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    Viridiana
    note moyenne
    3,9
    295 notes dont 51 critiques
    répartition des 51 critiques par note
    10 critiques
    16 critiques
    15 critiques
    9 critiques
    0 critique
    1 critique
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    51 critiques spectateurs

    Extremagic
    Extremagic

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    3,5
    Publiée le 19 août 2015
    Je continue d'arpenter tranquillement la filmographie de Bunuel et je dois dire que je m'attendais à mieux avec ce film vendu comme un des plus réussi du réalisateur, palme d'or oblige... En fait j'ai tout bien aimé sans être particulièrement transcendé non plus, cette scène de repas de riche par des pauvres c'est assez énorme mais justement je suis vachement déçu, comme souvent avec le réalisateur par la fin. Ca se finit comme ça. C'est un peu le problème que j'ai avec les fins ouvertes, c'est très bien, j'aime souvent plus ça qu'un truc imposé mais seulement si on en sort pas avec l'impression que c'est pas fini. Et là c'est le cas. Quand on regarde Los Olvidados, cette fin comme ça qui arrive, qui te tombe dessus, c'est génial parce que c'est vachement violent ça sert vraiment le propos. Mais là j'ai pas vraiment compris et je pense que le film aurait gagné à s'étendre sur un épilogue de quelques minutes supplémentaires. Sinon c'est du tout bon. Alors je vois bien la critique des classes et de la religion chez Bunuel qui sont ses deux thématiques récurrentes, mais j'ai toujours un peu du mal à cerner le propos, réellement qu'est-ce qu'il veut dire ? Qu'au fond riches et pauvres sont pareils, qu'il ne faut pas donner du pouvoir aux pauvres parce qu'ils en feraient n'importe quoi ? En fait c'est pas très clair. Après c'est assez fendard par moments, et on sent que ce n'est pas gratuit, que c'est intelligent, mais bon je pense qu'une analyse approfondie de son œuvres s'imposera quand j'en aurais vu plus. Par contre ce qui m'a bien fait marrer c'est toute la première partie j'avais l'impression de voir un Almodovar 20 ans auparavant, je pense que ça l'a pas mal influencé même s'il n'aborde pas dut tout les mêmes thématiques. Voilà c'est du très bon mais je reste largement sur ma faim, ce qui me pousse forcément à voir le reste de sa filmographie. J'espère un jour tout de même tomber sur un de ses films qui me convaincra pleinement.
    Surgeon Visceral
    Surgeon Visceral

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    3,0
    Publiée le 17 mars 2011
    Un synopsis en or mais ce film malgré l'âge est un peu (trop) bavard. ça traîne vraiment trop en longueur. Certaines scènes nous semblent interminables. Malgré ça c'est un film qui mérite qu'on s'y intéresse a propos du scandale religieux qu'il a fait. "Viridiana" a pourtant reçue une palme d'or mais cela n'a pas empêcher d'être attaquer par Le Vatican et la justice Italienne. Décidément ce scandale-ci plus celui de "l'âge d'or", Ce Luis Bunuel n'a vraiment pas de chance avec les religieux. Considéré comme oeuvre sacrilège, elle a été censurée durant 16 ans avant de pouvoir être montrée sur les écrans.
    pascalchevalier
    pascalchevalier

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    5,0
    Publiée le 13 juillet 2008
    Extraordinaire chef d'oeuvre de Bunuel au sommet de son art, film d'un niveau blasphèmatoire quasiment sans égal, un des plus grands chefs d'oeuvre de l'histoire du cinema.
    Lotorski
    Lotorski

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    3,0
    Publiée le 13 mai 2014
    Une oeuvre déstabilisante et désespérante (dans le sens de désespérément vraie). Parfois drôle, toujours provocant.
    ferdinand75
    ferdinand75

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    4,0
    Publiée le 14 septembre 2013
    Un film dérangeant et difficile de lecture. Il y a bien sûr un anticléricalisme latent, mais très vite après la mort du viel oncle , le film introduit tous ces personanges de "sans terre" , des mandigots , des pauvres . On touche alors à une sorte de cynisme au second degré. Pour prendre le contre-pieds de la charité chrétienne. Non ces Freaks n'ont pas besoin d'être sauvés. Ils ne sont pas "naturellement bons" comme pourrait le croire les bons chrétiens , et Viridiana la première. Ils ne peuvent pas être sauvés . Ils sont tels qu'ils sont , le résultat d'une histoire qui est la leur . On est dans l' affrontement entre le " destin" et la charité. Tout cela est truculent , violent , jouissif , les mendiants ne respectent rien et s'amusent beaucoup dans cette hacienda / hospice. La scéne de fête explosive rappelle Jean Vigo et son "Zéro de conduite " . Les fauves sont lâchés, la société explose, c'est "The party". Bien sûr la mise en scène de la Cène est d'anthologie , énorme , une outrage de beuverie et de fornication remplaçant la communion et le partage des pains., Tout cela est énorme, il fallait oser, c'est vraiment Bunuel. Le film manque parfois un peu de rythme ,de "chaleur" , mais les circonstances historiques du tournage , 1er film de Bunuel de retour en Espagne franquiste, explique peut-être ce sentiment . Un monument du cinéma.
    Parkko
    Parkko

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    4,0
    Publiée le 28 juin 2010
    Replaçons quand même ce film dans son contexte... Bunuel, exilé au Mexique nous livre ce film, palme d'or à Cannes, alors qu'il est espagnol, pays dirigé par Franco... Bunuel est un metteur en scène, un provocateur énorme. Contrairement à ce que certains disent, ce n'est pas qu'un simple anticlérical. Chez lui tout le monde y prend pour son grade, et il a un regard particulièrement cynique sur la noirceur de l'âme des hommes - et des femmes -. Nul n'échappe réellement à son regard acerbe, à la limite ceux qui s'en sortent le mieux sont ceux qui ne se cachent pas derrière une hypocrisie, encore décriée par Bunuel. Il nous montre aussi une société hiérarchisée, où on a toujours (ou presque) un plus démuni que soit : les riches snobbent les pauvres, qui eux snobbent les plus pauvres, qui eux snobbent les lépreux. Bunuel signe ici une grande satire sociale.
    stebbins
    stebbins

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    5,0
    Publiée le 28 janvier 2009
    Palme d'Or au Festival de Cannes 1961, Viridiana est l'une des réussites majeures de Luis Bunuel. Toujours d'actualité, le film est d'une forte puissance évocatrice. Encore plus réaliste et percutant que l'excellent Los Olvidados, Viridiana laisse le soin aux symboles de déranger son public : Bunuel ira par exemple jusqu'à reconstituer la célèbre Cène, tableau ici déguisé en orgie grotesque et obscène. On connaissait chez le cinéaste espagnol un goût prononcé pour la provocation ainsi qu'un regard aiguisé sur la société et les codes moraux. Dans Viridiana, pas un seul personnage ne mérite la rédemption : misérables ou bourgeois, athées ou dévots, Bunuel n'épargne personne... Y compris - et surtout ! - le personnage éponyme au film, jeune femme déchaînant les passions, élément perturbateur du récit rongé par la culpabilité ( sentiment voisin de la pitié quand on n'y songe ). Viridiana est un film profondément sublime, d'autant plus élevé moralement qu'il laisse le spectateur libre de juger à sa guise. Un film qui va à l'encontre de l'ordre établi : un film moral sur la morale. Chef d'oeuvre.
    Plume231
    Plume231

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    4,0
    Publiée le 1 avril 2012
    Un Buñuel qui ne serait pas subversif ne peut pas être un véritable Buñuel, et "Viridiana" est très loin d'être l'exception qui confirme la règle. C'est même une des oeuvres du cinéaste qui la confirme le plus tout court. Et comme le réalisateur a eu la possibilité de tourner dans l'Espagne franquiste, et comme l'Eglise n'a pas été la dernière à aider cette dictature a s'instaurer, il n'est pas difficile de deviner qui c'est qui va s'en prendre plein la gueule. Bon, ici ce n'est pas la religion en elle-même qui passe sous le scalpel féroce de Buñuel mais plutôt le fait qu'elle permet à certains de légitimer leur hypocrisie et de servir leur cupidité. Là ce sont des mendiants mais ça aurait pu aussi bien être des bourgeois, qui étaient loin d'être la dernière cible du réalisateur. Et s'il y a quelques personnes qui pratiquent sincérement la religion dans le but de servir son prochain, il le paye chèrement à l'instar du personnage don quichottesque féminin qui donne son prénom au film. On ne peut qu'accuser encore une fois Buñuel d'être lucide sur la nature humaine. Un grand cru du cinéaste.
    Caine78
    Caine78

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    4,0
    Publiée le 4 décembre 2008
    Un film qui ne ressemble à aucun autre, telle pourrait être notre première pensée devant ce stupéfiant "Viridiana", aussi épatant dans sa forme que cinglant sur le fond. En effet, il est loin le cinéma ou les pauvres apparaissent comme des pauvres victimes!! Car que de méchanceté délivré ici par Bunuel dans sa peinture acerbe et violente, qui plus est doublé d'une esthétique audacieuse et de quelques scènes absolument hallucinantes, l'orgie bien sur mais aussi celle de somnanbulisme par exemple. Alors après c'est évident que cela ne plaira pas à tout le monde : le film a d'ailleurs parfois une légère tendance à baisser de rythme et tout n'est pas marquant, mais reste que la charge reste tout de même assez formidable, virulente mais aussi remarquablement intelligente... Une oeuvre importante.
    scorsesejunior54
    scorsesejunior54

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    2,5
    Publiée le 14 décembre 2008
    Exilé au Mexique, la censure Franquiste l'empêchant de réaliser ses projets, Luis Bunuel réalisait en 1961 l'une de ses oeuvres phares, tout du moins l'une de ses plus reconnues un demi-siècle plus tard avec "Viridiana", sombre récit pas franchement tendre avec l'être humain sous toutes ses formes. Tout d'abord, il y a une chose qui frappe lorsque l'on regarde ce très bon long-métrage : l'omniprésence de la philosophie Marxiste, sans qu'il ne s'agisse pour autant d'une oeuvre "officielle", loin de là. Effectivement, le cinéaste critique comme à son habitude et de manière très virulente la bourgeoisie et ses comportements, laquelle est clairement qualifiée d'immorale, et ce non pas de par le puritanisme de façade qu'elle exacerbe de façon mensongère mais plutôt à cause de son absence d'éthique, de son mépris pour les plus faibles et de l'utilisation de moyens parfois répugnants afin d'arriver à tout prix à ses fins... Quant aux pauvres, les "prolétaires", ils ne valent pas forcément mieux : incultes et souvent empreints d'une bêtise affligeante, ils ont besoin de guides, "d'élites" en quelque sorte pour les mener. Ce ne sont pas des gens formidables bien qu'il soit possible d'en tirer quelque chose, à condition de leur enseigner des valeurs de partage et de solidarité. Leur faire prendre conscience de leurs intérêts de classe finalement. Vous retrouverez tout cela dans les écrits de ce cher Karl ! Enfin, l'Eglise n'est pas attaquée de la même manière que les dominants friqués : Bunuel ne remet pas en cause le christianisme "social", bien au contraire puisqu'il en vante les mérites. Il pointe "seulement" du doigt les hypocrisies dogmatiques encore en vogue au milieu du vingtième siècle et particulièrement dans son pays natal alors gouverné par le "Caudillo". Politisé d'un bout à l'autre, "Viridiana" ne se positionnait pourtant pas au départ comme une fable sociale. Etonnant et pas toujours constant, bien qu'intéressant et comprenant une séquence magique. A voir.
    Spiriel
    Spiriel

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    5,0
    Publiée le 18 décembre 2008
    Un des meilleurs films de Bunuel. Le malaise qu'il provoque, à l'instar d'un Los olvidados, est durable, qu'on soit pratiquant ou non. Bunuel, d'une grande sincérité dans sa confrontation avec la réalité sociale et humaine, refuse tout compromis. En ressort une ambiguité difficilement acceptable, poussant à la remise en question. Viridiana repousse les avances de son oncle. Ce que Bunuel dénonce, c'est que jamais elle n'essaie de comprendre ce vieil homme bouffé par la solitude et se cache derrière sa moralité chrétienne. Pourtant, aujourd'hui encore, on aurait également le réflexe de condamner le vieil oncle sans se poser de question. Viridiana décide donc de briser ses voeux pour se consacrer aux pauvres ères, leur accordant tout. Mais la misère rend méchant et brutal (cf. Los olvidados) et c'est peu dire que ces miséreux ne vont pas lui rendre sa générosité, que Bunuel montre comme hypocrite, en les faisant prier pendant que des ouvriers travaillent à rendre l'habitation vivable. La fin du film enchaîne les séquences blasphématoires plus percutantes les unes que les autres. Un grand film à l'interprétation parfaite, à commencer par la bande de clochards.
    GabbaGabbaHey
    GabbaGabbaHey

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    3,0
    Publiée le 20 juin 2011
    Luis Buñuel, comme a son habitude s'attaque a la religion et aux soit-disantes bonnes mœurs qu'il critique de manière pertinente et corrosive, se montrant très provoquant, mais également tres juste. Dans "Virdinana", le cinéaste raconte l'histoire d'une femme sur le point de s'installer au couvent, mais qui suite au suicide de son oncle (qui voulait l'épouser) elle décide de ne plus se consacrer a dieu, mais a l'aide des plus démunis, et accueille chez elle les mendiants du quartier... Le Messie d'Haendel, la Neuvième Symphonie de Beethoven et Le Requiem de Mozart sont la pour magistralement mettre en musique ce film.
    chrischambers86
    chrischambers86

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    5,0
    Publiée le 29 juin 2009
    Un bref retour en Espagne et Luis Bunuel signe ici son chef d'oeuvre, le film le plus rèaliste, le plus clair dans sa signification, le plus pur dans son style! il ne fait aucun doute que le cinèaste, dans "Viridiana", ait voulu une fois de plus, règler son compte à la religion, qui selon lui stèrilise tout ce qu'elle touche! Riche en moments d'observation surrèaliste, "Viridiana", incarnèe admirablement par la superbe Silvia Pinal, accomplit un chemin de croix à rebours: sur le point de faire voeu de chastetè au dèbut du film, elle offre à la fin sa virginitè, plusieurs fois mise en pèril, à qui veut bien la prendre, quoi de plus rèjouissant que le spectacle d'une sainte nitouche qui s'encanaille! On ne comprendra jamais comment le gouvernement de Franco a pu autoriser la production de cette oeuvre importante dont les clochards, dans un plan fameux, parodiaient la Cène dans une orgie d'anthologie sur la musique sacrèe du Messie de Haendel! Le film fut finalement interdit en Espagne (Au festival de Cannes, "Viridiana" fait scandale, mais remporte la palme d'or) et reste encore aujourd'hui l'un des sommets de l'oeuvre à Bunuel...
    ARMELLE BARGUILLET  HAUTELOIRE
    ARMELLE BARGUILLET HAUTELOIRE

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    5,0
    Publiée le 2 août 2008
    Des nombreux films de Bunuel, "Viridiana" est sans doute l'un des plus forts, des plus aboutis. Ce long métrage coup de poing nous interpelle au plus vif de nos convictions et de nos doutes. Iconoclaste, on comprend qu'il ait soulevé la controverse. Tout s'y passe avec une insolence et une audace à couper le souffle. On réalise alors l'impact que l'art cinématographique peut avoir lorsqu'il est exercé par un artiste de génie. Le destin humain y apparait voué à sa perte. Bunuel entend nous confronter au réel sans céder à la moindre complaisance. Il est certain qu'un tel film, sorte de contre-Bible, laisse longtemps dans l'esprit son amer désenchantement. Voir ma critique plus complète sur " La plume et l'image " - rubrique Cinéma d'hier - page 4
    Flavien Poncet
    Flavien Poncet

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    5,0
    Publiée le 1 février 2007
    «Viridiana» (France, 1961), Palme d’Or de Bunuel, conte l’histoire d’une jeune sœur d’église qui va découvrir les affres de la vie véritable chez son oncle. Assurément, l’œuvre est très sombre. Le pessimisme final souligne l’inéluctabilité pécheresse auquel nous contraint la vie, une vie représentée avec une lucidité crue par le cinéaste. Le film est marqué, contrairement à ce que dit l’auteur, d’un anti-cléricalisme pur dans cette ode semi voilée au péché. Le personnage de Fernando Rey incarne la déception, une déception amère et mécanisme premier du film. Comme dans «Tristana» (France, 1970) de Luis Bunuel toujours, la déception du personnage de Fernando Rey va contraindre, cependant avec moins de violence mais tout autant de fourberie, l’innocence à se pervertir. Le pécher demeure partout dans le film, nulle classe n’est épargné, nul sexe, nul âge. Bunuel encore met en place les désirs de ses personnages et prend un vicieux, et ainsi d’autant plus intrigant, plaisir à les confronter contre la volonté religieuse. Notamment lorsque la générosité sans fin de Viridiana se retourne contre elle, après qu’elle a hébergé des clochards. Scène choquante pour le personnage central et pour le spectateur aussi. Enfin Luis Bunuel achève son film sur un message implacable, délicieusement masqué. Le message disant que nul ne peut se résoudre à bouder son plaisir face à une foie branlante de plus en plus fugace.
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