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Kantoku Banzai (titre en VO) remplace le titre original choisi par Kitano : “Opus 19/31” qui figure néanmoins dans le générique. Toujours dans le générique : les radiographies et examens cliniques de Ozu, Kurosawa, Imamura… les grands, les classiques du cinema japonais qui nourrissent la réflexion de Kitano sur le 7ème Art et qu’il parodie allègrement. Sans oublier Takeshi Kitano himself, parodié lui aussi. Dédoublement, prise de distance nécessaire à l’artiste pour alimenter sa réflexion. Il y a eu “Takeshi’s”, introspectif et onirique, qui a agréablement surprit ses “habitués”. On apprend qu’il constituait un premier volet d’une trilogie expérimentale, dont le deuxième “Opus” nous livre un mélange de genres d’une joyeuse cacophonie. Quel farceur ce Kitano ! Même en pleine “crise d’inspiration”, il ne peut s’empêcher de nous régaler avec sa fantaisie, son burlesque, son imagination débordante, ses délires et sa face pince sans rire. Ça part dans tous les sens. C’est peut être le film le plus fouillis de Kitano, avec quelques longueurs, mais quand on aime Kitano, on ne compte pas … les gags qui nous échappent. Et puis on sait que quelques baillements plus loin, il nous attend au tournant avec un nouveau gag, une bouffée délirante qui explose notre esprit rationnel en mille morceaux. Et c’est normal. Fin du film : radiographie du cerveau de Kitano et le diagnostic du médecin : “il est cassé”. Il faut bien que “ceci explique cela”. Et Kitano qui explique dans la presse ce film comme une experimentation, une “participation au cubisme cinématographique”. Suspens : pour le troisième “opus”, “Achilles to kame”, Kitano aura-t-il “réparé” son cerveau ?
Ajoutée le 20 oct. à 23h49 Signaler un abus
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