Avant d'accumuler les navets, il fut un temps où Nicolas Cage enchaînait les cartons à la fin des années 90 comme "Rock", "Volte-Face" ou encore "Les Ailes de l'enfer" qui demeure aujourd'hui une référence dans le cinéma bourrin. Nous découvrons Cameron Poe, un rangers de l'armée qui lors d'une soirée a voulu défendre sa femme des assauts de trois ivrognes. Cependant l'un deux ne se relèvera jamais, et Cameron devra passer huit ans sous les verrous. À sa sortie de prison, il est renvoyé chez lui dans un avion pénitentiaire. Mais l'avion contient aussi des criminels extrêmement dangereux qui parviennent à prendre le contrôle de l'appareil... On ne va pas y aller par quatre chemins, "Les Ailes de l'enfer" c'est deux heures de grand spectacle digne des années 90, le paroxysme de l'action. Cette mésaventure aérienne est tout simplement un bijou du cinéma d'action : cascades innombrables, bastons viriles, explosions à gogo, hémoglobine à tire larigot, fusillades jouissives... Pour sa première réalisation, le jeune Simon West qui depuis s'est spécialisé dans le domaine avec "Expendables 2", "Le Flingueur", fait péter la baraque et nous sert des scènes d'actions tout bonnement excellentes, des effets spéciaux des plus maîtrisées, des cascades calculées au millimètre, encore aujourd'hui soit presque vingt ans après sa sortie le film est d'une incroyable modernité. Le casting est parfait : Nicolas Cage est au top de sa forme, John Malkovich est parfait en tant que criminel allumé, Steve Buscemi est effrayant, John Cusack régale et Danny Trejo est sympathique dans le rôle du Mexicain dérangé du bulbe. Avec ses nombreuses répliques cultes, "Les Ailes de l'enfer" est un blockbuster soigné, explosif, sans la moindre longueur, calibré comme du papier à musique. Dieu nous prouve que pour faire un super film, un scénario n'est pas forcément nécessaire. Un film comme on en fait malheureusement plus.