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Barrage
Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Barrage" et de son tournage !

Un film sur l'amour maternel possessif

Le réalisateur Raphaël Jacoulot explique les thèmes qu'il a voulu aborder avec Barrage : "J'avais envie de parler d'un amour maternel possessif. Mon travail, de manière générale, est une exploration des dysfonctionnements de la cellule familiale. Dans Barrage, la mère refuse de voir son fils grandir et s'éloigner d'elle. Elle a été séparée de lui quand il était petit et se retrouve encombrée de son corps devenu adolescent, au travers duquel elle essaye de retrouver son enfant."

S'écarter d'un traitement psychologique

Le dérèglement que connaît l'héroïne de Barrage est traité de manière particulière. Le réalisateur Raphaël Jacoulot explique : "Je n'ai pas abordé le sujet sous l'angle de la psychologie, mais à travers des questions de mise en scène et d'incarnation : des visages, des présences, des corps et des voix qui allaient se transformer. Pendant l'écriture, nos références allaient davantage du côté de personnages tragiques comme Médée que de celui de cas pathologiques. Avec la volonté ensuite de les inscrire dans une réalité plus contemporaine."

L'ombre du syndrome de Munchausen

Le réalisateur Raphaël Jacoulot se rappelle que, durant l'écriture du scénario, plusieurs personnes lui ont dit que l'histoire leur faisait penser au "syndrome de Munchausen par procuration". Il explique : On a fait une enquête sur ce syndrome. Il en existe deux formes : en général, ce sont des femmes qui se rendent malades pour être reconnues et qu'on s'occupe d'elles. Mais le "syndrome de Munchausen par procuration", ce sont des femmes qui rendent leur enfant malade pour montrer aux autres comme elles s'occupent bien de lui. La plupart du temps, les femmes qui souffrent de ce syndrome travaillent en milieu médical et ont un rapport particulier aux médecins. Elle veulent leur prouver qu'elles en savent plus qu'eux." Des éléments qui ont sans doute compté dans le choix de donner à Sabine, l'héroïne de Barrage, un rôle d'infirmière.

Nade Dieu : vampire contemplative

Pour le choix de l'actrice principale de Barrage, le choix s'est immédiatement porté sur Nade Dieu, vue auparavant aux génériques de Notre musique de Jean-Luc Godard et du Papillon de Philippe Muyl. Le réalisateur Raphaël Jacoulot se souvient : "On avait envie d'une comédienne qui ne porte pas forcément quelque chose de maternel, qui puisse paraître parfois plus jeune ou plus âgée que le personnage alors qu'elle a réellement trente ans. Nade Dieu est une actrice fascinante qui a une palette de jeu très riche. J'avais demandé à Nade de regarder trois films : Nosferatu de Murnau, Répulsion de Polanski et Le Miroir de Tarkovski. Les deux premiers parce que j'avais envie que son personnage soit par moments presque codé, comme dans les films expressionnistes. Sabine a un petit côté vampire quand elle se balade dans la maison la nuit, avec ses cernes sous les yeux. Le Miroir prenait davantage en charge le côté contemplatif du film : l'eau, le paysage, le rapport au monde, la question de la maternité.

De Berlin à Namur

Barrage a été présenté au Festival de Berlin 2005, dans la section Forum International du Nouveau Cinéma. Le long-métrage a par ailleurs remporté, la même année, les Prix Ciné et FX au Festival International du Film Francophpne de Namur.
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