Tetsuo
Note moyenne
3,2
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87 critiques spectateurs

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Aaaarrrrrgh
Aaaarrrrrgh

27 abonnés 180 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 mai 2019
Tetsuo est une œuvre boursouflée, à l'image de son (anti) héros. Elle résulte de l'amas d'idées fulgurantes et de savoirs-faire manuels. L'expérience est unique, mais éreintante... Le montage hystérique, la bande son (très à propos), les cris perpétuels participent à rendre le film pénible, expérimental à bien des égards.
Santu2b

309 abonnés 1 808 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 septembre 2017
Au Japon, la fin des années 1980 marque l'entrée fracassante d'un réalisateur culte pour certains, détestable pour d'autres en la personne Shinya Tsukamoto. Et l'on pourrait réitérer le même ressenti vis-à-vis de son premier long-métrage "Tetsuo". Avec cette histoire curieuse dans laquelle un être humain devient peu à peu homme de fer, son auteur s'impose en tout cas comme une figure importante du cyberpunk nippon, et ce serait mentir que de dire que ce film n'eut aucune influence (on peut citer "Pi" d'Aronofsky). Son noir et blanc poussiéreux ainsi que son ambiance industrielle font aussi beaucoup penser à "Eraserhead". Sauf qu'à la différence de ce dernier, le scénario de "Tetsuo" tient sur encore moins de pages ! En somme le sentiment sur "Tetsuo" est mitigé. Faut-il y voir, à travers la métaphore du fer une allégorie du monde condamné à rouiller ? Le travail est conséquent sur le montage et (surtout!) le bruitage. Le rythme saccadé colle parfaitement au propos sans pour autant que cela fasse clippesque. Tsukamoto est donc venu avec son univers dans sa sincérité, pouvant s'avérer réussi mais aussi par moments agaçant ou répétitif.
mlight
mlight

28 abonnés 356 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 23 mai 2017
J'ai entendu parler de ce Tetsuo comme d'un chef d'oeuvre en la matière, bon à vrai dire je ne connais pas bien cette matière mais ce que je peux dire c'est que je n'ai pas aimé grand chose de ce film. Tout dépend de la perception que chacun aura devant cette oeuvre assez gore, décalée et dérangeante, pour ma part, ça partait plutôt dans le grotesque que dans l'effroi, c'est inconfortable c'est vrai, mais cette expérience m'a plutôt ennuyé et déçu malheureusement.
Cinéphiles 44

1 669 abonnés 4 647 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 2 novembre 2016
Réalisé en 1988, Tetsuo ou L’homme de fer est peut-être le film le plus étrange que vous verrez dans votre vie. Après un accident d’automobile, un homme voit son corps muter en une sorte d’aimant ramassant tous les détritus métalliques de la société. Employé dans un noir et blanc pixellisé, ce long-métrage du japonais Shinya Tsukamoto résonne comme un vieux film expérimental où le montage semble avoir été fait sous acide. Filmé dans tous les sens, musiques et bruitages carrément flippants, maquillages gores à souhait, Tetsuo est un véritable cauchemar visuel et auditif. A la fois effrayant et dégoûtant, l’œuvre se permet d’ajouter de l’érotisme crado dans un scénario déjà difficilement attractif. Le phallus mécanique du personnage central, son tuyau d’égout comme il dit, aurait pu faire rire, mais bien au contraire, on hésite à crier au scandale. En tout cas, une chose est sûre, le film aurait été en couleur il n’aurait pas eu cet effet outragent. Vu en salle de cinéma, nous avons vu de nombreuses personnes quitter la salle au fur et à mesure des séquences devenues trop indigestes pour eux. Du génie ou de la torture gratuite, Tetsuo est un film dont on ne sort pas indemne et on ne pense pas aller regarder les suites que Tsukamoto réalisera en 1992 et en 2009.
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Yannickcinéphile

2 882 abonnés 4 582 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 septembre 2016
Bon, c’est sûr Tetsuo c’est un film très bizarre, très expérimental, mais franchement, ça ne m’a pas vraiment convaincu. Je ne saisis jamais très bien pourquoi faire un long-métrage si c’est pour accumuler une succession d’images disparates, et faire un travail qui s’apparente en fait beaucoup plus à une installation. Je crois que c’est un métrage à voir dans un contexte d’exposition par exemple, avec un environnement voulu par l’artiste, mais là, pris pour un film, seul, ce n’est pas attrayant.
Je reconnais un vrai travail esthétique, c’est évident. Le travail sur l’image est audacieux, les effets visuels sont brillants, surtout pour un film fait avec deux francs six sous, on sent derrière ce film un vrai artiste, plus d’ailleurs qu’un véritable cinéaste. Je ne crois pas en effet que le découpage à la hache, le montage saccadé, les scènes souvent très courtes soit très judicieux, le film donnant une impression de gros bazar assez pénible, et on a du mal à suivre les quelques rares moments vraiment narratifs du film. Après faudra aussi adhérer aux variantes de photographie, parfois très floue sans justification apparente.
En sommes il y a du travail, mais c’est surtout un travail de plasticien qui transparait, plus que celui d’un réalisateur.
Le casting ne présente aucun intérêt particulier. Film quasiment muet, surjeu évident, personnage sans passé, sans présent sans avenir, Tetsuo comme tout film expérimental qui se respecte ne tient finalement pas compte de ses interprètes, mis au service du concept esthétique du métrage. C’est d’ailleurs toujours un aspect qui me gêne dans le cinéma expérimental car j’ai du mal à comprendre la présence d’acteurs si c’est pour ne pas les utiliser vraiment !
Le scénario, et bien, disons que c’est abstrait ! Un concept de base qui vaut ce qu’il vaut, et un traitement qui l’exploite à fond certes, mais sans non plus pleinement convaincre ! Tetsuo a beau durer 1 heure 05, on s’ennuie quand même devant ce métrage quasi-muet, dans lequel surnage cependant quelques scènes de belle facture. Finalement le réalisateur revient parfois vers des choses plus concrètes, et puisque le film est d’une durer comprimée, malgré les moments de légère somnolence ça reste suivable, même sans être un grand fan.
A noter une bande son intelligemment pensée, ce n’est pas rien.
En conclusion Tetsuo est un métrage clairement expérimental qui ravira les amateurs du genre, mais qui déplaira sans doute à pas mal d’autres. C’est vrai que je n’ai pas été totalement convaincu, car je ne m’explique pas le choix d’un format long pour cela, alors même que le réalisateur avait déjà développé son concept sur un format court à mon avis toujours mieux approprié au cinéma expérimental que le long. J’accorde 2.5, car dans le registre ce n’est pas ce qu’il y a de pire, et il y a même quelques séquences réussies, avec une belle patte d’artiste mais pas forcément de cinéaste.
Extremagic
Extremagic

80 abonnés 484 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 mars 2016
Bon alors je savais que ça allait être hardcore connaissant un peu le réalisateur et ayant entendu parlé du film et c'est vrai que le début est juste atroce, il atteint presque les moments les plus ignobles de Tokyo Fist. Cela dit le film se montre très vite rébarbatif et ennuyeux malgré toutes les trouvailles visuelles et sonores que le film propose mais qui sont aussi dans d'autres films du réalisateur donc finalement c'était pas la grande surprise non plus. Pour l'interprétation je ne sais trop quoi dire tellement le film est assez improbable par moments mais j'aime à croire que c'est une réutilisation de certains aspects de l'esthétique futuriste pour au contraire la critiqué en même qu'une représentation du monde nippon post-hiroshima, simplement que la fin est assez incongrue en plus de faire vraiment nanardesque, alors que jusque là l'underground se tenait pour le caractère expérimental du film. Voilà à cause d'un scénario qui montre assez vite ses limites et les trouvailles visuelles qui finissent par se répété heureusement que le film ne dure qu'une heure parce que passé le premier quart on voit tout de suite où ça veut en venir et ça perd cruellement en intensité et malsainité - ambiance que je n'aime pas du tout au demeurant et je trouve que Tsukamoto a toujours tendance à faire dans la surenchère facile pour parvenir à ses fins.
JimBo Lebowski

447 abonnés 1 080 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 janvier 2016
Un film de plasticien, j’aime ce genre de proposition "matérielle", c’est assez abstrait avec un sentiment de morbide mécanico-physique, les allusions sexuelles m’ont fait sourire, techniquement c’est fou, autant au niveau de la réalisation que du montage. Après le défaut que je pourrais lui donner c’est qu’à un moment la frénésie se surmultiplie dans un certain excès, comme un mouvement qui n’en fini plus, ça en devient assez fatiguant parfois, semblablement à un court/moyen métrage rallongé, et je ne suis pas forcément fan du final. Mais de manière générale c’est très intéressant, je n’ai pas décroché, preuve d’une impression d’hypnose saisissante et évidente.
Baron Jack - Le Scarifié - L'Explorateur
Baron Jack - Le Scarifié - L'Explorateur

65 abonnés 31 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 avril 2015
Imaginez, vous allumez la télé, puis vous tombez sur le D.V.D de Tetsuo, et en vous demandant ce que ça peut bien être, vous décidez de le regarder. Rien qu'à l'affiche, vous devez vous dire que ça doit être franchement bizarre et vous vous sentez préparé à toute éventualité. Cependant, vous ne l'êtes pas du tout. Oula non! Vous êtres très loin d'être préparé à ce qui vous attends!
Au final vous vous poserez des questions. C'est quoi cette réalisation complètement délirante qui semble être le résultat d'un mec ayant pris une consommation d'ecstasy? Pourquoi ces japonais surjouent telles des malades? Pourquoi tout est extrêmement dynamique? Pourquoi c'est bizarre? Mais surtout et avant tout, vous vous posez une question très importante. Comment se fait-ce que je prends plaisir à regarder tout ça?
Oh y a de tas de raisons. Tout d'abord la réalisation est extrêmement inspirée (peu de gens me contrediront là-dessus après avoir vu le film je pense) et plutôt maîtrisée. Tsukamoto use avec talent du montage dynamique. Ensuite parce-que même si on a l'impression d'un surjeu de la part des acteurs et que certaines scènes semblent un peu trop déjantées, on aime ça! C'est ce mélange hardcore de W.T.F (et encore, à l'heure actuelle vous n'avez rien vu) qui en est la cause.
Et encore là, ça va, vous réussissez à comprendre, comme quoi le délire ne vous est pas totalement étranger, vous pouvez suivre un film barge. Mais après... Bon Dieu après... Vous vous posez plus de questions que toute à l'heure. Pourquoi des fils électriques et des métaux poussent sur le corps du mec? Et qui est le dérangé mental qui a eu cette idée? Pourquoi la réalisation est encore plus déjantée? Pourquoi les acteurs surjouent toujours? Pourquoi les réactions des personnages paraissent toujours extrêmement étranges et pas normales? Pourquoi les situations montrées sont si peu communes? (et là je ne parle pas du mec avec les fils électriques, je parle du déroulement des événements qui sont, c'est le moins qu'on puisse dire, assez bizarres) Pourquoi il devient soudainement violent avec sa copine alors qu'il tentait deux secondes avant de la protéger et de l'empêcher de voir la forme physique qu'il prenait? Pourquoi y a plein de scènes complètement maboules? Quel est le sens de ce film? Qui est le réalisateur? Qu'est-ce qui lui a donné ces idées de malades? Est-il complètement dingue ou a t-il prit du crack à forte dose?
Et il y a une réponse à ça mes amis, et on va dire que je copie un youtubeur mais honnêtement je ne vois rien d'autres à dire: le Japon. Sérieusement, quel autre pays aurait pu être à l'origine de ce film? Franchement, comment démentir les clichés qui entourent le Japon quand on voit Tetsuo? Et le pire dans tout ça c'est que je ne sais pas quelle conclusion en tirer. Est-ce que ça prouve qu'ils ont un petit problème ou est-ce qu'au contraire ça leur confère du génie? Ou peut-être les deux? Parce-qu'honnêtement quand je vois ce que ça donne pour certaines scènes de Tetsuo, j'applaudis et à deux mains, et je suis emporté par cette folie totale!
Enfin bref, même si les écrivains surréalistes, Salvador Dali et Lovecraft eux-même te diraient d'arrêter la drogue Tsukamoto, continue, franchement continue, ton délire nous va très bien!
Gabith_Whyborn
Gabith_Whyborn

44 abonnés 842 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 octobre 2014
Tetsuo (l'homme de fer) est un film extrême et underground totalement à part et malsain.
Je dis respect au réalisateur parce-que c'était son premier film et les montages, effets spéciaux sont excellents, il doit déborder d'imagination et de talent pour créer un film pareil.
J'ai été scotché devant mon écran. Il y a juste une scène que j'ai moins aimé car c'était trop du n'importe quoi. Un véritable ovni du cinéma, je m'en souviendrais!
Shékiinä .
Shékiinä .

66 abonnés 678 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 janvier 2014
Mise en scène tumultueuse (aussi hystérique que le sont les personnages), un peu de gore, des musiques indus sans interruption (attention, film assez bruyant !) et des images de quelques secondes par minutes, parfois claires, parfois brouillées, comme lorsqu'on tombe sur une chaîne de télévision cryptée et puis ensuite non cryptée et ainsi de suite (vous voyez le délire...). Aussi dans le genre postproduction kitschissime (le son, le montage) et cinéma expérimental qui peut créer la stupeur et la fascination, comme la moquerie et le dégoût tant c'est grotesque... Mais bon, Tetsuo reste un film cyberpunk original (même si pas le plus mémorable) et qui me fait un peu penser, dans le personnage, à La Mouche de Cronenberg : un homme qui ne peut stopper la progression involontaire de la gangrène qui le tue physiquement (dans Tetsuo le personnage attire les détritus métalliques, qui s'infiltrent en lui et ne font que décupler et décupler, tels des gigantesques champignons vénéneux sur une chair).
Hammerstorm
Hammerstorm

86 abonnés 601 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 juillet 2013
Ce film n'est pas comme les autres, après l'avoir regardé a 3 reprises je n'ai toujours pas compri le scénario, a vrai dire je n'ai rien compri du tout a ce film mais étrangement quelque chose me pousse a le regarder encore et encore! Ce film rend tout simplement accros, il nous force a le regardé encore et encore! Tout les plans sont cultes, malgré que l'ambiance soit malsaine.
J'ai du mal a décrire ce film, je peux juste dire qu'il est a voir pour tout les amateurs de SF et de films d'horreurs car il sort largement du lot.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 14 avril 2013
Bon, je veux bien que ce soit le premier film du cinéma underground japonais, ou que Tarantino trouve ça génial. Mais au risque d'afficher mon manque de branchitude, j'ai bien du mal à saisir ce qui lui vaut ces éloges...
On peut sûrement trouver des tas de symboliques à l'homme qui devient machine dans une société qui l’aliène, ou sur la figure de la femme qui enchaine les statuts de menace, objet sexuel, et victime.
Mais bon, faut quand même avouer que c'est surtout un film complètement barré.Après tout, pourquoi pas? il y a du bon dans ce qui n'est pas crédible et nous emmène dans des mondes (très) éloignés. Je suis d'ailleurs le premier à applaudir les perles du cinéma asiatique du type old boy, et je comprends parfaitement l'admiration que l'on voue à Kurosawa. Mais ce Tetsuo ne présente d'intérêt que par l'accumulation de dégueulasseries qu'il nous propose, ou nous fait subir. Le rendu esthétique est plutôt désagréable, le noir et blanc utilisé rappelant les documentaires tournés dans les années 1930 sur l'expansion du fordisme dans les usines américaines.
Après ça, on se situe quelque part entre La Mouche de Cronenberg et la métamorphose de Kafka, version brouillonne et sans grande réussite, les côtés poétique et philosophique de ces œuvres ayant été abandonnés au profit d'effets spéciaux douteux et incessants qui nous rapprochent d'avantage de Dragon Ball Z. Tetsuo fait jaillir du sang des boutons de métal qui envahissent son visage, Tetsuo ne parvient pas à maitriser l'énorme perceuse qui lui sert de sexe (si si, ils l'ont fait...), Tetsuo torture son corps en charpie à coups de tubes de canalisation ou de couteau... Résultat de cette heure 7 de supplice: un mal de crâne assuré, et une furieuse envie de retrouver de la couleur et un semblant d'humanité.
Seul intérêt selon moi, les quelques prises de risques techniques entreprises. Marche accélérée qui fait glisser les personnages plutôt que marcher, musique composée de bruitages qui rappellent ceux de l'usine et de Dancing in the Dark... Mais cela reste bien maigre.
Je suis donc complètement passé à côté de ce film d'une étrangeté extrême. Quand l'underground n'est pas bon, il faut aussi savoir le reconnaître.
Acidus

872 abonnés 3 939 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 11 avril 2013
Film culte du cinéma cyberpunk japonais, "Tetsuo" est avant tout un long métrage expérimental en noir et blanc. Une curiosité donc faite d'une succession de scènes rapides sur fond de musique industrielle. Si, de prime abord, le thème de la fusion entre l'organique et le mécanique peut paraitre intéressant, je n'ai malheureusement pas adhéré à l'univers déjanté et dérangeant de Shinya Tsukamoto. A la place d'un long métrage de fiction, on a l'impression de visionner un long clip musical et autant dire, qu'au bout de dix minutes, Dame ennuie vient frapper à la porte. L'originalité de cette oeuvre n'est pas à remettre en cause mais je ne vois pas l'intérêt de "Tetsuo" qui n'offre ni réflexion, ni divertissement, ni une quelconque performance cinématographique à laquelle se racrocher. Là où certains crient au génie, moi, je parle d'arnaque.
Moorhuhn
Moorhuhn

167 abonnés 579 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 mars 2013
Difficile de parler de Tetsuo tant le film est barré. En tout cas pour ma première escale chez Tsukamoto je n'ai pas été vraiment déçu. On assiste là à un Eraserhead en dix fois plus barjo! Le style de Tsukamoto est bien particulier, la succession des plans et rapides, certaines séquences accélérées sont hallucinantes et on a le droit à un véritable déluge visuel d'à peine plus d'une heure qui ne laisse aucun répit au spectateur. Procédé qui m'a à la fois plu et déplu. Disons qu'il y a une véritable recherche esthétique couplée à une remarquable utilisation sonore mais l'ensemble m'a paru un tantinet brouillon par moments. Mais la qualité de la BO et le rythme frénétique du film m'ont vraiment embarqué malgré quelques petites pertes d'attention de temps à autre. Faut dire qu'on a le droit à une oeuvre jusqu'au boutiste, baroque et complètement folle.

Je ne me risquerai pas à tenter d'expliquer quelque chose qui ne me paraît pas clair. Je vois ce film comme un cauchemar éveillé (peut-être un coma?) où un homme se transformera en métal après un accident. La malaise s'installe, le film n'est pas avare en scènes dérangeantes. J'ai aimé cette métaphore où le plaisir charnel devient métallique, incontrôlable, où l'homme semble dépassé par la technologie. Ce film de fou furieux a quand même le mérite d'être très inventif. Tetsuo est fascinant, j'ai été happé par ce tourbillon infernal. Véritable délire cinématographique, le film m'a beaucoup plu dans sa globalité. J'aime le concept, j'aime la BO, j'aime ces films qui osent. C'est underground, c'est décalé. Bref c'est Tetsuo. Une expérience éprouvante à essayer au moins une fois dans sa vie!
gpasdepseudo
gpasdepseudo

12 abonnés 259 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 12 janvier 2013
Fan de tout ce qui touche l'underground, je m'attendais à un OVNI et là... Je suis tombé de haut ! Car d'après ce que tout le monde disait, c'est le summum, le nec plus ultra de l'underground, le film hypra culte !
C'est en fait un gros fourre-tout visuel en noir et blanc, immense clip qui s'étale sur une bonne heure (j'en souhaitais vivement la fin), avec une histoire qui, même si elle est (difficilement) compréhensible, n'en demeure pas moins épileptique au vu des images hyper speed qui partent dans tous les sens. Parce que tout le monde n'en pensait que du bien, je l'ai visionné jusqu'à la fin (quelle torture !) mais je n'en ai pas retiré grand chose.
Oui, la forme est originale, oui oui... Ca, on ne peut pas dire le contraire...
Oui, l'histoire ne ressemble à aucune autre... Aucun plagiat, ça c'est clair.
Mais ce n'est pas demain la veille que je le visionnerai de nouveau.
Peut-être qu'il peut inspirer quelques réalisateurs ou étudiants en cinéma pour quelques plans audacieux, si c'est le cas, c'est le seul point positif que je pourrais lui trouver.
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