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Corenbobby
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5,0
Publiée le 16 juin 2011
On connait tous les films du genre "Blood Diamond" ou "John Rambo", mais celui-ci, alors qu'il est dix fois mieux que les deux autres, on en parle pas, et c'est franchement dommage, car c'est un chef-d'oeuvre réalisé par le réalisateur de Délivrance, John Boorman. Patricia arquette est excellente, son rôle est a été sa meilleur prestation après celle de "True Romance", c'est un film à voir pour sa beauté vu à travers la vie et ses souffrances.
Si la dénonciation est bien sûr exposée et traitée ici, de grosse lacunes sur l'interprétation et la mise en scène. On croirait voir un film des années 80 tellement les erreurs d'attitudes, de plans et autres paraissent relevés de l'amateurisme. Arquette semble se débattre seule dans ses sables glissants. Desservi également que ce soit une fiction mais n'enlevant pas le drame qui s'est (et se) joué en Birmanie. 1.5/5 juste pour le fond du scénario !!!
Je suis tombée par hasard sur ce film qui m'a complètement scotché. Mme Arquette joue véritablement bien ! On est concentré sur l'histoire, le drame qu'elle a vécu ! Génial, très beau film !
On peut dire que Rangoon est magistral. A travers ce film, John Boorman dénonce les actes en Birmanie: les répressions, la dictature, les combats, les révoltes... On enchaine entre scène avec des paysages magnifiques, touchant, et des révoltes, des combats sanguinaires entre des jeunes manifestants et l'armée. Patricia Arquette nous emmène dans ce monde qui au départ n'est pas le sien (Américaine qui se trouve la presque par hasard), et via une belle prestation arrive à nous toucher au plus profond de nous... Hélas, même de nos jours, le soucis de la Birmanie existe encore, or les médias n'en disent pas grand chose...
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3,5
Publiée le 28 juillet 2010
Insectes, serpents, sangsues, traversèe de rapides: Patricia Arquette connait! Pour les besoins de "Rangoon", la jeune comèdienne s'est transformèe en vèritable femme d'action à l'image de son personnage de touriste amèricaine qui prend fait et cause pour la rèvolution birmane! il suffit d'un regard entre deux femmes pour donner un coup de pouce au destin! Patricia Arquette change donc de vie après avoir croisè une rebelle birmane en guerre contre un règime totalitaire! Au cours d'un pèriple dans la jungle, John Boorman offre un nouveau dèpart à cette amèricaine dèsespèrèe! La douleur d'un peuple fait ècho à celle de cette femme blessèe lui permettant de redonner un sens à son existence! Pas maquillèe, les cheveux dans les yeux, elle affronte les dangers de la jungle comme un vèritable petit soldat! Un très beau film...
Un trés grand film bouleversant qui nous ouvre les yeux sur les actualités internationales, notamment le sujet de la Birmanie, toujours en guerre. Je dis toujours car, suivant trés peu les informations, la Birmanie a été le sujet de "John Rambo" de Sylvester Stallone sortit récemment, une guerre éclate là-bas depuis trop longtemps ayant lieu à des actes de barbarie. John Boorman, réalisateur engagé auquel on doit "Délivrance" ou "La foret d'emmeraude" nous livre une histoire vraie sur la réfexion personnelle et la quete de survie de Laura Bowman, médecin fragilisé par le meurtre de son mari et de son fils qui, par l'initiative de sa soeur, part dans un pays Asiatique découvrir une autre culture et se changer surtout les idées, chose qu'elle n'arrive guère. Alors que le pays bascule dans la guerre, Laura perd son passeport lors d'une manifestation et voit ses amies partir sans elle car elle doit rester au consulat pour attendre ses papiers. Mais, aventurière, elle décide de voyager avec un vieux chauffeur de taxi auquel elle va se familiariser avec sa famille mais donc le retour sera difficile avec plusieurs barrages dont sera victime le vieil accompagnateur. Laura, au risque de mettre sa vie en péril, décide de l'aider et de le sauver devant cette guerre. Film captivant auquel on ne peux rester insensible!! Quelle courage a eu cette dame a faire ce choix meme si le film a l'effet Hollywoodien. On y croit avec des scènes marquantes comme la gouvernante de paix de Birmanie franchit le barrage ennemi par exemple. Bonne réalisation de John Boorman qui doit beaucoup aussi à la musique flamboyante du compositeur Hans Zimmer. Patricia Arquette nous livre là une trés grande performance et je trouve dommage qu'aujourd'hui on la case dans une série télévisée, elle a encore ses preuves a faire au cinéma malgré qu'elle vieillisse. Le vieux Chinois à ces cotés est aussi excellent. Un film basé sur la solidarité d'aider un peuple à ne pas manquer.
J'ai été étonné par ce film et par sa naïveté. Car même si c'est John Boorman au commandes, le film ne résiste pas longtemps aux stéréotypes et aux préjugés américains. L'américaine rebelle contre l'oppression de la junte birmane qui s'en va défendre les pauvres et les aider à se sortir de ce pays. Elle y trouvera sa rédemption et aidera ces gens tellement dans le besoin. La personne qu'elle aide lui dira à un moment : "vous n'avez aucune raison de faire ça, ça me gêne énormément". J'ai cru alors à une maturité pointant le bout de son nez? Mais non, les "je suis américaine" (et donc je fais ce qu'il me plaît et si je vous aiderait contre votre gré que vous le vouliez ou non) refont surface aussitôt. L'homme protégé sera bien sûr infiniment reconnaissant envers celle-ci. Ce film (je le verrais d'ailleurs plutôt téléfilm mélodramatique avec une musique langoureuse étouffante), même s'il tombe dans les gouffres du conformisme et du puritanisme américain a au moins le mérite de nous faire voir de beaux paysages et de nous faire découvrir (à ceux qui ne connaissent pas encore) le personnage phare de la lutte contre l'oppression de la junte qui n'est autre que Aung San Suu Kyi. A voir éventuellement donc, si vous n'avez rien de mieux à faire...
Une très belle histoire aussi forte et intense que son personnage (joliement interprété au passage). Ce film a deux messages très forts : montrer la détresse de ce pays et la survit d'une âme perdu en se jetant dans une cause caricative. A voir absolument car n'a pas vieillit notament sur les conditions déplorables des habitants de ce pays.
John Boorman nourrit son cinéma d’un désir rousseauiste, presque diogénique s’il n’affectionnait pas les rutilances de l’action. Quels que soient ses origines conceptuelles, Boorman espère toujours une union retrouvée de l’homme avec la nature. Cet espoir fait plein feu dans «Beyond Rangoon» (USA, 1995). Venant de perdre son mari et son jeune fils, assassinés chez eux sans qu’on ne sache pourquoi, Laura Bowman entreprend un voyage reposant en Birmanie. Les verdures de la jungle et la saturation de ses paysages emmêlés ont l’avantage d’apparaître sous le regard de Boorman non pas comme les lieux pittoresques d’une aventure occidentale étouffante mais plutôt comme le décor idéale pour accomplir une revitalisation de la nature des personnages. Lasse de la monotonie de sa vie d’américaine, Laura se retrouve, malgré elle, prise au sein de la révolution birmane contre la junte militaire. De ce postulat, Boorman tisse un récit d’action (emploi de la caméra à l’épaule oblige dont les années 90 digère le mode d’expression) où la jeune femme américaine fait de la révolte birmane un prétexte pour oublier ses démons intimes. Cet évènement recèle l’erreur de mauvais ton brigué par Boorman. En mettant sur un pied d’égalité le drame intime de la perte d’êtres chers et la crise politique qui secoue la Birmanie, Boorman chamboule toute la hiérarchie des ordres dramatiques pour donner le même sens, la même teneur émotive à une perte personnelle et à une guerre civile. Le souci de l’action et de la narration nécessite-t-il vraiment cela ? Rien n’arrête Boorman puisque face au refus d’un militaire birman pour laisser passer Laura, celle-ci lui assène comme conviction suprême : «I am american». En employant la jungle comme lieu propice au retour-à-soi, Boorman n’en omet pas moins de ne pas faire de la Birmanie un pays quelconque. De la mise en concomitance de deux pays, les Etats-Unis et la Birmanie, résulte une crise chaotique au sein même du système de l’œuvre.
L'idée de départ était très bonne : une américaine, victime d'un drame familial, part en Birmanie et se retrouve en pleine guerre civile. Sur le papier, tout y était pour un film coup de poing de la situation géo-politique du pays en crise. Le film part sur de très bonnes intentions mais s'engouffre dans une chasse à l'homme contre la pauvre Patricia Arquette. RANGOON part alors dans un 'simple' film d'aventure avec un fond de guerre civile malgré une fin particulièrement réussie. La musique de Hanz Zimmer est des plus réussies et Patricia Arquette donne le meilleur d'elle-même (sa voix française gâche le plaisir, regardez-le en priorité en VO). En final, le film dénonce mais reste classique. Et avant tout, il permet de nous faire connaître cette grande personnalité qu'est Aung San Suu Kyi