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Sauf erreur, cet Oss 117 est le neuvième de la série, et l’on a l’impression navrante qu’il a été tourné avant le premier. L’intrigue est banale : l’histoire de l’agent secret qui infiltre un gang en se faisant passer pour un brigand est vieille comme le cinéma ; ses développements sont très linéaires et prévisibles. Le casting est douteux. L’acteur principal, John Gavin, est un grand jeune homme qu’on verrait mieux en prof de fac qu’en membre de la CIA. L’accent américain rend très difficile de prendre au sérieux un héro de film d’action, il rend presque obligatoire de camper les personnages à la manière d’Eddie Constantine. L’héroïne fait nunuche au possible, les acteurs secondaires sont passables, seuls Robert Hossein et Curd Jürgens tirent leur épingle du jeu. Le metteur en scène ne sait trop s’il doit prendre le film au premier ou second degré, et du coup fait l’inverse de ce qu’il faut : il traite les scènes de liaison avec sérieux, et les scènes d’action avec une distance que souligne systématiquement une musique d’orgue électronique. La réalisation est pataude, lente, rien n’y est spectaculaire, et on sent le film tourné sans bande sonore et doublé à la va-vite en plusieurs langues. Surnagent de ce naufrage quelques bonnes idées : le méchant bègue, la piqure antidote, la fausse attaque de la jeune Aïcha, etc. Trop peu pour s’intéresser à cette production : à éviter.
Ajoutée le 20 déc. 2007 à 08h51 Signaler un abus
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