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Johnny Guitare
note moyenne
3,8
492 notes dont 68 critiques
51% (35 critiques)
25% (17 critiques)
15% (10 critiques)
4% (3 critiques)
3% (2 critiques)
1% (1 critique)
Votre avis sur Johnny Guitare ?

68 critiques spectateurs

Estonius

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 20/11/2012

Ce western complètement atypique est sans doute d'un des meilleurs de tous les temps. Si l'histoire est intéressante et peut se lire à la façon d'un western classique il serait vraiment dommage d'en rester là car le propos de l'auteur va très loin. Non il ne s'agit pas d'un western féministe, mais d'un western qui nous parle d'une rivalité entre femmes, d'un côté Vienna (Joan Crawford) ancienne fille de saloon (autrement dit prostituée) est une femme libre (mais passionnée) qui s'assume complètement, de l'autre Emma (Mercedes McCambridge), archétype de la vieille fille puritaine et frustrée. (On a rarement vue une telle teigne au cinéma). Est abordé aussi la problématique de la meute, toujours imbécile, lâche, hypocrite et violente et ici tout habillée de noir puisque ces messieurs reviennent tous d'un enterrement. Le noir d'Emma contraste aussi avec les tenues très colorées de Vienna : d'un côté la mort, de l'autre côté, la vie ! Les personnages masculins sont soit complexes (à l'instar de Johnny Guitar lui-même), soit bornés. Ajoutons la beauté de la mise en scène, la qualité de la direction d'acteur, quelques répliques bien pensées, une tension dramatique intelligente, une bonne musique (Victor Young) et nous tenons là un chef d'œuvre.

Grouchy

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 10/04/2014

La complainte mélancolique de Johnny Guitar, voilà comment pourrait se nommer autrement le film de Ray. Bien que le film commence par le personnage principal, celui-ci est petit à petit rangé au rôle de témoin, un homme honnête qui ne veut que retrouver son ancienne compagne, et au fil des évènements il sera obligé de se battre pour atteindre son objectif, essayant de se frayer un chemin de sauvetage parmi les conséquences des actes qu'a commis Vienna. La vraie place est donnée aux méchants et à la lutte contre une femme, qui, par vengeance personnelle, rallie tout une ville à sa cause pour abattre la jeune femme qui lui a pris Dancin' Kid. Les rôles sont inversés à vrai dire dans le groupe de Kid, ce dernier est violent mais exprime des sentiments envers Vienna et son gang va peu à peu se disloquer ( grande interprétation de Borgrine ) et se trahir. Ce qui vient d'un scénario travaillé, à la structure et personnages complexes ; la mise en scène de Ray y participe : l'intérieur du saloon est bâti comme un décor d'opéra, et la musique pour une fois n'est pas une pure orchestration hollywoodienne : elle dévoile toute la tristesse du destin des personnages. La séquence de retrouvailles intimistes entre Vienna et Guitar est particulièrement réussie, grâce au jeu d'acteur, à la musique, à la photographie et aussi au scénario ( Guitar ne pouvant faire face à la réalité, demande à Vienna de lui parler par mensonges pour le rassurer ), s'il y a bien de rares défauts ( une discussion en charette devant un fond de paysage qui défile à 150 km/h ), le film n'en est pas moins efficace, travaillé et solide dans les domaines artistiques et techniques, en faisant un western d'exception.

selenie

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 09/02/2013

Un des plus grands classique du western hollywoodien. Mis en scène par Nicholas Ray avec en tête d'affiche la grande Joan Crawford aussi autoritaire qu'un homme. Par contre on a trop souvent entendu dire que ce film était le premier western où le premier rôle était tenu par une femme, ce qui est faux ("Les furies" de 1950 mettait déjà deux femmes face à face, "La reine des rebelles" avec en premier role Gene Tierney en Belle Star...)... Ce qu'on remarque très vite c'est que le titre n'est pas le nom du héros direct, Johnny Guitar étant presque un second rôle. Le face à face se fait entre deux femmes de tête, deux patronne qui mène les hommes autant par le charme que par l'autorité naturelle qui force l'admiration. L'autre étant joué par Mercedes McCambridge dans un rôle aussi ingrat qu'antipathique. On reste subjugué par le physique de Joan Crawford, aussi monolithique que charismatique, telle une icône du far-west, quintessence de la femme masculine (mais qui sait être féminine). Les couleurs éclatantes semblent être travaillées spécialement pour le personnage de Vienna, les autres étant presque tous en tenue d'enterrement. Mais ce film est marquant car le sujet en est le lynchage facile au temps où le Maccarthysme était partout à Hollywood ; il est d'ailleurs étonnant d'y voir face à face, Sterling Hayden (personnage pacifiste dans le film) une des victimes en face de Ward Bond (meneur hésitant des lyncheurs) un des membres les plus actifs des dénonciateurs. Un chef d'oeuvre qu'il faut avoir vu, dont la forme a d'autant plus d'éclat que le fond politique est particulièrement pertinent.

Sinefil44

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 04/04/2012

Joan Crawford et Sterling Hayden dans les rôles principaux, Ward Bond et Ernest Borgnine, célèbre pour son rôle de second dans la série "Supercopter". Au-delà de la distribution, ce film est un morceau d'anthologie dans le genre. Il fut tourné par Nicholas Ray, à une époque marquée par le maccarthysme, ce mouvement anticommuniste qui traqua un certain nombre de sympathisants aux Etats-Unis, notamment le réalisateur (Ray) et Sterling Hayden qui fut contraint d'admettre sa brève adhésion au Parti Communiste américain et sa rencontre avec des sympathisants, évènement qu'il regrettera toute sa vie. Nicholas Ray était un farouche opposant au maccarthysme et joua un bon tour à Ward Bond, un des leaders d'un mouvement anticommuniste dans le cinéma d'Hollywood, en lui faisant croire qu'il jouerait un rôle de héros. Le film ne présente aucun temps mort, les acteurs rendent parfaitement l'ambiance tragique tout au long du déroulement. L'oppostion entre Sterling Hayden et Ernest Borgnine (Bart Lonergan) est constante et la bagarre du début entre l'imposant Sterling (1,96m) et le costaud Borgnine n'est que le prélude à une haine farouche durant tout le film. Les deux actrices Joan Crawford et Mercedes McCambridge campent des personnages aux tempéraments complètement opposés : courage et persévérance incarnés par Joan Crawford contre vanité et manipulation pour l'autre actrice. Au final, ce film dénonce la folie des hommes à juger hâtivement sans preuve.

Galoupiotte

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 25/11/2013

L'un des plus beaux western qui soient ! Les interprétations de Joan Crawford et de Sterling Hayden sont fantastiques. Quant à Mercedes McCambridge elle gagne le prix de la pire méchante de l'histoire du cinéma. C'est splendide, émouvant, roublard et passionnant.

TTNOUGAT

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 29/03/2013

Ce n’est pas un hasard si les 29 spécialistes du genre, ayant en plus connu sa grande époque, qui ont collaboré au livre format poche 10/18 ‘’Le western’’ de 1968 ont placé Johnny Guitar en numéro 1 . Ce film est tout simplement aussi beau que génial quelque soit la façon dont on l’aborde. Les thèmes sont si nombreux qu’ils sont impossibles à détailler en quelques lignes. Au point de vue cinéma pur, il est nécessaire de faire ressortir que les deux principaux moteurs du scénario sont des femmes et que la couleur utilise paradoxalement le noir afin de faire démarrer l’action à la sortie d’un enterrement. et d’accentuer les contrastes des costumes. Cela permettra aussi un duo éblouissant entre les robes de Vienna et d’Emma lors de l’incendie du saloon. Cette grande réussite est due à ce que tous les codes du western sont respectés et que ceux qui s’y ajoutent portent sur un romantisme passé, un lyrisme tragique et des rivalités masculines primitives digne d’un poète du dix-neuvième siècle. Evidemment la beauté animale de Sterling Hayden qui promène en plus une nonchalance toute américaine ainsi que la maturité parfaite de Joan Crawford (50 ans soit 12 de plus que son partenaire et le même âge que Marlène dans ‘’Rancho notorious ‘’) apportent beaucoup à ce spectacle qui nous tient en permanence entre l’angoisse et l’émotion. Johnny Guitar fait parti de ces films à revoir régulièrement plutôt que de tenter sa chance avec des nouveaux dont on sent par avance qu’ils ne nous apporteront rien. Il appartiendra au patrimoine mondial en étoiles.

bobmorane63

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 27/08/2010

Un grand Western signé Nicholas Ray !!!! Danes les années 50, rarement j'ai vu dans ce genre une héroine autant mis en avant car dans le titre "Johnny Guitar", le musicien pistoléro est un personnage secondaire, Joan Crawford porte meme une ceinture de revolver comme quoi le machiste masculin n'a qu'a se tenir droit (rire). Trés bon film réalisé peu avant le cultissime "La fureur de vivre" par le cinéaste, le film prend son temps de présenter les personnages puis la deuxième partie devient intensif de vengeance et de trahison, j'ai adoré dans l'ensemble. Joan Crawford est excellente en femme forte et de caractère et l'on reconnait Ernest Borgnine en bad boy et meme Dennis Hopper quelques secondes. Du grand cinéma made in Hollywood des années 50.

soulman

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 14/02/2015

Un des sommets du genre : un beau film d'amour superbement mis en scène. L'utilisation des décors, magnifiquement baroques (le saloon de Vienna), est remarquable, tout comme l'interprétation, avec une mention spéciale pour Sterling Hayden, comédien en marge des studios, qui amène une touche à la fois physique et ambigüe, comparable au jeu du grand Mitchum.

steevevo

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 04/02/2009

Chef d'oeuvre du cinéma! Bon, qu'est-ce qu'un vieux film? C'est un film qu'un esprit étroit ne comprend pas! Et L'éranger" de Camus serait-il un vieux livre? Le film joue de la subtilité et de l'antagonisme des rapports. Avec une résonnance mythologique à peine masquée. Pas de héros, juste des types et des femmes (surtout des femmes) en mal d'être. Une tension permanente, un dénouement sublime. N. R. réalise le plus beau des westerns et de ses films. Je m'exprime ici car trop de critiques font de drôles de jugements: pas assez d'action, de mort, trop vieux, les actrices pas attirantes... Oui, en effet, qu'on se contente de films montrant des Pin up avec des bazookas alors! Johnny Guitare: de la difficulté d'avoir et de dire ses sentiments, de la complexité des rapports humains... de l'intelligence dans le propos, puis du vrai ciné: belle image, beaux dialogues justes, actrices remarquables.

loulou451

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 24/11/2008

Réalisé quatre ans avant "le Brigand bien aimé", "Johnny Guitar" donne l'occasion à Nicolas Ray d'entrer dans le panthéon des grands réalisateurs américains de la seconde moitié du XXe siècle. Mise en scène léchée (les scènes d'incendie sont magnifiques), introspection psychologique, face à face grandiose entre Joan Crowford et Mercedes McCambridge, intensité dramatique..., tout le cinéma de Nicolas ray est concentré dans ce chef-d'œuvre de western considéré aujourd'hui, et à juste titre, comme un des classiques du genre. D'une modernité sidérante (le duel final vaut son pesant d'or), le film prouve qu'on peut toujours renouveler les genres sans jamais se fourvoyer. Un film culte.

brunocinoche

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 28/08/2014

Cette reprise est pour moi, le chef d'œuvre de Nicholas Ray. Western au féminin à la mise en scène flamboyante, les 2 comédiennes qui s'affrontent sont magnifiques. Entre elles, le grand Sterling Hayden, dans le rôle titre, impose un charisme nonchalant et efficace. Rajoutons un scénario prenant et une chanson inoubliable, un chef d'œuvre, vous dis-je.

Akamaru

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3,5Bien
Publiée le 08/07/2012

Un western insolite,unique à vrai dire,qui lorgne presque plus du côté du mélo flamboyant que du film viril et facile de la gâchette."Johnny Guitare"(1954),en revanche,porte en étendard ses convictions politiques,notamment sa critique du maccharthysme(les lyncheurs ridiculisés en sont le symbole)et sa vision pro-féministe.Car ici,ce sont les femmes qui tiennent le colt et la culotte.Joan Crawford impose son teint de glace et son regard exorbité,pour incarner une tenancière de saloon autoritaire et fière,qui fait tout pour être indépendante alors qu'en même temps elle est folle amoureuse d'un homme insaisissable.Sa confrontation avec une Mercedes McCambridge revancharde,va sur le terrain des hommes,avec une sensibilité plus extrême.Sterling Hayden,quant à lui,est un cowboy pacifiste,chose peu commune également.D'ailleurs,après un final empli de dérision et d'incompréhension,la lancinante ballade de Peggy Lee,se charge de nous rappeler que ce western de Nicholas Ray est décidément à part.A l'image de sa palette de couleurs éclatantes.Dommage qu'une tendance à la surdramatisation empêche de toucher au chef d'oeuvre.

Maitre Kurosawa

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4,5Excellent
Publiée le 05/07/2018

Quel western peut bien commencer par un huis clos d'une demi-heure qui annonce les rivalités sans véritablement lancer l'action ? "Johnny Guitar" frappe par la singularité de sa structure et par les nombreux décalages opérés qui tendent à briser la virilité masculine (le personnage interprété par Sterling Hayden ne porte d'abord aucune arme mais seulement une guitare) et à mettre en avant un duel féminin : Emma est la femme rancunière et démoniaque tandis que Vienna s'impose par sa prestance et sa force qui ne masquent pas pour autant sa sensualité. Le film articule ces tensions selon une logique d'attente qui déroge aux règles du western classique avant que l'action ne s'emballe – c'est à ce moment précis que des codes plus conventionnels apparaissent, mais sous la forme d'un classicisme souverain, assimilé par la vision du cinéaste. Cette compréhension personnelle du classicisme revient à élaborer un montage cohérent et lisible de l'action pour la mener à une issue attendue en ne faisant toutefois pas de ses personnages de purs archétypes – chose pourtant courante dans le western. Ceux-ci restent toujours complexes, parfois opaques, tiraillés entre un passé douloureux et un avenir incertain, voire crépusculaire. Inventif et donc sans cesse surprenant, "Johnny Guitar" est une véritable splendeur visuelle et reste au niveau de ses personnages, aussi passionnants les uns que les autres.

soniadidierkmurgia

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 17/03/2018

La décennie cinquante sera celle de l'accomplissement pour Nicholas Ray. En terme quantitatif et qualitatif puisqu'il réalisera dix sept films dont trois chefs d'œuvre ("Le violent", "Johnny Guitare" et "La fureur de vivre") sans qu'aucun des quatorze autres ne soit pas digne d'intérêt. "Johnny Guitare" qui figure aujourd'hui au panthéon du western, un exploit pour une première tentative, démontre l'éclectisme de Ray qui s'il s'adapte aux codes du genre parvient à les tordre juste ce qu'il faut pour y inclure ses thèmes de prédilection. Ici "la chasse aux sorcières" qui bat alors son plein mais épargne le réalisateur pourtant catalogué à gauche grâce à la protection d'Howard Hughes. On peut voir en effet dans les agissements de la milice à l'œuvre dans le film dirigée par un Ward Bond, anticommuniste acharné, mystifié par Ray et croyant interpréter un héros positif, une similitude avec la commission McCarthy qui la rage aux lèvres accusait et condamnait sans preuve. Mais au-delà de ce sous-texte, dirigeant la grande Joan Crawford pour son dernier grand rôle de vamp avant qu'elle n'aborde sa période de déclin, Ray propose en réalité un affrontement amoureux mortel entre deux femmes basé sur un quiproquo (en réalité elles n'aiment pas le même homme). Dans une vallée minière désertique où doit passer la voie ferroviaire qui reliera l'Est à l'Ouest des Etats-Unis, Vienna (Joan Crawford) ancienne prostituée mise tout sur l'ouverture d'un saloon qui sera déjà présent quand le village deviendra ville. La rivalité avec Emma (Mercedes McCambridge) riche propriétaire terrienne qui ne voit pas d'un bon œil cette installation est à son comble quand le frère de cette dernière vient de se faire assassiner par Dancing King un malfrat dont Emma est secrètement amoureuse et qu'elle soupçonne d'être l'amant de Vienna. Dans l'entrefaite, Vienna a fait venir Johnny Guitare (Sterling Hayden) son ancien amant pour l'aider à protéger son saloon des attaques à prévoir. Nicholas Ray introduit tous ces éléments dramatiques lors d'une entrée en matière somptueuse qui livre toutes les problématiques à venir dans le décor d'un saloon comme on n'en avait encore jamais vu, creusé à même la face ocre d'une montagne. Tout d'abord vide, le saloon que découvre Johnny Guitare se remplit soudainement des membres d'une milice dirigée par John McIvers (Ward Bond) mais en fait manipulée par une Emma venue régler ses comptes. La tension créée ne retombera jamais, Ray contournant les contraintes techniques du Trucolor (procédé technique concurrent du Technicolor imposé par Republic Pictures qui produit le film ne supportant pas la couleur bleue) par le biais des costumes pour livrer une image aux contrastes saisissants qui mettent en valeur aussi bien les décors que Joan Crawford qui hormis chez Michael Curtiz en noir et blanc n'a peut-être jamais été aussi bien filmée, livrant toute la force et la fragilité de cette femme que les doutes de l'âge et une beauté chancelante commencent à tourmenter. Ray avait parfaitement saisi les démons de Crawford pour les imprimer sur la pellicule. Western psychologique à multiples entrées (certains critiques lui ont reprocher son côté bavard) offrant un duel final entre deux femmes inédit, "Johnny Guitare" met au service de sa cause une ribambelle de seconds rôles ayant fréquenté les spécialistes du genre allant de John Carradine à Ward Bond en passant par Ernest Borgnine, Paul Fix ou Ben Cooper. Après "A l'ombre des potences" qu'il tournera à la suite et "Jesse James, le brigand bien-aimé" en 1957, Nicholas Ray ne reviendra plus au western. Mais on le sait, ce n'est pas toujours la quantité qui compte.

chrischambers86

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 26/07/2009

Un film lègendaire où Joan Crawford semble descendre directement des Amazones! Un film que bien des critiques qualifièrent d'intellectuel par son enrichissement des schèmas habituels du genre! Ainsi le "Johnny Guitar" de Nicholas Ray est plus construit comme un rècit psychologique que comme un simple western! Un peu comme l'ètait "High Moon" de Fred Zinnemann! La richesse du jeu de Joan Crawford et Sterling Hayden est d'autant plus remarquable qu'elle n'est soutenue que par des dialogues gènèralement laconiques : sans le complèment de l'image et des expressions des visages, ces dialogues seraient la plupart du temps incomprèhensibles! D'ailleurs dans l'une des plus belles sèquences du film, les deux protagonistes se retrouvent dans un saloon (le plus beau de l'histoire du cinèma). Tous deux accoudès au comptoir, ègalement ironiques et sûrs d'eux-mêmes, ils èchangent quelques paroles qui resteraient ambiguës sans l'ensemble des jeux de regards et d'attitudes qui les accompagnent! Tout le film de Ray est donc marquè par cet affrontement entre le tueur et Johnny Guitar, l'aventurier dont on dècouvre peu à peu le passè et la personnalitè...

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