12 abonnés | Lire ses 482 critiques |
La difficulté que rencontre le cinéma africain pour produire et distribuer des films nempêche pas le Burkina Fasso, pourtant un des p ays les plus pauvres, de fournir son lot de films intéressants. Après Idrissa Ouédraogo, l'auteur de Yaaba et de Tilaï, cest au tour de Gaston J.M. Kaboré de donner un bel aperçu de ce qui se fait là bas. Budd-Yam (1997) est à la fois une chronique villageoise, le récit poétique dun voyage initiatique, et un conte de fée moraliste. Il raconte les difficultées rencontrées par un homme qui a été recueilli enfant par une famille et que son état dorphelin rend suspect aux yeux des autres villageois. Pour prouver quil na pas jeté un sort à sa sur dadoption tombée inexplicablement malade, il devra aller chercher dans un pays lointain un véritable guérisseur, seule personne capable darranger la situation. Grâce à une mise en scène simple, à une musique ennivrante (à ne surtout pas rater la musique du générique final), à des paysages à couper le souffle, et à des acteurs très convaincants, cette histoire un peu naïve prend des allures de conte philosophique. Difficile de sortir de lenchantement.
Ajoutée le 01 mars 2006 à 17h20 Signaler un abus
En cours...

