Notez des films
Mon AlloCiné
    El Custodio (le garde du corps)
    note moyenne
    2,7
    58 notes dont 25 critiques
    répartition des 25 critiques par note
    4 critiques
    8 critiques
    3 critiques
    3 critiques
    6 critiques
    1 critique
    Votre avis sur El Custodio (le garde du corps) ?

    25 critiques spectateurs

    Cluny
    Cluny

    Suivre son activité 47 abonnés Lire ses 593 critiques

    3,5
    Publiée le 15 octobre 2012
    Si on traduit custodio en anglais, cela donne bodyguard. Disons-le tout net : rien à voir entre ce factionnaire taciturne qui rejoue chaque jour les mêmes procédures en attendant un hypothétique ennemi échappé du Désert des Tartares et son cousin du nord, confronté aux bombes, aux fusillades et autres mouvements de foules. Là, pas d'action, pas de suspense ni de rebondissements. Le travail de Ruben se résume à une longue suite de protocoles, toujours les mêmes : sortir de la voiture avant le ministre, le suivre à deux mètres, s'arrêter à la porte des bureaux, des studios de télévision ou des salles de réunion. La discrétion est déjà une qualité professionnelle, et Ruben y ajoute un côté taciturne, que ce soit quand ses collègues cherchent à engager la conversation pour tuer le temps, quand sa soeur lui demande d'intervenir auprès du ministre pour pistonner sa nièce à la Star Ac locale, ou quand il va voir une prostituée. Il ne s'exprime que dans le dessin, son violon d'Ingres ; le ministre le sait, mais quand il lui demande de croquer des amis français, c'est avec la même bienveillance que Thierry Lhermitte dans "Le Dîner de Cons". Humilié par son patron, méprisée par la fille de ce dernier, il ne réussit à faire sortir sa violence que contre de malheureux restaurateurs chinois, dans une scène bunuelienne. C'est toujours difficile de montrer l'ennui sans tomber dans l'ennui. Rodrigo Moreno n'évite pas ce piège, et on se dit qu'il y avait plus matière à un court ou un moyen métrage qu'à un film de 90 minutes, jusqu'au dénouement qui donne du sens à toute cette attente. Moreno a choisi de filmer du point de vue de son personnage principal, et il explique : "Je n'avais pas envie de développer cette histoire selon les règles classiques de la structure narrative. Je ne trouvais pas nécessaire de créer un conflit entre des forces dramatiques. En tout cas, ce qui m'intéressait pour ce film, c'était d'utiliser un mode de narration singulier (...) Rubén essaie d'être invisible, de passer inaperçu dans la vie publique. Personne ne le voit et personne ne l'écoute. Dans son boulot, si l'on tire, on le fait avec un silencieux. Voilà pourquoi j'ai imaginé un film silencieux, un monde presque sans mots." C'est pourquoi il y a de nombreux gros plans, des discussions hors cadre, celles du ministre et de son entourage, tronçonnées et vidées de leur sens, puisqu'entendues mais pas écoutées par Ruben. Comme dans pas mal de films latino-américains de ces dernières années, une photographie réaliste, un sens du détail poussé jusqu'à une forme de surréalisme et un montage dilué réussissent à créer une atmosphère étrange et légèrement anxiogène. Malgré un manque de consistance pour la durée choisie, "El Custodio" est une oeuvre prometteuse, et une nouvelle illustration de la vitalité du cinéma argentin. http://www.critiquesclunysiennes.com/
    RENGER
    RENGER

    Suivre son activité 1691 abonnés Lire ses 5 470 critiques

    1,0
    Publiée le 27 mai 2009
    El Custodio (2007) nous fait partager le quotidien d’un garde du corps, celui d’un ministre Argentin. Il doit être en permanence auprès de lui, tant au niveau professionnel que privé. Son travail n’est que solitude et ennui et il doit faire face à l’humiliation de son métier qui pèse sur lui. Autant dire qu’il ne va pas bien, d’où la tragique fin que nous réserve le film. A la manière de Gus Van Sant avec Elephant (2003), Rodrigo Moreno réalise un drame contemplatif et sinueux, agrémenté de longs plans séquences ou plans fixes, toujours silencieux ou avec des bribes de paroles, contrairement à Gus Van Sant, Rodrigo Moreno ne parvient pas toujours à convaincre, ses plans sont sans consistance, fade pour la plupart, on se demande où il veut en venir, jusqu’au couperet final, arrivé l’air de rien, comme s’il fallait a tout prix trouver une façade pour conclure ce film. Trop lent et vide pour une œuvre qui dépasse les 90 minutes.
    kibruk
    kibruk

    Suivre son activité 41 abonnés Lire ses 1 833 critiques

    1,0
    Publiée le 25 juillet 2010
    Le moins qu'on puisse dire, c'est que la vie de garde du corps ça n'a vraiment pas l'air passionnant. Et le réalisateur parvient à faire connaître aux spectateurs l'expérience traumatisante de journées entières passées à attendre dans un couloir et à escorter une voiture. Pendant une heure trente on partage le vécu d'un personnage à l'esprit vidé proche de l'autisme. Et si cet ennui total n'a pas été suffisamment éprouvant, on peut encore s'achever avec l'édifiant court-métrage présenté en bonus sur le dvd.
    norman06
    norman06

    Suivre son activité 95 abonnés Lire ses 1 264 critiques

    4,0
    Publiée le 22 avril 2007
    Chronique minimaliste d'un éternel faire-valoir dans la société, cette oeuvre filmée au scalpel a des accents bressonniens. Le réalisateur captive l'attention avec des riens et des non-dits. Le dénouement est surprenant. Une révélation !
    AlexTorrance
    AlexTorrance

    Suivre son activité 18 abonnés Lire ses 486 critiques

    3,0
    Publiée le 28 mai 2012
    El Custodio, c'est un personnage sans vie dont les émotions peinent à transparaître, tant par la neutralité quasi-totale de Julio Chavez que par le métier qu'il occupe. Car au fond, s'il ne parvient pas à afficher clairement sa haine pour son patron, c'est aussi parce qu'il n'en a pas le droit. Il ne se l'autorise pas. Cette descente aux enfers est filmée de façon lente et mélancolique, dont les couleurs froides égalent la prestation de marbre de Julio Chavez, néanmoins très bon. Un exercice de style maîtrisé, dont le rythme augmente lentement mais surement, jusqu'à une explosion finale qui constitue la meilleure scène du long-métrage. Une fin libératrice qui apparaît comme une purge pour cet individu morose, privé de toute vie sociale, de loisirs... d'humanité, quoi. En bref, El Custodio est un premier film plutôt réussi, particulièrement grâce au protagoniste, que l'on suit avec intérêt tout au long de l'histoire.
    kinophil
    kinophil

    Suivre son activité 16 abonnés Lire ses 258 critiques

    2,5
    Publiée le 30 août 2013
    La vie quotidienne du garde du corps d'un ministre argentin, portrait d'un personnage qui subit, sans réaction ni émotion apparente : attente solitaire dans une voiture, dans un couloir, un parking, l'antichambre des studios de télévision... vie silencieuse, en permanence en retrait, deux pas derrières son boss, ombre invisible de celui-ci. Entre solitude et ennui, asservissement et humiliation de son patron, mépris de la fille de ce dernier et vie personnelle émotionnellement vide. Ses relations familiales sont conflictuelles et sa vie "amoureuse" limitée à une visite sordide à une prostituée. Chronique minimaliste, dans laquelle l'action est réduite au maximum, le film est porté par l'intensité de l'interprétation de l'acteur principal et par l'aspect formel, aussi bien visuel (utilisation judicieuse des décors, hall, couloir, flous, perspectives, parkings qui dessinent un univers sans personnalité) que sonore (bruits de fond, discussions hors cadre, tronçonnées et vides de sens). Intéressant, à la limite de l'expérimental et un peu long : il y avait sans doute plus matière à un moyen métrage qu'à un film d'une heure 30.
    stillpop
    stillpop

    Suivre son activité 54 abonnés Lire ses 1 444 critiques

    3,0
    Publiée le 4 septembre 2011
    L'histoire d'un pro qui finit par se poser la question de la vacuité de son travail, mais aussi de son existence. C'est bête à dire, mais je ne m'attendais pas à la chute. Je suis tellement admiratif des vrais pros, quelques soient leur domaines d'activité, même les plus sordides ou les plus débiles, que j'étais en état de confiance. Il faut dire que l'état de confiance a le temps de se mettre en place. Rien n'est épargné au cinéphile pour lui faire comprendre la vie passionnante d'un garde du corps. De la caméra fixe au manque total de musique ou d'action, sans parler des paroles, même dans une prison, deux employés se parlent plus que les deux gardes du corps responsables du ministre. Et nous ne dirons rien du choix des endroits, plus glauques les uns que les autres, puisque l'on est toujours du côté coulisse. Ce qui pourrait être un processus lassant et répétitif est sauvé (de justesse) par le comédien, plus que parfait. Un visage superbe de la vraie cinquantaine, une économie d'effets dans le jeu, il est beauf avec une pointe d'héroïsme oublié, et il le fait bien. Idem pour les cadrages, tous les plans où le garde du corps tente de s'échapper vers les gardes côtes sont très bien filmés. Avec le look de l'architecture argentine actuelle (c'est à dire des années 70 à l'époque où il y avait encore un peu d'argent) on se croirait presque télé transporté en Espagne sur la côte pendant les sixties. Sauf que les voitures et certains indices des personnalités montrent bien qu'on est en 2005. On a le aussi le droit à l'affrontement "nouveaux" riches et moyenne classe populaire, et un peu de "collision" sino argentine dans une scène violente à plus d'un titre. Mais dans l'ensemble, la nouvelle pauvreté argentine est bien abordée, bien visible, et touche au bon endroit sans misérabilisme appuyé. Ce sont plutôt les riches qui ne sont pas épargnés, par leur suffisance, leurs mensonges établis comme s'ils essayaient d'être une caricature de leur rang. Mais tout cela est tellement vraisemblable. Personne ne s'est levé pendant la séance, contrairement à d'autres films peignant l'ennui, preuve que le rythme et l'explosion d'existentialisme donnaient à réfléchir. Je me répète, mais entré par force dans le système narratif prégnant, je me suis pris la fin dans la figure, et elle est limite embêtante par son invraisemblance. Je préfère la voir comme un rêve, ce qui ne remet pas en cause les qualités du récit et encore moins de l'atmosphère souvent irréelle à force de répétition et d'absence de vie. C'est l'acteur qui sauve la démonstration de l'ennui total, mais c'est justement pour lui que le script a été écrit, donc c'est un plutôt bon film d'auteur, à prendre avec des pincettes pour les amateurs d'action.
    PhilippeToile
    PhilippeToile

    Suivre son activité 28 abonnés Lire ses 740 critiques

    4,0
    Publiée le 5 avril 2007
    Assistons-nous à l'émergence d'une école argentine ? Après les petites merveilles signées Carlos Sorin (Historias minimas, Bonbon el perro), Rodrigo Moreno montre la même maîtrise dans le regard minimaliste de la banalité du quotidien. Sa pudeur dans la peinture de la solitude et de la vacuité d'un destin, s'appuie sur des silences et des atmosphères glauques avec une formidable force émotionnelle. L'agitation est en arrière plan, le vide est au premier plan. Un film insolite et attachant.
    JR Les Iffs
    JR Les Iffs

    Suivre son activité 26 abonnés Lire ses 1 151 critiques

    4,0
    Publiée le 3 février 2013
    Le film raconte la vie quotidienne du garde du corps d'un ministre argentin, avec ce que cela représente comme asservissement et humiliation. Travail qui consiste à suivre pas à pas un homme qui n'est pas des plus plaisants. Ses lieux de travail sont les voitures, les couloirs, les salles d'attente. Travail silencieux à la limite du supportable, et l'on devine petit à petit une explosion finale du protecteur contre son protégé. Belle réalisation de Moreno. On suit sans ennui les longs moments d'attente du garde du corps. Il ne se passe rien les 3/4 du film, mais c'est intéressant car c'est bien filmé. La séquence du restaurant, celle avec la prostitué, viennent ponctuer une vie trop régulée. Les effets stylistiques sont bienvenus : les décors sont judicieusement utilisés : hall, couloir, flous, perspectives etc. La fin attendue arrive, rapide et sèche. Mais la dernière image, c'est la mer... et après ?
    al111
    al111

    Suivre son activité 13 abonnés Lire ses 346 critiques

    1,0
    Publiée le 25 mai 2007
    Curieusement, le garde du corps est toujours derrière celui qu’il est censé protéger. Peut-être pour mieux voir ce qui pourrait lui arriver ? Mais alors, comment expliquer le gilet pare-balles qu’il porte en permanence sous son costume impeccable ? Des questions de ce style, passablement inintéressantes, on a le temps de s’en poser pendant la vision de ce film, tant le rythme est lent, tant le manque d’action devient pesant. Bien sûr, il y a du talent dans la photographie, le cadrage, le travail sur le son. Mais tout cela paraît un peu vain, le personnage est vide, et on tente sans succès d’imaginer les thèmes sous-jacents de cette pseudo-histoire : opposition sociale entre le milieu intello-financier du ministre et celui des “petites gens”, dans lequel se retrouve le garde du corps, lorsqu’il retrouve sa vie privée ? La gestion de l’ennui ou de l’obligation de rester impassible quelques soient les circonstances ? L’attention du spectateur peut s’envoler, car bien peu d’événements le retiennent. Il en résulte un manque de tension, de danger, de frémissement. La fin surprend, et à part une réponse disproportionnée à l’ennui, on n’y voit pas d’explications.
    caroleparis
    caroleparis

    Suivre son activité 14 abonnés Lire ses 361 critiques

    4,0
    Publiée le 18 avril 2007
    Quotidien d’un garde du corps d’un ministre argentin, la caméra le suit à la trace dans tous ces espaces de transitions (couloirs, sas, coin fumeurs…) gris et impersonnels. Toute la solitude de ce garde du corps silencieux est filmé au rythme de son quotidien…très lent ! Très bonne idée de base, acteur époustouflant mais le manque de rythme ou d’action fini par ennuyer quelque peu, ennui cassé par un événement final qui arrive un peu tard. Préféré Whisky du même réalisateur.
    Arthurlamouche
    Arthurlamouche

    Suivre son activité 10 abonnés Lire ses 688 critiques

    2,5
    Publiée le 15 mars 2008
    Bon film mais le réalisateur a tellement voulu montré que ce personnage était "invisible" aux yeux des autres, qu'il a forcé sur la lenteur et le peu de dialogues et nous empêche de profiter entièrement du film. Un peu dommage.
    leventinvite
    leventinvite

    Suivre son activité 9 abonnés Lire ses 67 critiques

    4,0
    Publiée le 28 avril 2011
    El Custodio, c'est la solitude qui nous opprime. Un focus sur un être seul inconsidéré. C'est film qui prend le temps, face auquel on retient son souffle espérant un peu de liberté...
    lugini
    lugini

    Suivre son activité 8 abonnés Lire ses 238 critiques

    5,0
    Publiée le 27 février 2009
    Excellent et captivant. Même si les gestes sont lents, on ne s'ennuie pas un instant à suivre cette ombre du ministre qui nous montre à quel point sa vie est triste et vide. Tout dépend des désirs du ministre, son emploi du temps, son travail...plus l'humiliation qu'il subit. C'est cette désespérance dont il se rend compte de plus en plus qui l'amène à ce geste final. Combien de gens subissent ce genre de situation, malheureusement et de plus en plus? Le jeu de l'acteur est magnifique. Et pour ceux qui trouvent que ce film est vide et triste, c'est qu'ils n'ont rien compris (puisque c'est le but recherché de montrer que cette vie n'est pas passionnante).
    bidetenor
    bidetenor

    Suivre son activité 7 abonnés Lire ses 295 critiques

    2,5
    Publiée le 15 juin 2011
    Ce n'est pas le meilleur film du monde mais j'avais envie de voir ce que l'Amérique du Sud a à offrir niveau ciné.
    Les meilleurs films de tous les temps
    • Les meilleurs films de tous les temps selon les spectateurs
    • Les meilleurs films de tous les temps selon la presse
    Back to Top