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Monika
note moyenne
4,0
242 notes dont 35 critiques
29% (10 critiques)
49% (17 critiques)
14% (5 critiques)
3% (1 critique)
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35 critiques spectateurs

In Ciné Veritas
In Ciné Veritas

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3,5
Publiée le 28/09/2018
Dans Les quatre cents coups de François Truffaut, le jeune Jean-Pierre Léaud arrache une photographie de Monika affichée dans un cinéma. Acte délictueux parmi d’autres du jeune protagoniste, mais celui-ci vaut pour clin d’œil au film d’Ingmar Bergman. Tourné dès 1952, Monika est le creuset d’un filmage très moderne dont les tenants de la Nouvelle Vague du cinéma français à venir sauront s’inspirer. En 1958, Jean-Luc Godard indiquait même que Monika était “au cinéma d’aujourd’hui ce que Naissance d’une nation est au cinéma classique.� Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com
soniadidierkmurgia
soniadidierkmurgia

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4,0
Publiée le 17/03/2018
"Un été avec Monika" peut être encore considéré comme une œuvre de jeunesse d'Ingmar Bergman qui n'a que 34 ans au moment du tournage et une petite dizaine de films à son actif. Selon ses dires, il rencontre dans la rue l'écrivain Per Ander Fogelström qui lui raconte le roman éponyme en train de se faire. Les deux hommes décident presque immédiatement d'en faire un film dont ils écrivent à toute hâte le scénario. Bergman vient de rencontrer la jeune Harriet Andersson dont il est amoureux. Il pense immédiatement à elle pour tenir le rôle de Monika, jeune fille tout à la fois rêveuse et aventureuse qui rêve de quitter Stockholm et la vie monotone qu'elle y mène. Elle rencontre Harry (Lars Ekborg) qu'elle séduit immédiatement. Les deux jeunes amants en perte de repères familiaux profitent de l'absence du père d'Harry pour lui emprunter son petit bateau et longer les canaux afin de rejoindre les petites îles de l'archipel qui borde Stockholm. L'insouciance, les rêves d'avenir et la découverte de la sexualité pour Harry vont combler un temps ces Robinson improvisés. L'hiver approche et Monika étant enceinte, il leur faut retourner vers la grande cité et ses servitudes. Leur amour naissant va se fracasser face à celles-ci et les tempéraments radicalement différents de Monika et d'Harry vont mettre à jour la méprise que constituait dès leur union soumise à la durée. Rien de très novateur dans le propos, Bergman en conviendra lui-même qui retiendra du film surtout la plénitude amoureuse du tournage qu'un incident technique (une rayure sur toute la pellicule) heureux viendra prolonger fort à propos. Mais au-delà de la simplicité de l'histoire c'est la modernité avec laquelle Bergman traite le sujet qui séduit encore aujourd'hui. Monika parfaitement interprétée par Harriet Andersson qui deviendra une des actrices fétiches du grand réalisateur, offre un saisissant mélange entre sensualité et candeur additionné à une cruauté sans équivoque dès qu'elle sent sa liberté de mouvement entravée. Il aurait été facile pour le réalisateur de recourir au pathos en développant quelques intrigues secondaires qui auraient servi à tirer les larmes en donnant des excuses à Monika ou à amplifier le désarroi d'Harry. Rien de tout cela, le génial réalisateur ayant considéré que la force de la trajectoire de ce couple d'adolescents trop tôt mis face à des responsabilités d'adultes, se suffisait à elle-même. Une initiative heureuse qui pare le film d'une dimension intemporelle qui lui permet de traverser sans dommage les décennies. On remarquera la superbe photographie de Gunnar Fischer que Bergman connait bien pour l'avoir déjà dirigé dans six de ses précédents films. On retiendra aussi le plan face à la caméra de Monika alors qu'elle s'apprête à briser la trajectoire de l'amour pur que lui offrait Harry. Un plan dont Godard disait de manière un peu pompeuse qu'il était "le plus triste de toute l'histoire du cinéma". Un plan dont on s'attendrait à ce qu'il conclut le film. Une option que n'a pas choisie Bergman, préférant nous en dire un peu plus sur la destinée de chacun des deux amants d'un été. Peut-être a t-il eu tort ?
Gfa Cro
Gfa Cro

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3,0
Publiée le 09/06/2017
Vu et avis le 20170608 Film un peu daté qui a le charme du désuet, de la conviction et des débuts d un grand cinéaste. Au fond, la seule chose qui me gêne dans Monica est le jeu des acteurs et la mise en scène. Les deux sont liés, on n est pas si loin du temps des films muets et le jeu des acteurs devait être outré pour mieux faire comprendre ce qui se passe. Typiquement la scène de bagarre avec le campeur. Les deux hommes plus qu ils ne se battent montrent qu ils se battent et cela gâche tout. On le voit souvent dans le film, même s il y a des passages très naturalistes, très crédible (la demande d émancipation à la mairie pour pouvoir se marier, le père qui revient plus tôt que prévu et les surprend dans la salle à manger, Monica réveillée par sa mère et ne veut pas se lever pendant que ses frères jouent dans sa chambre, ...). On peut déjà trouver nombre de scène naturelles, bien mises en scène. C est surtout les scènes de dispute où d amour que je ne trouve pas convaincantes. Mais il y a déjà des images sublimes, en particulier le premier plan d un nuage peu dense qui donne une impression de relief étonnante. La nature en général est superbe, ainsi que des gros plans sur Monica, sur son visage. Le scénario est bien pour un film en général, mais pour un Bergman j aurais espère plus de profondeur, complexité. Le film est au fond un peu linéaire et une fois qu on a vu la fin, on voit bien comme le film nous amène à cette fin un peu lourdement. La où dans Monica quelques scènes semblent inutiles, trop longues
kinophil
kinophil

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4,0
Publiée le 05/12/2012
Histoire simple et très classique d’une idylle estivale dont on devine d'avance que l'issue ne sera pas heureuse, tant le caractère de ces jeunes gens est passionnel et réactif, elle en féline écorchée vive qui aime trop la liberté pour s’attacher, lui en ado mal dans sa peau qui veut jouer au dur. La fin pessimiste de cette ode à l’amour est inéducable. Bergman filme superbement ce rêve d’amour libre et sauvage dans une nature généreuse. La mise en scène est remarquable, la photographie est sublime, et l’actrice rayonnante.
Guillaume182
Guillaume182

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4,5
Publiée le 13/11/2012
Monika une jeune femme de 17 ans en quête de liberté s'enfuit de chez parents. Elle entraine avec elle son petit copain de 19 ans. Pendant tout un été, ils vont vivre ensemble sur une île déserte. Ils vivent de ce qu'ils trouvent et de vols de nourriture. Pourtant, tout a bien, enfin ils se sentent libres. Sauf que l'été ne dure pas et qu'ils seront bien obligés de rentrer quand cela arrivera. Un nouveau chapitre s'ouvre celui des responsabilités, le tout est de savoir si le timide jeune homme et la fougueuse jeune fille vont arriver à consolider leurs couples. Le film est classique, histoire, scénario et décors simples. Le véritable coup de maître c'est la mise en scène et les cadrages de la caméra. Une véritable leçon de cinéma. Bergman, amène le spectateur à juger les personnages. Deux êtres différents, même s'ils s'entendent ne sont pas forcément fait pour vivre ensemble. Et c'est peut être la leçon qu'il faut tirer de ce film.
toma47
toma47

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4,0
Publiée le 10/10/2012
Un film que nous avons vu en cours ce matin. Je connaissais Bergman de nom mais je n'avais jamais vu un seul de ses films. Le scénario est simple, cette histoire semble somme toute classique mais au fur et à mesure que le film avance, il gagne en substance et devient vraiment intéressant. Certes le film à vieillit et aujourd'hui ce qu'il présente est perçue comme beaucoup moins subversif qu'à l'époque (le film date de 1953). Intéressant à voir, intéressant à analyser, le film est vraiment riche et suscite pas mal de questions pour comprendre la véritable finalité de cette histoire. Très bon de ce cinéaste largement reconnu qu'était Ingmar Bergman.
Arthur Debussy
Arthur Debussy

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4,0
Publiée le 16/05/2012
Modernité de la mise en scène, modernité du jeu des acteurs, modernité des thématiques abordées et de la façon dont elles sont traitées,... «Monika» est un jalon important dans le cinéma européen des années 50, dans le sillage du néoréalisme italien et source d'inspiration pour tout un pan de la Nouvelle Vague, Jean-Luc Godard en tête. Ingmar Bergman s'interroge une fois de plus sur le couple, de ses innocents et passionnés débuts à la réalité de la vie active et de la vie de famille. Harry et Monika sont deux êtres en marge de la société, l'un a toujours été seul tandis que l'autre, au contraire, à toujours vécu entourée voire étouffée par les autres. Quittant leurs emplois respectifs, ils décident de partir sur une île pour passer l'été. Isolés, plus amoureux que jamais, ils vivent un été de rêve (entrecoupé toutefois de rapines et d'une violente altercation avec un vagabond). Mais Monika tombe enceinte et il leur faut regagner la civilisation et la ville pour espérer survivre, seulement si Harry redouble d'efforts dans son nouveau travail, motivé par sa famille à nourrir, Monika reste à la maison et se languit de leur amour passé. Amour passionnel et amour « rationnel » sont ici confrontés, sans qu'un quelconque jugement de valeur soit émis de la part du cinéaste. Idem pour la conduite erratique des deux amants. Si l'on ajoute quelques scènes de nudité on comprend qu'un tel film ait pu choquer les esprits bien-pensants de l'époque. Même aujourd'hui on reste surpris par le regard-caméra d'Harriet Andersson, à la fois orgueilleux et angoissé, mélange de dédain et d'appel à l'aide. Sans compter une photographie sublime, des cadrages toujours aussi magistraux, une caméra audacieuse, de magnifiques plans contemplatifs, un travail sur le son remarquable,... Bien des qualités qui font de «Monika» un Bergman (de plus) à voir! [4/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
fuck-les-modérateurs-allociné
fuck-les-modérateurs-allociné

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4,0
Publiée le 24/01/2011
Après plus d'un demi siècle le film garde encore toute sa fraicheur. Une réalisation de toute beauté, un scénario plus simple mais dans la lignée des futurs oeuvres de Bergman.
foch1800
foch1800

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5,0
Publiée le 29/12/2010
tout simplement le 1er film moderne de l'histoire, le premier film où on croit à l'histoire, où on est imprégné des personnages qui ne jouent plus un rôle théatral mais jouent la vie. En plus de cela c'est un flm émouvant et très dur. C'est pour moi le meilleur film de Bergman, je trouve que ses films d'après sont certes soignés mais pas aussi émouvant et frais que celui ci
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 23/07/2009
Modernité de la mise en scène, modernité du jeu des acteurs, modernité des thématiques abordées et de la façon dont elles sont traitées,... «Monika» est un jalon important dans le cinéma européen des années 50, dans le sillage du néoréalisme italien et source d'inspiration pour tout un pan de la Nouvelle Vague, Jean-Luc Godard en tête. Ingmar Bergman s'interroge une fois de plus sur le couple, de ses innocents et passionnés débuts à la réalité de la vie active et de la vie de famille. Harry et Monika sont deux êtres en marge de la société, l'un a toujours été seul tandis que l'autre, au contraire, à toujours vécu entourée voire étouffée par les autres. Quittant leurs emplois respectifs, ils décident de partir sur une île pour passer l'été. Isolés, plus amoureux que jamais, ils vivent un été de rêve (entrecoupé toutefois de rapines et d'une violente altercation avec un vagabond). Mais Monika tombe enceinte et il leur faut regagner la civilisation et la ville pour espérer survivre, seulement si Harry redouble d'efforts dans son nouveau travail, motivé par sa famille à nourrir, Monika reste à la maison et se languit de leur amour passé. Amour passionnel et amour "rationnel" sont ici confrontés, sans qu'un quelconque jugement de valeur soit émis de la part du cinéaste. Idem pour la conduite erratique des deux amants. Si l'on ajoute quelques scènes de nudité on comprend qu'un tel film ait pu choquer les esprits bien-pensants de l'époque. Même aujourd'hui on reste surpris par le regard-caméra d'Harriet Andersson, à la fois orgueilleux et angoissé, mélange de dédain et d'appel à l'aide. Sans compter une photographie sublime, des cadrages toujours aussi magistraux, une caméra audacieuse, de magnifiques plans contemplatifs, un travail sur le son remarquable,... Bien des qualités qui font de «Monika» un Bergman (de plus) à voir! [4/4]
SebD31
SebD31

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5,0
Publiée le 25/03/2009
Un chef-d'oeuvre de Bergman, décrivant à merveille la passion, puis le déchirement d'un couple se cherchant. Plastiquement splendide et infiniment profond.
Flavien Poncet
Flavien Poncet

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5,0
Publiée le 19/01/2009
Le cinéma moderne vient de naître avec le néoréalisme italien qui s’éteint dès 1952 avec «Umberto D.». La modernité procède à son développement en ne devenant plus l’affaire de quelques mouvements nationaux épars mais en infiltrant les œuvres mêmes de quelques grands réalisateurs. «Sommaren med Monika» (Suède, 1953) d’Ingmar Bergman prend la relève du néoréalisme en projetant au sein de l’œuvre l’intimité de son auteur qui conjoint, dans le même temps, l’intimité du spectateur. Cette insertion puissante et douce du «moi» dans l’œuvre -qu’Hitchcock appliquera l’année suivante avec «Rear Window»- emploie quelques outils du classicisme (comme la sureté d’un plan verrouillé par un cadrage net) pour mieux en briser la pruine dorée. En faisant de l’idylle de deux jeunes le moteur de son récit, Bergman se positionne au cœur d’une génération qui, au sortir de la seconde guerre mondiale, porte sur le monde un regard sceptique. Les pulsions que contient le personnage d’Harry (que la postérité à occulté derrière l’érotisme de Monika), la rixe qu’il livre contre un badaud sauvage, la nudité que Bergman laisse entrevoir des deux amants, chacun de ces fait, qui en 53 ont laissé croire à un film pervers, violent et sexuel, exhume les affres d’une génération étouffées par les sentiments nationalistes des conflits mondiaux. L’image la plus frappante et à juste titre la plus remarquable est celle, célèbre s’il en est, du regard caméra adressé par Harriet Andersson au spectateur. Qu’elle mette au défi le spectateur de la juger moralement ou qu’elle prenne à partie les membres de sa génération, présents face à l’écran, Monika éclate le quatrième mur de l’écran qui distancie le spectateur du film. La modernité consiste en ce basculement de l’intime dans les maillages de l’image. Le regard caméra est aussi vieux que l’invention du cinéma (voyez les ouvriers de Lumière sortant de l’usine qui jette un œil à l’objectif) mais jamais il ne touche aussi profondément le confort du spectateur.
gizzmo
gizzmo

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5,0
Publiée le 05/09/2008
difficile de ne pas mettre 4 étoiles au grand Bergman. Sûrement dérangeant à son époque, moins à la notre, mais Monika brille encore aujourd'hui.
cinefil-31
cinefil-31

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4,0
Publiée le 11/04/2008
Que Bergman soit mort le même jour qu'Antonioni est un hasard assez curieux, car on peut sans problèmes établir des ponts entre les deux oeuvres. Et les amoureux ont rarement le beau rôle, que ce soit "l'avventura ou "la nuit" chez Antonioni, ou dans ce "Monika". Car si au début tout est idyllique, les deux êtres esseulés trouvant leur salut dans un voyage, on devine d'avance l'issue de cette escapade. Trouble fêtes, les autochtones, le climat, les caractères qui évoluent. Bergman livre un portrait de LA femme, belle mais aussi, hystérique et volage. Plus le poids des responsabilités et des contraintes, il n'en faut pas plus pour tuer l'amour. L'amour, malmenée dans cette chronique désenchantée. A la volatilité des sentiments opposent ces paysages statiques, la beauté figée préférable à la beauté en mouvement. Que reste-t-il de l'amour d'ailleurs? Quelques souvenirs érotiques, bien maigre récompense comme l'apprend à ses dépend l'ouvrier rêveur qui accompagne Monika dans sa fuite. Bergman cristallise la désillusion amoureuse dans le regard de Monika, ce plan de face qui s'assombrit progressivement, un monument à lui tout seul. Je trouve assez désolant que l'on parle d'onanisme cérébral concernant Bergman car sa politique, celle des auteurs véhiculent des messages auquel on adhère ou pas, mais qui conserve des qualités formelles et surtout scénaristiques qui n'ont pas vieillis.
scorsesejunior54
scorsesejunior54

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2,5
Publiée le 31/03/2008
Plus je découvre puis approfondis ses oeuvres, plus Ingmar Bergman est un cinéaste qui me subjugue voire par instants me bouleverse. "Monika" qu'il réalisa en 1953 est aujourd'hui encore l'un de ses longs-métrages les plus adulés, 55 ans après avoir été reconnu comme extrêmement important par un Jean-Luc Godard encore journaliste aux "Cahiers du Cinéma". Venons-en au fait : ce film a un scénario très classique construit en trois actes narrant la rencontre, la cavalcade puis la décomposition d'un très jeune couple insouciant et aventurier. Je dois avouer que le début m'a laissé sceptique avec une entrée en matière quelque peu superficielle, trop rapide, ne décrivant absolument pas le contexte ni les personnages dont les émotions seront par la suite et par conséquent le fruit de fulgurances et d'une inspiration artistique sans faille à défaut de résulter d'un travail mûrement réfléchi. En outre, le caractère visuel du film m'a semblé critiquable dans sa première partie, notamment lors de transitions parfois grossières et à cause d'une utilisation récurrente et lassante des fondus. Ensuite, tout s'envole : l'échappée lyrique est bel et bien présente, le paradis spirituel se fait sentir, les sentiments sont très forts et le cinéaste semble alors en paix avec lui-même. Aussi se permet-il de nombreuses audaces et présente, brièvement, quelques-uns des plus beaux plans de toute son oeuvre. "Monika" n'est pas un film qui transpire la continuité, plutôt un essai parfois maladroit, souvent habile et quelquefois également tout à fait formidable. Comme beaucoup de créations, il est inégal mais comporte plusieurs éléments importants, offrant en outre quelques grands moments. Bergman a également superbement dirigé son duo d'acteurs et conclu sur un psychodrame aux résonances sociales extrêmement moderne et surprenant pour son époque. "Monika" est un long-métrage libre à ressentir et apprécier malgré quelques temps faibles. Un bon Bergman, soit un très bon film.
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