THE-CHECKER
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0.5 - Nul
Dans la série des films "d'auteurs" féministes (avec des GROS guillemets) dans lesquels certaines jugent bon de nous raconter leurs vies pleines de trous (mais tellement dans l'air du temps), Des poupées et des anges s'apparente plus à un produit de commande labellisé "Mi putes Mi soumises" qu'à une véritable volonté de rétablir une quelconque forme de vérité sur la condition des femmes en banlieue.
Car la réalité, n'en déplaise à Nora Hamdi, ne s'apparente absolument pas à ce ramassis de clichés tout juste bon à fédérer quelques acharnées malhonnêtes sur les questions Ô combien délicates du mal être de certaines jeunes filles de cité.
Sur un scénario strictement limité par ses enjeux militants, la réalisatrice nous dépeint le portrait d'une famille "issue de", dont le déchirement intérieur nous est subtilement présenté comme étant le choc du modernisme occidentale face à l'archaïsme de ses racines culturelles (bougnoules cela va sans dire)
En effet, le père (Sami naceri à des kilomètres au delà du bout du rouleau) est présenté comme un dictateur schizophréne, incapable de supporter la féminité de sa fille ainée et n'hésitant pas à fracasser sur le lino la tête d'une mère soumise au possible, mère elle même contestée dans sa position par la cadette, apprentie slameuse à ses heures (Un véritable supplice à entendre)
Si le topo de l'oedipe freudien nous est encore servit entre deux séquences de mélodrame téléphoné (ben ouais quoi, toutes les pétasses vénales ne sont que des pauvres victimes du manque d'amour de leurs pères!!), cette révolution par le cul atteint vite ses limites quand l'alternative proposée ne se révèle être finalement qu'une forme d'entrisme mal assumée.
En cela, le discours sur la diversité (sociale et culturelle) tombe carrément à plat, encore plus quand dans le même temps, aucun personnage masculin de même condition ne semble trouver grâce aux yeux d'une Nora Hamdi qui a bien compris de quel coté du bâton il fallait se trouver (comme si par essence tous les jeunes de même origine socio culturelle qu'elle étaient voué à devenir des machos misogynes !)
En même temps, il est tellement facile de s'attribuer le mérite de sa "réussite" sociale quand on sait pertinemment qu'à valeur égale, c'est généralement la petite beurette bien roulée qui remportera les suffrages, sur fond d'émancipation féminine à quatre pattes dans un plumard (le personnage de Leïla Bekthi qui dépucelle son franchouillard de petit ami)
Stéréotypé au possible mais adroitement formaté pour plaire aux vrais décideurs (le Rap substitué au Slam) Des Poupées et des anges s'achève péniblement sous forme d'ellipses, trahissant le manque de consistance du propos et distillant une morale quelque peu douteuse (le quadra friqué qui se tape une gamine).
On espère malgré tout que ces efforts pour en être finiront par payer, que Karina Testa obtiendra enfin un césar (il n'y a pas de raison, après tout elle aussi a montré son cul dans un film), que Leïla Bekthi obtiendra le droit de servir de l'eau au robinet toute seule (sait elle seulement quel rôle les médias lui ont assigné?) et que Nora Hamdi obtiendra son poste de secrétaire d'état comme le modèle inavoué Fadela Amara.
Quand à la musique du film, par pitié que quelqu'un interdise à ce DJ de toucher à un instrument de musique!!
Ajoutée le 15 nov. 2011 à 23h46
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