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ferdinand
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5,0
Publiée le 10 avril 2007
Adapter à l'écran Balzac,ce génie absolu de la littérature a toujours posé problème. Là, on peut considérer que Rivette a réussi à filmer l'histoire de La Duchesse de Langeais en restant au plus près, en gardant même les dialogues du roman, les procédés narratifs (dont le retour en arrière, une invention de Balzac) avec des acteurs tous remarquables... Chaque plan est celui qu'il fallait faire, Chaque mouvement de caméra de même, etc. C'est donc formidable à tous égards, mais aussi complètement hors du style actuel avec son agitation permanente destinée à empêcher le spectateut tv de zapper. Un cinéma sans age, comme Rosselini ou Bresson. Merci Mr Rivette!
"Ne touchez pas à la hache" est le titre original que Balzac avait donné à son roman, avant de changer le titre en "La duchesse de Langeais", qui s'intègre mieux aux titres de la Comédie humaine. A tous les spectateurs qui trouvent ce film ennuyeux, je voudrais demander s'il sont encore capables de lire un roman de Balzac. Car nous sommes là au coeur du problème posé par le cinéma moderne et de la manière dont il avâchi les esprits. Ici, point de musique pour donner à chaque scène une profondeur artificielle. D'ailleurs, en apparté, rares sont les cinéastes qui savent utiliser la musique, Kubrick et Hitchcock sont des maîtres en la matière. Mais Rivette n'entends pas se démarquer de façon trop apparente du livre qu'il adapte. Il est question d'amour fou mais à tour de rôle, d'artifice et de coquetterie de la noblesse sous la Restauration, de la passion dévorante et de la vengeance d'un héros de l'armée Napoléonienne. Cela pourrait aussi faire l'objet d'une pièce de théâtre, car le roman donne la part belle aux dialogues, mais les lents mouvements de caméra de Rivette apportent incontestablement une langueur bienvenue à cette passion douloureuse. Le choix des deux principaux acteurs est sans conteste le bon. Le visage un peu mélancolique, néanmoins toujours digne et souriant, de Jeanne Balibar, apporte à la duchesse ce je-ne-sais-quoi de mystique et de passionné. Retrouvant certaines attitudes de son père, Guillaume Depardieur joue aussi très bien cet officier un peu rustre, mais finalement aussi passionné que cruel. Il y a une terrible leçon de morale derrière cet essai douloureux, on peut penser en particulier au Musset d' "On ne badine pas avec l'amour", mais l'époque, les convenances trop strictes, de cette période d'après chaos semblent plus en cause que la personnalité des deux amants. Ceci, le film le rends très bien, grâce à une reconstitution axée notamment sur les attitudes, autant que sur les décors.
C'est une bien terne adaptation de la nouvelle de Balzac que nous propose Jacques Riverte: les personnages sont sans relief, Guilaume Depardieu et Jeanne Balibar récitent mécaniquement leur texte. le montage coupe la structure de la narrtion, et surtout le film manque absolument de tension dramatique. On pousse un ouf de soulagement quand le générique de fin nous libère. Suels points positifs : la qualité des décors, les belles scènes de danse, et la jolie performance de Bulle Ogier.
Ce film ne parvient pas à insuffler la passion entre deux êtres qui vont se manquer par orgueil et par convenance, un général et une duchesse. La mise en scène ressemble à une pièce de théâtre aux lumières sombres, aux paroles qui se déversent en nous laissant froid, si ce nest de marbre à ce jeu dattente. Pour les courageux, le film dure cest une tendance lourde cette année plus de 2 heures. Jeanne Balibar nest pas convaincante avec ses robes qui ne la mettent pas en valeur, Guillaume Depardieu arrive dans quelques scènes à nous faire passer des sentiments. Le film évite le naufrage mais pas celui de lennui. Jai une théories de plus à exposer : il est des films de réalisateurs vieillissants (Rivette approche des 80 ans) qui donnent de la profondeur à leur uvre et dautres qui ennuie. NE TOUCHEZ PAS A LA HACHE est à classifier dans la dernière catégorie. Cest un film littéraire, trop littéraire dans lequel on sent avec les panneaux insérés le respect du texte de Balzac. Lhistoire doit sadapter au média, pas linverse. Le temps est loin où Rivette avec LE PONT DU NORD, arrivait dans ma mémoire à nous plonger dans un Paris, rempli de complots, de mystères. Le siècle a changé, il semble que le réalisateur nen ait pas pris conscience.
Rivette est fidèle à lui même, ce film pourrait paraitre austère et lent mais les personages sont travaillés à l'extrème et remarquablement interprétés, du coup cela devient délicieux pour qui aime observer ces ambiances bourgeoises d'un autre temps.
Une des scènes me semble être à clin d'oeil au fabuleux "La belle noiseuse" qui reste à mon avis inégalé sur le rapport peintre-modèle.
De même beaucoup de plans sont composés à la façons des grands peintres de l'époque, ce qui ajoute à la crédibilité de cette mise en image.
Si Balzac est un titan austère qui en écrivant se laisse gagner par la passion qui l'attire et qu'il redoute, Jacques Rivette a su avec talent faire vivre cette tension entre les personnages, tension qui les conduit à passer du libertinage et du pouvoir de l'argent et de l'apparance à la pureté de l'amour mystique, qui échappe même à la religion.Le film nous montre des vies brisées qui s'isolent et se retranchent du monde. Dès le début, sans qu'on le sache, le salon de la duchesse est une cellule , le bal une cérémonie, et les tentations une force de caractère.A la fin, les intentions dévoilent le film, comme un livre de Balzac.Austère et bridée, la passion est d'autant plus forte.
Alors on pourra certainement trouver des gens qui n'ont pas aimé, ceux qui ont lu le livre avant et qui autront été déçu, ceux qui aiment les pistolets mitrailleurs.......Moi, ça m'a plus et beaucoup et tout au long du film même si il doit être long (combien de temps au juste?). Un je t'aime moi non plus du 19ème, avec des dialogues acérés. On ne peut que admirer le jeu de Mme Balibar et la réplique de Depardieu. Si seulement les parquets avaient été moins bruyants, on aurait pu parler de 4 étoiles.
Balzac + Rivette, ça a peu de chance de donner un film tonifiant ! « Ne touchez pas à la hache » est donc du Rivette pur jus, propre, convaincu sinon convaincant ― Rivette nest pas nimporte qui, tout de même ― mais sans passion. Un comble quand on connaît le sujet. De la littérature en images, avec les cartons entre chaque scène comme autant dex-libris, ce qui nest pas forcément ce que lon attend du cinéma ! Quant aux acteurs, on se demande vraiment ce que leurs personnages peuvent se trouver pour saimer. Entre linsupportable duchesse (Rivette ne parvient pas à démontrer quelle est contrainte par la société) et le ronchonnant général (dont la passion ressemble plus à de la niaiserie), le spectateur sétonne de ne pas décrocher. Mention à Piccoli mais zéro pointé à Jeanne Balibar, Guillaume Depardieu ou encore à Bulle Ogier qui joue faux comme jamais !
Il est certain que l'atmosphère de Balzac est respecter mais il faut vraiment dire que je me suis rarement autant ennuyé que durant ce film qui, en durant 2h15, est interminable, poussièreux et la manière de filmer laisse à désirer.
Il suffit d'une scène pour tout renverser : alors que le film, tranquillement, se déploie dans une intrigue sympathique mais a priori à sens unique, une discussion à propos d'une hache (celle du titre), au cours d'un bal si anodin, vient mettre à mal la mécanique et fait naître une ampleur jusqu'ici insoupçonnée. Dès lors, on est dans les hauteurs du désespoir et on n'en redescendra plus. Chapeau.
Voilà un film qui divise mais je sais dans quel camp je me situe. Concernant la critique, si elles avaient été toutes mauvaises, vous auriez dit ce film est pas si mal mais là elles sont toutes bonnes...
Premièrement, je ne suis pas toujours fan des films de Rivette, en général c'est trop long. Le dernier qui m'avait plus, c'était "Va savoir".
Pour revenir au film, Amateurs de Taxi, Hellphone et autres "merde" qui deploient des sommes folles en marketing passez votre chemin... Rivette fait partie des vrais auteurs (au même titre que Téchiné) et nous donne une vision historique, une vrai vision de réalisateur. Si par exemple, Sofia Coppola avait sa vision de Marie-Antoinette, Rivette à sa vision de Balzac, sa vision de ces héros (remarquables Jeanne Balibar et Guillaume Depardieu).
Je conseille ce film a tout ceux qui ont passé la trentaine et/ou aux amoureux du cinéma.
Et à vous qui trouvez que cette vision fait "ship", imaginez un réalisateur qui fait un film sur notre époque en 2200, pensez vous que tous les protagonistes de l'histoire seront habillé en Jean Paul Gautier ou en Kenzo. Non, bien sur
En conclusion, c'est un film admirable, le troisième cette année aprés "la vie des autres" et "les témoins". 3 Chef d'oeuvre en 3 mois c'est pas si mal...
Sans prétendre que la critique soit achetée (si c'était possible, j'imagine que certaines grosses productions américaines s'empresseraient de le faire), je ne comprends pas l'engouement de certain journaux pour cette ... chose. L’image est triste, poussiéreuse à souhait, minimaliste. Les décors naturels sont tels qu'ils ont été trouvé (fraîchement rafraîchis de jolies crépis très contemporains), les scènes d'intérieurs donnent l'impression d'être tournées directement derrière les petites cordelettes d'une pièce d’un château ouvert au public (n’oubliez pas le guide), les personnages perdent 5 ans sans que l’on puisse constater le moindre changement physique… Et les acteurs… Si J’ai trouvé Jeanne Balibar plutôt convaincante (cependant, le jeu type « tragédie classique » qu’elle nous impose au début est risible), la prestation de Guillaume Depardieu est lamentable… Pas un instant je n’ai cru au personnage… Ce marquis aventurier et passionné est une carpette sans épaisseur, les textes son annonnés… C’est d’autant plus regrettable que ce type est souvent très bon… Le texte étant de Balzac, c’est évidement pas mal… Mais autant lire tranquillement un de ses romans. En bref, c’est un très mauvais film.
on se fie au jugement des critiques professionnels qui sèment les étoiles à tout va; ayant subi ce film ennuyeux on en vient à se demander si la critique est achetée? Peut être, est ce trop ambitieux de vouloir faire passer les sentiments à l'écran en essayant de traduire ce livre de Balzac? mais ici, on se traîne avec Balibar qui minaude à longueur de temps et G Depardieu qui titube de borborygme en borborygme; est ce que le talent est forcément congénital?