Le Tambour
Note moyenne
3,6
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102 critiques spectateurs

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Jeune Ras
Jeune Ras

13 abonnés 469 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 mai 2022
Bizarre et dérangeant. Malaisant par moments et beau par d’autres. Le nombre de thèmes abordés est vraiment intéressant d’abondance. L’ambiance années 40 du film est si bien respectée qu’on oublie quand a été tourné le film. C’est bien cadré, bien filmé, bien joué. Une œuvre déroutante.
GéDéon
GéDéon

136 abonnés 713 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 juillet 2021
Lauréat de la Palme d’or du festival de Cannes en 1979 puis de l’Oscar du meilleur film étranger, ce long-métrage du réalisateur allemand Volker Schlöndorff est absolument insolite. Même si l’on assiste en arrière-plan à la montée en puissance du régime nazi durant l’entre-deux-guerres dans une ville de Pologne, c’est surtout le parcours de cet enfant (David Bennent) refusant de grandir qui constitue le cœur du sujet. Avec la présence de plusieurs personnages, dont Tim Burton pourrait revendiquer la paternité, l’histoire utilise la métaphore pour décrire les troubles de l’adolescence vis-à-vis de l’amour, la mort, la sexualité, etc.. Malheureusement, la mise en scène rend difficile toute empathie pour ce jeune garçon qui rythme sa vie au son de son inséparable tambour. A noter la participation poignante de Charles Aznavour. Bref, une œuvre particulière bousculant le conformisme.
Gauthieryvon
Gauthieryvon

3 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 juillet 2021
Je viens de revoir ce film dans ça version director cut et je l’avais pas revus depuis l’époque de sa sortie,et vraiment je né pas été déçu ces un chez-d’œuvres probablement le meilleur de son réalisateur,on vit vraiment la monté du nazisme avec les personnages et l’attaque du byureau de poste nous prend par la gorge surtout quant on connaît le sort qu’il leur sera réservé en mème il y a des touche d’humour très bien venus,
La copie du DVD fait très bien le travail mais il faut et cela est très important évité la version française car le jeune doubleur d’Oscar est insupportable tout comme. La majorité de ces confrères sauf Mario Adolf qui se double lui mème,
Et que dire du jeux du jeune Bennent qui nous offre une des meilleurs interprétation enfant acteur que j’ai vus,alors n’ésiter pas à vous procurer ce DVD car comme on le voie encore une fois des profiteurs fabrique une sur-enchère sur le pris du bluay
Cordialement
Yvonn
kibruk
kibruk

196 abonnés 2 767 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 mai 2021
Le festival de Cannes 1979 aura été une année exceptionnelle avec deux films palmés : "Apocalypse now" et "Le tambour", et il faut reconnaître que les deux méritent amplement leur récompense tant nous sommes en présence d'œuvres magistrales par leur originalité, les thèmes abordés, leur puissance narrative et leur traitement. Si tous deux ont de quoi diviser, j'ai tout de même l'impression que "Le tambour" n'a plus la place qu'il mérite dans l'histoire du cinéma contrairement à "Apocalypse now" (pour lequel j'ai quand même une préférence). La critique qui revient en boucle sur "Le tambour" est qu'il ne montre pas suffisamment les nuisances du nazisme, mais c'est justement le sens même de l'histoire : un enfant de trois ans qui refuse de vieillir physiquement mais aussi mentalement car il ne veut pas intégrer le monde des adultes, on va donc traverser toute cette période à travers les yeux d'un enfant de trois ans, c'est à dire à travers le prisme de ce qu'il vit au quotidien au sein de sa famille. Dire qu'on ne voit pas assez de choses qui dénoncent le nazisme, c'est un peu prendre les gens pour des imbéciles : le personnage du commerçant juif joué par Aznavour en raconte énormément ( spoiler: il se fait refouler de l'enterrement, il se suicide alors que sa boutique est saccagée par les nazis
) et l'une des scènes majeures du film est l'attaque de la poste polonaise ( spoiler: où les insurgés sont exécutés par les soldats allemands
), on a vraiment l'impression que maintenant il faut tout surligner doublement pour que les gens comprennent un message. On retiendra aussi cette scène burlesque extraordinaire où Oskar avec son tambour transforme la musique martiale d'une fanfare en valse, que de symboliques et de messages sous-entendus qui valent bien mieux que des discours ou des images déjà entendus ou vus des dizaines de fois, non pas qu'ils soient inutiles de les rappeler mais ici ce n'est pas le propos du film. "Le tambour" est aussi une œuvre qui peut perturber par son approche de la sexualité, ou avec certaines scènes comme celle des anguilles (à l'heure où on montre les gens se faire découper en morceaux dans une multitude de films et séries, ça me fait quand même bien rire qu'on s'offusque devant de telles scènes), mais c'est surtout le personnage d'Oskar qui permet d'installer un véritable malaise tout du long et on ne peut que saluer la performance incroyable de David Bennent (treize ans à l'époque). Bref, "Le tambour" est un film immense, coscénarisé par Günter Grass qui n'est jamais qu'un prix Nobel de littérature et par Jean-Claude Carrière, ce qui donne une idée de la qualité d'écriture.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 12 décembre 2020
Oscar n’est pas seulement le regard d’un enfant au milieu des adultes, c’est aussi un enfant qui rythme au son de son tambour l’histoire du nazisme, de sa montée avec le refus de grandir, à sa déchéance avec son envie de grandir. David Bennent ne devait sans doute pas maîtriser la grande Histoire pas plus que la petite histoire dirigée par Volker Schlöndorff. Seulement si David Bennent impose à l’écran, il le doit non seulement à son talent précoce et incroyable mais à la direction d’acteur du réalisateur. Il faut aussi avoir des parents ouverts dotés d’un esprit artistique pur comme un diamant pour accepter voir leur fils jouer dans des situations que l'on qualifierait aujourd’hui de tendancieuses. Etait-ce l’époque qui voulait ça ? Est-ce les années 70 ? Cette liberté de ton sans penser à mal ? N’y voyait-on pas un Clint Eastwood embrasser sur la bouche la petite Amy dans « Les proies » ? Patrick Dewaere ne finissait-il pas par céder aux avances de sa belle-fille dans « Beau-Père » ? Pourquoi s’en offusquer aujourd’hui ? Aujourd'hui, serait-on aussi audacieux sans risquer d’être jeté dans la fosse de la bien pensance ? Dans la dictature du politiquement correct ? Pourquoi toujours ramener à aujourd’hui ? Pourquoi ne jamais tenir compte du contexte ? Un peu d’immoralité ça fait du bien. J’apprécie être bousculé, j’apprécie être provoqué quand l’immoralité s’inscrit dans un récit cohérent, quand elle n’est pas gratuite. « Le tambour » est une oeuvre audacieuse, porté par un jeune acteur remarquable : David Bennent. Il est pratiquement à tous les plans. Comme je l’ai souvent écrit, rien ne me choque dans l’Art. Rien ne m’a choqué dans ce « Tambour ». Je l’avais vu à sa sortie et me rappelle avoir été en effet quelque peu dérangé. Ce dont je me rappelle, j’étais incapable de me prononcer. « Le tambour » est de ces oeuvres qui permettent de développer l’esprit critique, d’emprunter la voie de la tolérance. Quant aux scènes que d’aucuns qualifient de « pédosexuelles » elles ne sont aucunement scandaleuses. Dérangeantes, je peux le comprendre. Il ne faut pas oublier que le personnage Oscar grandit intérieurement, il est mature, malgré son apparence d’enfant. Ceux à qui ça gênent sont ceux qui confondent réalité et fiction. Sous couvert d’un film, les défenseurs de la morale voient un acteur, victime innocente de la perversion des adultes : acteurs et metteur en scène. RIEN DE TOUT CELA. « Le tambour » est une oeuvre cinématographique majeure avec un soupçon de burlesque, d’érotisme et d’horreur. Comme cette phrase tout aussi malaisante : « Il était une fois un peuple crédule qui croyait au Père Noël. Mais en réalité, le Père Noël était le préposé au gaz. » A voir en V.O si possible.
ManoCornuta

359 abonnés 3 070 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 novembre 2020
Farce tragi-comique aux accents parfois surréalistes, le Tambour dénonce le monde des adultes et ses obsessions grotesques avec malice, jouant avec finesse de ses interprètes et multipliant les scènes chocs, parfois jusqu'à l'excès et la nausée, au fil d'un scénario en montagnes russes qui parvient à maintenir le spectateur en éveil jusqu'au bout. L'effroi et le rire alternent tout au long du film, à peine interrompus par quelques moments de tendresse bien rares mais qui font respirer l'ensemble. Une œuvre curieuse et surprenante.
Timon Houvrard
Timon Houvrard

41 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 14 novembre 2020
Ce film n’a pas été un moment de plaisir et je suis allé au bout difficilement.
Je ne sais même pas si ce personnage atypique du petit enfant qui ne veut pas grandir est un point positif : c’est ce qui donne une accroche originale et en même temps, ça l’empêche d’agir sur son environnement...
on se retrouve avec cet enfant perpétuel balloté dans un monde d’adulte en guerre.
Je ne comprends pas les critiques 5 étoiles. Peut être qu’il faut remettre le film dans son contexte de 1979.
Je ne conseille pas.
Roub E.

1 308 abonnés 5 375 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 1 mai 2020
Co palme d’or avec Apocalypse Now cela faisait des années que j’attendais de découvrir le Tambour. Quelle douche froide!! Je n’ai pas du tout accroché. Loin de la poésie dramatique que j’avais imaginé j’ai trouvé ce film déplaisant, laid, agaçant et même malsain. On est censé voir la montée du nazisme au travers des yeux d’un enfant qui refuse de grandir, autant le dire ce n’est pas du tout le cas, c’est vraiment traité en arrière plan et quasiment comme un événement lambda. J’ai trouvé le fameux enfant et son tambour absolument insupportables et il est toujours difficile d’accrocher à un film dont le premier rôle vous irrite à ce point. Je n’ai que peu goûté au ton du film également, par moment comédie distanciée, par moment plus naturaliste. Enfin c’est à peine croyable puisqu’il se déroule sur une période de quasiment vingt ans le film ne raconte pas grand chose, on a une succession de scènes qui m’ont parues décousues, seul l’arc autour du personnage de Charles Aznavour est lui très bien traité et sauve un peu le film pour moi.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 25 mars 2020
Le film aurait pu etre un chef d'oeuvre si il y avait un fil conducteur a se scénario... Les scènes s'enfile mais il n'y a pas vraiment d'histoire si ce n'est un jeune acteur de 4 ans jouant du tambour pendant tout le film.
Heuresement que la réalisation est parfaite avec un ryhtme, cadrage et reconstruction de l'allemagne des année 30 parfaite.
Des idée fabuleuse qui sont du surtout du au romancier... l'enfant qui refuse de grandir, les bris de verre quand le jeune garçon se met a crier. Cela reviens souvent. Acteur impeccable a commencé par le petit garçon...
Domage... il a manqué de peu pour avoir un chef d'oeuvre...
karpathakis y
karpathakis y

34 abonnés 633 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 février 2020
Le Tambour est l'un des films les plus mémorables de tous les temps, que vous l'aimiez ou non. Certaines scènes sont très extremes et je n'encourage pas les gens qui n'ont pas l'estomac pour des films forts à voir ça. Pour les autres cinéphiles, c'est l'un des plus grands films de tous les temps. Je me souviens qu'il y eut controverse dans la presse à propos du scénario. Car Oskar vieillit, mais ne change jamais de son apparence de tout-petit. Cette intrigue dérangea certain, surtout quand Oskar atteint la puberté et s'intéresse au sexe !
Eowyn Cwper
Eowyn Cwper

163 abonnés 2 040 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 février 2020
La jeunesse, depuis Les Désarrois de l’Élève Törless, n’a pas cessé d’être un thème de Schlöndorff. La guerre en est un autre inévitable quand on est allemand & qu’on traverse les générations : voilà sans doute pourquoi son personnage principal ne veut pas grandir.

Oskar, en effet & à l’instar de son acteur David Bennent (1m16 à 13 ans), a préféré rester dans le corps & l’esprit d’un enfant que de contempler la décroissance de son pays tiraillé de l’intérieur entre l’identité polonaise & allemande, déchiré en plus de part & d’autre sur les fronts.

Dans des décors qui ont le même pittoresque vibrant d’un passé ressuscité que ceux de Le Dictateur de Chaplin, les figurants n’en sont pas. Car même les foules de Schlöndorff vivent entières sous sa direction d’acteurs (apparemment sans limites à la fois de qualité & de portée) qui fait monter le casting sur la corde raide – & même instable – d’une interprétation exceptionnelle, juste & datée en même temps (même pour l’époque, je veux dire).

Sur son giron artistique, Bennent, acteur d’Oskar, semble avoir saisi mieux que quiconque ce que le réalisateur s’efforçait de faire, & par bien des points, c’est même lui qui nous l’explique, en parfait faux adulte… faux enfant… bon, je ne sais pas ce qu’il est mais il est magnifiquement factice, précoce, capricieux, immature, philosophe, voix off aussi & l’écho d’une ambiance qui obéit aux ruptures (presque des saignements) de chaque nouvelle scène, si bien que, entouré qu’il est par des professionnels géniaux en matière de lyrisme détaché de tout, on finit par oublier qu’Oskar / Bennent est un enfant.

Pourtant, faire du Schlöndorff signifie toujours aller trop loin : écœurer, déranger, placer le dégoût là où on ne l’attend pas (une scène de guerre ? non : une scène de pêche ; un crime ? non, une scène d’amour), se faire interdire un peu partout pendant longtemps pour des scènes pédopornographiques (qui ne le sont pas, mais il fallait bien mettre un mot dessus), ça fait partie de sa griffe & c’est ce qui ouvre chaque nouvelle scène sur une direction “extérieure”, qui n’appartient ni à l’image ni à la narration.

Par exemple, on passe parfois d’une scène à l’autre comme à travers un tableau, par des raccourcis dans le temps comme si Oskar en était maître (franchement, c’est possible aussi : un gamin avec un tel regard est forcément capable d’invoquer des démons) & des angles frustrants qui cachent toujours “ce qu’il y a derrière”, invitant à voir ce qu’il y a plus loin que l’image. Bien sûr, Maurice Jarre ne se retient pas non plus de glisser ses anachronismes sonores, ajoutant à ces années qui passent par paquets de trois ou quatre comme un patchwork de rêves à moitié achevés d’enfance & de guerre.

Finalement, ce n’est pas tant ce que Le Tambour montre qui choque, mais ce qu’il invite à croire, car on ne peut qu’y voir pire & se dire : “meh, ce film m’a dérangé” sans pour autant que certaines scènes clés (qui viennent immédiatement à l’esprit) suffisent à totalement justifier ce sentiment. On en réchappe, souvent, par cet extérieur que Schlöndorff semble appeler dans ses images comme un gourou sur un sommet himalayan.

Le surnaturel de cet enfant pour qui les années passent comme des jours & la guerre comme un souvenir, les souffrances qu’on sent venir de loin mais qui ne s’attardent jamais, toutes ces petites fins brusques – des graines de mort – qui rendent difficile de croire au début de quoi que ce soit, finissent par rendre le visionnage absorbant & ses conséquences inquiétantes. Le film ne se regarde pas : il se souffre, & si l’on en sort pas, c’est qu’Oskar continuera de grandir dans notre esprit de spectateur perturbé, & de le faire grandir avec lui.

→ https://septiemeartetdemi.com/
Vincenzo M.
Vincenzo M.

47 abonnés 271 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 février 2020
Film magnifique avec un enfant très attachant, un Aznavour attendrissant, et des acteurs (trices) marquants. on se laisse porter dans cet univers à la.flis loufoque et historique, cruel. Volker Schlöndorf le réalisateur, a su trouver en David Bennent, l'acteur idéal pour incarner ce destin hors-norme. A des années lumière de tout cabotinage, l'acteur (douze ans au moment du tournage, mais en paraissant beaucoup moins) insuffle à son personnage une présence incroyable et hallucinée.
Hotinhere

791 abonnés 5 474 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 août 2019
La montée du nazisme et la guerre vues par les yeux d'un gamin qui refuse de grandir. Une fable métaphorique originale, visuellement très riche et inventive, mais inégale, avec bcp de longueurs. Palme d'or et oscar du meilleur film étranger.
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 781 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 6 juillet 2018
Palme d’or ex aequo avec « Apocalypse Now » ; une seule Palme pour deux films très étranges. Le film de FF Coppola est une référence de cinéphile alors que la Palme fût négociée par son réalisateur en amont de Cannes comme condition sine qua non à sa participation. Le jury ne souhaitant pas se laisser dicter sa conduite lui colla un ex eaquo sur le podium qui lui restera moins dans les mémoires. A moins que : les images de ce nabot hystérique frappant à fond sur son tambour marque longtemps les esprits. Mais à part çà… on cherche longtemps le thème du film et le ou les messages sans jamais y parvenir. J’ai lu une chose intéressante à ce propos : « Métaphore de la situation particulière de la ville de Dantzig dans l’entre-deux-guerres, le film présente un personnage qui refuse de choisir entre deux géniteurs (l’un allemand et l’autre polonais), tout comme ce port hanséatique écartelé entre les deux nations. Oscar, à l’instar de la majorité du peuple allemand, refuse de grandir et d’affronter la réalité, préfèrant se réfugier dans un monde chimérique (celui de l’enfance pour le gamin et celui du Reich de mille ans pour les Germains). De même qu’Hitler entraîne une nation entière vers sa ruine, Oscar ne fait que provoquer des catastrophes amenant la mort de ses géniteurs. Le parallèle est encore plus évident lors de l’attaque de la poste de Dantzig le 1er septembre 1939, événement majeur qui enclencha les hostilités plus connues sous le nom de Seconde Guerre mondiale : Oscar se trouve à l’intérieur du bâtiment et provoque la mort de son père polonais, métaphore non voilée de l’intégration forcée de la Pologne dans le grand Reich allemand. Enfin, lorsque la guerre se termine, Oscar décide de grandir à nouveau, comme si la nation allemande avait enfin tiré la leçon de ses erreurs et pouvait ainsi renaître de ses cendres. »
C’est bien beau ce parallèle avec la Grande Histoire mais en visionnant le film dès lors qu’il se décentre d’Oskar et de sa vision précoce et acéré de son environnement et du monde qui l’entoure pour ce centrer sur la radiographie de l’entre deux guerres allemand, il est démonstratif et peu éloquent. Donc intéressant par moments. La thématique du mensonge familial porté de génération en génération comme pourrait l’annoncer la première scène et une réflexion sur les pathologies familiales auraient été plus passionnant ; mais ce n’est pas la thématique du roman éponyme de Günter Grass réputé inadaptable. Et ce film donne raison à cette vérité ? En grande partie. Dérangeant et subversif (les scènes de sexes, de bouffes, de suicide, de règlements de compte familiaux,…), pour l’époque çà a dû être un choc. Mais depuis Lars Von Trier a été plus loin et si on revient sur la radiographie allemande, Haneke est plus fin et roublard. Le graveleux et repousser les limites de l’in filmable jusqu’à une forme de nausée ne fait pas un film. Donc déçu dès le milieu du film malgré l’espoir d’être devant un grand film dès les trente premières minutes. Vacuité du propos où seule la méchanceté d’Oskar, personnage dégénéré reflet de son époque, fait quelque fois mouche.
tout-un-cinema.blogspot.fr
Nicolas L.
Nicolas L.

117 abonnés 2 064 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 novembre 2025
Pas un film facile, Le Tambour foisonne d’idées symboliques fortes sur la montée du nazisme en Allemagne, sur l’enfance et sur la cruauté du monde des adultes. Le film alterne les tons — burlesque, dramatique, grotesque, fantastique voire horrifique — dans un mélange déstabilisant mais fascinant. L’acteur principal, hallucinant de présence, est à la fois attendrissant, inquiétant et hypnotique : son regard transperce l’écran. Malgré quelques longueurs sur la fin, c’est un grand film, dense, audacieux et profondément marquant.
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