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Troisième volet de la trilogie de Wenders sur l'errance. C'est du pur Wenders de la même trempe que les deux volets précédant ("Alice dans les villes", "Faux mouvement"). A travers le parcours de ce technicien réparateur de projecteurs cinéma, Wenders se questionne sur l'avenir du cinéma dans son pays dans les années 70 où il semble être une exception parmi une industrie qui s'est tournée vers le porno ou le film de série B. Il se demande aussi où est l'avenir des petites salles rurales qui ne passe plus les grands films et n'attire plus le public. Aujourd'hui Wenders a les réponses, le cinéma allemand (un peu grâce à lui) va très bien grace a une nouvelle génération de cinéastes dynamiques (Tom Tykwer, Wolfgang Becker, Florian von Donnersmarck ou Oliver Hirschbiegel), par contre parmi les petites salles comme l'a prédit le vieux musicien au début du film, seule celle qui on survécue par une programmation intelligente qui a fidélisé un public, existent encore. Le film est un des plus beau exemple du style Wenders. De longues scènes contemplatives, superbement filmées, de beaux cadrages, un très belle lumière et surtout la musique, élément essentiel chez Wenders toujours très bien choisit. Ici malgré les sonorités très seventies, elle n'a pas pris une ride et permet d'oublier les 3 heures du film.
Ajoutée le 18 févr. 2009 à 04h43 Signaler un abus
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