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Le Flic ricanant
note moyenne
3,1
17 notes dont 7 critiques
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7 critiques spectateurs

AMCHI

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3,5
Publiée le 09/11/2018
Le flic ricanant est un bon polar au style des années 70 montrant bien une certaine Amérique (pourtant c'est adapté d'un roman suédois) qui débute très bien avec une excellente scène de fusillade dans un bus. Ce n'est pas par contre le plus marquant et réussi de sa période faute notamment à une enquête pas très élaborée (l'intrigue est un peu confuse par moment) mais cela se joue ailleurs, c'est la description des méthodes des flics de l'époque, de certains milieux de San Francisco, l'ambiance désenchantée fonctionne bien. On ne s'ennuie pas mais il ne faut pas s'attendre à retrouver le rythme nerveux d'autres polars urbains de la même époque ; Le flic ricanant est constitué de différentes scènes ponctuant ce film et formant un tout bien que le lien entre elles n'est toujours évident. Le casting est bon aussi que ce soit le personnage principal joué par Walter Matthau ou les autres flics Bruce Dern, Louis Gossett Jr chacun ayant leur caractère, leur motif d'être policier à la brigade criminelle et leurs méthodes. Pas emballant à 100% Le flic ricanant fait quand même partie des bons polars à découvrir de cette période riche dans le genre.
soniadidierkmurgia

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4,0
Publiée le 12/07/2017
Dans la filmographie relativement ramassée de Stuart Rosenberg (16 films en 31 ans de carrière), "Le flic ricanant" n'est pratiquement jamais cité, laissant le devant de la vtrine aux deux seuls véritables succès critiques et commerciaux de Rosenberg que sont "Luke la main froide" (1967) et "Amytiville, la maison du diable" (1979). L'époque étant alors très féconde dans le genre policier à Hollywood, "Le flic ricanant" a peut-être pâti aux yeux du public d'une intrigue plutôt relâchée qui montre clairement la volonté de Rosenberg de rester fidèle à l'esprit des deux auteurs suédois (Maj Sjöwall et Per Wahlöö) ayant inspiré le scénario écrit par Thomas Ricken. Dans les années 60, la sociale démocratie suédoise est à son apogée et vantée à travers le monde comme un modèle d'intégration sociale. Sjöwall et Wahlöö se saisissent du roman noir pour aller voir derrière la belle façade où sont soigneusement cachés les vices et les tares d'une société malgré tout solidement dévouée au capitalisme. S'il adapte le contexte du roman sorti en 1968 ("Le policier qui rit") pour le situer à San Francisco, Rosenberg n'a pas souhaité en gommer le sous-texte qui peut de surcroit parfaitement s'appliquer à la société américaine alors en plein doute sur ses valeurs traditionnelles. Le film démarre par vingt minutes somptueuses où en pleine nuit les flics d'un commissariat découvrent un de leurs collègues parmi les victimes d'un bus de la ville où un tueur fou a massacré huit personnes. Parmi eux le sergent Jake Martin (Walter Matthau), spoiler: flic revenu de tout qui entend absolument faire un lien entre la mort de son coéquipier et une ancienne affaire que lui-même n'avait pu mener à terme. Dans le bus devenu tombeau où les policiers hébétés tentent de retrouver leurs esprits, Rosenberg brosse brillamment et de manière concise un portrait très réaliste de chacun en train de réagir après la mort d'un collègue. Rapidement le regard de Rosenberg se concentre sur Jake Martin et Leo Larsen (Bruce Dern) son nouvel adjoint aux méthodes expéditives qui vivent une cohabitation pas toujours rendue facile par leur vision différente du chemin à emprunter pour coincer le coupable. Au fur et à mesure des pérégrinations des deux hommes dans le San Francisco underground, spoiler: c'est aussi la personnalité trouble de son adjoint disparu qui se révèle à Jake Martin ce qui ne peut le résoudre à plus d'optimiste lui dont la vie privée est quasiment réduite à néant alors qu'il a femme et enfants. L'enquête ouvre des pistes qui s'enlisent tour à tour pour aboutir à un dénouement que certains critiques n'ont pas trouvé à la hauteur des espoirs soulevés par le brillant incipit. C'est indiscutable mais sans doute pas si important que ça tant le portrait du flic au bout du rouleau porté par Walter Matthau se dresse en miroir d'une société qui craque aux coutures. On peut sans commettre un sacrilège rapprocher "Le flic ricanant" du très dérangeant "The offence" de Sidney Lumet qui un an plus tôt offrait un contre-emploi renversant à Sean Connery occupant encore à l'époque le trône de seul James Bond officiel. Walter Matthau acteur à l'image comique très imprégnée dans l'esprit des spectateurs suite à sa longue collaboration de duettistes avec Jack Lemmon entame ici une trilogie dans le genre policier qui n'a pas beaucoup d'équivalent. Il enchaine en effet un plus tard avec "Tuez Charley Varrick !" de Don Siegel puis avec "Les pirates du métro" de Joseph Sargent. Quant à Bruce Dern parfait alliage de brutalité et d'humour cocasse, seule l'absence d'un film phare comme "M.A.S.H" ou "Le privé" (Robert Altman) l'a empêché d'embrasser une carrière aussi estimée que celle d'Elliot Gould. Quelques rares films au parti pris radical doivent attendre plusieurs décennies pour être en fin reconnus en tirant leur nouvel aura de ce qui avait été vu comme des faiblesses au moment de leur sortie. C'est le cas cet excellent film policier du sous-estimé Stuart Rosenberg jugé à tort comme un tâcheron.
Caine78

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3,0
Publiée le 03/05/2017
Polar un peu atypique et au rythme inégal, "Le Flic ricanant" peut toutefois compter sur Stuart Rosenberg et un scénario plutôt complexe pour apparaître fort fréquentable. Honorable.
this is my movies

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3,5
Publiée le 22/03/2017
Un bon film policier des 70's qui commence d'entrée par une scène grandiose. S. Rosenberg sera par la suite un peu plus à la peine pour retrouver une telle intensité tandis qu'il décrit avec minutie le dur travail de policier. Pendant une heure, il rend compte du difficile travail de ses hommes, avec les fausses pistes, les errances d'une enquête, montrant la vie personnelle ravagée du personnage principal campé par un W. Mathau formidable. Reste qu'après cette heure, le film vire de cap et nous voilà face à une histoire plus basique qui offrira une résolution un poil décevante. Avant cela, des bons numéros d'acteurs, une mise en scène appliquée, quelques bonnes répliques et des plans inédits dans le genre. Un bon polar donc mais sans génie et qui ne restera pas dans les annales. D'autres critiques sur
cylon86

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3,0
Publiée le 20/11/2016
Méconnu dans la solide filmographie de Stuart Rosenberg ("Luke la main froide", "Amityville"), "Le flic ricanant" est un polar comme on en voyait beaucoup dans le cinéma américain des années 70, affichant avant tout une volonté de réalisme. On pense à Friedkin mais aussi à Lumet devant ce film d'enquête nous plongeant dans certains bas-fonds de San Francisco (avec bars interlopes à la clé, remplis d'homosexuels ou de prostituées) et dans lequel un flic désabusé enquête sur un massacre perpétré dans un bus. Le début du film frappe par sa violence et par son souci du détail : on y voit les policiers passer au peigne fin la scène du crime et on sent leur fatigue et leur lassitude face à un monde de plus en plus violent. Plongé dans son travail au point d'oublier d'être un père présent, Jake Martin (Walter Matthau et sa trogne, impeccables) ne voit rien d'autre que son métier qu'il connaît bien. Aux côtés de Matthau, Bruce Dern campe un équipier aussi bavard que Martin est taiseux avec son talent habituel. Les deux acteurs constituent à eux seuls une bonne raison de se laisser embarquer dans ce film parfois un peu lent et parfois un peu décousu mais qui n'en est pas moins frappant par le souci de mise en scène dont fait preuve Rosenberg, embarquant ses personnages dans un univers violent et souvent sans pitié.
traversay1

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2,5
Publiée le 02/08/2016
L'esthétique seventies, rouflaquettes comprises, fait très datée. Cette enquête policière, filmée à la hache, aussi. Evidemment, ça ressemble beaucoup à ce que faisaient Lumet (Serpico), Friedkin ou Frankenheimer dans ces années là. Ca se veut cool, incorrect (limite réac et homophobe, quand même) avec un soupçon de sexe et de violence. Pas désagréable dans l'ensemble parce qu'on ne s'y embarrasse pas de psychologie et que Walter Matthau, en ours mal léché, est impayable.
Prad12

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2,0
Publiée le 26/05/2016
Le gros attrait de ce film policier est l'immersion dans le San Francisco des seventies et de ces multiples communautés. Pour le reste, après un début pétaradant, le scénario s'enlise dans une suite de scènes décousues où une chatte ne retrouverait pas ses petits.... trop de scènes inutiles et on se demande encore comment ils réussissent à trouver le coupable, exploit.......à noter, Walter Matthau est le laughing policeman car il fait la tête tout au long du film en mâchant du chewing gum.....
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