Masculin Féminin
Note moyenne
3,6
591 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

48 critiques spectateurs

5
7 critiques
4
13 critiques
3
14 critiques
2
5 critiques
1
6 critiques
0
3 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
overlook2
overlook2

32 abonnés 163 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 août 2016
Godard s’entiche de la sociologie et l’intègre avec un esprit aussi ludique que critique dans sa cosmogonie cinématographique. Elle ne tardera pas à la faire chavirer sous les coups de butoir du politique qui s’affirme ici plus prégnant que jamais. Après l’immense « Pierrot le fou », feu d’artifice poétique et dernière grande oeuvre romanesque, le cinéaste passe au noir et blanc (magnifique photo de Willy Kurant) et à un style documentaire qui sied à cette « narration IFOP » où il s’agit avant tout de pousser dans ses retranchements la jeunesse de 1965, en la soumettant à une batterie de questions : durant de savoureuses (et parfois édifiantes) joutes verbales, chacun devient tout à tour le sondeur d’opinion de l’autre (Godard dictait les questions à ses comédiens par oreillette d’où la raideur un peu maladroite et émouvante de certains passages). Le constat est plutôt cruel : les jeunes femmes, toutes plus charmantes les unes que les autres, ont d’avantage une conscience cométique que politique. Quant aux jeunes hommes, ils sont engagés dans un combat contre le patronat et la guerre du Vietnam, mais restent aliénés à leurs pulsions sexuelles. Godard fait ainsi le portait d’une génération travaillée par le sexe et déchirée entre contestation et consommation, respectivement et grossièrement assimilés (en apparence) au masculin (l’engagement) et au féminin (la futilité), forcément inconciliables. Seul la dernière réplique de Chantal Goya apportera une densité et une complexité saisissante à son personnage d’adorable cruche – et on se dit que, comme toutes les autres filles, elle mène en fait une lutte plus secrète mais aussi plus courageuse que l’engagement masculin : la lutte pour l’émancipation sociale du joug patriarcal (que le film lui fait subir à travers son incessant et très masculin questionnement intellectuel). Si ouverture au monde et à la société il y a, c’est sous la forme d’une rupture permanente, d’un éclatement qui se répercute sur la forme – pour nuancer les jugements à l’emporte-pièce (la méthode des sondages auquel le film semble soumettre ses personnages est elle-même remise en question à la fin). Bref, pour maintenir la conscience éveillée. « Masculin Féminin » est une œuvre bien plus ambivalente et vibrante qu’on ne pourrait penser au premier abord et si Godard livre une formidable radiographie de la jeunesse de 1965, elle est autant critique que poétique, déprimante (le suicide hante le film) qu’enchantée ; finalement complètement équivoque. Il prouve, après la flamboyance de « Pierrot », que l’interrogation politique passe par une interrogation artistique (qui, aujourd’hui aurait une telle audace et une telle pertinence ?). Et il s’affirme, plus que jamais, comme un immense créateur de formes.
Bulles de Culture
Bulles de Culture

147 abonnés 634 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 juillet 2016
Photographie d'une époque, cet habile, drôle et nostalgique « film-essai » nous montre un cinéaste et un personnage (interprété par Jean-Pierre Léaud) qui cherchent et se cherchent dans une société en pleine mutation.
Daniel C.
Daniel C.

172 abonnés 732 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 juillet 2016
Quel bonheur de découvrir Jean-Pierre Léaud chez Godard ! Quelle liberté de ton, quelle audace dans le questionnement, quel engagement politique affirmé ! C'est drôle comme aujourd'hui la nudité, la crudité des propos ont envahi l'espace public, mais combien la défaite de la pensée est consommée. Peut-être est-ce le sens du dernier film de JLG intitulé "Adieu au langage". Aujourd'hui, il n'est plus possible de parler avec une telle fraicheur. Le dialogue hommes/femmes a, me semble-t-il, régressé...
Sylvain P

387 abonnés 1 431 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 juillet 2016
De petites saynètes sans conséquence avec de jolis acteurs et actrices prennent l'air du temps de cette époque révolue. C'est mignon, informatif mais franchement Godard est bien un cinéaste sur-évalué.
In Ciné Veritas
In Ciné Veritas

108 abonnés 922 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 juillet 2016
Dans Masculin féminin, Jean-Luc Godard radiographie la jeunesse française du milieu des années 60. Le portrait sociologique dressé n'élude pas les sujets tabous, ce qui valut au film une interdiction aux moins de 18 ans. Ce film-enquête surprend par les choix narratifs et formels audacieux faits par son réalisateur. Il en découle un remarquable exercice de collage-montage qui nous permet de classer ce long métrage parmi les essais filmiques. L'interprétation naturelle des acteurs participe également au vérisme et à la tonalité de cette œuvre de cinéma vérité. Cinquante ans après sa réalisation, Masculin féminin demeure toujours aussi moderne. Plus de détails sur notre blog ciné :
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 16 mai 2016
J'ai eu l'occasion de voir le film lors du 69 ème festival de Cannes dans la salle Bunel. Je ne l'ai pas vraiment apprécié mais c'est un classique. Il m'a parut long car il n'y avait pas d'action, j'ai eu du mal à comprendre l'histoire et de plus le son dans la salle étant assez fort on avait l'impression que les acteurs criaient. Néanmoins il est intéressant car il relate bien les inégalités hommes femmes lors des années 60.
Plume231

4 407 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 5 août 2014
Ah ça faisait longtemps que je m'étais pas fait un petit Godard et ça m'avait manqué... euh en fait non, ça m'avait pas du tout manqué...
Alors "Masculin Féminin" ou comment filmer pendant 110 minutes, qui en paraissent 110 heures, des acteurs en train de déblatérer une prose syndicalo-marxo-gauchiste pompeuse avec une soi-disante narration à laquelle il n'y a rien à comprendre ???
En plus, il y a Jean-Pierre Léaud dans le rôle d'un personnage agaçant, et Jean-Pierre Léaud dans le rôle d'un personnage agaçant c'est naturellement agaçant puissance 10000.
Allez des gouttes de positif dans un océan d'ennui, les dialogues chiantissimes reflètent assez bien le climat politique de l'époque et même, allons plus loin, préfigurait Mai 68, les actrices sont belles (même la future chanteuse de "Pandi-Panda" était charmante !!!) en particulier la suédoise Eva-Britt Strandberg qui arrive par sa beauté lumineuse et sa fraîcheur a donner le seul moment intéressant du film.
"Masculin Féminin" ou l'ennui à la sauce syndicalo-marxo-gauchiste...
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 juillet 2014
Un film pour le moins provocateur qui dresse un portrait peu réjouissant de la société parisienne en 1965. Des échanges remarquablement écrits filmés en champs/contre-champs novateurs, comme le fameux "Dialogue avec un produit de consommation", une vision radicale des politiques et une belle réflexion sur l'amour sont les points forts de ce long-métrage à la fois drôle, sensible et marqué par les géniales interprétations de Jean-Pierre Léaud et de Chantal Goya. Mais "Masculin, féminin" comporte aussi un bon nombre des défauts de son cinéaste, comme l'inscription de mots et de phrases (pas toujours très parlants d'ailleurs) qui coupent le film plus qu'ils ne le servent, des discussions parfois très sérieuses à la limite de l’élitisme et une utilisation frustrante de la musique avec des variations de volume inattendues et vaines. On aura au moins échapper aux jeux de mots légendaires de Godard, insupportables en général. "Masculin, féminin" reste un beau film, charmant et émouvant par instants.
Julien D

1 338 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 mars 2014
Uniquement pertinente pour sa façon de décrire les mœurs de la jeunesse pré-mai 68, cette étude sociologique de cette génération que Godard a surnommé les "enfants de Marx et Coca-cola" marque une rupture dans la filmographie de son auteur puisqu’il enchaine le très coloré Pierrot le fou à cette réalisation à la mise en scène naturaliste et au scénario politiquement engagé. Masculin, féminin est loin d’être une fiction passionnante, tant son histoire d’amour est convenue et que les interprétations et que les dialogues littéraires la rendent terriblement invraisemblables (en particulier à cause de la mièvrerie que dégage le jeu de Chantal Goya). En revanche, c’est donc bien dans son système de chapitrage et sa peinture illustrée à la façon d’un documentaire d’une période meurtrie par la guerre au Viêt-Nam en pleine remise en question, sur des plans aussi bien politiques qu’artistiques, que le long-métrage a réussi à s’inscrire parmi les œuvres favorites des amateurs de Jean-Luc Godard mais surtout à s'offrir un discours que l’on se surprend à trouver toujours d’actualité un demi-siècle plus tard.
Truman.
Truman.

274 abonnés 1 364 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 février 2014
"Dans masculin il y masque et cul "- "Et dans Féminin il y a quoi ?" -" Il y a rien justement" .

Godard offre ici une vision sociologique et politique d'une époque rongée par la guerre du Vietnam et la liberté sexuel .
Godard semble obnubilé par la guerre et ceci en devient rapidement un film qui la dénonce, il ne dénonce pas que ça, car il dénonce aussi la société de consommation avec par exemple une scène ou une femme sera interrogée sur la société mais elle ne saura jamais répondre et donner son point de vue .

Au contraire de son film "Deux ou trois choses que je sais d'elle" qui était identique dans le fond ici sur la forme il y a un brin de scénario . On suit une histoire d'amour entre Paul et Madeleine .
Une histoire d'amour rempli d'une vision de la société selon Godard, il faut donc adhérer au truc mais même si l'on n'aime pas les propos que le réalisateur peut tenir ici son film ne sombre pas dans la lourdeur grâce aux divers dialogues finement ciselés et bien écrits ou encore grâce aux acteurs .

Jean-Pierre Léaud l'acteur fétiche du cinéma de Truffaut se trouve a merveille dans ce film plaçant même quelques clin d'oeil a son personnage Antoine Doinel incarné chez François Truffaut .
Le jeu de Jean Pierre Léaud colle au style de Godard dans un pur style "nouvelle vague", il se fond dans le paysage et la réalisation avec un certain tact et colle bien avec Chantal Goyat .
A eux deux ils forment un beau couple .

Parfois cruel et barré, parfois déjanté et drôle, parfois intelligent et fascinant . Malgré ses qualités on retrouve cette réalisation pas toujours maitrisée qui nous balance un klaxon pour masquer un nom, des bruits de conversations qui arrivent au premier plan et qui font que l'on entend plus le dialogues initial, des musiques ou le son augmente et baisse enfin des trucs habituels chez Godard qui sont assez agaçants mais on s'y fait .
Menton spécial pour l'apparition de Brigitte Bardot .

Masculin Féminin est un film jeune aux allures contemporaines qui reste encore aujourd'hui dans l'air du temps et ceci en fait un film qui n'a que très peu vieilli .
Prad12
Prad12

122 abonnés 1 086 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 1 février 2014
Le film est entièrement gâché par un message politique préhistorique...... c'est dommage car Paris est sublime et les actrices convaincantes..... mais avec le recul on s'aperçoit qu'ils ont tous eu tort et pourtant ils continuent de croire qu'ils avaient raison........dictature de la pensée, encore une vague nauséabonde......
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 16 novembre 2013
En tout point exceptionnel !!!
Film Magnifique, drôle, émouvant
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 11 novembre 2013
S’il vise l’autorité (notamment parentale, jamais montrée) Godard lui-même ne se fait pas d’illusion sur son statut de cinéaste confortablement installé à la tête d’un mouvement déjà vieux, la Nouvelle Vague : Masculin, féminin marque ainsi une distance critique avec les œuvres précédentes du cinéaste .
Masculin, féminin exige une nécessaire contextualisation historique pour en saisir pleinement tous les tenants et aboutissants. Pour la postérité, la seule dernière réplique du film, prononcée par une Chantal Goya bouleversante d’innocence, mais soudain terriblement grave, suffira.
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 760 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 octobre 2013
Godard adapte (très vaguement) une nouvelle de Maupassant (La Femme de Paul) et exploite une étude sociologique sur la jeunesse des années 1960, dans une coproduction franco-suédoise, avec Jean-Pierre Léaud et Chantal Goya incarnant des "enfants de Marx et de Coca-Cola"... La bizarrerie de cette équation est assez tentante, même si l'on craint d'abord un mélange conceptuel, hermétique, dont le réalisateur a le secret. Celui-ci fait parler ses jeunes personnages de tout, de rien, et en profite pour disserter sur la politique, la guerre, l'amour, le sexe, l'américanisation de la société de consommation, le cinéma... Bien sûr, on ne voit pas toujours où il veut en venir, mais la sauce dramatique prend et le film est tout à fait "regardable". Entre banalité quotidienne, considérations sociales et saillies philosophiques, le romanesque affleure, douloureux et pessimiste sur la fin. Ce qui n'exclut pas quelques moments de grâce. Jean-Pierre Léaud est comme souvent épatant avec son sérieux irrésistible, son désespoir léger, sa drôlerie involontaire. Et Chantal Goya, sobre dans un rôle peu sympathique.
Typi35
Typi35

60 abonnés 483 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 septembre 2013
Quelques chianteurs de réalisation mais ce choix de filmer la personne qui est interrogée aurait méritée d'être suivie : trop de choses se passent et s'entremêlent avec les champs/contre-champs, et on s'en rend compte dans ce film, qui repose les yeux et permet aux personnages de bien plus se dévoiler au spectateur : on entre en lui et on voit les choses telles qu'elles sont, c'est plus fort que le cinéma actuel qui fiante du sentimentalisme cacahuète.
Quelques mecs en usent encore un peu comme Larry Clark mais c'est rare.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse