvre. Si le spectateur finit éprouvé, rincé après une telle expérience, c'est aussi parce que ce cinéma demande à ses acteurs eux-mêmes de dépasser leurs limites, de déployer une énergie qui n'est pas seulement celle de l'interprétation : il faut aussi donner de soi, injecter de la vie dans la fiction jusqu'à en brouiller les frontières. Toutefois, il ne faut pas restreindre "Une femme sous influence" à ses cris, ses mouvements et son incongruité mais il est nécessaire de mesurer sa capacité à les contrebalancer par le calme de la dernière demi-heure, surprenante accalmie qui fait du bien au spectateur mais qui rajoute de l'inquiétude entre les personnages. Nick n'est pas rassuré par l’attitude de Mabel; au contraire, il est alarmé par la peur d'une femme qui craint d'être trop vivante, d'être prise pour folle et qui décide donc de s'éteindre, de ne plus agir mais de simplement observer les autres dans une douceur déchirante. La peur profonde de Nick, c'est de perdre ce qui n'a pas de prix, ce qui surnage dans le chaos : l'amour. Les dernières minutes du film font prendre conscience à Nick des sentiments qu'il a pour Mabel, à quel point il a besoin d'elle pour lui-même se sentir vivant, et scellent la complicité entre Peter Falk et Gena Rowlands, tous deux magnifiques et inoubliables dans des rôles d'une exigence démesurée.

JimBo Lebowski

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1,5Mauvais
Publiée le 10/10/2016

Déjà que Opening Night m’avait passablement ennuyé mais alors celui là … C’est d’une telle lourdeur dans la mise en scène, les séquences n’en finissent pas et ne m'ont quasiment jamais parlé, Gena Rowlands en fait des caisses comme c’est pas permis (sorte de mère spirituelle de Jennifer Lawrence), rien ne semble avancer, aucun impact émotionnel (si ce n’est peut être le dernier quart d’heure), même quand ça gueule je n’y ai pas prêté plus d’attention, une certaine preuve d'anesthésie faisant son oeuvre donc. J’arrête de suite avec Cassavetes, son cinéma ne m’intéresse pas et je n’y vois pas grand intérêt (pour ne pas dire aucun).

Nagix Stumpy

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2,5Moyen
Publiée le 15/12/2013

Mon premier Cassavetes. Autant dire que pour un début, j'ai eu du mal. Que signifie ce drame où la folie affleure chez la femme comme chez le mari, et où pointe une misère sous-jacente au coeur d'un foyer visiblement confortable ? Le film met très mal à l'aise, vraiment. Peter Falk est un gros con, Gena Rowlands est une tarée, mais hormis cela, que doit-on comprendre de ce film ? Qu'il faut sauver les apparences, ou que la folie est relative ? Quoi qu'il en soit, franchement, je me suis ennuyé tout au long de scènes plus WTF les unes que les autres (les coups portés par le mari sur sa femme, la scène du médecin, la chute de l'ouvrier poussé dans le vide, les gamins qui picolent avec leur père à l'arrière du camion, etc, etc...). J'espère n'avoir pas compris, mais j'ai bien peur qu'il n'y ai rien à comprendre. Peut-être le contenu sera plus accessible une fois le film placé dans le contexte de l'oeuvre de Cassavetes. Je l'espère...

JeffPage

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4,5Excellent
Publiée le 07/09/2012

Avec "Une femme sous influence", John Cassavetes livre le portrait d'un couple, et plus particulièrement la femme, d'un couple d'age mûrs alors que celui-ci se détruit lorsque la femme sombre dans la folie. Cassavetes poursuit son exploration des middle class américaine avec ce film sur la folie, la famille et le difficultés d’être parents. Donnant toujours la liberté à ses acteurs, Cassavetes promène sa caméra dans des décors sobre mais ultra réaliste au rythme d'une bande son mêlant thème émouvant et musique classique. Coté acteur, on à toujours la "Famille Cassavetes" avec sa femme, Gena Rowlands, incroyable tant sa folie se lie jusque dans son regard, et Peter Falk, toujours sur la corde raide entre son rôle de mari et de père, et incroyablement émouvant lors de la scène où celui-ci rentre de la plage avec ses enfants. Au final, on a affaire à l'un des meilleur film de John Cassavetes et à un chef d'oeuvre du cinéma, tout simplement.

ygor parizel

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 15/07/2012

Excellent film, le jeu de Gena Rowlands et aussi de Peter Falk sont d'une intensité inouie. John Cassavetes filme des tranches de vies parfois hystérique (souvent même) mais aussi d'une tendresse folle. Un des meilleurs films sur la folie d'ailleurs.

JM Paris

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 11/07/2012

Impossible d'être plus près de l'humain,du cinéma,de l'amour des comédiens,des combats de chacun pour exister,faire exister l'autre,faire exister une famille,un groupe...Combats dérisoires ou fondateurs? Ce film est bouleversant d'intimité.Un choc permanent et salutaire.Gena Rowlands est comme une bougie,vacillante,illuminée protégée jusqu'à la folie par un Peter Falk dépassé mais qui continue à essayer de construire son mur.Empiler vaille que vaille les briques de son mur pas droit . C'est plus que du cinéma.

willydemon

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3,0Pas mal
Publiée le 18/02/2012

Un film dur à regarder. Des scènes longues, une folie qui monte crescendo, des cris, des acteurs incroyables (surtout Gena Rowlands), Cassavetes est vraiment un auteur à part. Même si j'ai beaucoup moins aimé ce film que son "Opening Night" beaucoup plus accessible.

Anaxagore

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4,0Très bien
Publiée le 07/07/2006

Avouons-le d'emblée: comme toutes espèces de «cinéma-vérité», la manière hyper-vériste de Cassavetes n'est pas ma tasse de chocolat chaud! Elle va en effet essentiellement à l'encontre de la fermeture au monde consubstantielle à la démarche artistique. Pourtant, il me faut reconnaître que l'honnêteté et la rigueur de la démarche du réalisateur, jointes pour le coup à une vision plus lumineuse du réel, forcent ici l'adhésion. Là où «Faces» répugnait à force de connivence avec la boue, «Une femme sous influence» (1974) suscite finalement la joie en ménageant une possibilité de rédemption aux personnages névrosés. Dans la mesure où le style de Cassavetes repose fondamentalement sur l'improvisation de ses acteurs, on ne peut éviter de créditer une bonne part de la réussite de l'entreprise à la prestation époustouflante de Gena Rowlands dont l'art thermonucléaire de la grimace et du tic nerveux fait ici des merveilles. Mais Peter Falk lui offre une répartie digne de son talent. Au final, on ressort épuisé du visionnage du film, comme toujours avec Cassavetes, mais animé d'un intense sentiment de compassion pour l'humanité souffrante. «Une femme sous influence» constitue ainsi, sans doute, le point limite de ce qui est tolérable en contrée naturaliste, celui où le vérisme, à force d'exagération, se retourne ultimement en description d'un archétype.

stebbins

Suivre son activité 291 abonnés Lire ses 1 782 critiques

4,5Excellent
Publiée le 12/05/2012

Puissant et profond, voici un film qui tient au corps. Gena Rowlands y est assez géniale aux côtés d'un Peter Falk dans un rôle particulièrement mémorable. Une Femme sous Influence est une oeuvre dense, littéralement habitée par son couple emblématique et totalement immersive pour le spectateur. John Cassavetes y dilate le réel au gré de longues séquences hissant les comédiens au rang de montagnes : une véritable leçon de mise en scène, lyrique et obsédante. Il est donc question de maladie mentale, d'inadaptation sociale et de crise familial dans ce métrage abrupte et parfois difficile à soutenir : les personnages semblent y communiquer sans vraiment entretenir un dialogue digne de ce nom. Relations mêlées d'emprunts, de faux-semblants et de culpabilités principalement construites autour de l'héroïne de film : la fantasque et chaleureuse Mabel. Il ressort du cinéma de Cassavetes une urgence filmique tout à fait émotionnelle et commotionnelle, doublée d'une corpulence psychologique sans complaisance. Un grand classique, de la même manière que le percutant Faces...

Hotinhere

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4,0Très bien
Publiée le 16/09/2013

Portrait d’une femme au foyer au bord de la dépression incarnée avec talent (et impro !) par la performance déjantée de Gena Rowlands.

weihnachtsmann

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4,0Très bien
Publiée le 19/09/2017

Un beau film sur le couple. La douleur d'un amour qui fuit, qui se délite. La famille qui reste soudée malgré la brutalité d'un homme peu attentif et rude bouleversé en vérité par cette fragilité extrême. Des scènes parfois violentes de mal-être qui se révèlent sous la caméra franchement fortes en émotions.

Uncertainregard

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4,0Très bien
Publiée le 11/12/2014

Un drame familial d’une grande intensité qui vaut par l’extraordinaire interprétation de tout le casting et une mise en scène extrêmement pure et naturelle de John Cassavetes. Pourtant la réalisation n’est pas extraordinaire : peu de décors si ce n’est quelques images de chantier sinon on reste confiné dans la maison de cette famille, une mise au point à la caméra un peu aléatoire entre les gros plans et les plans larges et surtout un montage souvent plus que surprenant pour ne pas dire catastrophique. Mais les monstrueuses scènes de conflits entre Peter Falk et Gena Rowlands sont parfaitement écrites et on ne se doute pas du jusqu’au boutisme de la tournure des évènements. Avec la famille, les amis et surtout les trois enfants au milieu de ces joutes verbales, on ne peut s’empêcher de serrer les dents en espérant ne pas voir le pire. Un film sous tension qui fait mal où la performance de Gena Rowlands est si extraordinaire qu’on n’en veut même pas à Peter Falk de succomber à cette folie jusqu’à porter la main sur elle pour la faire revenir parmi nous…

Sammy-Jankis

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4,5Excellent
Publiée le 26/10/2014

Waouh quelle tension !! Film "psychologique" au sens premier du terme, Une Femme Sous Influence du grand Cassavetes traite de sujets tels que la folie, la norme, l'amour, la famille... le tout empreint à la fois d'une finesse remarquable et d'une violence inouïe. Le duo d'acteur (Peter Falk toujours parfait et Gena Rowlands totalement hallucinante) est scotchant , l'émotion va crescendo, le scénario est toujours juste, la mise en scène en béton. Film culte, à voir d'urgence.

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