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    Le Fils unique
    note moyenne
    3,9
    87 notes dont 13 critiques
    15% (2 critiques)
    54% (7 critiques)
    23% (3 critiques)
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    13 critiques spectateurs

    chrischambers86
    chrischambers86

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    5,0
    Publiée le 7 octobre 2016
    Dans "Le fils unique", on retrouve tout de suite ce charme discret, cette èlègance, le regard sur la relation parents / enfants, mais aussi le temps qui passe, la solidaritè, la nostalgie et le sacrifice, thèmes chers au maître Ozu! Tout ceci petit-à-petit amenant une assez bonne image d'un Japon intime avant guerre! Un Japon, dèjà en crise, avec une industrialisation qui est en train de monter très fort! Un Tokyo qui ne ressemble en rien à celui d'aujourd'hui avec des terrains vagues, des petites maisons et des canots! L'histoire de ce « fils unique » est simple mais tellement belle et triste à la fois qu'il est difficile de retenir ses larmes à la fin de la projection! Surtout quand on n'est parent! spoiler: L'histoire de cette mère qui se sacrifie pour son fils nous touche en plein coeur! Notamment les aveux de la mère qui raconte à son fils qu'elle loge aujourd'hui dans le dortoir de l'usine où elle travaille! Rarement le dèpart d'un enfant et la solitude d'un parent n'auront ètè aussi bien retranscrits à l'ècran! C'est beau, c'est èmouvant, c'est bouleversant, c'est poignant...L'occasion aussi de voir dans ce premier film parlant d'Ozu, l'une des traditions du Japon avec la filature artisanale de la soie! Une compètence, un savoir faire et une tradition lièe à une culture! Un essentiel d'Ozu...
    Attila de Blois
    Attila de Blois

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    3,0
    Publiée le 11 novembre 2013
    Pour mon premier Ozu, je dois admettre ma déception. Si l'histoire est intéressante et la réalisation de bonne facture, le mauvais jeu des acteurs et quelques longueurs viennent plomber ce drame japonais.
    ferdinand
    ferdinand

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    4,0
    Publiée le 26 juin 2013
    Mélodrame avec des effets inhabituels pour Ozu (les gens pleurent, et même sanglotent!!), mais filmé comme il nous en a donné l'habitude. Images par moments sublimes, c'est un très bon cru... A noter, détail qui mériterait quelques explications, que la mère et son fils vont voir au cinéma un film parlant qui se trouve être non pas un film américain mais une fade romance allemande sans sous-titres, alors qu'il m'a semblé voir dans la maison du fils une photo de J. Crawford? Enfin, étrange plan final sur une grande double porte extérieure, fermée...
    axelstefor
    axelstefor

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    2,5
    Publiée le 21 septembre 2013
    Ayant vu plusieurs film de Ozu récemment, celui-ci ne m'a pas passionné. En le replaçant dans l'histoire du cinéma (1936) on en perçoit cependant l'immense modernité.
    Yves G.
    Yves G.

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    4,0
    Publiée le 3 août 2013
    Vient de sortir un inédit d'Ozu, son premier film parlant tourné en 1936 qui déjà porte en germe le thème de tous ses films ultérieurs. Le maître japonais n'a cessé de filmer à ras de tatami les mêmes histoires : des histoires de familles ordinaires dont les parents nourrissent des ambitions souvent déçues pour leurs enfants. Ces vies simples sont tissées de désillusions. Mais elles ne sont jamais amères. La mère du "Fils unique" découvre que son enfant, parti travailler à Tokyo, vit chichement. mais plutôt que de s'en indigner, elle s'y résigne mélancoliquement. "On ne fait pas toujours ce que l'on veut dans la vie" soupire-t-elle. Morale de cloportes résignés ? Ou au contraire philosophie de l'acceptation pure ? Les vies ratées comme les vies réussies ne seraient-elles que celles que l'on accepte de qualifier ainsi ?
    soniadidierkmurgia
    soniadidierkmurgia

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    4,5
    Publiée le 6 octobre 2019
    3130) Le fils unique - Drame - 1936 - Ozu Yasujiro -Lida Choko - Himori Shinichi - Hayama Masao - Ryu Chishu - 27/12/17 - 16/20 "Le fils unique" (1936) premier film parlant de Yasujirō Ozu était inédit en France jusqu'à une sortie confidentielle en 2013. De manière plus générale, l'œuvre du grand cinéaste japonais a été longtemps sous-estimée sur la scène internationale. Ce n'est qu'à partir de 1978 soit quinze ans après la mort d'Ozu que son statut commence à évoluer au point d'être considérer par certains comme le plus grand réalisateur japonais devant Akira Kagemusha et Kenji Mizogushi. Le parti pris d'Ozu qui à compter du milieu des années 30 centre son œuvre sur l'observation minutieuse et souvent contemplative de la vie quotidienne de ses contemporains peut dérouter. "Le fils unique" qui voit le réalisateur longtemps réticent face à l'apparition du cinéma parlant s'y soumettre une fois que la technique lui parait suffisamment élaborée, s'ouvre par un aphorisme d'Akutagawa Ryunosuke (1892-1927) tiré de son recueil Paroles d'un nain : "Le drame de la vie commence avec le lien entre parents et enfants" qui résume fort bien le film qui va suivre. Le lien indéfectible qui unit parents et enfants est sacré au Japon et c'est au nom de ce précepte que poussée par le professeur de son fils Ryosuke (Shinichi Himori), Otsune (Choko Lida) veuve et modeste ouvrière dans un atelier de soierie va se sacrifier pour lui offrir des études supérieures à Tokyo. Ryosuke dans l'exaltation du départ promet à sa mère de devenir un "personnage important". Les retrouvailles quinze ans plus tard à l'initiative d'Otsune vont obliger la mère et le fils à dresser un constat bien différent que celui envisagé intialement. Le film ne nous dit rien d'autre mais à partir de cette situation somme toute assez banale, Ozu s'intéresse à la manière dont chacun va faire le chemin qui le mènera à accepter la nouvelle image qu'il a de l'autre. A partir des "fameux plans tatami" (caméra au ras du sol) qui scrutent la vie quotidienne dans les intérieurs réduits et feutrés des familles japonaises, on peut lire les réactions sur les visages toujours filmés en plans moyens . Le fils tente de cacher sa honte de n'être qu'un simple professeur devant se contenter de cours du soir pour faire vivre sa femme qui vient d'accoucher de leur premier enfant. Tandis que la mère fait bonne mine pour ne pas exprimer sa désolation alors que depuis quelques années elle a du revendre les quelques biens qui lui restaient de son époux et qu'elle vit désormais dans le dortoir de l'usine. Le philosophe Gilles Deleuze affirmait que l’œuvre de Yasujirō Ozu dans son ensemble « réussit à rendre visibles et sonores le temps et la pensée ». Rien de plus vrai ici où le réalisateur nous restitue presque en temps réel l'instant de bascule où le rapport parents/enfants va devoir évoluer face à une réalité qui s'impose. Parallèlement les nombreux plans fixes imprègnent le spectateur du contexte socio-économique du Japon de l'époque en train d'évoluer avec son ouverture de plus en plus affirmée au monde occidental (poster de Joan Crawford dans la chambre des jeunes époux, film épique allemand diffusé dans le cinéma où Ryosuke emmène sa mère). Ce contexte va paradoxalement jouer un rôle modérateur dans la relation entre Ryosuke et Otsune par l'explication qu'il peut fournir de la position sociale précaire du fils. Relativement morose jusque-là , le propos du film sera en quelque sorte sublimé par un geste de bonté désintéressé de Ryosuke qui suffira à convaincre Otsune que le rang social doit se ranger derrière les qualités humaines. Servi par une magnifique musique de Senjo Ito, "Le fils unique" peut constituer une remarquable entrée dans l'œuvre de Yasujirō Ozu toujours à découvrir mais aussi utilement renseigner ceux qui seront hermétiques à son cinéma du "temps et de la pensée".
    Loïck G.
    Loïck G.

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    4,0
    Publiée le 10 octobre 2013
    Le temps ne fait rien à l’affaire, ou alors donne encore plus d’intensité et de caractère à ce récit des bas-fonds, qui voit un jeune élève provincial tenter l’aventure de la grande ville. Un tableau social brossé avec douceur et profondeur, dont l’approche confère encore plus de réalisme, sans faire pleurer dans les chaumières. L’épure de l’image s’inscrit dans une mise en scène qui, bien souvent au ras des pâquerettes, élève encore un peu plus le propos. Les bonus ★★★☆☆ Le regard de Jean-Jacques Beneix sur le film, et surtout sur la technique d'Ozu. Pour en savoir plus
    Flore A.
    Flore A.

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    4,0
    Publiée le 20 juin 2013
    Un très beau film auxquelles les années ne font que conférer un certain charme (dire que ce film a dans les 80 ans !). Beaucoup de sensibilité, de délicatesse et de profondeur dans ce film très réaliste où dureté de la vie et noblesse des sentiments font bon ménage, sublimé par une mise en scène magistrale.
    JR Les Iffs
    JR Les Iffs

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    3,0
    Publiée le 30 octobre 2017
    Le film raconte comment un femme, veuve, se prive de tout pour que son fils unique réussisse ses études et trouve une bonne situation à Tokyo. Un jour, elle va lui rendre visite, et elle s'aperçoit qu'il a une vie médiocre d'enseignant donnant des cours particuliers. Elle passe quelques jours chez lui, qui a déjà femme et enfant. Déçue de voir la condition précaire de son fils, elle repart. Film mélo, intimiste, minimaliste, lent. Un peu trop hiératique. Le sujet est intéressant : vie des Japonais en 1936. La réalisation est de bonne facture mais est sans surprise. Intéressant sociologiquement et philosophiquement sur le mode de vie et de pensée des Japonais. Bien sûr, le thème principal est le drame intérieur d'une mère à l'égard de son fils, avec toute la retenue japonaise qui semble empêcher toute formulation verbale. Mais ce n'est quand même pas une tragédie.
    Matis H.
    Matis H.

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    4,5
    Publiée le 4 juin 2018
    "Le Fils unique" tient en sa capacité à créer un drame extrêmement intimiste et pourtant universel. Ozu ne se contente pas de dépeindre le rapport d'une mère à son fils, malgré que cette relation soit décisive dans la force émotionnelle de l'œuvre, mais comment ces derniers sont victimes, puis acteurs, de leur décor. Ainsi, le cinéaste met moins en scène ses personnages, que le rapport des ces derniers avec l'espace. Son cadre se construit comme reflet des protagonistes qui se trouvent en son sein, et exprimant la vision qu'ils offrent de l'humain. L'aliénation circulaire du travail en usine, le confinement d'une vie modeste, des habitants qui se confondent avec des éléments du décor, et la liste est encore longue. La beauté du long-métrage provient de cet humanisme, car Ozu prend un recul suffisant pour ne pas se laisser noyer par le pathos, il se contente de révéler la bonté et la prise de conscience de ses protagonistes. "Le Fils unique" rassemble deux axes par des idées de mise en scène brillantes, une intimité bouleversante et une critique sociale qui tend vers la désillusion, moins en les faisant cohabiter qu'en en représentant l'influence commune. Les instants de beauté brutes se multiplient, et c'est de ce traitement et de cette simplicité que nait l'émotion.
    FrauLohmann
    FrauLohmann

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    4,0
    Publiée le 17 septembre 2013
    Un film qui si, techniquement parlant, est probablement en deçà des productions américaines et françaises de la même époque compense ses quelques lacunes par une mise en scène épurée et plutôt lente qui sert parfaitement cette histoire mélancolique d'individus aux espoirs déçus. Pour autant malgré le ton résolument morose du film il parvient à s'achever sur une petite espérance. Même si parfois le jeu des acteurs est trop appuyé ils arrivent dans l'ensemble à apporter de la crédibilité à leurs personnages et à rendre leur destinée émouvante. Une magnifique oeuvre sur une relation mère-fils dans un Japon en plein changement qui se prépare à entrer dans la guerre.
    riverainpsy
    riverainpsy

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    5,0
    Publiée le 31 mai 2018
    Tout Ozu est déjà là dans ce film sensible : longs plans fixes à raz de sol ; sons hors champs ; cloisons et portes et immense attention au jeu des acteurs . le tout avec une réserve , une intelligence et une classe rarement égalés . Bref un chef d'oeuvre si on apprécie les drames humains intimistes , universels et sans pathos .
    fooker95
    fooker95

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    3,0
    Publiée le 8 avril 2019
    Ce film est d’une grande simplicité et d’une grande beauté humaines. L’humilité des moyens de la réalisation est à la hauteur de celle de ses personnages, dont la profondeur des sentiments et des liens laisse une grande émotion après le film visionné. Le film contemple les ruines des rêves d’avenir d’un fils et d’une mère mais se termine sur une note optimiste et apaisée.
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