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    Gloss
    note moyenne
    3,1
    11 notes dont 4 critiques
    répartition des 4 critiques par note
    1 critique
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    4 critiques spectateurs

    traversay1
    traversay1

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    4,0
    Publiée le 28 février 2009
    Vulgaire, outrancier, Gloss, d'Andreï Konchalovsky mérite amplement ces épithètes. Il peut même les revendiquer puisqu'elles sont à l'image de cette "nouvelle Russie", celle des nantis, s'entend, qu'il décrit sans ménagement. La petite provinciale mal dégrossie qui monte à la capitale avec l'intention de la conquérir, c'est un conte de fées qui fonctionne mal à Moscou, on s'en doutait un peu. A moins d'être prête à tout comme l'héroïne de cette comédie noire et grinçante qui n'épargne ni gens de la mode et de la presse (pathétiques), ni les célèbres oligarques (grotesques). Konchalovsky n'y va pas de main morte, c'est un fait, c'est une charge au bulldozer, on veut bien l'admettre, mais le rythme infernal de Gloss, sa lucidité et son humour féroce font un film dont la vision rend bizarrement euphorique. Le marteau et la truelle qu'emploie le réalisateur ont vraiment des effets surprenants. Le Diable doit s'habiller en lisant la Pravda !
    stillpop
    stillpop

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    3,5
    Publiée le 2 février 2012
    L'histoire d'une fille qui n'a pas froid aux yeux pour sortir du prolétariat à la russe, qui semble parfois bien pire qu'ailleurs. Misère, tristesse et violence, à la sauce Kusturica très allégée pour faire passer. Le genre de film un peu tape à l'œil ou invraisemblable qui vous laisse un sale goût dans la bouche, mais qui dénonce le pouvoir de l'argent sur la vie et l'intellect des envieux. Et comme ça se passe en Russie, c'est presque pire qu'ailleurs. Malgré quelques caricatures trop démonstratives, les surprises du scénario, la qualité de la photo et l'excellente actrice principale, plus vulgaire qu'une poissonnière de Rungis font un très bon film sur le capitalisme et ses dégâts collatéraux qui ne sont pas que financiers.
    zebuzebu
    zebuzebu

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    2,5
    Publiée le 28 février 2009
    la bande annonce n'est pas tres attirante mais, au final, le film n'est pas mal du tout! l'histoire de cette jeune fille qui "monte à la capitale" pour devenir celebre...sympa! mais la réalité est toute autre. le portrait de la jeune fille et son histoire nous sont presentés sans aucune vulgarité excessive. un film que vous pouvez aller voir!
    Scenarandco
    Scenarandco

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    5,0
    Publiée le 3 mars 2009
    « L’âme russe » Les Russes n’ont pas tardé à prendre le pire de ce qu’il y avait chez nous tout en conservant le pire de ce qu’il y avait chez eux. Pour leur salut il leur reste quelques grandes âmes pour s’en indigner. Andreï Kontchalovski en est une, ni immaculée, ni noire… Russe ! En Russie, l'anecdote révèle souvent son homme. À l'avant première parisienne de Gloss, Kontchalovski rapporta celle-ci. Comme un spectateur lui reprochait d'éprouver la « Nausée » après avoir vu le film, il lui répondit : - « Vomis ! ». Il nous annonça dans la foulée que 2 heures plus tard, nous serions triste et qu'il en serait heureux, car nous serions tristes avec lui. Alors, le film ? Si vous en doutiez encore, les plus belles filles du monde sont à Moscou et elles vous dévoileront leurs charmes pendant près de deux heures. Des coulisses des collections où s'exerce la tyrannie d'une copie de Karl Lagerfeld qui habillait « La truie du Kremlin » (dixit un de ses mignons) jusqu'aux yachts, suites et jets privés des oligarques tout se passe comme dans un rêve. Les hommes qui font l'économie, la politique et le malheur de leur pays et de leurs concitoyens s'achètent des êtres humains comme des animaux de compagnie. Des laquais serviles composent leurs pédigrées, les toilettent et les parent. La camera caresse les peaux satinées, les mains manucurées et les chevelures platines. Tant d'innocences sacrifiées au culte du veau d'or tournent au cauchemar ou à la tragédie. Happy ending ? Quand la prostituée incarnée par Julia Roberts dans Pretty Woman finit par épouser son milliardaire c'est un happy end. Quand Tarkovski scénariste écrit le dénouement de Gloss l'on comprend qu'il est revenu d'Hollywood et une bonne fois pour toute. Le sacrifice de toutes les valeurs au dieu dollar lui est aussi insupportable que le culte de la personnalité aux heures les plus sombres du stalinisme. Je ne vous dévoile pas la fin de Gloss car s'il n'y a qu'un film à voir cette saison c'est ce
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