Sydney Lumet n'est jamais aussi bon que lorsqu'il tient son sujet de bout en bout, sans jamais s'égarer... C'est le cas ici avec ce "Dans l'ombre de Manhattan", qui permet de plonger dans les arcanes de la justice américaine et de la corruption policière. Bien avant James Gray, Lumet sait que les tragédies sont les plus belles quand elles touchent l'univers familial. Un petit bijou.
Un film très solide et passionnant de Sidney Lumet, toujours aussi à l’aise avec son thème préféré, celui des rapports de la justice et de la police via la corruption. Dans le rôle difficile d’un jeune procureur aux prises avec les tourments de sa conscience, Andy Garcia s’en sort très bien, évitant de surjouer et servant le propos au mieux (son discours final est exemplaire, à la fois dans le fond et dans la forme). À ses côtés, Lena Olin, belle et sensuelle et Ian Holm, en vieux policier père du héros, sont sans reproches. La mise en scène de Sidney Lumet est, comme toujours faite de sobriété et d’efficacité, avec en toile de fond une musique de jazz qui accompagne parfaitement ce récit épuré comme une tragédie antique. Dans l’ombre de Manhattan est à coup sûr un des meilleurs films de Sidney Lumet, cinéaste trop souvent considéré comme un honnête artisan mais qui sait aussi à l’occasion tourner des chefs-d’œuvre.
Sidney Lumet a toujours eu un penchant pour les polars se déroulant au tribunal ou dénonçant la corruption au sein de la police. Un thème récurrent chez lui que l’on a pu retrouver dans Serpico (1974) ou encore Le Prince de New York (1982). Avec Dans l'ombre de Manhattan (1997), on suit le parcourt d’un jeune procureur dans une sale affaire mêlant la police locale et un caïd dealer. La distribution du film reflète à elle seule le potentiel du film, en effet, on retrouve dans les rôles titres Ian Holm & Andy Garcia, dans le rôle du père et du fils. Un scénario brillant, ajouté à la mise en scène parfaite de Sidney Lumet qui réussit une fois de plus son polar et ce, du début à la fin sans discontinuité.
Honnête thriller de la part de Sidney Lumet qui ne trouve jamais ici la force d'un film comme "Le Prince de New York". deux films qui ont beaucoup en commun puisqu'il traite de la corruption des policiers et que les scénarios des deux films ont été écrit par Sidney Lumet. Le traitement diffère par contre puisque "Le Prince de New York avait presque la forme d'un documentaire, ici on est en présence d'une mise en scène classique presqu'effacée. De plus l'histoire d'amour n'apporte rien au film et a même tendance a le desservir.
Fameux directeur d’acteur, Sidney Lumet, à travers «Night falls on Manhattan» (USA, 1996), met en scène Ian Holm et Andy Garcia, le premier interprétant le père du second, dans un récit policier où l’application de la justice, sur le terrain et dans les cours, se heurtent rapidement à ses limites. Sean Casey aspire à devenir procureur. Fils d’un policier à quelques jours de sa retraite, le jeune juré voit son père gravement blessé par un truand. Par opportunisme et volonté médiatique, les pontes de la justice responsables du jugement du malfrat désignent Sean Casey comme substitut du procureur pour accuser le criminel. Rejetant progressivement la médiocrité de la majorité de ses films des années 80, Lumet retrouve une nouvelle aspérité aux grands récits. A travers les deux membres de la famille Casey, selon le principe de la synecdoque, Lumet déploie chacune des tares du système judiciaire américain. «Night falls on Manhattan» rejoint les réussites de «Serpcio» et «Dog day afternoon» en traitant, à hauteur d’homme comme l’entend l’expression convenue, la nature motrice de la justice new-yorkaise. Le modeste principe de vouloir détailler les rouages d’une institution à partir des seuls individus qui la motivent n’est pas le point de vue exclusif de Lumet. Mais tel que le démontre ce film de 96, le cinéaste fait de ce point de vue narratif une nécessité. La critique de l’institution ne peut s’accomplir que vue à travers les êtres qui en sont membres. En mettant le personnage de Sean Casey tantôt en position de pantin manipulé à des fins médiatiques tantôt en tant que directeur de l’enquête policière, Lumet prouve encore l’ambivalence de chacun et l’irréductible dualité qui nous caractérisent tous. Cinéma de la limite de par sa nature critique, l’œuvre de Lumet se borne à une limite, celle de ne jamais en passer par l’image. Pourtant la justice, tel que la décrit ici Lumet, est une apparence davantage qu’une vérité pure.
Sidney Lumet, spécialiste des films policiers, réalise ici un thriller au scénario solide, fort de l'interprétation de ses acteurs. Néanmoins, le sujet est peu original : la corruption au sein de la police, les rapports ambigus vis-à-vis de la loi, l'ambivalence et les failles de la justice. Mais Lumet maîtrise son sujet, et dépeint avec noirceur les coulisses de la justice.
Un autre petit bijou de polar du maître Sydney Lumet qui aurait mérité de connaitre un tout autre sort que l’anonymat dont il bénéficie. Andy Garcia est moins mauvais que d'habitude et tous les seconds couteaux, principalement Ian Holm, sont parfaits. Film très intelligent qui nous fait poser pas mal de questions.
Un bon film policier américain mais qui ne varie pas beaucoup des différentes séries TV "NEW-YORK POLICE JUDICIAIRE" ou "NEW YORK POLICE ETC...", la seule différence étant ici la chasse aux policiers ripoux.
Un film noir dans la ligné de la filmographie de sidney lumet qui dénonce la corruption avec un trés bon andy garcia et un fantastique ian Holm. Il y a parfois de petite baisse de regime mais le film reste passionant.
bon petit film assez méconnu et non-original, mais qui possède sa dose d'efficacité, ce qui nous fait plonger dans l'histoire et les personnages.A voir.