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    Still life
    note moyenne
    2,7
    551 notes dont 104 critiques
    16% (17 critiques)
    22% (23 critiques)
    7% (7 critiques)
    23% (24 critiques)
    16% (17 critiques)
    15% (16 critiques)
    Votre avis sur Still life ?

    104 critiques spectateurs

    Lara Cridlig
    Lara Cridlig

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    2,5
    Publiée le 10 avril 2018
    Si ce film vous a donné le cafard c’est qu’il a atteint son objectif. Il n’y a rien à quoi se raccrocher dans cette vision sinistre de la Chine : des dialogues entre des personnages qui parlent peu ou pas, des paysages sous un ciel blafard, des villes à l’architecture du tiers monde, des habitations que l’on détruit sans cesse. Si le passé semble échapper à cette culture, l’avenir n’en est pas moins reluisant : les personnages ne sont pas plus heureux à la fin qu’au début. Un joli pied de nez à ceux qui, malgré le pont illuminé, pensent que la Chine est une grande puissance économique et démocratique.
    Cluny
    Cluny

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    4,0
    Publiée le 15 octobre 2012
    Présenté comme "film surprise" dans la catégorie documentaire à la dernière Mostra de Venise, "Still Life" en est reparti avec le Lion d'Or. Pourtant, il s'agit bien d'une fiction, et la caméra suit en permanence un des deux héros du film, même si l'arrière-plan est fondamental pour comprendre ce qui se passe. Originaire du Shanxi comme son héros, Jia Zhang Ke a découvert la région en 2006 quand il y a réalisé "Dong", un documentaire sur son ami le peintre Lui Xaodong venu réaliser des toiles géantes sur l'édification de ce barrage contreversé, qui a entraîné le déplacement de 1,2 million de personnes sans que le gouvernement ne prenne en charge leur relogement. La montée annoncée des eaux est une double métaphore : de celle du temps qui passe, et de la brutalité de la réforme économique. L'ami de Zhen est un archéologue, qui se dépêche de fouiller une sépulture de 2 200 ans, avant qu'elle ne soit recouverte à nouveau, et l'encaissement de la vallée a conduit à la stratification de toutes ses constructions, où les rues qu'habitaient les personnages quelques années avant se repèrent à l'aplomb de tel ou tel ferry. Jia Zhang Ke résume cette concaténation du temps en un plan, où un acteur de théâtre en costume traditionnel joue à la console. Jia a expliqué : "On construit une ville, on la détruit, tout cela dans un temps finalement très rapide à l'échelle d'une vie. Il y a cette vitesse très voire trop rapide, du développement en Chine. Ce n'est d'ailleurs pas un discours politique par rapport à une censure. Ces scènes se passent réellement et la dimension symbolique évidente fait partie de cette réalité là." On voit ainsi des hommes passer et marquer à la peinture des immeubles d'un sigle "à démolir", sans que les habitants n'aient été prévenus ; le seul ordinateur qui recense les nouvelles adresses des personnes déplacées est en panne, alors que dans le couloir de cette administration des personnes vocifèrent contre l'inégalité de traitement indigne d'un gouvernement communiste. Car la corruption et l'anarchie ultralibérale semblent partout, symbolisées par l'ominiprésence de l'argent. A peine débarqué, San est conduit de force par un malabar à assister à un tour de magie minable, qui consiste à transformer des euros en yuans ; et quand le gorille se rend compte qu'il n'a pas d'argent, il lui lâche un "salaud de pauvre !". A la télé, l'acteur d'un sitcom local allume son cigare avec un billet de cinq dollars, et quand ils comparent les beautés de leurs régions, les ouvriers démolisseurs ont recours aux dessins de leurs billets. Même la vie privée se monnaie, et quand un collègue interroge San sur son mariage et découvre qu'il a payé pour trouver une épouse, il réplique "C'est normal, on a plus de femmes que d'hommes, on en vend beaucoup". Et là encore, Jia Zhang Ke résume cette merchandisation de l'humain en un plan quasi subliminal, celui d'une homme qui dort dans un sac en toile de jute. "Still Life" est de ces films qui se méritent ; il y a une distortion du temps, avec des ellipses succédant à des scènes tournées en durée réelle. Cette élasticité s'accorde à la moiteur perceptible, avec ces hommes perpétuellement torses nus, ou Zhen en train d'essayer de retenir la fraîcheur d'un ventilateur. Jia Zhang Ke reste fidèle à sa ligne de conduite qui consiste à privilégier des acteurs amateurs, et si Han Sanming et Zhao Tao en sont à leur quatrième film, lui était mineur et elle danseuse. Il y a quelque chose de durassien dans "Still Life" à l'image de ce dialogue : "Où est ma fille ?" "Elle travaille dans le sud" "Ce n'est pas ici, le sud ?" "Oui, mais elle, elle est au sud du sud". A un moment, un collègue de San lui déclame : "La société d'aujourd'hui n'est pas faite pour nous, nous sommes trop nostalgiques"... avant de reconnaître qu'il ne faisait que citer Chow Yun Fat, comme Vinz imitant Joe Pesci dans "Raging Bull". A l'opposé d'un Chen Kaige ou d'un Zhang Ymou, Jia se rapproche des néoréalistes pour raconter des destins simples dans une société complexe en pleine mutation : grâce à cette simplicité du propos servie par une construction narrative éléborée, "Still Life" est certainement un des films les plus intéressants de ce début 2007. http://www.critiquesclunysiennes.com/
    TTNOUGAT
    TTNOUGAT

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    4,0
    Publiée le 8 novembre 2007
    Ce film sort en DVD,c'est une très bonne chose car peu l'ont vu et beaucoup ,je pense, tireraient partie de sa vision. C'est un film totalement différent de notre cinéma habituel,il est extrémement lent mais ne distille aucun ennui,il n'y a aucune vedette et l'histoire prime tout.Je suis surpris que la censure chinoise ait laissée passer ce film;peut-être est-elle fiére de son beau barrage dont le spectateur français n'a rien à faire? En tout cas, j'en ai plus appris sur les chinois que durant mes 10 jours passés chez eux...aucune plainte ne monte à leurs lévres,aucune critique de leur vie qui nous semble si dure,aucune victime,aucun bourreau...C'est un magnifique document.
    EricDebarnot
    EricDebarnot

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    4,0
    Publiée le 7 mai 2007
    "Still Life" poursuit le travail politique - unique en Chine, tout au moins vu d'ici - mené par Jia Zhang-Ke, de réflexion sur la profonde transformation de la société chinoise s'ouvrant au monde et à la modernité (tout en demeurant le pays d'une bureaucratie communiste cruelle !) : comme "A l'Ouest des Rails" de Wang Bing, "Still Life" parle du lien social défait et de la simple humanité qui se délite sous les coups du Politique. Zhang-Ke emprunte cette fois la forme brute du documentaire, ou tout au moins le néo-réalisme poétique du Rossellini des origines. Il faut certes être prêt à s'immerger dans de longs passages mutiques qui rebuteront le spectateur pressé d'aujourd'hui, et on est alors régulièrement "scotché" par de véritables fulgurances, dûes à des effets spéciaux aussi simples qu'inspirés (les soucoupes volantes, le funambule du plan final), comme à la simple captation accidentelle de la vie, qui nous réserve, mieux que n'importe quel scénario bien huilé, des moments d'intense émotion.
    ffred
    ffred

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    1,0
    Publiée le 19 mai 2007
    Les bons échos de la presse et son Lion d'or à Venise m'ont amené à aller voir Still Life. Et bien toutes ses louanges et récompenses sont, pour moi, largement surestimées. Le scénario ne réserve aucune surprise, aucun effet. Le rythme est vraiment trop lent et comme il ne se passe rien c'est l'ennui qui s'installe très vite. Les dialogues entre les acteurs sont lents et en décalage, on a le temps de s'endormir entre la question et la réponse, d'ailleurs fait failli m'endormir plusieurs fois ! Ce qu'a fait une des 4 autres personnes qui étaient dans la salle avec moi ! De plus au milieu du film un aparté se fait sur une autre histoire similaire mais qui n'a rien de commun, les personnages ne se croisant même pas, ils sont juste dans la même ville à rechercher une personne. Les images et la technique auraient pu sauver un peu les choses mais même pas. La photo n'est pas belle, grise et sombre. Sans doute représente telle l'ambiance qui existe vraiment dans cette région, mais pour un metteur en scène qui a étudié l'art et la peinture et qui dit avoir fait son film comme un tableau, on pouvait espérer mieux de ce côté là. Le propos qui, pourtant intéressant, l'évolution de la Chine, la fin d'une époque le début d'une autre, les peuples déracinés au profit de la sacro-sainte mondialisation...aurait dû me toucher mais n'a fait que m'ennuyer. Le cinéma chinois n'est pas mon préféré côté Asie, il est vrai qu'on est très loin ici des films de Zhang Yimou lui aussi chinois mais au cinéma beaucoup moins réaliste et qui m'attire plus il est vrai. Le Japon ou la Corée du sud (le Vieux Jardin ou encore Printemps été automne hiver...et printemps) produisent des choses qui me touchent davantage je pense, ceci explique peut être cela. Bref cette fois-ci ennui et baillement, mauvaise pioche.
    nekourouh
    nekourouh

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    4,5
    Publiée le 4 février 2012
    C'est un très bel ensemble. L'érrance des personnages et l'ambiance instaurée par le film rend celui ci magnifique.
    Linihila
    Linihila

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    2,5
    Publiée le 21 mai 2007
    A regarder comme on regarde de belles photographies ! J’ai beaucoup aimé, même si je ne suis pas sûre d’avoir compris toutes les images ;o) Un beau libvre sur le barrage des Trois-Gorges : Le Yang-Tsé sacrifié de Wei-Wei.
    Lankaiyi
    Lankaiyi

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    2,5
    Publiée le 24 novembre 2010
    Lent et sans grand intérêt. On a cependant le temps de contempler la beauté bien réelle des images!
    Hotinhere
    Hotinhere

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    3,0
    Publiée le 8 février 2014
    Deux histoires qui s’entrecroisent dans la Chine d’aujourd’hui. Un film puissant qui porte un regard désabusé, évocateur d’une société en crise. Même si l'on peut regretter quelques longueurs. Lion d'Or au festival de Venise.
    Vladimir.Potsch
    Vladimir.Potsch

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    5,0
    Publiée le 6 mai 2007
    Autour, d'un événement aux conséquence économiques, sociales, et même culturelles d'envergure (la construction en Chine d'un barrage géant et la destruction de l'habitat qui en découle), Jia Zhang Ke noue un certain nombre d'intriques qui ont valeur documentaire, et derrière lesquelles il faut voir, sans aucun doute, une critique de la société chinoise, où la vie des citoyens n'a que peu d'importance quand il s'agit de la réalisation des grands projets. La mise en scène est lente, les dialogues plutôt rares, mais les images suffisent amplement à donner à ce film un regard politique très affiné, une force sociale jamais démentie. A titre d'exemple, une des scènes les plus fortes est quasi silencieuse, l'arrivée d'un des personnages, à la recherche de sa fille, sur les lieux du barrage, emmené par un taxi-moto. Il arrive au milieu de nulle part, l'adresse n'existe plus... Bien d'autres situations, décrites avec sensibilité, auront la même force que celle ci, et donnent à ce film une valeur humaniste. A l'opposé du cinéma américain, qui ne sait plus prendre le temps de montrer, qui prefère souvent déjà donner toutes les explications aux spectateurs et lui imposer des émotions, la caméra du réalisateur chinois scrute, par sa retenue et sa capacité à révéler un cadre socio-économique, les profondeurs de l'âme humaine confrontée aux changements brutaux imposées par la politique et les grands travaux.
    jeremie747
    jeremie747

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    2,0
    Publiée le 19 juillet 2010
    "Still Life", le titre du film est assez révélateur de son contenu. C'est une chronique très tranquille de la vie chinoise dans la région des Trois Gorges, où on suit deux personnages en quête de leurs conjoints disparus. Finalement, ce film est presque documentaire, filmé de façon très réaliste. L'histoire est plus que secondaire ; elle semble un prétexte pour nous montrer ce qu'est la Chine moderne, qui abandonne son histoire (voire la méprise) au profit de son avenir économique. Le réalisateur nous fait comprendre le rythme de vie de la population et une certaine facette de la mentalité chinoise. Il en profite pour montrer de façon très allusive la corruption des fonctionnaires, le mépris des libertés individuelles, les agissements mafieux des dirigeants d'entreprises. Il choisit de montrer au travers d'une pseudo-intrigue plutôt que de décrire, il nous invite à nous intéresser sans forcer le trait ; c'est plutôt efficace. Ce n'est pas spécialement beau, ni émouvant, c'est principalement informatif, ethnologique. Finalement, on flirte en permanence avec l'ennui mais sans jamais y sombrer totalement.
    octavio87
    octavio87

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    4,0
    Publiée le 16 mai 2007
    Still Life , "nature morte" , ou l'agonie d'un pays en ultra croissance , laissant peu à peu sa population sur le coté , au profit d'une logique d'expansion économique et de mondialisation. Loin d'etre une critique acerbe de ce modèle , Jia Zhangke joue avec l'ambiguité du propos , stigmatisant les mefaits de cette derniere sans pour autant oublier d'en montrer les facettes les plus positives.. L'acteur principal est formidable , la photographie apocalyptique de beauté , le mise en scene tres lente renforcant cet aveu d'impuissance..
    adam-kesher
    adam-kesher

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    5,0
    Publiée le 24 mai 2007
    Still Life, c'est les derniers bris de rêve, les derniers espoirs qui ont subsisté, qui ont suffi pour changer la donne. C'est un optimisme dans le cadre le plus désespéré, ruines et bruines à perte de vue. C'est un pied de nez à l'inéluctable. C'est une danse langoureuse, hors du temps, surplombant la vallée des Trois Gorges.
    IKONOKINO
    IKONOKINO

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    1,0
    Publiée le 4 juin 2007
    Des décors naturels somptueux en contrepoint des habitations disloquées voire englouties, les errances de personnages à la recherche de leur passé dans cet enfer désurbanisé : le propos est louable. Le seul problème réside dans cette lenteur qui ennuie plus qu'elle envoûte et qui déconnecte le spectateur de cette histoire à laquelle il n'a plus du tout envie d'adhérer.
    aaber
    aaber

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    2,5
    Publiée le 4 juin 2007
    Comment apprécier un film lorsqu'à côté de vous, un homme dort et ronfle et que derrière vous, une personne crisse son sac en plastique durant une bonne partie du film ? Si vous avez la réponse, notamment toi, Joyce, je suis preneur ! Le MK2 Beaubourg en chute libre sur ce coup-là !
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