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Un visiteur
3,0
Publiée le 26 juillet 2015
Toujours le plaisir de voir les jabac, avec en guest star un comique différent djamel debouze... Mais la mayonnaise ne prend pas totalement ... Manque de travail sur le scénario et sur les dialogues? Le film le moins abouti de jaoui . Plein de pistes scénaristiques.... Mais on reste sur sa faim
Quel beau film. Toujours sensible et posant de jolies questions. J'aime aussi comment Jaoui ne laisse jamais ses personnages en plan mais les fait évoluer et grandir en eux
Troisième long-métrage pour Agnès Jaoui, et toujours sur le mode comédie chorale douce-amère. Après l'impression mitigée que m'avait laissé "Comme une image", j'ai été nettement plus emballé par "Parlez moi de la pluie". Cette fois c'est Jamel Debbouze qui intègre le casting, pour un de ses premiers rôles adultes, et la greffe prend sans problème. On retrouve des personnages ambigus, pétris de contradictions, qui évoluent au milieu de situations cocasses ou rocambolesques, avec une touche de gravité le plus souvent. Bacri est un peu moins râleur et désabusé qu'à l'accoutumée, plutôt loser sympa, tandis qu' A Jaoui joue cette fois sur le registre de la femme forte et sûre d'elle tendance autoritaire. Comme son titre l'indique, Parlez moi de la pluie n'embrasse pas de thématique particulière, mais s'intéresse aux élans existentiels de chaque personnage, y compris les seconds rôles, et les auteurs s'amusent à confronter lesdits personnages afin de constater leur évolution.
Mouais... trop de messages dans ce film. Trop de dénonciations. Qui, en plus, sont faites grossièrement. J'adore Jaoui et Bacri mais là il sont vraiment pas au top. Dommage :(
Comme dans tous ses films, le duo Jaoui/Bacri parvient à nous toucher : ils ont de nouveau réussi à faire un film profondément humain, qui met bien le doigt sur nos faiblesses, nos failles, nos lâchetés, sans jamais se moquer des personnages qui font juste ce qu'ils peuvent en fonction des circonstances et de leur courage (ou pas). Ce film a injustement moins plu que les précédents car il est nettement plus désabusé : A part Agnès Jaoui qui dans son rôle est sensée "avoir réussi", tous les personnages ont des vies bien ternes, à moitié ratées, et leur vie amoureuse est un peu minable aussi. Et ils doivent se contenter de joies minuscules, comme le fait d'avoir spoiler: droit à une autre chance avec celui qui nous avait quitté , ou bien le fait d'avoir spoiler: résisté tant bien que mal à l'attirance d'une collègue alors qu'on est marié , ou bien le fait de s'apercevoir sous la pluie que le mère du copain de son fils est plutôt avenante... Du coup ils entrevoient le bonheur, mais sans certitude que ça va être le cas. Nous sommes donc très loin des "happy ends" obligatoires, même si la fin est porteuse d'espoir. Ce film est avant tout réaliste. Jamel Debbouze est dans un contre-emploi complet et s'en sort bien, mis à part le fait qu'il articule très mal ses phrases. Jaoui fait du Jaoui comme d'hab, mi revendicatrice mi donneuse de leçon, mais moi j'aime bien. Je préfère les personnages de femmes qui tentent, même maladroitement, de se débattre et de faire avancer le schmilblick plutôt que celles qui comme tant d'autres se contentent d'être féminines, douces et superficielles. Bacri est beaucoup moins râleur que d'habitude, et beaucoup plus paumé/largué/distrait/usé/blessé, et s'il est souvent très drôle dans le film, il est aussi très touchant tant il concentre de défauts et de faiblesses en lui...
Parlez-moi de la pluie est le 3eme film réalisé par Agnès Jaoui et co-écrit avec son complice Jean-Pierre Bacri. Que l'on se rassure la qualité d'écriture est toujours là, avec ce subtile mélange entre cruauté, humour et tendresse. Jamel Debbouze intègre bien le petit clan des "Baja". Pote avec Bacri, ils attendaient d'avoir un bon projet pour collaborer, voilà qui est fait. On se demande si même certains dialogues ne sont pas plus vrais que nature. Le personnage d'Agathe Villanova est décrite comme tyrannique, froide, indépendante. Les 2 cinéastes amateurs qui la suivent comme son ombre sont gaffeurs et un peu incompétents. On passe aisément des larmes aux rires dans un film qui se voulait plus léger qu'à l'accoutumé. Pourquoi pas. Jaoui et Bacri ont le don de croquer avec humanité et de se moquer de ces petits bourgeois qui ont des problèmes comme les autres. C'est pour ça que j'aime leurs films. Parce qu'ils sont simples. Il n'y a pas d'effets spéciaux, de grands mouvements de caméras. Le naturel de la vie transparaît vraiment à l'écran. On pardonnera d'autant plus quelques problèmes de rythme car la qualité d'écriture reste supérieure à ce qu'il se fait habituellement. Les nombreuses récompenses pour le scénario de leurs précédents films plaident pour eux.
J'avais des réticences à aller voir ce septième opus de la collaboration d'Agnès Jaoui et de Jean-Pierre Bacri, la faute à une bande-annonce peu attractive, à une critique pour le moins mitigée, et surtout à cette impression grandissante de remonter dans le temps chaque fois que je vais voir un film français ; mais bon, "Obscénité et Vertu" ou "Love Gourou", on ne peut pas dire que j'ai vraiment le choix (Jessica, pardonne-moi !)
Le début du film a confirmé mes craintes : l'histoire se présente plus comme un empilement de situations caricaturales, voire vaudevillesques et sans grands enjeux (Florence en veut à Agathe qui agace Karim qui reproche son attitude à Florence qui ne supporte plus la gentillesse de Stéphane qui lit Kierkegaard et qui sort avec Michel (Florence, pas Kiekegaard) qui ne sait pas comment intéresser son ado de fils...) que comme une intrigue cohérente, freinée qui plus est par un montage au rythme paresseux.
Heureusement, le dernier tiers du film redonne un peu de sens à l'ensemble, des passerelles s'établissent enfin entre les diverses sous-intrigues et on retrouve l'ironie douce-amère au limite du burlesque (l'interview perturbée par les bêlements des moutons que Michel n'arrive pas à chasser : "J'ai zéro autorité sur ces moutons", la diatribe antieuropéenne des deux paysans échappés de "Délivrance" qui recueillent le trio...).
Jamel Debbouze explique : "J'aime la manière dont Agnès et Jean-Pierre traitent l'humiliation ordinaire, ce mal du XIX° siècle : en s'arrêtant au détail parce que le diable est dans le détail", et c'est vrai qu'il s'agit là de la force du film : la condescendance paternaliste et néocolonialiste d'Agathe et de sa soeur pour Mimouna (formidablement jouée par une comédienne non professionnelle), la remarque d'Agathe sur Karim : "Il est pas bête, en fait", qui la définit ainsi en retour : "Comme militante, elle est sympa".
Même s'il continue à émarger dans le registre du bougon atrabilaire, Jean-Pierre Bacri glisse une naïveté enfantine dans son personnage de réalisateur dont l'unique heure de gloire a été un documentaire sur la corrida vue du point de vue du taureau. Jamel Debbouze, qui définit son personnage comme son premier rôle adulte, s'en sort bien, aidé par des dialogues écrits par deux personnes qui le connaissent très bien et ont su intégrer son sens de la formule.
Davantage construit sur un enchaînement de bons mots que sur une trame captivante, "Parlez-moi de la pluie" souffre d'une indolence et d'une impression de déjà vu propre au cinéma français contemporain ; il se regarde sans déplaisir, mais ira vite se ranger dans un recoin de la mémoire au milieu d'un paquet de films qui lui ressemblent. http://www.critiquesclunysiennes.com
Peu familier du duo Jaoui/Bacri qui m'avait séduit avec "Le goût des autres" sans me faire dire qu'il fallait que je m'enchaîne toute la filmographie, l'apparition de Jamel au casting m'a quand même poussé vers ce "Parlez moi de la pluie". Comme "Le goût des autres", Jaoui réalise un film de personnes plus qu'un film de personnages. Pas de sensationnel ni d'effets en tout genre, les acteurs qui apparaissent dans cette tranche de vie sont tous au centre du film. Un bon point car ils sont travaillés, facilement identifiables pour certains même si un peu caricaturaux et tous très justement incarnés. Le duo Debbouze/Bacri fonctionne et l’exubérant Jamel s'intègre parfaitement dans la finesse de Jaoui. Un film axé sur la vie, les rencontres et la complexité des relations humaines. Touchant par ce côté réaliste et grâce à ses acteurs, drôle par moment avec des situations bien senties, le film manque malgré tout de fond quand il se prend à dénoncer certains sujets épineux en les effleurant à peine. Une intention louable qui laisse le spectateur en perpétuel questionnement sur une partie de l'intérêt du film. Au final, le sentiment d'avoir passé un moment plutôt agréable avec une comédie douce-amère qui ne décolle jamais vraiment.
Jaoui persiste et signe. Son cinéma ne décolle pas, bien au contraire, et s'alourdit avec cette histoire plombante. Ses réalisations précédentes manquaient déjà pas mal de charme ( belles mécaniques un peu froides à chaque fois) mais avec cette oeuvre elle s'enfonce et s'enlise. Reste quelques bonnes répliques (eh oui, Jaoui est une très bonne dialoguiste!). Pour résumer, ciel plombé et moral en berne pour ce film aussi décevant que prévisible.
Ce film constitue une déception pour moi. Le duo Jaoui/Bacri nous avait habitué à bien mieux. C'est dommage, car avec l'apport de Jamel Debbouze, il y avait matière à faire bien mieux. Même si la galerie de personnages est parfois touchante, on s'ennuie ferme la plupart du temps ...
Ce film qui ressemble plus à une tragédie qu'une comédie, possède toutes les caractèristiques d'un film à la française : des plaintes, des larmes, des dialogues introverties, des tromperies, des pétards. L'humour est masqué par la tristesse et l'ennui.
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2,5
Publiée le 2 mars 2016
Entre Jean-Pierre Bacri (zèro autoritè quand il s'agit de parler aux moutons) et Jamel Debbouze (cet acteur lourdement surestimè sait aussi être sobre) le temps n'est pas vraiment au beau fixe! Avec "Parlez-moi de la pluie", Agnès Jaoui signe une chronique familiale qui se laisse voir, mais qui reste beaucoup moins acerbe que ses prècèdentes rèalisations! Parfois drôle et saturè d'humanitè, c'est curieusement les seconds rôles qui tirent le mieux leur èpingle du jeu avec trois comèdiens très prometteurs du cinèma français: Frèdèric Pierrot, Pascale Arbillot et la toujours excellente Florence Loiret-Caille! A noter que le titre du film est inspirè d'une chanson de Georges Brassens, "L'orage", mais aussi d'une phrase du philosophe danois du XIXe siècle: Søren Kierkegaard! A voir tranquillement un dimanche soir...