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    Viridiana
    note moyenne
    3,9
    295 notes dont 51 critiques
    répartition des 51 critiques par note
    10 critiques
    16 critiques
    15 critiques
    9 critiques
    0 critique
    1 critique
    Votre avis sur Viridiana ?

    51 critiques spectateurs

    Arthur Debussy
    Arthur Debussy

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    3,5
    Publiée le 23 avril 2017
    Loin de ses débuts surréalistes, Luis Buñuel réalise avec «Viridiana» un long métrage acerbe et mordant, dénonçant l'hypocrisie de la charité chrétienne avec vigueur. La jeune héroïne éponyme, se destinant d'abord à entrer au couvent, décidera après que son oncle ait failli abuser d'elle de recueillir des mendiants et des infirmes pour s'occuper d'eux dans la maison que lui a légué son oncle, après qu'il se soit suicidé de désespoir. Elle met alors toute son ardeur à leur offrir hospitalité et travail, persuadée de faire le bien et de redonner goût à la vie aux malheureux. Mais ils profiteront de sa charité, s'introduisant chez elle pour y organiser une orgie mémorable et tentant même à leur tour de la violer. Ironie suprême, Viridiana finira par abandonner toute illusion ainsi que son voeu de chasteté pour s'en remettre à Jorge, fils de l'oncle et co-héritier. Buñuel se montre impitoyable envers sa jeune héroïne qui semble évoluer dans un autre monde, fuyant dans la religion les difficultés de la vie, tout comme il dépeint férocement les mendiants en parasites avides de jouissance, cachant derrière leur pitoyable apparence et de sournoises politesses une âme des plus noires. Bien que souvent qualifié d'anticlérical, «Viridiana» n'est pas aussi radical que le laisse supposer sa réputation, c'est peut-être justement par son habileté à ne pas verser dans la caricature que ce long métrage est d'autant plus marquant. Parcouru de personnages hauts en couleur et de scènes inoubliables, d'une insolente liberté de ton, «Viridiana» est sans aucun doute un film intéressant et à voir. [4/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
    AMCHI
    AMCHI

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    3,5
    Publiée le 10 mars 2018
    Pas de pitié pour la larve humaine... heu je veux dire l'être humain Bunuel ne dresse pas un portrait très flatteur pour nous autres et il n'épargne même pas les miséreux. J'ai trouvé Viridiana passionnant jusqu'à la scène du suicide après l'histoire l'était tout autant mais le film manquait par moment de rythme en tout cas c'est un film assez marquant qui fit scandale en son temps mais le problème de Viridiana c'est que de nos jours mise à part ses propos le film ne choque plus dans sa manière de représenter ce qu'il dénonce. La fin est dure, du cinéma intelligent que ne plaît pas forcément mais qui mérite d'être vu.
    anonyme
    Un visiteur
    2,0
    Publiée le 23 février 2014
    Après mon cycle Truffaut de novembre 2013 et les deux films proposés par la télévision pour célébrer Jean Cocteau (toujours en novembre !), je ne pouvais pas ne pas passer à côté d'un tel événement. Celui qu'Arte a proposé en juillet (2013) méritait toutes les attentions : la célébration du trentième anniversaire de la mort de Luis Bunuel, cinéaste inclassable et véritable artiste de son époque. Je n'ai pas enregistré tous les films que proposait la chaîne franco-allemande, en revanche, je me suis permis d'en sélectionner quelques uns (chronologiquement, par ordre de sortie) : "Viridiana", "Le journal d'une femme de chambre", "Belle de jour", "Tristana" et "Cet obscur objet du désir". Je vais ainsi partager mon opinion dans mes critiques et je serai ravi de pouvoir continuer sur les forums. Je me suis aussi permis de regarder en premier le documentaire inédit sur Bunuel pour me faire une idée sur le metteur en scène d'origine espagnole. Un très bon documentaire agrémenté par les commentaires de Bunuel fils, Michel Bouquet, Catherine Deneuve et Carole Bouquet notamment. A noter : "Viridiana" est le premier film que je vois de l'artiste Bunuel. Mais revenons un peu plus sur le film de 1961 mis en scène par Luis Bunuel et tourné en Espagne, tout juste après sa période mexicaine ("Los olvidados", "El"). Scénario (de Bunuel, bien sûr !) : la jeune femme Viridiana souhaite entrer au couvent. La Mère supérieure lui ordonne d'aller voir une dernière fois son oncle avant d'exaucer son souhait. Mais l'oncle fait tout pour que sa nièce reste, tente d'abuser d'elle, puis va jusqu'à se suicider par remord. Choquée, Viridiana ouvre les portes du domaine, héritage de son oncle, pour faire don de charité aux plus démunis. Bunuel dépeint cette arrière-société sombrement dans un climat décidément austère. La première partie est excellente tandis que la seconde tombe un peu plus dan le prêchi-prêcha (à mon goût). Excellence des quarante premières minutes grâce à l'interprétation sans fausse note du duo Silva Pinal (magnifique de sensualité en Viridiana. Revue dans "L'ange exterminateur" et "Simon du désert")-Fernando Rey (jouissif au possible dans ce personnage monstrueux. L'un des acteurs fétiches du réalisateur : "Tristana", "Le charme...", "Cet obscur..."). Ici, c'est sur l'interprétation générale qu'est portée le film. Par la suite, il s'agit plus pour Bunuel de montrer les charmes discrets inhérents à l'humain (bien discrets, même. Ironie). Cette partie, même si elle a l'avantage d'être tournée sous différents angles de vue (précision du montage, plans plus ou moins serrés faisant référence par endroit à du surréalisme), se caractérise par la folie destructrice des hommes. Affabulateur, Bunuel va jusqu'à parodier la Cène, l'image biblique par excellence, pour en faire une démonstration de chair, d'orgueil, de pessimisme, de narcissisme, de noirceur, de vide intérieur viscéral. Bunuel fait de ce plan, devenu culte avec le temps, ue peinture glauque et un blasphème pour l'Eglise. Dans ce climat austère à souhait, pas d'interprétation générale, mais plus le sentiment de faire partie de cette orgie à laquelle tout un chacun est convié. D'un regard acerbe et sans aucun respect pour l'homme (et l'Eglise !), Bunuel ne se fourvoie pas dans la décadence la plus totale, il reste dans la constatation et la description d'un groupe d'être humain. Luis ne se range pas dans la catégorie qui juge mais pointe simplement du doigt (et quel doigt !) la décadence et la noirceur de l'être humain dans toute sa splendeur. De la misogynie filmée à un degré élevé de noirceur. Un régal ! Quel pourfendeur ce Bunuel (il faut le dire !) !! Pourquoi cette partie est-elle en dessous de mes espérances ? Elle me gêne tout simplement. Non pas que Bunuel n'arrive pas à ses fins, mais le réalisateur du "Chien andalou" assène des valeurs avec une telle virulence que les sentiments qui ressortent de "Viridiana" font que je me sens dans une posture assez grossière de gêne. Oui, je comprends que le film n'ait pas été acclamé par la critique et censuré. Au final, on ressort de "Viridiana" sans conviction et avec une vision assez paradoxale quant à la scène finale (la chanson rock n'roll "Shimmy doll" d'Ashley Beaumont parachève les visions négationnistes de la religion en général). Les paradoxes, Bunuel les accumule pour s'en accommoder au maximum. Yes, we can. "Viridiana" : le modèle d'une société très crue où fanatisme, fétichisme et corruption de l'esprit vont de pairs. Un film à regarder pour une culture cinématographique à compléter. Sinon, les amateurs de Bunuel seront comblés. Remarque : récompensé par la Palme d'or pour sa quatorzième édition à Cannes en 1961, "Viridiana" est le scandale de plus pour Luis Bunuel. Yes, he can.
    tomPSGcinema
    tomPSGcinema

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    3,5
    Publiée le 3 septembre 2013
    Pas le chef-d'oeuvre que j'espérais, néanmoins "Viridiana" s'impose comme étant une excellente réussite de la part de Luis Buñuel. Si l'histoire nous tient facilement en haleine, le vraie réussite du film en revient néanmoins à la mise en scène très ingénieuse et élaborer de la part du célèbre réalisateur espagnol. A ce titre, on notera quelques séquences bien marquantes, notamment celle concernant l'orgie des mendiants avec comme musique de fond l'Alleluia de Haendel. A noter aussi et c'est une habitude dans les films de ce metteur en scène, une très bonne interprétation du casting.
    weihnachtsmann
    weihnachtsmann

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    2,0
    Publiée le 16 juin 2020
    J'ai vraiment pas accroché à ce défilé de laideur qui trouve son paroxysme dans le repas final qui se rapproche des films de Fellini où les personnages tous horribles sont mis en avant par la grossièreté ou leur caractère si grotesque. C'est affreux sale et méchant version espagnole
    Akamaru
    Akamaru

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    3,5
    Publiée le 4 juillet 2013
    "Viridiana"(1961) est une charge anticléricale incroyablement féroce et blasphématoire,qui semble amuser Luis Bunuel. Quand on se dit qu'alors qu'il était exilé au Mexique depuis 30 ans,il retourna spécialement tourner ce film en Espagne,sous le régime franquiste ulcéré... Bunuel n'a jamais eu peur des menaces et des provocations. Il dit ce qu'il pense de la charité chrétienne,qui finit par se retourner impitoyablement contre ceux qui la pratiquent(Viridiani l'apprend cruellement à ses dépends)et ceux qui la reçoivent(les mendiants irrespectueux,volent et saccagent la demeure où ils sont accueillis). Dans un montage parallèle,Bunuel montre à quel point le travail manuel à plus de valeur. Il en profite aussi pour dénonçer la perversité des hommes et la soumission des femmes. La séquence où les vagabonds mangent à table rappelle évidemment la scène du Christ. Le récit est très enlevé,sans temps morts,et se finit sur une note complètement désillusionnée. Il aura fallu du temps pour ce drame surréaliste accède au statut d'œuvre culte.
    soniadidierkmurgia
    soniadidierkmurgia

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    5,0
    Publiée le 17 janvier 2017
    En 1960, après treize ans passés au Mexique où il a pu donner libre cours à son art grâce au soutien du producteur Oscar Dancigers, Buñuel reçoit une proposition pour venir tourner dans l'Espagne de Franco via le producteur Gustavo Altriste qui souhaite que le maitre dirige son épouse Silvia Pinal . Devant ce retour inattendu, beaucoup se demandaient comment le cinéma corrosif de Buñuel allait passer sous les fourches caudines de la censure franquiste. Un risque d'affadissement du propos était à craindre. Il n'en n'a rien été. Buñuel, pourtant âgé de 61 ans, n'était certainement pas enclin aux compromissions. En adaptant librement un roman de Benito Pérez Galdo, il réussira par miracle à introduire toutes ses thématiques et obsessions sans voir son film amputé par la commission de censure. C'est seulement après le triomphe à Cannes en 1961 où "Viridiana" obtint la Palme d'Or que les choses se gâtèrent. Le Vatican par l'intermédiaire de son organe de presse l'Osservatore Romano jugea le film "sacrilège et blasphématoire". Le Caudillo fou de rage que 'Viridiana" ait pu sortir en l'état, congédia le Directeur de la Cinémathèque venu supporter le film à Cannes et fit aussitôt interdir le film sur le territoire espagnol. Il le restera jusqu'en 1977. Plus de cinquante ans après sa sortie, "Viridiana" n'a rien perdu de son côté sulfureux mais surtout, sa vision lucide de la nature humaine est toujours aussi percutante. Pêle-mêle, le réalisateur pervertit les symboles religieux, évoque l'inceste, s'interroge sur le bien-fondé de la compassion, s'attarde sur ses obsessions fétichistes (pieds, jambes, chaussures) et surtout prend comme point de départ de son intrigue la tentation nécrophile de l'oncle Don Jaime (Fernando Rey) qui fait revenir à son domicile sa nièce Viridiana (Silvia Pinal) prête à prendre le voile dans le dessein de la violer car elle lui rappelle sa femme défunte (Buñuel avouait avoir eu le fantasme dans son adolescence d'endormir la reine Victoria Eugenia pour coucher avec elle toute une nuit). On le voit, Buñuel n'a pas ménagé sa peine pour rester fidèle à sa réputation. Mais ce qui reste comme le plus subversif au-delà de son obsession toujours renouvelée du désir masculin qu'il convient de ne pas assouvir pour le conserver intact, est le portrait d'une froide lucidité qu'il brosse de l'homme social. S'il a souvent pris le parti des sans-grades, Buñuel n'est pas pour autant dupe de la véritable nature humaine qui veut qu'au-delà des barrières sociales qui ne font qu'habiller les comportements, les instincts individuels profonds soient également partagés. La scène d'orgie finale où en forme de clin d'œil, Buñuel parodie "La Cène" de Léonard de Vinci en la faisant reproduire par des sans-guenilles venus faire banquet chez leur bienfaitrice absente, constitua peut-être la provocation ultime vis à vis de l'institution religieuse mais surtout l'affirmation d'un nihilisme pleinement assumé qui fait de Buñuel un des cinéastes les plus radical de son temps. Inutile de palabrer très longtemps sur "Viridiana" à propos duquel tout a été dit pour affirmer sans hésitation qu'il s'agit d'un chef d'œuvre.
    cylon86
    cylon86

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    3,0
    Publiée le 15 juin 2013
    Palmé à Cannes malgré le vent de scandale qui souffla sur sa projection, "Viridiana" est un film comme Bunuel sait les faire avec un propos violent qui n'a pas perdu de sa verve aujourd'hui. Critiquant toujours la société des bonnes mœurs, que ce soit la bourgeoisie ou la religion, il raconte ici l'histoire de la belle Viridiana qui se destine à être nonne mais dont la rencontre avec son oncle qui tombe sous son charme va bouleverser sa vie. Si la première partie est très forte, portée par un Fernando Rey vraiment excellent en vieil homme hanté par le souvenir de sa femme morte qui retranscrit so désir sur sa nièce, la deuxième partie est un peu plus faible car Bunuel n'est vraiment pas subtil et cela manque un peu au film. On admirera son audace de refaire la Cène avec des mendiants pouilleux mais l'histoire perd bel et bien de son intérêt quand vient cette partie. Reste Silvia Pinal, parfaite dans le rôle de la sainte Viridiana et quelques idées de mise en scène vraiment géniales.
    anonyme
    Un visiteur
    3,5
    Publiée le 14 juillet 2011
    Une première partie plutôt retenue qui trouve son intérêt dans la qualité de la réalisation, Bunuel plante ses banderilles vers la fin là où on ne les attendait pas, recréant notamment la cène à sa manière :-)
    Jo D
    Jo D

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    2,5
    Publiée le 11 août 2012
    Pour un film palmé à Cannes en 1961 je dois avouer que je m'attendais à mieux. La première partie du film est intéressante, son rythme soutenu nous fais entrer d'emblée dedans. Pour la seconde partie, servie sur un plateau sans quasiment aucune transition, nous assistons là à une sorte de règlement de compte entre Bunuel et le reste du monde, à savoir l'Eglise, les bourgeois et le monde "populaire" dans sa bestialité la plus profonde. Tout le monde en prend bien pour son grade. Mais voilà, des scènes choquantes et provocantes pour l'époque franquiste, telles l'orgie finale entre les mendiants rappelant la Cène, et la nonne du début qui cède (du moins c'est très suggéré) finalement aux avances de son cousin (voire à un plan à 3 avec la servante) ne font plus mouches à ce jour. Luis Bunuel a été au bout de ses convictions les plus profondes mais malheureusement pour lui son film a mal vieilli.
    LucienLaurent
    LucienLaurent

    Suivre son activité 1 abonné Lire ses 392 critiques

    4,0
    Publiée le 17 juillet 2013
    Viridiana, incarnée par la sublime Catherine Deneuve, est une jeune fille qui va entrer au couvent. Avant de renoncer définitivement à la vie de ce monde, elle accepte de rendre visite à un vieil oncle. Celui-ci revoit sous ses traits sa défunte épouse. Il tente alors de l'épouser et devant le refus de la jeune fille, se suicide. Viridiana hérite de sa propriété et décide de faire le bien en invitant les pauvres du coin. Elle ne tarde pas également à succomber aux charmes de son cousin. Palme d'or à Cannes en 1961, ce film a été condamné par Franco et le Vatican. Cela fait donc beaucoup de raisons de le voir !
    willydemon
    willydemon

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    3,0
    Publiée le 6 janvier 2013
    Très bonne première partie, malheureusement trop courte, ensuite on comprend tout à fait la critique de Buñuel dans la deuxième partie mais elle est un peu trop exagérée et le spectateur se perd.. Pas son film le plus intéressant, mais son univers décalé fait toujours plaisir à voir.
    Eowyn Cwper
    Eowyn Cwper

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    4,5
    Publiée le 16 novembre 2017
    septiemeartetdemi.com - Buñuel avait beaucoup tapé sur l'Église du temps où il réalisait des films mexicains. Alors histoire sans doute de ressurgir avec douceur dans son Espagne natale où il n'avait pas tourné depuis 1936, il a choisi non pas de la présenter sous des airs de perpétrateur mais de victime. Mais comme il n'a pas mis son sens critique de côté, il a quand même été censuré. On y reviendra. Le personnage de Viridiana est montré telle une sainte, mais pas du genre du père Nazario dans Nazarín (1959) qui, lui, inspirait le respect et faisait entendre sa vertu tel un messie sans tolérer d'insoumission. Viridiana n'est pas pour plaire aux féministes : c'est une femme qui, quoique altruiste, éprise de justice et de piété, ne saura pas dépasser sa condition ou se faire respecter. Ses efforts sont ceux de la religion, ce qui établit un parallèle flagrant entre la faiblesse des deux. Elle sera successivement victime de chantage, d'iniquité, d'irrespect, d'incompréhension et même menacée de viol. Victimiser la religion aurait pu ravir le Vatican. Mais c'était également sous-entendre que ses efforts seront toujours punis et jamais n'auront le moindre espoir de faire du monde un havre de bonté et de paix. Sans compter que les coupables de l'histoire sont les pauvres, les ouailles, qui se rebiffent sans état d'âme contre leur bienfaiteurs, avec un paroxysme sous la forme d'une cène orgiaque et décadente. Pour le spectateur dans l'absolu, c'est une réflexion qui s'ouvre : que se produit-il si l'image d'Épinal n'est pas une illusion, si piété et altruisme sont effectivement corrélés ? Voilà une vision réaliste intéressante, qui malheureusement a gâché le retour de Buñuel dans sa terre d'origine. Et c'est ainsi que le film a été initialement banni en Espagne et que Buñuel s'est fait un ennemi du Vatican. Une réaction si forte que la Palme d'Or a été attribuée au film in extremis, à la suite d'un visionnage qui suivait la remise du prix, déjà attribué.
    Broyax
    Broyax

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    0,5
    Publiée le 21 janvier 2017
    Tout le monde veut sauter la nonne, y compris son oncle et surtout son oncle mais aussi les nécessiteux et miséreux qui ne pensent qu'à sauter cette divine représentante de la madonne. Même le cousin mijote quelque chose mais lui il a choisi de finasser avec cette incroyable beauté tombée du ciel. Il faut dire que la nonne en question est une bomba latina d'une grâce exquise incarnée par la très belle Silvia Pinal (un nom prédestiné sans doute) et que même fagotée n'importe comment, elle met le feu partout où elle passe. Cela étant, pour un film de Bunuel, on reste sur sa faim et très affâmé par Silvia. Comme il s'agit d'une "palme d'or" au festival des films intello-bourgeois dont les étudiants gnangnan en histoire de l'art raffolent également, on s'ennuie puissance 10. La réalisation pompeuse hisse bien haut le baillement au rang de vertu : vous ferez pénitence ce soir, vous vous taperez Viridiana ! non, pas la fille, juste le film. Un supplice. Pour rendre la chose plus supportable, on pourra tenter de visionner cette palme en apnée tout du long... alors même le Grand Bleu vous paraîtra palpitant en fin de compte.
    Alasky
    Alasky

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    4,0
    Publiée le 7 juin 2009
    A fond dans la provocation, au coeur de la folie et à la limite de la perversion, Luis Buñuel nous entraîne dans son univers.. avec ce film scandale.
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