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Un tueur à gages foire un coup hyper important en raison d’une tendance trop prononcée à lever du coude qui altère sérieusement sa lucidité. Il est alors contraint par son gang de polacks à suivre une thérapie de groupe aux alcooliques anonymes. Ces bases assez classiques présageaient un bon p’tit polar. Avec John Dahl derrière la caméra, on pouvait carrément s’attendre à quelques cinglantes et pétaradantes entourloupes. Il n’en est rien, mais alors rien du tout. Le temps des délectables Kill me again (1989), Red Rock West (1993) ou Last seduction (1995) est bien loin et enfoui dans la mémoire de Dahl qui peu et même mal inspiré, impose un rythme apathique, sans accélérations, et s’englue dans la description de relations et d’avatars improbables. Dans ce registre, le personnage incarné par Téa Léoni est totalement bidon et certaines scènes sont à hurler de nullité. A déconseiller vivement. Il faut toutefois défendre l’interprétation solide – comme d’hab – de Ben Kingsley toujours aussi performant, qu’il soit bourreau (La jeune fille et la mort), victime (La liste de Schindler) ou héros (Gandhi).
Ajoutée le 03 août 2007 à 01h40
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