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    Le Cavalier noir
    note moyenne
    3,3
    16 notes dont 7 critiques
    répartition des 7 critiques par note
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    7 critiques spectateurs

    chrischambers86
    chrischambers86

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    1,0
    Publiée le 27 avril 2013
    Le so british Roy Ward Baker fait de son mieux pour sauver cet ètrange faux western qui n'est pas l'un des meilleurs films de Dirk Bogarde, grand habituè des personnages troubles! En fait tout sonne faux! Un film pas très difficile à cerner et surchargè de symbolisme vènèneux (hèros habillè de cuir noir sur son cheval blanc), où le thème quelque peu dèguisè est rien moins que l'histoire d'un homme amoureux d'un prêtre que joue sans conviction John Mills venant prendre possession de sa paroisse en se heurtant à un hors-la-loi! On n'y croit pas un instant et ce malgrè une conclusion inhabituelle pour l'èpoque! Et puis que vient faire Mylène Demongeot dans cette galère mexicaine qui se traîne en longueur ? Bref, on ne retrouve pas ici la griffe du rèalisateur de "Quatermass", beaucoup plus à son aise quand il met en scène des martiens et des vampires...
    TTNOUGAT
    TTNOUGAT

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    5,0
    Publiée le 29 décembre 2012
    Voici un film à ne pas mettre devant tous les publics au risque d’en indisposer une grande partie. Il nécessite quelques mots d’introduction tant il est hors norme. Ce n’est ni un western, ni un drame psychologique, c’est avant tout une allégorie entre le bien et le mal et plus précisément entre un représentant de Satan et un représentant de Dieu. Pour ceux que ces sujets préoccupent et qui aiment le grand cinéma, celui qui ose frôler le ridicule sans jamais y tomber, c’est à ne manquer pour rien. La force de l’affrontement entre le père keogh et le diable Anacleto est exceptionnelle, pas une seconde l’attention ne se relâche et nous suivons fascinés les évènements: Qui va gagner? Qui va convaincre l’autre de sa vérité et quel prix faudra t il payer pour cela? Dirk Bogarde mérite tous les éloges, il est absolument fascinant comme souvent lors de ses rôles troubles( Les damnés,Portier de nuit, The servant ) John Mills malgré son age et son manque de sexisme se débrouille bien et notre Mylene Demongeot dans un rôle peu influent saura y laisser sa lumière. C’est à chacun de nous de ressentir tout ce que ce film apporte, les discussions sur lui sont passionnantes, c’est un must pour les soirées des ciné clubs. En parler nécessiterait des pages, la copie diffusé par TCM est usée, mais c’est infiniment mieux que rien et surtout que la vieille version française qui deformait les propos originaux sans raison valable. Si l’homosexualité du cavalier noir est évidente, elle est trés eloignée du grand sujet du film que le titre anglais traduit parfaitement
    benoitparis
    benoitparis

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    4,0
    Publiée le 6 septembre 2011
    A coup sûr une des productions les plus insolites du western européen. Le film tient à la fois du drame catholique (dans un Mexique post-révolutionnaire, avec une Eglise catholique persécutée , comme dans « La puissance et la gloire »), du mélodrame amoureux, et même de la tragédie crypto-homo, avec un Dirk Bogarde tout en noir et genre cuir, parfait de séduction et d’ambiguïté diaboliques… et aussi du western proprement dit, dans le cadre mexicain. Avec la vision d’au jour d’hui (le film est de 1961) c’est évidemment très kitsch mais pas du tout ridicule. Le scénario est très solidement construit, les comédiens sont excellents et la réalisation est à la hauteur. Une curiosité excentrique peut-être, mais qui mérite toujours le détour. Le réalisateur britannique R. Ward Baker saura aussi très agréablement surprendre avec Dr Jekill et Sister Hyde, dans un autre registre.
    Wagnar
    Wagnar

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    1,5
    Publiée le 13 janvier 2018
    Je n'ai quasiment pas du tout accroché à ce faux western (on y retrouve des voitures des années 50). Le film est mou, très mou, lent et ennuyeux, durant plus de 2 heures. D'habitude, les westerns de ce calibre durent 1h30. Il n'y a quasiment pas d'action pour nous sortir de notre léthargie. Ça papaute beaucoup trop. Quant aux acteurs, il n'y a rien de reluisant. Seul intérêt du film : Mylène Demongeot. Force est d'avouer que Roy Ward Baker ne maîtrise pas son film et s'avèrera beaucoup plus convaincant quand il travaillera pour la Hammer.
    Happy life and flowers
    Happy life and flowers

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    4,5
    Publiée le 25 février 2019
    Passionnant long western avec ces légers anachronismes qui n’entache son excellence, Dirk Bogarde fait une belle prestation par son mysticisme nuancé gay, un style qui dégaine son jeu de la méchanceté, c’était la mode flamboyante au temps des cowboys. J’aime bien cette mise en scène visuelle et sa musique instrumentale saccadée tellement intrigante comme pour mettre la pression en intensité plus que le scénario. Le prête et un bad cow-boy dans un triangle amoureux contrarié avec une nymphette, ça ne manque pas de charme. Le rôle de l’homme de foi est fascinant, entre sa passion religieuse et un amour partagé, son retranchement dès l’apparition de bad Zorro, un homme troublé par sa présence puisse le rôle être refusé par Charlton Heston en raison de sa teneur homosexuelle équivoque. Ce qui heurta aussi sa sensibilité religieuse, l’histoire est anticléricale, les oppositions bandits sans foi ni loi se clashent avec les croyants terrorisés. C’est John Mills qui l’honora, il ne sera question de se rouler une pelle avec l’entreprenant en pantalon de cuir. L’esthétisme de la réalisation fut en avance sur son temps, une flamboyante flagrance moderne. Ce n’est pas pratique pour courir, se battre et on assiste à un vrai défilé de mode très drôle, le contexte théâtral à l’image des films de Sergio Leone, rien ne vaut que de bonne scène de pistolet fight. Il y a le viril John Wayne, ceci est une autre vision de ce monde de macho plus gai mais tout aussi méchant de prétention, ambiguë personnage sexualisé de fiction. Des superbes répliques où l’église et ses fidèles en confrontation avec les laïques, seul Dieu invoqué ne soit présent pour se justifier auprès de l’injustice faite à la morale. Une fin de partie touchante en plein cœur des hommes qui se battent pour leurs convictions jusqu’au bout, côte à côte dans la fatalité, la prévalence « The singer, not the song », une œuvre anglophone subtile.
    coperhead
    coperhead

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    4,0
    Publiée le 4 octobre 2018
    Film atypique qui n'est vraiment un western qui se situe au Mexique période post révolution . L'histoire de ce triangle amoureux liant un curé (John Mills qui a remplacé au dernier moment Charlton Heston ayant refusé le rôle pour ambiguité homosexuel du personnage ), une jeune femme amoureuse du curé (Mylène Demongeot ) et un bandit méphistophélique ( Dirk Bogarde, en pantalon de cuir noir moulant ) est passionnante et mème déroutante surtout pour l'époque . La force de l’affrontement entre le père keogh et le diable Anacleto est exceptionnelle, Dirk Bogarde est absolument fascinant comme souvent lors de ses rôles ambiguës et Shakespearien et John Mills moins crédible se débrouille comme il peut . Dirk Bogarde avec sa dégaine gay a accentué le caractère de son personnage qui tyrannise la population et travestit ses crimes en accidents malencontreux . Il engage même un dialogue métaphysique avec le prêtre avec notamment cette phrase culte : ce qui est louable c’est « le chanteur (le prêtre) » et non pas la chanson (la religion)…Quelques anachronismes comme cette voiture des années 50 n'enlève rien à pas l’intérêt du film.
    Francis P
    Francis P

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    5,0
    Publiée le 25 janvier 2017
    Un film culte. Il fait partie de ces quelques films qui ne ressemblent à aucun autre, qui sans doute, n'auraient jamais dû exister et qui pourtant, en dépit de tous leurs handicaps, se révèlent absolument uniques. Il s'agit d'un western anglais, dont personne ne voulait au départ. Dirk Bogarde pensait partager la vedette avec Marlon Brando, Mylène Demongeot avait signé pour ce film sur la promesse de jouer avec Charlton Heston, et Roy Ward Baker qui ne voulait pas le diriger tenta vainement de persuader Luis Bunuel d'accepter la mise en scène. Résultat, Dirk Bogarde n'eut pas d'autre choix que d'accepter le rôle pour pouvoir se libérer de son contrat avec la Rank, Mylène Demongeot n'eut pas vraiment le choix non plus et se dit qu'elle passerait quelques semaines de vacances au bord de la mer en Espagne et ce fut John Mills qui vint compléter le casting. Manque de chance Dirk Bogarde détestait John Mills. Pour se venger il décida de détourner systématiquement le scénario. Et on se retrouva avec une jolie blonde française interprétant une mexicaine pur sang, et deux acteurs quasi shakespeariens pour interpréter également deux mexicains !!! Et le plus incroyable c'est que grâce à cette révolte de Dirk Bogarde, au milieu d'un tournage homérique au cours duquel personne ne se parlait, ce film est un OVNI exceptionnel. Bogarde décida de surjouer son rôle de gangster en accentuant le côté homosexuel de ce trio improbable. C'est lui d'ailleurs qui imposa son costume de cuir noir et moulant. Et l'on se retrouve plongé dans une histoire où la jeune femme est amoureuse du curé, lui même nettement sensible aux charmes du bandit. Ce qui n'est certainement pas ce que le scénariste et le metteur en scène envisageaient au départ (comme le démontre fort bien le livre dont le scénario est tiré). Ce qui est véritablement fascinant dans Le Cavalier noir, c'est que ce que le metteur en scène nous montre et ce que disent les personnages est continuellement démenti par le jeu diabolique de Dirk Bogarde. Ses manières exagérées, ses œillades appuyées tout concourt à pervertir le scénario. Il s'agit probablement du cas unique d'un film dans lequel l'acteur principal joue une histoire différente de celle que film met en scène. Le résutat est absolument magique. Et l'on se retrouve avec peut-être le western le plus insidieusement homosexuel de l'histoire du cinéma. Si vous aimez les films qui ne ressemblent à aucun autre, c'est un must absolu, qui, cerise sur le gâteau vient de sortir en DVD dans un format scope respecté.
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