nekourouh
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2.5 - Moyen
Une Bovary parfois brillante mais qui piétine la plupart du temps; se contentant finalement de raconter l'histoire de manière assez banale et oubliant ainsi le coeur du roman : l'ennuie, le vide laissé par la grande histoire dans les existences personnelles. L'ironie flaubertienne, poussée à son extrême chez Chabrol, est ici quasiment omise : Charles devient un homme respectable, que ça soit physiquement ou moralement, il est intelligent; et plutôt que de faire de lui un abruti naïf, Minnelli en fait un amoureux sincère et passionné, prêt à se sacrifier lui même pour celle qui l'aime. Certainement que cet aspect est nécessaire pour pouvoir comprendre le roman, mais il n'est pas suffisant : l'ironie flaubertienne en est l'un des éléments principaux car c'est par elle que Flaubert touche à l'ennui, au vide, au non-roman. Ainsi on se trouve devant une simple restitution de l'histoire, certes brillante, mais tellement supercielle par rapport à la profondeur flauberienne sous jacente. De ce point de vue là, le film de Chabrol était bien plus réussi même s'il comportait d'autres défauts. En outre, on ne pourra jamais comparer le roman et le film, l'un, malgré les efforts d'universalisation, est terriblement ancré et banal, l'autre est magique, prodigieux, inatteignable. (12/20)
Ajoutée le 26 déc. 2012 à 10h23
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