Le Prestige de la mort
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    Note moyenne :   3,4 pour 27 notes dont 14 critiques  | 
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    stillpop
    stillpop

    13 abonnés | Lire ses 1397 critiques |

      3 - Pas mal

    L'histoire d'un mec qui sent qu'il se ferait plus d'argent mort que looser vivant. Luc Moullet est un cas totalement à part dans le cinéma du siècle dernier. Aussi intellectuel et peut-être plus cinéphile que Rohmer mais incroyablement moins productif et rebelle, aussi décalé que Mocky, mais somptueusement plus égocentrique et encore plus en dehors de notre époque. Cela donne des vrais films d'art et essais comme « Anatomie d'un rapport », ou une série Z à moitié réussie comme « les naufragés de la D17 », mais, à la surprise générale (de ceux qui le suivent depuis toutes ces années), Luc a retroussé ses manches de septuagénaire et nous sort cet OVNI incroyable. Car ce film est drôle, fantasque, parodique, cultivé, intense, et complètement fou à force de trouver un rythme basé sur toutes les invraisemblances chères au septième art américain et français. Certes, deux personnes sont sorties de la salle au bout de trois quart d'heure (à un moment où le burlesque peut-paraître trop fort, mais il suffit de rester un peu pour comprendre où il veut en venir), mais vus les éclats de rire dans la salle, on ne peut pas dire que je me trompe en affirmant que j'ai pris presque autant de plaisir qu'avec le dernier Mr Bean, dans un registre autrement subtil. Qu'un mec de 70 ans qui n'a jamais gagné d'argent avec cette activité (ni avec aucune autre à mon avis !) puisse avoir le courage et la volonté d'écrire un truc aussi bien ficelé, ça fait froid dans le dos quand on voit la paresse des jeunes cinéastes actuels. Par ailleurs pour ne pas gâcher notre plaisir, c'est bien filmé, à défaut d'être bien joué, puisque, sauf vers la deuxième moitié du film, le ton de tous les acteurs est phagocyté par la « méthodologie » sénile de Luc Moullet, qu'il utilise pour le plus grand mal de son cinéma depuis 40 ans, et qui parfois rappelle certains Chabrol. Mais ça fait aussi partie de son charme pour les aficionados. Bref, c'est sûrement le plus « grand public » des films de Luc Moullet, et c'est la meilleure raison de courir pour le voir, car il n'est disponible que dans une salle à Paris, et sans doute pas pour longtemps. C'est pour le coup vraiment très très très dommage. Car ce cinéma là, par son originalité, est un divertissement à lui tout seul, en dehors du cynisme poussé à l'extrême limite de la digestibilité. Une grande claque à nos petits esprits consommateurs et une bouffée rare d'optimisme créatif, contrairement aux critiques qui parlaient de sinistrose. La mort n'a jamais été aussi drôle, sauf peut-être dans certains Mocky, et le cinéma ne s'est jamais autant moqué de lui-même et de son système.

    Ajoutée le 05 oct. à 00h01
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    bergerdeschats
    bergerdeschats

    3 abonnés | Lire ses 262 critiques |

      1 - Très mauvais

    Sorte de Woody Allen franchouillard et fauché, Luc Moullet-auteur a part à qui l'on doit deja Les naufrages de la D17 et une flopee de courts-metrages holarants-livre une tirade satirique sur la mediatision et la production. Un peu long a demarrer, le film se savoure ensuite comme une bonne blague

    Ajoutée le 08 mars à 21h13
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    aaber
    aaber

    6 abonnés | Lire ses 355 critiques |

      5 - Chef d'oeuvre

    Un concentré d'ironie, d'humour noir, de situations ubuesques et burlesques ! Un régal certain ! Moullet est indispensable dans le paysage cinématographique français. Non, Godard n'est pas mort, Jocelyn, France-Soir ment ! Ah, une petite requète, messieurs les ayant-droits pouvez-vous permettre une sortie DVD des "Rescapés de la D17", avant-dernier film de Moullet qui est resté scotché dans un petit coin de ma mémoire, hilarant celui-là aussi, avec un Patrick Bouchitey grandiose !

    Ajoutée le 19 août à 12h22
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    jumpy75
    jumpy75

    0 abonné | Lire ses 21 critiques |

      0.5 - Nul

    Il y a parfois dans le cinéma des subtilités que je ne dois pas comprendre... Le "burlesque" de ce film tient environ 5 minutes avant de se demander s'il se passera quelque chose dans ce film. Autant le dire tout de suite, non, il ne se passera définitivement rien. La réalisation est catastrophique... mise en scène, montage, rythme, c'est absolument indigeste, tout comme l'amateurisme des "comédiens". Le cinéma français comme je ne l'aime pas, celui qui fait du mal à la production.

    Ajoutée le 08 août à 10h14
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    Flav43
    Flav43

    92 abonnés | Lire ses 1076 critiques |

      4 - Très bien

    Intrusion à nouveau de l’ironie dans le cinéma français, ça n’était plus arrivé depuis Luis Bunuel. «Le Prestige de la mort» (France, 2007) de Luc Moullet s’affaire à construire une comédie d’humour noir sur l’hypocrisie de l’artiste mort. Luc Moullet, interprétant Luc Moullet découvre le cadavre d’un homme et décide dans un surréalisme ambiant de prendre sa place pour valorisé son œuvre. La saugrenuité de l’idée motrice s’avère être une dynamique fraîche et inépuisable sur la parodie du cinéaste. Mise en scène simple mais jamais simpliste, Moullet enivre son oeuvre d’une douce folie rêveuse qui battit le film comme un songe surréaliste, une réalité évidente marquée par des images ponctuelles extra-ordinaires. La fleur «parasol Miko» qui germe dans les montagnes et qui en jonche le flan relève de l’incroyable modernité de Moullet pour un film aux références bunueliennes. Poule dans les bureaux, sarcasme au sommet de la finesse, l’apothéose du génie ridicule du film demeure dans sa direction d’acteur, parodiant l’auteurisme avec tendresse. «Godard est mort» titre un journal qui cache le visage de Moullet comme le journal cachait celui de Belmondo dans «A bout de souffle» (France, 1960). Les références sont parsemées. Non pas que Moullet utilise la matière de ses comparses pour s’instaurer une identité mais c’est bien pour relire les grammaires cinématographiques et en modeler la forme idéaliste pour en faire naître la comédie. Moullet traverse la mort, joue à cache-cache avec elle, explose son film de l’intérieur d’un humour noir délicieux, faisant office sous un soleil de plomb parcourant le film. L’amateurisme semblant d’un film ô combien maîtrisé souffle comme un immense air frais dans les dédales du cinéma français, à tel point que Luc Moullet imagine le cinéma français sous un nouvel angle, délaissé de son sérieux hermétique et pétri d’une ironie vivifiante.

    Ajoutée le 30 juin à 12h11
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    cretinos
    cretinos

    0 abonné | Lire ses 5 critiques |

      5 - Chef d'oeuvre

    Cela ne peut étre qu'un film merveilleux,le fait que je n'en ai vu que quelques photos dans la presse ne change rien à l'affaire;tous ceux qui ont simplement croisé un jour le cinéma de luc moullet,apprenant à nager ou réfléchissant à l'histoire économique des produits qu'il mange savent qu'on peut y aller les yeux fermés...ce qu'on entendrait suffirait à nous réconcilier avec cette idée d'un cinéma inventif,écrit,plein de fantaisie et traitant de vrais sujets,et pas des rengaines pénibles des blockbusters..à dire vrai,si j'habitais lyon ou paris j'y serais dèja,mais les yeux ouverts...j'espére le voir avant de me suffire du dvd,à ce propos,un coffret de cet auteur regroupe quelques films,les cinéphiles doivent l'emprunter ou l'acheter pour soutenir ce très grand cinéaste,plaisir garanti...

    Ajoutée le 28 juin à 08h49
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    EricoErico
    EricoErico

    0 abonné | Lire ses 10 critiques |

      0.5 - Nul

    Le probleme avec ce film c'est qu'a peine 5 secondes apres son debut on se sent plonger dans un des plus terribles nanars de ces dernieres annees (la personne qui m'accompagnait m'a avoue avoir effectivement pense a quitter la salle au bout de la 1ere minute ! comme moi !!). Or, dans le journaux, des critiques tres au fait du cinema moderne disent que c'est un film de grande qualite, poetique, a voir absolument, et qui est dans la suite d'une veritable oeuvre cinematographique. Je veux bien les croire ! Mais comment expliquer que les acteurs jouent faux, comme si ils dechiffraient le texte sur un prompteur un peu trop distant (c'est une image, evidemment, car je ne crois pas qu'il y ait eu besoin de prompteur vu la simplicite des dialogues) ? Comment expliquer la difficulte a suivre un scenario pourtant simple ? Comment expliquer des gags dont on est oblige d'attendre la fin pour comprendre que c'etait un gag (pour etre honnete, il faut dire que des gens dans la salle ont ri, je peux l'attester. Moi meme, j'ai aime le gag de la pioche)? Bon, j'avoue une forme de manque d'objectivite : je ne suis pas fan de Godard ! Du moins, pas encore, faut probablement que je grandisse ! Donc, c'etait peut etre un probleme de manque de preparation de ma part... Mais en conclusion un peu contradictoire, je dirai que ce film est a reserver a un public soit tres averti et connaisseur, soit totalement desinhibe et libre de toute reference cinematographique.

    Ajoutée le 26 juin à 21h15
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    dionysos2001
    dionysos2001

    0 abonné | Lire ses 9 critiques |

      5 - Chef d'oeuvre

    Le Prestige de la mort est sans doute la meilleure surprise du cinéma français de cette année. Ce film surréaliste, fait de bric et de broc mais suivant une structure tout à fait logique, est d'une drôlerie féroce et d'une singulière fraicheur. A la manière d'un Mocky, Moullet enfonce ses clous là où ca fait mal: les médias, l'entertainment en prennent pour leur grade. Mais sans jamais vraiment cracher dans la soupe. Après tout ce refus des normes imposés par les grands pontes et pontifiants du showbizz, il le revendique. Cette façon de mal jouer, tant décrier par ceux qui ne s'extasient que devant le césar du meilleur acteur, c'est sa manière a lui de résister à un monde qui a transformé le 7ieme art, un artisanat, en un gigantesque hamburger. Vite vu, vite digéré. Le Prestige de la mort n'aura pas l'adhésion de tous (de toute façon tout le monde ne le verra pas), et c'est peut être aussi pour cela qu'il faut le défendre. Certains diront que c'est un film pour bêtes bobos parisianistes. Si être parisianiste c'est refuser d'aller voir les dernières merdes que nous servent les americains en mal d'inspiration tous les étés sur nos écrans (Hostel 2, La colline à des yeux 2, ect...), alors oui je suis parisianiste. Ensuite, il faut quand même savoir que le film de Luc Moullet n'est diffusé que dans deux salles dans l'hexagone. Dont une seule à Paris. C'est pas cher payer pour un film qui ne passera sans doute jamais à la télé. Parce qu'enfin le cinéma, ca n'est pas, comme a osé l'affirmer un autre Luc (Besson) que "quelque chose de joli"...

    Ajoutée le 26 juin à 15h17
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    Libra
    Libra

    17 abonnés | Lire ses 9 critiques |

      5 - Chef d'oeuvre

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    Ajoutée le 26 juin à 12h00
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    ChrisTyler
    ChrisTyler

    43 abonnés | Lire ses 2 critiques |

      5 - Chef d'oeuvre

    Profession : Cinéaste. Si le film est très atypique, j'ai beaucoup pensé à "Profession : reporter". Pas seulement parce qu'il y a échange de passeports mais aussi dans la façon de filmer de Moullet pendant tout le film. L'échange de vêtements intervient hors champ quasiment, comme pour celui de Nicholson lorsqu'on le voyait finir d'enfiler la chemise bleue de son voisin de chambre. Juste après cette scène, on voit Luc Moullet descendre d'un téléphérique, content de son coup (cf. célèbre scène du film d'Antonioni où Nicholson se penche à la fenêtre du téléphérique). Libra, à parler de décadrage il me semble et, en effet, Moullet joue beaucoup avec et encore une fois, j'ai pensé au film d'Antonioni (et la référence au burlesque me paraît également pertinente) avec notamment un plan où Moullet décadre complètement son héros (lui-même) pour filmer le ciel avec les nuages puis simplement du bleu, rien que du bleu à la manière d'Antonioni décadrant sur la chemise de Nicholson ou passant de la roue ensevelli de David Locke pour ne plus filmer que le sable et donc le jaune. Bien entendu, le film de Moullet part dans une toute autre direction même s'il est évident que la crise du héros peut trouver quelques liens avec celle de David Locke. Et finalement, la mort est aussi vu comme une délivrance qui permet ici d'être reconnu. La scène sur Godard (et tout ce qu'en dit Moullet ensuite) est peut-être la plus drôle de l'année. Le film est ainsi très drôle à plusieurs reprises tout autant qu'il déstabilise à d'autres moments. C'est déstabilisant car le film part un peu dans tous les sens, ça sonne faux par instant, y a des regards caméra et pourtant il ressort une forme de cohérence dans tout ça, sans doute parce que le film se tient à son scénario tout du long même s'il le pousse jusqu'à l'absurde. Mais une telle absurdité est si rare et si intelligemment réalisée qu'on ne peut reconnaître se trouver face à un étrange grand film !

    Ajoutée le 26 juin à 11h53
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