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Vivre dans la peur
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note moyenne
3,7
69 notes dont 17 critiques
18% 3 critiques
24% 4 critiques
24% 4 critiques
29% 5 critiques
6% 1 critique
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17 critiques spectateurs

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Critiques les plus utiles
Plume231

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2,0Pas terrible
• Publiée le 04/04/2014

Un Toshiro Mifune totalement méconnaissable en vieillard, qui sur le fil du rasoir parvient toujours à ne jamais en faire trop, et une réflexion sur le péril nucléaire et notre inconscience par rapport à ce dernier. Un très grand acteur et une grande profondeur pour ce Kurosawa qui ne parvient pourtant jamais à captiver la faute à un scénario répétitif et prévisible, à un manque d'émotion évident et à un rythme languissant qui procure un ennui poli. Les quelques maladresses du scénario comme le fait que le personnage de médiateur interprété par Takashi Shimura n'est pas exploité jusqu'au bout et n'apparaît que de manière sporadique ou encore la réplique du directeur d'asile à propos de son patient à la fin, guère convaincante dans la bouche de ce personnage il aurait été plus judicieux qu'elle sorte de celle du médiateur ou éventuellement d'un patient, achèvent d'en faire un Kurosawa un peu raté et assez décevant.

chrischambers86

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3,5Bien
• Publiée le 15/04/2016

"Vivre dans la peur", "Chronique d'un être vivant", "Si les oiseaux savaient"...On ne sait sous quel pavillon ranger ce poignant drame psychologique du grand Akira Kurosawa! La production japonaise de l'après-guerre vit sombrement et âprement dans le souvenir des milliers victimes d'Hiroshima! Le maître Kurosawa, avec "Ikimono no kiroku", lançait en 1955 une mise en garde, dènonçant admirablement un pèril planant au-dessus du monde moderne : les bombes nuclèaires! L'auteur des "Sept Samouraïs" engage ainsi une rèflexion humaniste d'un haut intèrêt, se rangeant aux côtès des cinèastes pacifistes et èlevant un violent rèquisitoire contre la guerre! Dans le rôle du vieil industriel qui songe à s'expatrier au Brèsil parce qu'il voue une obsession maladive sur la guerre atomique, Toshirô Mifune (alors âgè de 35 ans) s'impose une fois de plus comme un immense acteur! Le spectateur partage sa peur et salue par la même occasion sa saisissante performance dans l'un des films les plus pessimistes de son auteur! Vu au Champollion de Paris (dans le 5e arrondissement) lors d'une rètrospective Kurosawa...

belo28

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4,0Très bien
• Publiée le 24/07/2011

Un film criant de vérité et surprenant par son actualité encore forte! Une mise en scène simple, et un scénario intelligent... Un acteur probablement au sommet de son art! Qui arrive à faire vivre un personnage sublime dans les méandres de sa psychologie. Un film que Kurosawa choisit de mettre en image sobrement, et cela fonctionne! Cependant il est vrai que le film souffre de quelques longues scènes en trop!

cylon86

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3,0Pas mal
• Publiée le 24/01/2011

Kiichi Nakajima est un vieil industriel japonais rongé par la peur d'une nouvelle attaque atomique sur le pays. L'homme est prêt à toutes les concessions, y compris la dilapidation de l'héritage familial, pour partir au Brésil, le seul pays qu'il juge sûr. Face à sa paranoïa, sa famille souhaite le placer sous tutelle, protégeant leur petit confort matériel. Ce qui frappe avant tout dans "Vivre dans la peur", c'est son sujet. Dix ans ont passé depuis Hiroshima et Nagasaki et le Japon ne s'est pas encore relevé de ces traumatismes. Au moment où Kurosawa réalise le film, les américains font encore des essais nucléaires dans l'atoll de Bikini. La peur du nucléaire est donc omniprésente et le cinéaste s'y attaque frontalement. Il le dira lui-même : ''J'ai écrit ce film pour me réveiller. […] Nous étions décidés à faire une œuvre honnête dont nous pourrions demander jugement devant Dieu. Tant pis si elle est contradictoire et bizarre ! J'ai voulu dire les paroles que je ne pouvais retenir.'' Des paroles qui résonnent encore de manière tout à fait juste aujourd'hui. Il faut imaginer alors la puissance du film lors de sa sortie en 1955 ! Nakajima est peut-être un peu extrême dans ses décisions mais sa peur est justifiée et s'il veut mettre en péril son usine, c'est pour pouvoir emmener toute sa famille au Brésil avec lui, y compris ses enfants illégitimes. La critique que fait Kurosawa est donc virulente, mettant en exergue deux générations de japonais différentes, la nouvelle misant tout sur l'individualisme et l'argent alors que l'ancienne se moque de l'argent au profit de la sécurité des siens. Le constat est glaçant, la peur décrite est puissante mais malgré tout "Vivre dans la peur" reste une œuvre imparfaite et parfois un peu lisse. Le sujet est fort mais la mise en scène du cinéaste n'est pas la plus inspirée. Il faut dire que le scénario est un brin répétitif et un peu trop démonstratif. On admirera le manque de subtilité autant qu'on le regrettera un peu car on aurait voulu une œuvre encore plus dense et plus prenante. Dominant cette histoire, il y a tout de même Toshirô Mifune qui interprète le rôle du vieux Nakajima alors qu'il a seulement 35 ans. Il livre là une composition dont lui seul a le secret, jouant la vieillesse comme s'il la portait sur ses épaules, méconnaissable de bout en bout et totalement investi pour le rôle. Une prestation qui vaut à elle seule la vision de ce film humaniste et ambitieux pétri aussi bien de quelques défauts que de bonnes intentions.

WARALEX

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4,5Excellent
• Publiée le 11/11/2009

Véritable fresque d'une société qui sera brisée par le nucléaire, ce film constitue à mes yeux un immanquable.

MemoryCard64

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2,0Pas terrible
• Publiée le 26/05/2016

Parler de la bombe atomique seulement dix ans après l'événement, c'était courageux. Kurosawa était la personne parfaite pour s'occuper de ce sujet brûlant et complexe, mais malheureusement le cinéaste manque sa cible. Vivre dans la peur présente le même défaut que Les Bas-Fonds, à savoir une intrigue qui n'avance pas. Le personnage principal, joué par un Toshiro Mifune grossièrement déguisé en vieillard, développe une angoisse liée aux bombardements d'aout 1945 qui restera lisse et intacte jusqu'à une fin des plus convenues. Rien de ce que pourront dire ses proches ne le fera changer d'avis, ni même réfléchir sur sa décision de tout quitter pour partir vivre au Brésil. Cet homme est souvent présenté comme ridicule (cf les gros plans sur sa grimace) mais pourtant le long-métrage insiste constamment sur la paranoïa de ce personnage, comme s'il voulait que le spectateur le comprenne. On a donc du mal à savoir ce qu'il faut faire avec ce personnage et sa paranoïa grandissante à laquelle on reste totalement extérieur. On pourrait supposer que, pour le réalisateur, l'intérêt ne se situe pas dans la peur du personnage mais ce qu'elle génère indirectement au niveau familial. Mais les conflits entre la famille proche, les enfants cachés et les maîtresses du personnage principal se révèlent être d'un ennui inquiétant. Ces protagonistes ne font que brasser du vent dans des discussions interminables, que Kurosawa filme en plans longs, en faisant des images bien composées, alors que cela ne vient à aucun moment appuyer une idée, un sentiment... C'est triste à dire, mais ces efforts n'aboutissent à rien. Le cinéaste partait avec les meilleurs intentions du monde, mais le produit final n'est pas à la hauteur. Rien dans ce qui est proposé me semble original ou intéressant, surtout pas les intrigues familiales complètement insipides. Pas mauvais mais profondément insignifiant, Vivre dans la peur est un film que j'aurais oublié dans trois semaines. Un cas isolé, je l'espère, dans la carrière du grand Kurosawa...

soniadidierkmurgia

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4,5Excellent
• Publiée le 12/11/2015

Au mitan de sa carrière en terme de production, Akira Kurosawa auréolé du succès international des «Sept samouraïs » se penche juste après son ancien assistant Ishiro Honda sur les traces indélébiles qu’ont laissé dans la société japonaise les deux attaques nucléaires de 1945 sur Nagasaki et Hiroshima. « Godzilla » (Ishiro Honda en 1954) aborde par la métaphore, le sujet jusqu’alors tabou, les liens à nouveau rapprochés avec les Etats-Unis ayant jeté un voile pudique sur ce règlement ultime et monstrueux du conflit mondial. Akira Kurosawa ne prendra pas les mêmes précautions, dénonçant frontalement l’aveuglement de la société japonaise par le procès intenté à Kiichi Nakajima (Toshiro Mifune complètement habité) par sa famille qui entend déclarer irresponsable cet entrepreneur obsédé par la peur d’une nouvelle attaque nucléaire sur son pays qui entend emmener toute sa famille avec lui au Brésil. Peur renforcée par les tout récents essais nucléaires américains sur l’atoll de Bikini. Kurosawa qui officie au scénario avec ses collaborateurs habituels, Shinobu Hashimoto et Hideo Oguni auxquels s’ajoute le compositeur Fumio Hayasaka mort de la tuberculose pendant le tournage, dispose donc de tous les ingrédients pour livrer un film au pessimisme noir dont les visées ne se cachent pas derrière des artifices narratifs. Le juge joué par Shimura Takashi, autre acteur fétiche de Kurosawa, se place au centre pour aider le spectateur à bien soupeser tous les enjeux du dilemme qui se joue sous ses yeux. Un grand film d’un réalisateur qui garde les yeux grands ouverts, bien décidé à éveiller les consciences. La catastrophe de Fukushima en 2011 montre que le cri de Kurosawa n’a pas été assez entendu. On ne refera jamais l’homme, condamné à reproduire les mêmes erreurs.

Léo Mesguich

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5,0Chef-d'oeuvre
• Publiée le 30/12/2014

La folie de la bombe A ; Tokyo dans la chaleur de l'été ; le visage marqué du grand Toshiro Mifune ; l'aciérie ; l'asile ; le rêve du Brésil, terre lointaine d'espoir (on aurait presque envie de fredonner "Brazil" la chanson du film éponyme de Terry Gilliam !), les yeux compatissants de Takashi Shimura, l'asile : voilà tous les éléments qui font de Vivre dans la Peur un grand film, sur la peur et la folie certes mais aussi sur l'amour, la famille. Un des plus grands Kurosawa même s'il est inconnu ! Kiichi Nakajima est un vieil homme rongé par la peur de la bombe. Pour mettre sa famille à l'abri il n'a qu'un seul objectif : émigrer au Brésil et quitter le Japon à jamais. Mais les enfants ne l'écoutent pas : ils l'ignorent, sont indifférents, le méprisent même et vont jusqu'à lui intenter un procès pour le mettre sous tutelle et que le vieil homme les laisse enfin en paix. Alors que l'amour de ce vieil homme responsable éclate à chaque scène : même dans ce tribunal où ses enfants l'humilient, il va leur apporter à boire... Personne ne comprend les préoccupations de ce vieillard trop angoissé, sauf, peut-être, le personnage de Takashi Shimura, un dentiste qui a assisté aux débats. Malheureusement, il ne pourra rien pour empêcher la tragédie qui va se jouer. Spoiler: La peur va se transformer en folie furieuse. Mais le film poseSpoiler: , par l'intermédiaire du directeur de l'asile,une grande question : qui est le plus fou ? Celui qui veut protéger les siens lors d'une période troublée ou celui qui ignore et fait comme si de rien n'était. C'est tout ce que nous dit Kurosawa dans ce splendide film avec l'élégance et la sobriété de sa réalisation. Mifune est hallucinant : méconnaissable, impressionnant dans le détail et dans le vrai. Un grand film d'une portée définitivement universelle.

https://www.facebook.com/LeFrissonDeLaPellicule

fuck-les-modérateurs-allociné

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2,0Pas terrible
• Publiée le 04/05/2014

L'entrée en matière directe et les personnages crédibles donnent au film un bon départ. Kurosawa explore un conflit familiale et joue sur l'idée du fou qui détient la vérité avant les autres mais on reste sur notre faim.

Maitre Kurosawa

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4,5Excellent
• Publiée le 15/02/2013

Comment vivre quand on a subi une attaque nucléaire et que l'on craint que celle-ci frappe de nouveau? A travers le personnage de Kiichi Nakajima, le célebrissime metteur en scène japonais Akira Kurosawa remet en question l'avancée technologique, en rapellant le traumatisme de Hiroshima et de Nagasaki. Il pose encore bien d'autres thémes majeurs ( la psychologie, la famille ou la justice sont exploitées avec passion). Le spectateur possède une liberté totale, grâce à une mise en scène nuancée. La remise en question est donc présente chez Kurosawa mais nous invite à en faire de même. Cette oeuvre est non seulement faite pour être vue, mais se doit aussi d'être discutée avec le plus grand intérêt. Un film fort qui reste plus que jamais d'actualité.

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