Cette adaptation de Sébastien Japrisot, filmée avec charme et fraîcheur par Jean Becker, respire l’authenticité. Un film sur ces petites choses simples de la vie mais essentielles au bonheur, dont l’amitié fait forcément partie. Ça peut paraître primaire de prime abord mais ça parle au plus grand nombre et surtout ça fait du bien. Attachants, Gamblin, Villeret, Dussollier et Serrault participent avec leur cœur à cette sympathique et inoffensive aventure.
Je suis incapable de détailler mon ravissement à ce film... mais ce film est un ravissement. On y voit que le bonheur est épicurien à goûter chaque chose de la vie avec gratitude, que la liberté n'est ni le pouvoir ni l'avoir ni les échos d'une barricade sanglante ou d'un echafaud vengeur, que l'amour, pas celui de la passion possessive mais celui des autres, gratuit, fais de patience, de courage simple et de générosité omniprésente, que l'amour donc est contagieux. Acteurs invraisemblable ment bons, tranches de vie captivante de simplicité bonhomme. Film aussi énivrant qu'un champs de fleurs sauvages au printemps, le gazouillis des oiseaux, brise aimable dans les cheveux, la vie qui déborde. Bravo Becker.
sans être génial ce film retrace de manière assez réaliste des tranches de vie de divers personnages. même si certaines sont un peu exagérée, comme les mésaventures du boxeur que joue Cantona ou la réussite sociale du "pépé" issu du marais, le tout est plutôt agréable à regarder. je n'ai pas trouvé ça 'franchouillard" ou "vieillot" car à mon avis, ça correspond tout simplement bien à la manière dont on pouvait vivre à cette époque
Un drame baser sur un roman du même nom , Cette histoire est un peu un drame social , qui montre le peuple certains d'entre eux après la première guerre mondiale pour gagner ça vie . Même si les prestation des acteurs sont bonne notamment celle de Eric Cantona qui joue un personnage sanguin très sanguin même montre l'énergie la fermeté , l'intensité qu'il met dans un rôle comme seul très peux de personne en son capable en France, et tout cela 1 ans avant de retrouver Jacques Villeret et de conquérir le box office avec mookie. nous ne sommes pas touché ni ému ne pouvons pas nous prix de la sympathie ou de l'empathie pour certains les personnage du film alors que c'était quand le but de nous faire ressentir pluies d'émotion mais ça ne fonctionne pas. La seul chose que l'on éprouve c'est que les protagonistes sont des alcoolique voilà tout . Le film interresse surtout la relation avec l'homme riche jouer par Michel serrault.
Magnifique oeuvre de Jean Becker. Dirigé avec de grands acteurs, ils faut bien le dire...le scénario est d'une finesse sublime. Jacques Villeret est bouleversant. Histoire de la 2e guerre mondiale dans un village. A voir absolument.
Quel magnifique film plein de simplicite et de poesie. Comme quoi, parfois, nul de besoin de raconter une historie au scenario rechercher. Il suffit de capter les emotions humaines dans un environnement plein de charme. Avec evidemment de super acteurs. Film trop peu connu. Top.
Quatre ans après « Elisa », Jean Becker réalise « Les enfants du marais ». A sa sortie, le film partagea la critique hexagonale en deux camps séparant le fond de la forme. Les premiers reprochent une apologie de la vie simple des classes pauvres, libres et heureuses, « gagne misère mais pas des peigne culs » assorti à un paternalisme honni par la gauche. De poujadisme à populisme il n’y a qu’un pas et c’est donc un procès en intention révisionniste qui est engagé. Les seconds s’attardent sur la performance d’acteur, la musique, la poésie et les dialogues simples mais justes. Enfin une minorité issue du premier groupe attaque aussi sur la forme, bien entendu dépassée, voire ringarde à leurs yeux. Objectivement, le film ne coche aucune des cases de la fin du siècle dernier : pas de drame, de malheur, ni de lutte des classes le tout emballé dans un classicisme jugé coupable (de quoi au fait ?). Il expose en revanche, avec un certain talent une idée du bonheur plus volontariste qu’il n’y paraît au premier abord. Sur la réalisation proprement dite, après une mise en place qui semble interminable avec Villeret éternellement dans le rôle d’un crétin alcoolique (fatiguant à la longue) et un Dussolier ectoplasmique comme jamais, le film démarre vraiment avec l’immense Michel Serrault. A partir de là tout devient reposant et nirvanesque (excepté le lourdingue intermède avec Cantona). La fin en clin d’œil montre que ce passé révolu est perdu pour toujours. Franchement, le cinéma français a fait largement pire (y compris Jean Becker), mais encensé par les bobos et leur journaleux qui se pensent critiques de cinéma alors qu’ils ne sont que les V.R.P. de la branchouille.
Du Jean Becker où tout le monde est gentil et où la vérité de l'existence se retrouve au milieu de la nature. Il se repose sur le casting et sur des valeurs universelles (l'amitié notamment), simples et nostalgiques mais les images seules ne sont pas suffisantes, il faut raconter une histoire digne de ce nom pour étayer le propos. Or, en dehors de voir ces "gagne-misère" tout en naïveté cueillir du muguet en mai et pêcher des grenouilles en août, rien n'est bien développé, aussi le message poétique se noie peu à peu au fond du marais.
une oeuvre totale, un chef d'oeuvre absolu, des comédiens entièrement au service de cette magnifique fable avec Suzanne Flon en voix off qui raconte ses souvenirs de petite fille. Vraiment délicieux, avec toute la profondeur nécessaire pour ne jamais, jamais être mièvre, niais ou superficiel. Nombreuses scènes cultes dont on se souvient 20 ans après, notamment les première images avec Jacques Villeret qui siffle une bouteille de rosé en disant "C'est pas bien ce que je fais!".
j'ai connu cette époque entre 1955 et 1963 contrairement a se film qui soi disant date de l'époque des année d'avant guerre ,j'ai vecu dans un baraquement qui datais de l'après guerre , sans eau courante et sans électricité ,époque dur mais combien de liberté nous avions ,le muguet ,les jonquilles, les grenouilles, les escargots, les champignons, les sangsues vendu aux pharmacies ,et j'en passe,nostalgie nostalgie
Quatre ans après Élisa, Les Enfants du marais marqua un nouveau succès commercial pour Jean Becker. Il faut reconnaître qu’il appartient à une branche du cinéma français jouant assez sur la nostalgie. Cette fois, elle concerne la vie à la campagne au début des années 30spoiler: (Adolf Hitler fait déjà parler de lui mais n’est pas encore chancelier) . La nostalgie amène donc une vision peut-être un peu idéalisée permettant de conforter un spectateur regrettant cette époque. Si on ajoute un superbe casting (Jacques Gamblin, Jacques Villeret, Isabelle Carré, André Dussolier, Michel Serrault, Gisèle Casadesus, Suzanne Flon, Jacques Dufilho, Eric Cantona …), le succès était ainsi presqu’inévitable. Pourtant, si cet aspect est réussi, on pourra vraiment regretter que le film ne possède pas d’intrigue réellement forte : on a donc un peu l’impression que le film aurait pu faire 20 minutes de plus ou de moins sans que cela ne change pas réellement quelque chose. On peut donc estimer le tout un peu vain si on ne cherche pas uniquement à retrouver une évocation nostalgique de cette époque.