Go Go Tales
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    BMWC
    BMWC

    34 abonnés | Lire ses 476 critiques |

      4.5 - Excellent

    Le film le plus lumineux d'Abel Ferrara qui prend visiblement plaisir à tourner dans ce lieu reconstitué à Cinecitta qui est pour lui autant une nostalgie des vieilles boîtes new-yorkaises qu'une métaphore de la difficulté à financer des films aussi indépendants.

    Ajoutée le 21 mai 2012 à 11h42
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    annereporter94
    annereporter94

    14 abonnés | Lire ses 584 critiques |

      1 - Très mauvais

    Que dire? A part peut-être, tout cela pour ça... On se demande ce que Lou Doillon ou Asia Argento viennent faire dans ce film... sans doute par amitié pour le réalisateur...

    Ajoutée le 13 mars 2012 à 16h11
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    Anoendil
    Anoendil

    12 abonnés | Lire ses 294 critiques |

      1 - Très mauvais

    Film présenté à Cannes en 2007, finalement sorti en salles en France cette année, le dernier film de Ferrara a bien failli finir aux oubliettes. Une idée pas si terrible pour un film qui semble vieux, ampoulé et problématique. Go Go Tales c'est la simple chronique d'un petit club de strip-tease new-yorkais dont le patron a des difficultés de trésorerie. Bien loin de trouver la bonne distance face à son sujet, Abel Ferrara filme ce petit club sans grand génie. Il tente des petits coups d'éclats façon film de gangster raté et comique mais rien ne prend. Ses personnages n'ont aucun charisme bien que Willem Defoe défende avec honneur et conviction son personnage de patron décalé. Pourtant Ferrara le filme au plus près, tentant de nous tenir en haleine sur ce fil rouge improbable d'un tirage du loto. Tout semble factice et fabriqué, Go Go Tales manque de sincérité dans sa mise en œuvre, dans le choix des personnages et de leurs interprètes; bref le film manque d'un souffle, celui d'un cinéaste en complète perte de vitesse qui semble plus s'intéresser aux belles jambes de ses comédiennes plutôt qu'à un véritable choix de cadres. L'aspect voyeur est assez vite gênant, il ne correspond absolument pas à une volonté de mise en abyme du spectateur de cinéma; on est plus là pour se rincer l’œil. Malheureusement la perversité du cinéma de Ferrara est totalement absente de ce film. Le sympathique Abel a tenté un hommage au corps féminin à la façon de Fellini (le film a d'ailleurs été tourné à Cinécitta), c'est complètement raté et les bonnes intentions disparaissent bien vites. Ce film dégage une grande artificialité qui ne prend jamais sens, c'est un cinéma en manque d'idées qui tente de se rattraper sur les acteurs. Ceux-ci enchaînent leur numéro, la direction d'acteurs est absente. Pourtant Mattew Modine, Bob Hoskins ou Willem Defoe tentent de croire en leur personnage mais leurs efforts sont vains. L'apparition d'Asia Argento est ridicule tout comme celle de la propriétaire du club, femme insupportable qui semble avoir 2 répliques pour 1h30 de film. A l'image de ce personnage, le film tourne en rond et tente par une pirouette scénaristique de se dégager de son vide narratif. Go Go Tales manque de tout, c'est un film déjà ringard 5 ans après sa première présentation. Ferrara ne semble plus avoir les même motivations à propos du cinéma.

    Ajoutée le 28 févr. 2012 à 15h26
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    cristal
    cristal

    75 abonnés | Lire ses 787 critiques |

      4 - Très bien

    Ray Ruby's Paradise, Manhattan, New York, USA. De cet établissement où l'effeuillage et le coquin sont monnaie courante, nous voici le public durant 1h45, comme le serait un promoteur immobilier lors d'une visite privée. Des cuisines à la scène, du bar aux vidéos-surveillance, des loges aux bureaux, "Go Go Tales" propose une étonnante plongée d'un ordre tout à fait anecdotique dans un cabaret fictif qui semble contenir l'énergie d'un plateau de cinéma, tout comme Ray Ruby, le patron de la boîte incarné par Willem Dafoe, est la version surjouée de Ferrara perdant les commandes de sa carrière, de ses budgets, de son équipe, de son inspiration. De cette idée déjà vue - qui consiste donc à métaphoriser l'évènement personnel du cinéaste en un spectacle permanent - ressort indéniablement un grand film, aussi grand qu'il semble privé, restreint, et finalement sans grande importance dans la filmographie du roi de New York. La première chose qui frappe dans cette mise en scène d'un groupe, d'une presque famille, c'est l'enfermement qu'a créé Ferrara et l'effet d'obsession qui en ressort. L'hystérie collective devient une masse difforme et un effet comique impayable tant le support claustrophobique nous oblige à vivre chaque mésaventure, aussi infime soit-elle, 'avec' et 'pour' les personnages. L'énergie visuelle et sonore travaille jusqu'à l'épuisement cette sensation de comédie et de tragédie légère ; lumières artificielles propres aux cabarets, surjeu éventuel des comédiennes selon leur présence sur scène ou en dehors, babillage sans conséquence prenant des proportions affolantes, enfermement des voix dans un lieu clos, hyperactivité de la présence musicale dû aux prestations scéniques... Ferrara utilise là toute la matière qui lui est offerte par la simple définition du lieu. Son choix esthétique, d'une grande force, est de ne jamais déranger cette matière par un évènement extérieur ; ainsi jamais ne voit-on un morceau de ciel, de trottoir, de route, de voiture. Même les rares scènes d'extérieur minimisent l'activité autre que sonore ; les klaxons accompagnent un plan serré d'un personnage marchant près du mur dans une avenue qu'on imagine remplie par le trafic automobile. Ferrara n'utilise jamais d'autres digressions que celles permises à l'intérieur de son Temple de pacotille ; et celles-ci sont multiples, voire infinies même si on ne peut y trouver ni aérations ni horizons esthétiques. Tout se base sur un vague suspens de tombola, grossière ficelle de cinéma dont Ferrara se délecte et nous avec, jusqu'à une extraordinaire séquence finale basée sur une progression de la tension narrative et un climax qui prouve la maîtrise de Ferrara dans n'importe quelle situation. Willem Dafoe y endosse comme un caméléon sous acides le rôle de Ray Ruby's / Ferrara jusqu'à l'hystérie sociopathe. Le joyeux bordel qui sous-tend le film ne vaut pas néanmoins un cinéma bordélique ; au contraire les idées fusent mais sont canalisées par cette idée jusqu'au-boutiste d'un inattendu huis-clos dont les seules pupilles extérieures sont les vidéos-surveillance, et dont la matière nous est transmise parfois dans des plans intégraux - étrangeté abstraite et vertigineuse par sa répétition - , qui s'oppose dans son grain impur au travail ingénieux du directeur photo Fabio Cianchetti sur la représentation de l'énergie et du mouvement groupé dans le cabaret. Presque making-of secret, mais les bras grands ouverts au public, "Go Go Tales" démontre l'inventivité monstre d'un auteur loin du gouffre dans lequel la triste industrie du cinéma aura essayé de le plonger. A ceux qui croient que son cinéma s'est effondré, on y verra plutôt que son humour se décuple, son approche fait diversion, sa maîtrise se précise et s'adapte aux effets magiques du film, son attention visuelle continue de s'exprimer autant par le cérébral que par ce que le coeur ordonne (superbes plans d'ouvertures où W. Dafoe, allongé, exténué, chemise blanche ponctuée de boutons de rubis, semble être caressé par des volutes de caméra et les inserts hallucinatoires d'une danseuse gracile au son de la harpe du "Lac des cygnes").

    Ajoutée le 26 févr. 2012 à 23h56
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    La_Mort_Dans_L_Oeil
    La_Mort_Dans_L_Oeil

    10 abonnés | Lire ses 316 critiques |

      4.5 - Excellent

    sur la même ligne que TOF44 mais je le trouve dur quand même. C'est une comédie. Avec la légèreté qui va avec. Pas une seule seconde d'ennui, totalement subjugué par cette féérie comique, ce ballet hypnotique de filles superbes, de fesses pailletées, de fossettes parfumées, de peaux douces et rosées, de cheveux détachés, de personnages interlopes. On ne sait plus combien de temps il s'est passé, de jours, si le soir est entrain de tomber ou si on est au cœur de la nuit, ou déjà au petit matin. Comme on voudrait capturer un parfum en bouteille, Abel Ferrara a capté et enfermé un New-York qui n'existe plus, fantasme de communauté rêvée, dans ce nightclub de pacotille reconstitué à Cinecitta, avec un brio comparable à celui de Polanski pour nous séquestrer à New-York dans son appartement de studio à Bry sur Marne sur Carnage. Mise en scène classieuse, musicale, inspirée, et une bande son mégacanon <3 <3 <3

    Ajoutée le 26 févr. 2012 à 07h20
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    RENGER
    RENGER

    169 abonnés | Lire ses 5165 critiques |

      1 - Très mauvais

    Réalisé en 2006 et présenté au Festival de Cannes l’année suivante, ce n’est que 5 ans plus tard qu’il débarque dans l’hexagone. Après l’avoir vu, on comprend mieux pourquoi ce film était resté si longtemps dans les tiroirs et sans distributeurs pour nous le proposer. Go Go Tales (2007) est un film brouillon qui s’avère très rapidement épuisant, dépassant tout juste les 90 minutes, on jurerait qu’il en dure le double ! L’intrigue se déroule intégralement au sein d’un club de strip-tease (en faillite) en plein cœur de New-York. On y suit les déboires de toute l’équipe, entre la propriétaire qui crie au scandale suite aux retards du paiement des loyers, en passant par les danseuses mécontentes de ne pas être payées en temps et en heure sans oublier le patron qui se démène pour que sa boite ne coule pas (et qui passe son temps à jouer au loto, espérant tant bien que mal pouvoir remporter la cagnotte, ce qui lui permettrait de sauver son club). Réalisé intégralement dans les studios de CineCitta à Rome, le film d’Abel Ferrara manque cruellement de moyens et d’idées. Car il faut bien le reconnaître, on s’ennuie littéralement, n’attendant qu’une chose, que le film daigne enfin se terminer et ce, malgré une alléchante distribution (Willem Dafoe, Bob Hoskins, Asia Argento, Riccardo Scamarcio & Lou Doillon).

    Ajoutée le 25 févr. 2012 à 00h50
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    tof44
    tof44

    8 abonnés | Lire ses 71 critiques |

      2.5 - Moyen

    15/20 ans, c'est le temps qu'il a fallu à Abel Ferrara pour passer du statut de génie adulé en marge du système à celui de has-been carrément hors-circuit, devant s'exiler en Italie pour monter ses projets et ayant toutes les peines du monde à les faire distribuer. Pourtant, si "Go Go Tales" est très loin de ses chefs-d'œuvre ("Bad Lieutenant", "L'Ange de la Vengeance", "Nos Funérailles"...), il est nettement moins déplaisant que les trucs qu'il nous a pondus au début des années 2000. Plusieurs raisons à cela : l'ambiance joyeuse et foutraque du film, la réalisation soignée et, surtout, la performance de Willem Dafoe en figure centrale et paternelle, véritable double de l'auteur. Car on peut en effet voir dans ce huis-clos une métaphore du cinéma de Ferrara. Comme Ferrara avec ses films, Ray Ruby (Willem Dafoe) se débat avec les soucis financiers pour gérer son club de strip-tease, comme Ferrara avec ses acteurs et ses techniciens, Ray Ruby veut créer une "famille" avec ses employés... Le casting de "Go Go Tales" est également dans l'univers Ferrara à l'image de la population du Paradise Lounge : on y trouve des habitués (Dafoe, donc, mais aussi Matthew Modine ou Asia Argento), des visiteurs de passage, venus faire un numéro ou juste voir ce qui se passe (Bob Hoskins, Lou Doillon, Riccardo Scarmacio...), et quelques vieilles trognes qui se fondent dans le paysage (Burt Young, second rôle génial du ciné US des années 70, ou Anita Pallenberg, égérie des Rolling Stones période sixties). Si on veut pousser la métaphore jusqu'au bout, on peut même dire que Ferrara s'est mis à poil, comme les danseuses de la boîte. En tous cas, on ne peut que se réjouir du happy-end un brin brutal qui laisse entrevoir des lendemains meilleurs pour le cinéma ferrarien (ferraresque ? ferrariste ?...). Tout cela est donc extrêmement sympathique. Pourtant, on s'emmerde pas mal. La faute à une intrigue bien mince et vite expédiée (il faut retrouver un billet de loterie), la faute à des personnages secondaires ne présentant aucun enjeu et qui font du film une succession de saynètes inégales, la faute à un huis-clos assez lassant et répétitif (on passe de la scène aux coulisses, des coulisses aux bureaux, des bureaux aux cuisines... pfff) . Un sentiment mitigé en fin de compte, on se sent plutôt bien devant "Go Go Tales" mais, un peu comme les premiers clients du club, on a assez vite envie de rentrer chez nous.

    Ajoutée le 22 févr. 2012 à 12h48
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    cityhunternicky
    cityhunternicky

    16 abonnés | Lire ses 886 critiques |

      0.5 - Nul

    Le lap Dance en toile de fonds. Go Go Tale n’arrive jamais à nous absorber dans son délire. L’intrigue est pourtant clair et les personnages sont à la fois définis et remplaçables. Et pourtant on s’emmerde sévère. Les acteurs sont pas (trop) mauvais, sans pour autant qu’un seul, ou une seule, ne parvienne à sortir du lot ou nous inspirer. L’histoire de cette nuit, apparemment comme toutes les autres dans ce « club », est lancinante et sans rythme. On ne fait que regarder des personnages se déchirer pour l’argent. A aucun moments ils ne nous permettent d’éprouver de la sympathie ou une identification quelconque, vu leurs obsessions complètement futiles. L’intrigue principale de la lotterie est noyée dans d’innombrables scènes de lap Dance bien faites (comme les actrices), mais lassantes et trop nombreuses pour cacher les manques dans le scénario. On attend donc que ce qu’on avait déjà prévu arrive et quand c’est fait, peu de choses s’y ajoutent.

    Ajoutée le 21 févr. 2012 à 19h36
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    AlexTorrance
    AlexTorrance

    11 abonnés | Lire ses 346 critiques |

      4 - Très bien

    Ray Ruby, joué par le très grand Willem Dafoe, est un personnage qui semblerait plutôt sympathique de prime abord puis qui, faute d'enchaîner les malchances, saura se montrer aussi très agaçant. Un homme animé depuis toujours par l'envie d'ouvrir un cabaret. Ce n'est qu'une fois le rêve réalisé qu'Abel Ferrara implante son récit, lors d'une nuit où tout ne semble pas être en faveur du Paradise, le cabaret. Tout d'abord, lorsque Go Go Tales est le premier film de Ferrara que l'on voit, le moins qu'on puisse dire c'est qu'un long-métrage comme celui là ne ressemble à rien de très commun (que ce soit dans la mise en scène ou non, d'ailleurs). Des personnages très marrants, du personnage principal à la vieille bougonne, apportent une grande touche de légèreté à cette comédie pour le moins atypique où il est question des limites de ses rêves et, plus globalement, de soi-même. Ajoutez à cela un peu de naïveté et de folie et vous obtenez un long-métrage très original et pour le moins divertissant. Une comédie très réussie.

    Ajoutée le 19 févr. 2012 à 22h14
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    willydemon
    willydemon

    17 abonnés | Lire ses 870 critiques |

      2.5 - Moyen

    Un film étrange, une sorte de huis-clos dans une boîte de Strip Tease : le Ruby's Paradise. Tout tourne autour du gérant du club : Willem Dafoe : qui se bat pour garder son bar ouvert et passe son argent dans le jeu.. Un film qui en profite pour filmer les strip-teaseuses sous toutes les coutures (il faut bien les remplir ces 1h45). N'attendez pas de scénario, on à plutôt affaire ici à un fourre tout séduisant avec quelques scènes superbes (Asia Argento..), mais au final on fini par s'ennuyer : comme les chinois..

    Ajoutée le 18 févr. 2012 à 00h43
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