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Cartouches gauloises
note moyenne
2,8
167 notes dont 52 critiques
23% (12 critiques)
27% (14 critiques)
8% (4 critiques)
35% (18 critiques)
6% (3 critiques)
2% (1 critique)
Votre avis sur Cartouches gauloises ?

52 critiques spectateurs

Stephenballade

Suivre son activité 154 abonnés Lire ses 1 124 critiques

2,5
Publiée le 28/06/2016
Les dernières heures de l’Algérie française vue par un enfant : un sujet intéressant car peu exploité au cinéma, d’autant plus intéressant que le point de vue qui nous est offert est celui d’un enfant. Un enfant que Mehdi Charef, à la fois scénariste et réalisateur, a été. "Cartouches gauloises" est donc une œuvre en partie autobiographique, à laquelle ont été rajoutés des faits qui lui ont été rapportés quelques années plus tard. A travers le jeune Ali, Mehdi Charef nous raconte à son tour une période qui l’a marqué (n’importe qui ayant survécu à cette sombre période le serait à moins), par le biais d’une succession de scènes. Certaines d’entre elles comportent de la brutalité, de la violence voire même de la cruauté, des comportements qui sont souvent les conséquences d’une très grande tension, plutôt palpable dans le film. Des conséquences qui sont aussi la résultante de la bêtise humaine. Le choix de cette succession plus ou moins mises bout à bout apporte un inconvénient qui peut en gêner quelques-uns : l’ensemble de l’œuvre ne comporte pas vraiment de fil conducteur qui emporterait le spectateur dans une totale adhésion émotionnelle, comme avait su le faire Radu Mihaileanu avec son film "Vas, vis et deviens", un long métrage construit également du point de vue d’un enfant, mais ô combien puissante émotionnellement parlant. Nous avons affaire ici à une narration de style infantile, donc sans grande cohésion, le but avoué étant de vivre (ou survivre) bon gré mal gré au milieu des forces armées omniprésentes d’une part, et des poseurs de bombes d’autre part, au beau milieu de cette haine naissante. Pour ce faire, la caméra a été focalisée sur l’enfant qu’a été le cinéaste, ou a supplanté ses propres yeux. Tout ceci expliquerait (vous remarquerez que j’emploie le conditionnel) cette succession de scènes les unes derrière les autres, dans lesquelles se trouvent des séquences pas si mal que çaspoiler: , comme Nico qui, on l’aura compris, ne fait que répéter que ce qu’il a entendu dire de ses propres parents en dépit de sa grande amitié avec Ali. Ce style de mise en scène est intéressant, tout comme le sujet, mais au final, on a l’impression d’avoir assisté à quelque chose d’une affligeante banalité. Et ce en dépit du très bon support musical signé Armand Amar, venant appuyer efficacement certaines scènes, notamment celles qui se passent aisément de dialogues. Il est seulement dommage que certains thèmes reviennent si souvent. Je vais m’arrêter là parce que je viens de m’apercevoir que je suis plus ou moins en train de dupliquer les avis des internautes Ernst L. et Cluny, que je vous conseille de lire, car je crois qu’ils ont tout dit et que, vous l’aurez compris, je partage leur avis. Pour conclure, le film de Mehdi Charef ne semble pas inoubliable mais il mérite quand même d’être vu, ne serait-ce que pour notre information personnelle quant à l’Histoire.
Ernst L.

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2,5
Publiée le 22/11/2012
Long métrage sur la fin de la guerre en Algérie, du point de vue d'un enfant... Un sujet fort de potentiel, qui finalement donne l'impression d'un film banal.
Cluny

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3,0
Publiée le 15/10/2012
"Cartouches Gauloises" est largement autobiographique, et Mehdi Charef a raconté que de nombreux épisodes du film s'étaient déroulés devant les yeux du petit vendeur de journaux qu'il était alors, comme l'oncle emmené par les soldats français ou la mère frappée par un harki. Mehdi Charef portait ce film depuis son enfance en Algérie un peu comme Louis Malle a porté toute sa vie "Au Revoir les Enfants", comme un témoignage douloureux mais indispensable. Mais alors que chez Louis Malle cette maturation conduit à une très grande fluidité du récit, chez Mehdi Charef au contraire, il est restitué à l'état brut, tel qu'un enfant a pu le voir, et le film se présente comme une succession de scènes, avec un montage cut qui renforce l'impression que le sens des événements échappe au narrateur. Cette construction narrative basée sur la réminiscence aurait pu fonctionner si Mehdi Charef en était resté aux souvenirs vécus ; mais il reconnaît qu'il a voulu enrichir le récit de faits qui lui ont été racontés depuis, et le petit Ali devient le témoin de tous les événements de ce printemps 62 : il est là quand son oncle se fait descendre en cherchant à fuir les Français, quand deux Algériens se font abattre sans sommation par une patrouille, quand une bombe explose au café de l'OAS, quand un harki abandonné abat son officier, quand un hélicoptère balance sur un camp de toile le corps d'un supplicié, et il réussit même à retrouver son pére moudjahidin dans une geole étrangement ouverte et non gardée quand il vient apporter son journal au lieutenant. A cette lourdeur scénaristique s'ajoute une volonté de concentrer sur certains personnages les particularités du groupe qu'ils sont censés représenter : l'officier cynique, le harki brutal, la prostituée inconsciente ou le chef de gare, icône des bienfaits de la colonisation chers au coeur des députés UMP. Quand il se recentre sur les enfants, le film nous laisse voir ce qu'il aurait pu être, la peinture de la contradiction entre l'enrôlement de chacun dans le camp de ses parents et la force de l'amitié de gamins qui partagent l'amour d'une terre et celui du Stade de Reims. Par moment, la naïveté renforce la sincérité, et l'émotion est là, comme quand la mère de Gino vient en hurlant annoncer à celle d'Ali qu'elle s'en va, et qu'elle veut que ce soit elle, Aïcha, qui prenne possession de sa maison, elle et personne d'autres. Ou encore la scène qui évoque "Jeux Interdits", où Ali et Nico accompagnent leur copine Julie dans la maison dont elle s'est enfuie quand les combattants du FLN ont fait irruption, et où la découverte de l'inexorable horreur se fait au son du Teppaz qui passe en boucle "Bambino" chanté par Lili Boniche... Et puis, comme les gamins du pensionnat Saint-Jean de la Croix riant aux éclats en regardant Charlot dans "L'Emigrant" juste avant la rafle, Ali/Mehdi regarde pour la énième fois dans le cinéma abandonné "Los Olvidados", coupant le son pour réciter par coeur et en espagnol les répliques de Pedro ; pour lui comme pour Louis Malle, même au coeur de la tourmente, le cinéma était déjà une fenêtre ouverte sur leur avenir. http://www.critiquesclunysiennes.com
NeσLaiη

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2,5
Publiée le 14/09/2012
La guerre d'Algérie laisse des souvenirs quand on a 11 ans. Sujet pas anodin puisque cela concerne la fin de la guerre en Algérie, et donc l'indépendance montre sont nez pour ce pays. Les personnages manque de talent. J'ai lu que certains ont senti peu d'émotions, c'est assez vrai, mais j'ai pu tout de même prendre un petit plaisir de suivre un gamin avec ses collègues. Ce gamin voit famille, homme, femme se faire tuer, il regarde tout ça comme une banalité, après tout c'est son quotidien. Seulement Cartouches gauloises est faible, assez mal exploité, alors qu'il porte un sujet fort et riche. Un long métrage qui méritait un peu plus de soin.
Clem's Pion

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4,0
Publiée le 08/07/2012
Film tres émouvant , le concept de construire le film sur le point de vue d'un enfant est ingenieux ! les scenes dures et émouvantes s'enchainent.Une amitié entre deux enfants d'origine differente , les amis qui s'en vont au rythme des attentats spoiler: j'aime beaucoup la scène dans les champs ou les deux enfants s'insultent sur leurs origines est fantastique on se doute bien qu'ils ne font que repetés des paroles entendus ! bref ,un film a voir !!!
Gonnard

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4,0
Publiée le 10/04/2012
Paradoxalement plus marquant que "Hors-la-loi", présenté comme LE film coup de poing sur l'indépendance algérienne. En effet, si l’œuvre de Boucharef cherche à atteindre la raison, Mehdi Charef s'adresse pour sa part au cœur, et avec succès. Si le cadre géographique ainsi que la très belle BOF constituent un écrin plus que favorable, la vraie raison du succès de "Cartouches gauloises" se trouve ailleurs. Elle réside dans le point de vue original, celui d'une bande de gamins continuant à accomplir leurs conneries habituelles malgré le contexte dantesque de l'année 62. Mehdi Charef alterne donc scènes d'une extrême violence et moments de détente. Il le fait de façon subtile, et sans oublier qui est le héros de son histoire. C'est ainsi que nombre des exactions commises de part et d'autre sont suggérées plus que montrées. C'est clair que le spectateur n'apprendra rien de plus sur la guerre d'Algérie, au risque donc d'être frustré. Mais il sortira de l'heure trente de film ému et étonnamment apaisé.
Attila de Blois

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2,5
Publiée le 22/03/2012
"Cartouches gauloises" retrace les quelques jours précédant l'indépendance de l'Algérie, le tout vu à travers le quotidien d'un enfant algérien. Le contexte est dur et les scènes de films illustrent bien cette pèriode, source violence, autant du côté de l'armée française que du FLN. Le réalisateur, Mehdi Charef, n'arrive néanmoins pas à faire ressortir l'émotion de son histoire. Il faut dire qu'il n'est pas aidé par un casting des plus décevant.
Benito G

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3,0
Publiée le 26/03/2011
L'indépendance de l'Algérie est un sujet trop peu traité cinématographiquement (mais également dans le milieu scolaire), et c'est bien dommage. Ici, ce fut donc l'occasion ; de metttre cela en oeuvre. Et le pari était assez risqué. On va dire que globalement, c'est correct (faisons l'impasse sur quelques anachronismes...). Adapté ses faits, vue par la vision d'un enfant été une idée plutot originale. Le jeu du petit Ali est tout a fait admirable (le film reposant quand même en majorité sur ses épaules). Même si parfois, on n'a un peu l'impression que cela fait récitation... On passe outre ce petit détail. Les autres acteurs sont également plutot à l'aise dans leur jeu. LA vision de l'enfant oscille entre la violence du pays, et l'amitié pour un ami qui n'est pas de même origine. Un sujet donc assez délicat. Certains trouveront, que par moment ; la violence y aest un peu gratuite (enfin pas spécialement necessaire, la suggérer aurait pu suffir). C'est peut être vrai, mais apres tout ; ccette pèriode n'a pas été une dés plus glorieuse. L'amitié, la différence, la tolérance, l'"exportation"... y sera donc plus ou moins traité (même si cela reste de surface et là plus suggéré qu'explicite. Mais du point de vue d'un enfant, difficile aurait été de faire autrement (sous peine de rendre le film beaucoup moins crédible, réalisme). Même si les quelques incohérences sont là pour nous le rappeler. Le film aurait ainsi pu être traité, exploité autrement. Tant pour les sujets dont il a étéquestion à cette pèriode, que pour les évènements au sein de la ville (que certains trouveront trop peu nombreux). Mais là encore, nous nous trouvons dans la vision d'un enfant... LE film essai donc d'être "complet", simple (tel que le verrait un enfant de cet age) ; et abordant un maximum de choses vis à vis du point de vue d'Ali (donc l'amitié en majorité et les aléas qui ont suivi...). Sans rappeler que nous ne sommes pas devant un film de guerre (si cela avait été vu autrement). Le film en satisfera donc certains, et d'autre non. Mais pour ma part, j'ai trouvé la mise en scène (bien que par moment plutot "maigre") et la réalisation globale correct et interessante. Sans être d'une grande complexité, le film peut donc être vu par les plus jeunes (à noter tout de même quelques scènes assez violente). Mais les plus jeunes (par ce regard), y trouveront supeut être le film un peu plus parlant pour eux et plus interessant (même si cela n'empêche pas la lecture, de vraie oeuvre traitant de cette pèriode ; mais permettant d'en connaitre les bases et montront tout de même une certaine émotion). Alors que le film aurait pu sêtre émouvant et vouloir nous faire pleurer à souhait. Heureusement le réalisateur n'a pas tenté ce terrain ; qui à mon avis aurait été de mauvaise augure (et même s'ils auriaent fait larmoyé le spectateur, aurait ôté la petite touche d'émotion, de charme général qu'a ce film. Et ce grâce en partie ; à la façon dont est traité la pèriode ; par le biaias de la vision d'un enfant et de ses amis)). Pas un chef d'oeuvre donc, puisque quelques céléments reste superflu (contrairement par exemple à la vision d'un soldat). Mais cela se laisse regarder sans problème (malgrès un rythme pas très rapide, mais qui par la succession et l'enchainement de situations interpellante pour l'enfant. Passe facilement, sans nous ennuyer).
renepoirier

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4,0
Publiée le 19/03/2011
Je viens de le voir à la télé, magnifique. Comment ais-je pu passer à côté lors de sa sortie ?
Abdelahir89

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4,0
Publiée le 07/01/2009
Un très joli film nostalgique, dans le quel le réalisateur livre ses souvenirs d'enfance. Le sujet est nuancé, et le regard des enfants permet de montrer les horreurs de cette guerre sans ostentation, et en gardant une certaine légèreté. Bravo !
thamnophile

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5,0
Publiée le 20/08/2008
Je l'ai regardé hier soir et je n'ai pas été déçu. C'est la fin de la guerre d'Algérie vue par des enfants avec leurs yeux d'enfants de 12 ans. Cette période de l'histoire est encore méconnue et merci à Medhi CHAREF d'en avoir fait un très beau film sur l'amitié des 2 enfants que portant tout devrait séparer. Pourtant, entre eux, tout n'est pas si simple mais l'amitié est plus forte que la haine. Les 2 petits acteurs principaux, Ali HAMADI et Thomas MILLET sont criants de vérité, d'émotion et de naturel, les autres aussi même si les petits Français partent les uns après les autres du fait des événements.Nico est le dernier à partir. Après son départ, il y a comme un grand vide dans la vie d'Ali car, après, plus rien ne sera comme avant. Ce mélange des 2 cultures était tant pour lui que pour Nico une ouverture sur le monde. Après, certes ! l'Algérie sera indépendante mais plus plurielle comme elle l'était avant comme au début du film. Je n'avais que 8 ans quand ont eu lieu ces événements et j'étais en métropole mais, après, j'ai eu des camarades rapatriés qui m'ont dit comment ils ont vécu ce véritable cataclysme qui a mis fin prématurément à leur enfance. Ce que j'ai vu dans le film correspond à ce qu'ils m'ont raconté et leurs souffrances ont été les mêmes que celles deNico et d'Ali. Vraiment un très beau film que j'ai enregistré et que j'aurais plaisir à revoir souvent.
JeremGar

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2,5
Publiée le 08/07/2008
En algérie, un été de 1962, un adolescent tout juste sorti de l'enfance, Ali, se doit de vivre dans ce pays à la veille de son indépendance. Des amis partent, sa famille est emprisonnée..Un film est omniprésente mais à peine filmée. Un film rempli d'émotion mais on a cette impression de tourner en rond, l'histoire n'avance pas vraiment.
cinémanie

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3,0
Publiée le 27/06/2008
Certains passages de cette quasi-autobiographie du realisateur Algerien s'avere touchants mais le montage decousu et l'interpretation globalement amateur viennent quelque peu ternir cette vision a hauteur d'enfants de la fin de la guerre d'Algerie.Dans les sequences decrivant le quotidien d'Ali et ses copains ,Charef s'approche parfois du Stand by me de Reiner par sa qualité a retranscrire cette atmosphere complice qui unit ces gamins au dela des tragiques evenements qui les entoure ,l'alternance (facon mille-feuille) de ces plans pleins d'innocences avec d'autres beaucoup + rudes voir sanglants apparait trop repetitif.L'autre souci provient du jeu souvent maladroit de comediens qui semblent + reciter leur texte que reellement le vivre d'ou un manque de credibilité parfois dommagable ,heureusement le jeune Ali fait preuve d'une belle energie qui participe pour beaucoup a l'interet de ce temoignage sincere sur une epoque charniere pour l'Algerie.Jolie BO.
omanidate

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1,0
Publiée le 10/04/2008
Le film de Mehdi Charef est d’une incohérence historique grave , ils nous présente la période du film au printemps 1962 , il nous montre des soldat français arrêtant des algériens , et des militant du FLN préparant des attentats , a mon avis Megdi Charef doit revoir ou découvrir l’histoire de la guerre d’algérie. « Il sera mis fin aux opérations militaires et à toute action armée sur l'ensemble du territoire algérien le 19 mars 1962, à 12 heures » extrait des accords d'Evian Il n’y avait plus d’opération militaire de part et d’autre au moment des évènements du film , et les seuls qui en faisait et ça Mehdi Charef n’en parle pas du tout c’était l’OAS. Vivement un autre film ….parce que cartouches gauloises est partie en fumé
veronique.pedrero@free.fr

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4,0
Publiée le 17/10/2007
Film bien senti, sans effets, sans insistance sur les évènements, comme si ceux-ci finissaient parfois par (trop) se confondre avec le quotidien. Film sur l'amitié, les amitiés, les ambivalences, les ambiguïtés, les attaches, la séparation, le deuil, au-travers du regard d'un enfant surtout mais aussi de ses camarades. Comment l'enfance au seuil de l'adolescence est bousculée, trahie, galvaudée, détruite mais comment aussi les enfants parviennent à tenir au milieu des grignotages et des gravats laissés par l'Histoire qui s'écrit en souffrance, de part et d'autre. Un film qui n'est pas réservé aux adultes et qui pose la question de l'après.
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