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    Oh My God !
    note moyenne
    3,6
    1263 notes dont 152 critiques
    répartition des 152 critiques par note
    9 critiques
    47 critiques
    60 critiques
    25 critiques
    7 critiques
    4 critiques
    Votre avis sur Oh My God ! ?

    152 critiques spectateurs

    EricDebarnot
    EricDebarnot

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    3,0
    Publiée le 20 octobre 2012
    "Oh My God !" (de son vrai titre "Hysteria") part d'un sujet aussi passionnant que riche en possibilités - et toujours d'actualité malheureusement : la jouissance féminine comme vecteur politique d'évolution sociale ! Malheureusement, Tanya Wexler n'en fait pas grand chose, hormis un feel good movie mâtiné de comédie grivoise, un de plus : le meilleur de "Hysteria" nait de la force de conviction de Maggie Gylenhall, que l'on sent en pleine adéquation avec son personnage, alors que le reste du casting flotte un peu (même si l'éternel numéro de Ruppert Everett reste irrésistible, bien entendu !). Mais ce qui peut le plus facilement irriter, hormis une certaine facilité (lâcheté ?) dans le déroulement d'une fiction qu'on aurait aimée moins prévisible, c'est la suffisance avec laquelle le film surplombe les "travers" de l'époque, que cela soit en terme de médecine comme d'égalité des sexes. Un peu plus d'humilité et d'empathie avec des situations plus complexes qu'elles ne sont montrées ici auraient certainement rendu "Hysteria" plus pertinent, mais aussi bien plus "instructif" !
    Cinememories
    Cinememories

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    3,0
    Publiée le 8 mai 2020
    Il faut une première fois à tout et pour Tanya Wexler, il s’agit de saisir les bonnes vibrations et avec une certaine hystérie. C’est dans ce même couloir de l’ironie que le succès lui rend visite, malgré la sortie de « A Dangerous Method » de David Cronenberg, le même mois. Mais malgré un thème commun, Wexler préfère le vertige de la comédie britannique afin de mieux vendre son projet à un public curieux. Pourtant, il n’est pas réellement question d’un appareil à en ravir les utilisatrices qui importe, car il ne s’agit que d’un outil vers une fable plus sociétale. L’Angleterre Victorienne est blindée de références, tout support confondu, et la culture nous rappelle sans cesse ce décalage de mœurs générant ainsi la comédie légère, attendue et bienvenue. La névrose clinique de l’hystérie a pris un sens plus commun de nos jours, mais en le ramenant à un contexte clé, il serait aisé de comprendre comment la bêtises des hommes les noyait dans leurs principes. Le docteur Robert Dalrymple (Jonathan Pryce) en est justement l’exemple, avec une couverture sociale privilégiée. L’homme de science, le père des pères, le toit d’une fresque patriarchal, de nombreux titres s’organisent autour de lui afin de mieux servir une opposante de taille qui n’est autre que sa fille Charlotte (Maggie Gyllenhaal). Jamais elle ne faiblit, jamais elle ne doute de sa caricature que la société impose injustement. Elle est féministe et s’émancipe d’elle-même, malgré des voix plus monotones et dont le ton est frontalement moqué et dénoncé. Les discours sont nombreux et cette rengaine est loin de marquer un point final à toute cette histoire, à la fois folle et mineur. Il faudra se laisser tenter par la naïveté et la souplesse du docteur Mortimer (Hugh Dancy) afin d’osciller entre deux camps qui ne se pardonne rien, qui persiste à bousculer l’autre, en vain, car l’ensemble est trop gentillet. L’objectif n’est-il plus de satisfaire ? La retenue que l’on perçoit, ou pas justement, renforce un sentiment qui flirte avec les véritables enjeux de l’hystérie. Scénaristiquement, il ne faut pas s’attendre à rester caler après visionnage, car le peu de réussite et de courtoisie aura rapidement muri et aura été digéré avec succès. Cependant, il est intéressant de détourner la notion de sexualité afin de rendre justice à la gente féminine. Malheureusement, la plupart des personnages masculins n’auront pas leur mot à dire sur leur appareil génital, chose qu’on leur ampute symboliquement ou que l’on juxtapose à leur manière de plaider. Seul subsiste Mortimer, l’arbitre à la sensibilité rare et au génie thérapeutique, alliant la technologie et un savoir isolé du grand public. Au bout de trois, c’est la bonne et c’est exactement ce qui est promis au héros, en plus d’une idylle pistonnée et revisitée. L’engin de tous les fantasmes nait et les voix des femmes se libèrent de cette autre « hystérie », qui a trop longtemps fécondé le genre opposé. Ainsi, « Oh My God ! » ou plutôt « Hysteria », si l’on s’accorde à traiter de faits réels, nous donne l’opportunité de se glisser dans une comédie originale et étonnamment savoureuse. On en rit, non pas avec maladresse, mais avec une indiscrétion, propre à notre époque ayant déjà briser la barrière qui s’effrite lentement dans le récit. L’humour fait souvent mouche, mais la lutte pour l’égalité manque sans doute d’une étincelle pour briller et pour valoriser hommes et femmes qui ont contribué à ce revirement. Loin de l’orgasme, Wexler permet tout de même à un bout de l’histoire de monopoliser l’attention, le temps d’une séance curative, que l’on soit seul(e) ou accompagné(e). Dommage que la force du film ne suffise pas à marquer son empreinte dans le temps. A l’image d’une chronologie des vibromasseurs, remplissant générique, il faut reconnaître un certain manque de volonté afin de moderniser ou de nuancer cette révolution thérapeutique.
    dai72
    dai72

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    2,0
    Publiée le 16 janvier 2013
    Un film amusant mais pas hilarant qui offre pas mal de bons moments mais passez de passion et qui ne dispose pas d'un scénario extraordinaire. Le sujet n'est pas simple à traiter et ce film est plutôt bon. Cependant, ça manque de rythme, de situations burlesques et certaines scènes cassent la frénésie ambiante, tantôt par les longueurs, tantôt par leur inutilité. Honnêtement, je m'attendais à mieux !!
    Uncertainregard
    Uncertainregard

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    2,0
    Publiée le 29 juillet 2014
    Certes il y a quelques passages amusants à voir ces dames jouir grace à ce 1er prototype de vibromasseur mais l'idylle entre Hugh Dancy et Maggie Gyllenhaal n'est pas très claire. Bien que la réalisation et le casting soient correctes, il y a de nombreuses longueurs et au final l'orgasme n'atteint pas son seuil ultime...
    Plume231
    Plume231

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    2,0
    Publiée le 29 juillet 2014
    Un sujet toile de fond qui est loin de manquer de piquant à savoir l'invention du godemiché, qui a permis et qui permet encore, plus que jamais même, l'épanouissement de nombreuses femmes... Une distribution alléchante : Maggie Gyllenhaal, jamais aussi à l'aise que dans des rôles de délurées, de bizarroïdes, etc... autant dire qu'elle est comme un poisson dans l'eau dans le personnage d'une féministe un peu frappadingue, Hugh Dancy, un peu falot, mais justement ça sert son personnage donc juste ce qu'il faut, la charmante Felicity Jones apporte une grosse touche de fraîcheur bienvenue, et c'est toujours un plaisir de voir Jonathan Pryce. Mais un scénario qui contrairement à son sujet ne se permet aucune ou pratiquement jamais aucune audace, se prend un malin plaisir à ne jamais sortir de chemins balisés, à être prévisible du début jusqu'à la fin. On a plus l'impression parfois d'être face à un divertissement Disney qu'à une comédie anglaise bien mordante comme le genre sait souvent l'être. Seules les quelques séquences qui sortent de cette conventionnalité comme les canards qui font zizi-panpan ou encore la toute fin arrivent à décrocher quelques éclats de rire. Dommage il y avait énormément de potentiel...
    Julien D
    Julien D

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    3,5
    Publiée le 21 décembre 2011
    Le thème de la masturbation féminine est un sujet si tabou dans notre société qu’en faire une comédie était un pari risqué. Tanya Wexler s’y en pris en finesse en abordant le sujet en racontant l’histoire du sex-toy le plus utilisé au monde, le vibro-masseur. Au sein d’une Grande Bretagne victorienne parfaitement reconstituée, on y suit donc les tribulations de créateur de cet objet qui se confrontera avant tout à une médecine conservatrice n’admettant pas les évolutions du domaine, à une société terriblement machiste considérant toutes les femmes voulant se plaindre de leur situation comme "hystérique" et la lutte des classes dans laquelle l’aide aux démunis était proscrite. Donc, en plus d’être une sympathique sur le plaisir clitoridien des femmes, la réalisateur nous a fait là une excellente dénonciation des maux de cette période qui parait avoir été faste pour beaucoup de ces compatriotes.
    Hastur64
    Hastur64

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    3,5
    Publiée le 30 mai 2013
    « Oh My God ! » ou la comédie anglaise la plus gentiment polissonne de tous les temps ! Voilà comment un film en costume avec le langage châtier du XIXème siècle peut prendre la forme d’une comédie où l’on ne traite rien de moins que de l’invention du vibromasseur (plus communément appelé de nos jours « sex-toy »). On y découvre qu’au temps de la reine Victoria, peu réputée pour son côté grivois, les médecins traitaient les hystéries féminines, qui recouvraient sous ce terme angoissant rien de plus que l’insatisfaction de ces dames, par une stimulation manuelle de l’organe sexuel féminin jusqu’à un état paroxystique. Bref le brave docteur masturbait sa patiente jusqu’à orgasme ! On se pince pour croire qu’une telle pratique a eu court et surtout que dans une société si corsetée elle n’est pas été plus sujette à suspicion de la part de ces dames et du corps médical dans son ensemble. Sur ce fait de société, ahurissant au vu d’aujourd’hui, la réalisatrice fait un film où le scabreux des situations passent avec un naturel des plus incroyable tant tout cela semble être pratiqué dans une plus totale innocence. Car c’est là tout le ressort comique de la situation, la distance entre ce qui est considéré de nos jours comme une pratique sexuelle et la conviction sincère de ces deux médecins qu’ils pratiquent une méthode curative d’une maladie féminine. Si le film est léger il traite aussi en sous textes, même si ce n’est pas de façon très subtile, de la condition féminine dans l’Angleterre victorienne où les fréquents accès de mauvaise humeur pouvait faire soupçonner de maladie mentale. Le scénario tient plutôt la route avec ce décalage comique entre notre perception cette pratique et celle de ces médecins, mais il n’évite pas pour autant un léger coup de mou sur la fin où l’histoire d’amour prend le pas sur le côté comique et ce double d’un côté moralisateur un peu lourd qui gâche le côté léger et souriant qu’arbore le film dans sa majeure partie. À voir pour l’anecdote historique, le savoureux décalage de ces pratiques et mentalités entre nos deux époques et surtout pour constater que l’on peut parler de sexe dans une comédie sans pour autant tomber dans le lourdingue.
    JCOSCAR
    JCOSCAR

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    3,5
    Publiée le 18 décembre 2011
    Oh my god est une comédie d'humour anglais dans de super décors et de magnifiques costumes. Drôle mais jamais vulgaire ce film nous raconte la naissance du vibromasseur, un vrai plaisir... mesdames ! bon divertissement.
    anonyme
    Un visiteur
    4,0
    Publiée le 19 décembre 2011
    Intitulé en Anglais "Hysteria", beaucoup moins provocateur que "Oh My God" (encore que "God" avec un "e" au bout aurait été franchement plus hardi), ce film est une sorte de conte de fées, mais parait-il basé sur des faits réels. Dans le contexte de la médecine de l'époque (l'existence des microbes et la nécessité d'une élémentaire hygiène ne sont même pas encore universellement reconnues), en particulier concernant l'hystérie, maladie décrétée pour un oui ou pour un non chez les femmes épuisées par leur vie ou se plaignant simplement de leur condition, le Docteur Mortimer Granville va inventer un peu par hasard le vibromasseur. Ce n'est ni égrillard ni vulgaire, c'est très amusant et un peu politiquement incorrect (surtout quand on pense que tout cela se passe à l'époque victorienne de l'Angleterre...). Bref, un bon moment de cinéma.
    Nicolas B.
    Nicolas B.

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    3,5
    Publiée le 14 décembre 2011
    Une vraie comédie, de celles qui donnent le sourire et font passer un très bon moment, pour un film éminemment sympathique. Le sujet en lui-même vaut le détour, devant ce fait historique relativement méconnu. On rit beaucoup devant l'incongruité des situations, des situations plutôt sexuées traitées au travers du prisme de la médecine et du plus grand sérieux. Ce qu'on regrette en revanche, c'est que le film est beaucoup plus polissé qu'il n'y paraît, trop bien pensant, pas assez exubérant malgré son sujet. L'histoire d'amour est totalement prévisible et assez cucul. Le film aurait gagné à être beaucoup moins lisse. Mais le pari est réussi, on ressort avec le sourire jusqu'au oreilles, et le générique de fin vaut lui-même son pesant de cacahuètes!
    Akiha
    Akiha

    Suivre son activité 45 abonnés Lire ses 736 critiques

    3,5
    Publiée le 24 décembre 2011
    Divertissant, pas incroyable, mais de bons comiques, de bons personnages attachants et une petite touche british pour pimenter les bords. De bons jeux de mots, de situations, et puis une volonté de feeling-good :'D.
    PhilippeToile
    PhilippeToile

    Suivre son activité 28 abonnés Lire ses 740 critiques

    2,0
    Publiée le 19 décembre 2011
    Compte tenu de la coquinerie du sujet, l’invention du vibromasseur, on aurait pu attendre une comédie pétillante passée au tamis d’un humour typiquement british. Malheureusement le film verse dans une banale romance à l’eau de rose sur fond d’inégalité sociale de l’Angleterre victorienne et de revendications de suffragettes. À ne pas choisir son camp, comédie décapante ou mélo historique, la réalisation passe à côté des deux. Quelques scènes savoureuses néanmoins, toutes présentes dans ce que le film a de meilleur : la bande annonce.
    Alex'cine
    Alex'cine

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    2,5
    Publiée le 13 mai 2013
    Le sujet de base était intéressant, mais finalement très mal et très peu exploitée. Je m'attendais à un sujet plus approfondi sur le sujet alors qu'en fait le film n'est qu'une pâle comédie romantique avec comme sujet secondaire le vibromasseur. Les acteurs sont certes bons mais voilà un scénario très faible avec une histoire d'amour presque niaise et prévisible dès les 5 première minutes du film... Donc plutôt déçu car si j'avais su ce que le film réservait, je ne l'aurai jamais regardé ! Car plutôt de s'orienter sur le sujet principal qui est en réalité le lien établi à l'époque entre crise d'hystérie des femmes et frustration sexuelle, le sujet dérive plutôt sur la lutte des classes et l'enchaînement de cliché, les riches ils sont méchants ! Même si il y a des gentils riches qui pensent aux pauvres mais en général c'est des gros égoïstes etc... Enfin voilà : déception !
    Victor P
    Victor P

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    3,0
    Publiée le 25 décembre 2011
    Un agréable petit film sans prétentions sur l'invention du vibromasseur a une époque ou les maux féminins étaient tous qualifiés d'hystérie. A voir au générique tous les modèles de vibro depuis le tout 1er fin 1800. :)
    tixou0
    tixou0

    Suivre son activité 340 abonnés Lire ses 1 705 critiques

    3,0
    Publiée le 24 décembre 2011
    1880. Londres est la capitale du plus vaste empire ayant jamais existé, sur lequel Victoria règne depuis déjà 43 ans (et pour encore plus de 20 ans). Ce centre du monde a vu sa population multipliée par 6 depuis le début du 19°siècle (presque six millions d'habitants alors, quand Paris n'en a qu'un et demi), et la misère effrayante y règne dans de nombreux quartiers faits de taudis insalubres où s'entassent des familles entières - alcoolisme, prostitution sordide, épidémies sont encore le lot quotidien de misérables comme Dickens en présentait quelque trente ans plus tôt. Des philanthropes tentent de remédier à cette situation, Charlotte Dalrymple, la fille aînée d'un médecin à la mode, s'implique pour sa part personnellement dans cette lutte en ayant ouvert un centre d'asile où elle accueille femmes et enfants. Cette jeune femme passionnée et volontaire, également suffragette avant l'heure (le mouvement date de 1903, et les femmes anglaises n'auront le droit de voter qu'en 1918) va croiser la route de Mortimer Granville, jeune praticien venu proposer ses services au père de Charlotte, lui dont la croisade personnelle vise à l'adoption de l'hygiène domestique et de l'asepsie en milieu hospitalier, quand les chefs de service se rient des "germes" et laissent les plaies de leurs patients prospérer sous des bandages jamais renouvelés. Ces deux-là sont évidemment faits pour s'entendre, et le film évoluera gentiment vers la comédie romantique. Cependant son intérêt est largement ailleurs, dans le tableau (même s'il s'agit seulement d'une esquisse) de la société victorienne, dure aux miséreux, où le patriarcat est solidement établi et la condition féminine résolument contingentée, y compris dans la bonne société. "Tota mulier in utero" (l'utérus des femmes leur tient lieu de cerveau) est toujours le fondement de la morale sociale, et de la médecine appliquée aux femmes : tout ce qui pêche chez elles est qualifié génériquement et commodément d' "hystérie" ("hystera" : "utérus" en grec). Le Dr Dalrymple "soigne" pour sa part les frustrations et petits maux intimes de ses patientes fortunées à l'aide de "massages" médicaux dont il s'est fait une lucrative spécialité ; débordé par la demande, il s'adjoint son jeune confrère Granville, dont l'agréable tournure augmente encore sa pratique. Quasi-fiancé à la cadette des filles Dalrymple (Emily, jeune personne accomplie qui massacre Chopin et s'intéresse à la phrénologie, tout cela dans l'obéissance due à son père - tout le contraire donc de sa bouillante aînée), Mortimer doit cependant renoncer à sa prometteuse collaboration de masseur pour cause de crampes handicapantes à la main droite, instrument trop sollicité de son art "médical". La dernière trouvaille de son fantasque ami, Edmund St-John Smythe, lord richissime et inventeur, un plumeau électrique, lui donne l'idée d'une adaptation profitable, dans la mouvance du massage anti-"hystérie" : infatigable, donnant des satisfactions décuplées et ultra rapides, c'est l'ancêtre du vibromasseur, dont il partagera le brevet avec Edmund, s'assurant ainsi une aisance matérielle aussi inépuisable que les royalties à toucher (et la main de Charlotte, dont il pourra partager et financer les visées idéalistes) ! Ce tableau, très exact sur le plan de la reconstitution historique, s'il n'est pas le résultat d'une mise en scène inventive de la part de la "yankee" Tanya Wexler, a le mérite de l'angle original - et la distribution est impeccable, à la tête de laquelle une autre Américaine, la pétillante et talentueuse Maggie Gyllenhaal fait merveille dans le rôle de Charlotte, aux côtés des très "British" Rupert Everett (Edmund), Hugh Dancy (Mortimer) ou Jonathan Pryce (Dr Dalrymple). Un petit film sympathique, égratignant avec humour une société compassée tout en abordant des sujets "sérieux" : "Hysteria" est à découvrir (soulignons une nouvelle fois le manque de goût des distributeurs français ayant ici osé l'à-peu-près graveleux d'un "Oh, my God") - restez bien jusqu'au bout pour, avec le générique final, assister à une pittoresque revue par l'image. Tout est parfaitement exact !
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