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Sorti en salle quelques jours avant l’accident de Three Miles Island, "The China Syndrome" apparaîtra à juste titre prémonitoire des risques liés à l’industrie nucléaire – en dépit du fait que son titre repose sur une hypothèse fantaisiste, le corium issu de la fusion d’un cœur de centrale étant parfaitement incapable de traverser la Terre pour ressortir en Chine. A noter qu’il dénonce moins l’énergie nucléaire elle-même que l’avidité et l’aveuglement des industriels, prompts à sacrifier les exigences de sécurité dès que le montant de la facture s’élève. La première partie du film, de l’incident initial à la découverte de sa gravité réelle par l’ingénieur en chef de la centrale, tient vraiment en haleine. La deuxième partie part davantage dans le grand-guignol peu crédible et finit par pédaler dans la semoule. De l’interprétation, on retiendra surtout la performance de Jack Lemmon, primé à Cannes, qui joue en outre le seul personnage un peu complexe du film, alors que Jane Fonda et Michael Douglas doivent se contenter de stéréotypes du genre "brave journaliste qui se bat pour la vérité contre ses salauds de patron". Avec sa qualité d’ensemble et ses limites qui sont ceux du cinéma militant des années 70, "The China Syndrome" se regarde encore avec un certain plaisir, ce qui en soi est déjà une performance.
Ajoutée le 01 févr. 2012 à 11h51 Signaler un abus
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