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    L'Enfance d'Ivan
    note moyenne
    4,2
    346 notes dont 56 critiques
    18% (10 critiques)
    45% (25 critiques)
    27% (15 critiques)
    9% (5 critiques)
    2% (1 critique)
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    56 critiques spectateurs

    Kloden
    Kloden

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    3,5
    Publiée le 31 mars 2015
    Vu dans des conditions déplorables, je me suis sans doute quelque peu gâché le pourtant très beau premier long-métrage d'Andreï Tarkovski. On y retrouve quoi qu'il en soit beaucoup de son dernier court-métrage Le Rouleau-compresseur et le violon, notamment la poésie que celui-ci avait commencé à mettre en place et sa dialectique étonnante entre l'enfance et l'âge adulte. Plus que jamais, les hommes sont confrontés et renvoyés à eux-mêmes, par la guerre et la responsabilité d'Ivan, enfant-soldat durant la seconde guerre mondiale. C'est ce qui fonctionne si bien chez Tarkovski, cette métaphysique du doute, qui questionne énormément sur nous-mêmes et touche directement. Puis tout est déjà lié, le cinéma du maître soviétique est déjà ce cinéma qui respire, chargé de symbolique, qui adopte une vision synoptique et touche une forme de grandeur qui fait très bien écho aux penchants métaphysiques et existentiels que déploie le réalisateur. Pour une oeuvre produite comme un simple film de propagande par les studios Mosfilms, c'est sidérant de se débarrasser ainsi de toute lourdeur et d'atteindre au contraire cette limpidité aérienne. Les cadres sont fluides, toujours signifiants, incroyablement suggestifs, et tout dégage une impression de perfection, mis à part peut-être dans les scènes d'intérieur, souvent un peu trop statiques et modestes. Qu'importe, l'Enfance d'Ivan confirme que j'ai bien fait de m'intéresser à la filmographie d'un des plus grands cinéastes du vingtième siècle, et je le reverrai sans doute avec un très grand plaisir. Fondateur mais déjà grand.
    Ywan Cwper
    Ywan Cwper

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    3,0
    Publiée le 9 juillet 2016
    On trouve parfois les films les plus inattendus dans les endroits les plus inattendus. Une surprise qui, contrairement à ce que suggère la tournure de phrase ambiguë que j'ai choisie, s'additionne. Pas évident de deviner que ce sera d'un film issu de l'époque ultra-communiste d'après-guerre en URSS qu'on dira qu'il donne une place touchante à l'enfant. Enfant qui est en l'occurrence joué par un jeune génie à la carrière ensuite floue, Nikolaï Bourliaïev. Sans surprise pour un film soviétique, il parle de guerre, mais c'est un très vieil exemple connu de film faisant le choix d'une fin magistrale, un peu poétique et rêveuse et qui marque tellement, par sa grandeur, sa différence avec les prosaïques combats germano-russes.
    Bernard D.
    Bernard D.

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    3,5
    Publiée le 2 décembre 2017
    Grâce à une rétrospective Andreï TARKOSKI et je viens de revoir « L’enfance d’Ivan » sorti en 1962 … et j’avoue être déçu vu le souvenir que j’avais de ce film narrant la jeunesse d’un enfant russe de 12 ans happée dans tous les sens du terme par la seconde guerre mondiale. J’ai trouvé ce film un tantinet long du fait de scènes inutiles (la scène avec Macha par exemple), je n’ai pas aimé les scènes « réalistes » filmées lors de la libération de Berlin et surtout je n’ai pas retrouvé la magie liée au mélange entre la réalité crue de la guerre et les scènes de rêve d’Ivan même si le souvenir de sa mère (a priori fusillée par les nazis auprès d’un puit), la scène des chariots de pommes sur la plage, la scène des 2 enfants courant sur la plage avec sa chute brutale au pied d’un arbre mort … restent remarquables. Et puis quel génie en termes de cadrage, de mobilité de la caméra et d’utilisation du noir et blanc que ce soit dans la forêt de bouleaux ou dans la zone marécageuse.
    thamnophile
    thamnophile

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    5,0
    Publiée le 23 septembre 2008
    Andreï TARTOVSKI nous livre là un superbe film sur la Seconde Guerre Mondiale vue côté soviétique. Il nous en démontre toute la cruauté. En quelques heures, Ivan, enfant insouciant d'une douzaine d'années passera de l'enfance à l'âge adulte. Nicolaï BURLYAVEV est parfait dans ce rôle. Ca doit être en effet très dur à cet âge-là de devoir assumer un rôle si tragique car tout se terminera au bout d'une corde dans une prison allemande à la fin de la guerre. On peut mettre ce film en parallèle avec Stalingrad de Jean-Jacques ANNAUD. Là aussi, un enfant ayant rejoint les Partisans a un sort aussi tragique. Pour en revenir à L'enfance d'Ivan, les images en noir et blanc associées à la VO sous-titrée contribuent beaucoup à la beauté et l'esthétisme du film. Je l'ai alors enregistré en VHS et je le repiquerai en DVD dès que possible. Si vous ne l'avez pas, dépêchez-vous de l'acheter s'il est dans le commerce car vous serez alors sûrs de voir un film poignant qui vous secouera jusqu'au fond des tripes. Après, vous verrez sans doute l'histoire de la Seconde Guerre Mondiale et les guerres en général autrement.
    tzara1
    tzara1

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    4,5
    Publiée le 23 octobre 2010
    Orphelin depuis l'assassinat de sa famille par les nazis, Ivan 12 ans, est devenu éclaireur au sein de l'armée russe. Il accepte une dernière mission alors que ses supérieurs voulaient l'envoyé dans une école militaire. C'est le premier film de Tarkovski et c'est déjà un film de maitre, un premier film aussi réussi, je n'ai vu ça qu'avec A bout de souffle.L'on a devant nous une grande tragédie humaine et historique du point de vue d'un enfant.Si le film n'atteint pas la perfection esthétique comme Le miroir du meme auteur, c'est filmé dans un noir et blanc sublime qui donne parfois l'impression de contempler un tableau. La vision de la guerre est atténuée par les visions(songe) de l'enfant ou il reve d'un monde perdue (sa mere) et que l'on peut voir comme l'innocence perdue, la guerre et ces horreurs face aux reves de l'enfant.
    Noistillon
    Noistillon

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    4,0
    Publiée le 19 décembre 2011
    C'est donc le premier film de Tarkovski et également le premier film que je vois de lui. Mais finalement, malgré son ancienneté (1962), l'Enfance d'Ivan n'a pas particulièrement vieilli et il nous revient avec une certaine fraîcheur dans l'intégrale que nous a concocté Potemkine. Reste à dire qu'au vu du contexte politique de l'époque (la crise des missiles de Cuba, la Guerre Froide bat son plein), on aurait pu hériter d'une bonne tambouille propagandiste sans intérêt, surtout au vu du sujet : un enfant au coeur de la Seconde Guerre Mondiale du côté soviétique. Et bien non. Oui, l'oeuvre est politique, engagée mais elle a une vocation beaucoup plus large que le patriotisme. Finalement, c'est le lyrisme qui l'emporte sur la chose politique. Une certaine poésie douce-amère secoue le film de Tarkovski, qui jouit d'ailleurs d'une esthétique sublime. La mise en scène est absolument incroyable et révèle dès ce premier film les talents formels du cinéaste soviétique. Une certaine morosité émane de ce noir et blanc grisailleux, une certaine tristesse surgit brutalement de certains plans en intérieur. Pas étonnant que Lars Von Trier ait dédicacé son Antichrist à Tarkovski : la cruauté de certaines scènes, l'abîme insoluble d'une poignée de situations rappellerait presque le génial Dancer in the Dark, si tant est que le style de Tarkovski est plus dans la retenue. En effet, comme dans le Von Trier, Tarkovski consacre une lueur d'espoir dans un final magnifique qui évoquerait presque le cinéma de Terrence Malick, dans sa nature luxuriante et menaçante à la fois. A cela près que Tarkovski n'use pas des vieilles mécaniques extrinsèques de Malick pour émouvoir. La scène, sans voix-off ou sans pseudo-philosophie, se suffit à elle-même dans l'émotion. Ma réserve reste que je trouve le film un peu bavard, un peu surdialogué. J'aurais préféré quelque chose de plus mutique, mais enfin, à vous de juger.
    stillpop
    stillpop

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    3,5
    Publiée le 2 février 2012
    Quelle beauté ! Rien que pour le jeune acteur, ce film vaut le coup, en montrant comment la guerre peut confronter la vie dans ce qu'elle a de plus beau et d'émouvant à l'absurde du malheur politique. Dans le même genre, seul le petit séducteur de "Mr Ibrahim et les fleurs du Coran" lui arrive aux chevilles. Ca vaut aussi pour les rôles masculins et féminins du film, profils et yeux slaves, le tout en noir et blanc ultra-lumineux ou d'une noirceur totale pour plus de pureté. Rien à voir avec les films de guerre à l'américaine. Tout est montré avec distanciation, un peu d'humour et beaucoup de poésie pour se souvenir que ce sont bien des personnes qui vivent sous l'uniforme. C'est donc beau, surtout les scènes dans la forêt de bouleaux, c'est extrêmement triste, à un détail près. La fin n'est pas triste, et c'est un joli pied de nez à l'existentialisme à l'européenne, ici, Tarkovski met une pincée de poésie et de rêve pour ne pas quitter son spectateur sur une note sombre. Photo irréprochable, même si la projection au MK2 Parnasse était légèrement décalée, coupant les têtes dans les plans larges. Un beau film sur l'absurdité de la guerre sans la violence démonstrative américaine, tout simplement.
    JeffPage
    JeffPage

    Suivre son activité 28 abonnés Lire ses 533 critiques

    4,0
    Publiée le 10 octobre 2012
    Premier film d'Andreï Tarkovski, celui-ci nous propose de suivre l'histoire d'Ivan, un enfant éclaireur pour l'armée soviétiques durant la seconde guerre mondiale. Rempli de l'onirisme et du visuel très sombre typique du cinéma soviétiques, le film propose de nombreuses bonnes idées qui lui permet de faire oublier (en parti) un rythme assez lent. Cependant, cette lenteur est un atout lors des séquences poétiques du film, permettant d’apprécier chaque image, comme cette séquence d'ouverture absolument superbe. Au final, si l'on arrive à passer outre la lenteur générale, ce film est une merveille du cinéma soviétiques qui ouvre avec brio la carrière de ce génie du cinéma.
    Truman.
    Truman.

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    3,5
    Publiée le 6 mai 2014
    Voilà "L'Enfance D'Ivan" est mon premier Tarkovski, j'en ressors avec un avis mitigé, pas forcément déçu mais loin de recevoir la claque à laquelle je pouvais m'attendre au vu des divers avis que j'avais lu auparavant . Peut être parce que je m'attendais trop à voir une version bis de "Requiem pour un massacre" je trouve que cette Enfance d'Ivan ne fait ressortir que très mal des émotions, en dehors d'une ou deux scènes qui arrive à faire frémir on est loin d'un film percutant ou choc, rien de bien émouvant car au final le gosse on s'en fout un peu . Néanmoins le film captive grâce à sa réalisation baignant dans une photographie en noir et blanc soignée . C'est beau, les plans sont bien cadrés, beaucoup de plans sont somptueux comme celui du baiser, de l'avion écrasé, le passage ou la caméra semble flotter sur l'eau avec une douce mélodie hypnotique et j'en passe car la mise en scène est une grande réussite regorgeant de plans parfaits . Coté réalisation je dois dire que la caméra du bonhomme m'a enthousiasmé à plus d'une reprise et ceci prend le dessus sur l'histoire qui est assez fade . Dommage donc que la narration ne prenne pas des élans dans un aspect plus percutant, plus brut et rude pour frapper le spectateur, l'ambiance de la guerre reste assez étouffant par moment mais globalement ce n'est pas assez . Pour commencer à explorer les métrages du réalisateur ce premier long métrage est donc très accessible et recommandable mais on est loin du chef d'oeuvre annoncé par tant de personnes . 6,5/10
    nathalie R
    nathalie R

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    4,0
    Publiée le 10 mai 2014
    J'ai été happée par cette histoire ; tétanisée par la perfection de la photographie. La mise en scène est maitrisée. Le jeune acteur joue avec brio. Il est comme un adulte parmi les soldats. Quelques scènes ironiques (comme l'homme qui se cache derrière la porte de sa maison alors que les murs sont détruits), d'autres tendres (notamment lorsqu'Ivan se rappelle de sa mère), il y a un peu de romantisme avec un magnifique baiser comme en apesanteur ; beaucoup de Génie.
    NicoIS5
    NicoIS5

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    3,0
    Publiée le 16 octobre 2014
    C'est sûr, il y a dans la mise en scène et dans la photographie des choses intéressantes : les lignes des gestes des personnages et la texture de l'image, tout spécialement, m'ont ravi le regard d'un bout à l'autre. Je passe sur l'éloge des qualités visuelles et sonores pour en venir directement au point noir : l'histoire n'a pas eu à mes yeux quoi que ce soit de remarquable : si le thème est ô combien délicat et propice aux profondeurs, je suis d'autant plus intransigeant sur les propos banals, les lieux communs des discours/réflexions sur la guerre (j'ai l'impression de voir sans arrêt des films de guerre, surtout sur la SGM, à croire que les grands cinéastes en raffolent). Et malheureusement, ici, hormis Ivan, c'est tout ce qu'on a. Et ni les autres personnages, ni leurs relations, ne sortent des représentations canoniques de la guerre. Du coup, toute la puissance est dans le personnage d'Ivan, son entêtement obsédé, sa témérité, quelques facéties ; et surtout, ce qui trouble et fascine, c'est la façon dont il est à la fois enfant (sensible, enthousiaste, énergique, fragile, aimant, apeuré, rêveur) et adulte-soldat (vaillant, entêté, fort de caractère, tenace, autoritaire, de bonne intelligence). Oui, mais. Voilà : même ce côté double du personnage principal ne m'est apparût que comme l'incarnation un peu forcée des dualités qu'amène (et qui cause?) la guerre en général, chez le soldat comme chez le civil, et même chez l'humain (c'est la bonne vieille dichotomie bien/mal qui frappe à la porte...). Oh, c'est une chose passionnante que d'en voir une illustration particulière, certes, mais sur laquelle l'on a déjà tant focalisé (et ça ne date pas de la SGM) que ça me fait monter l'amertume aux commissures ... Mais ne nous y méprenons pas : ça n'en demeure pas moins poignant et beau à plusieurs égards ; du reste, j'ai bien eu la sensation de voir un chef-d’œuvre ... seulement un peu sous-formé et démeublé.
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