Tempora
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5 - Chef d'oeuvre
Un film d'une densité et d'une maîtrise rares !!
(Un chef-d'oeuvre cubiste pour cinéphiles)
L'histoire: une chasse à la baleine
(qui est une chasse alimentaire, une fête, un carnage, un mariage/alliance entre le Beau et l'Horrible).
Le point de vu: nous montrer la structure de la chasse et de la baleine.
Le style: unique et orginal, esthétisé, pausé, travaillé, maîtrisé, systématiquement en nuances Yin-Yang (extrême douceur/extrême violence, extrême propreté/extrême souillure, extrême solidité / extrême fragilité).
Mathew Barney ne nous donne pas à voir une baleine positive (le cétacé nageant dans l'eau), mais chaque élément de la baleine l'un après l'autre, sur un plan différent, sur le même principe qu'un tableau cubiste.
Chaque élément constitutif de la baleine n'apparaît pas directement, il est représenté par une élément ressemblant (un rocher de forme très allongée placé dans les entrailles du baleinier, figure les vicères et l'ossature de la baleine, etc).
Le film est excellemment soutenu par la musique de Björk et de la musique de style asiatique. Tout, absolument tout est destructuré, décomposé, et la musique, tout en désaccords, participe à nous expliquer cette décomposition, participe de la déstructuration.
C'est un négatif d'une chasse à la baleine classique, où la baleine naît, se construit tout au long du film, à chaque nouvel élément qui nous est présenté (jusqu'au éléments les plus subtils tels que la présence imposante, la viscosité, l'odeur, le poid de la baleine).
Cela me fait penser à du Picasso, du Borges, porté à l'écran. N'ayons pas peur des grands mots: c'est très inconfortable à regarder, à la limité du désagréable (car tout en déstructuration et désaccords), mais c'est MAGISTRAL.
non pas une baleine sans nous montrer de baleine, il nous montre
, et une chasse à la baleine entièrement décomposée, décortiquée, sous tous les angles, à l façon cubiste.
Ajoutée le 30 avr. à 12h37
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