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Un visiteur
5,0
Publiée le 14 novembre 2006
un film très sensible, drôle et émouvant à la fois avec des actrices épatantes dont Candela Pena vue chez Almodovar La musique est de Manu Chao Le réalisateur est parti d'un sujet grave et lourd mais est arrivé à construire une histoire où l'amitié domine, il ne tombe jamais dans le pathos et mérite bien son surnom "le ken loach espagnol"
Tres bon film qui peut paraitre lourd, longuet et dénué de scénario.
Mais au fond on s'attache à ses 2 personnages, très touchants et plein de vie malgré leurs déboires sentimentaux et existentiels. On suit leurs aventures sur des fonds musicaux entrainants, et le jeu des actrices(sexy et vulnérables à la fois) est très probant.
Film décevant. Pourtant, l'histoire semblait intéressante: deux prostituées confrontées à leur destin. Mais, sans un scénario cohérent, avec une lenteur épouvantable et, surtout, ave un récit vide de sens rempli de monologues insuportables et interminables le film est complètement gâché. Tant pis pour Fernando León, réalisateur qui semble, à chaque fois, empirer son style et ses prétendues aptitudes artistiques.
Madrid, Caye et Zulema (son amie dominicaine sans papiers) se partagent entre leurs clients (avides de réussite sociale et dont on devine la misère affective) leurs collègues (soucieuses de leurs droits face à la prostitution "illégale") et la famille de Caye (feignant de ne pas voir ni comprendre la situation ni la comprendre). Les chansons de Manu Chao, excellentes comme d'habitude, viennent ponctuer cette peinture sociale où la tendresse et l'affection sont du côté de nos deux princesses.
Malgré une réalisation très classique, je trouve le thème et le parcours des personnages, intéressants et originaux. Sujet d'actualité, il suffit de se promener dans certaines rues de nos villes. La détresse profonde et plus ou moins occultée des prostituées s'ajoutant au problème de déracinement et de migration clandestine sont finement et pudiquement peintes. Avec humour, sensibilité et amour. Ne reste que lessentiel : lhumanité dans son essence face à son propre miroir. Tout cela est traité avec légèreté (espagnole). Bravo.