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    L'Ile du docteur Moreau
    note moyenne
    2,9
    32 notes dont 12 critiques
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    12 critiques spectateurs

    cylon86
    cylon86

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    3,0
    Première adaptation cinématographique du superbe roman de H.G Wells, ce film possède un charme singulier grâce à la superbe mise en scène et aux décors ainsi qu'aux maquillages, qui restent saisissants malgré le temps qui passe. Si l'ensemble manque parfois de rythme et de musique, cela reste de très bonne facture, nous offrant une réflexion sur les limites de la science et Charles Laughton compose un très grand Docteur Moreau.
    soniadidierkmurgia
    soniadidierkmurgia

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    4,0
    On sait que Charles Laughton était un immense acteur. Il le démontre une fois de plus dans cette version du chef d’œuvre de science fiction d’HG Wells qu’il irradie du mélange d'onctuosité et de venimosité qu’il savait si bien imprimer à beaucoup de ses rôles. On connaît le propos du roman de Wells qui dénonce la volonté de l’homme de s’arroger le droit divin d’inverser l’ordre naturel. Propos qui prend aujourd’hui encore plus de force avec les progrès des biotechnologies qui nous amènent souvent à jouer les apprentis sorciers. Le docteur Moreau finira dévoré par ses propres créatures dont il a perdu le contrôle tel le docteur Frankenstein avec sa chose. La texture de l’image rappelle bien sûr « King Kong » ou « les chasses du Comte Zaroff » avec la même impression d’assister à un film documentaire . Ce réalisme de l’image encore plus frappant de nos jours par contraste avec l’aspect souvent trop léché des superproductions gorgées d’effets spéciaux, compense la naïveté de certains maquillages. Un plongeon dans le temps toujours rafraîchissant et salvateur.
    BlindTheseus
    BlindTheseus

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    4,0
    Ce classique - quoique souffrant parfois de ralentissements justifiés par aucun changement !.. - nous étonne toujours par ses justes prophéties ainsi que son modernisme : Quelle oeuvre parle de toute façon + clairement du "délit de faciès" ?
    TheDarkKnight74
    TheDarkKnight74

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    4,0
    Mon premier criterion ! (pour ceux qui ne le savent pas, criterion est une prestigieuse collection dont le but est de proposer de vieux films d'une valeur inestimable avec des qualités techniques optimales) Bon ok, tout le film était en anglais et je ne m'y entends pas assez pour tout comprendre sans sous titres. Mais peu importe, le film retranscrit l'ambiance du chef d’œuvre de Wells à merveille, et notre perception instinctive (et animale, oserais-je dire pour l'occasion!) saisit immédiatement le sens des péripéties, qu'on soit bilingue ou non. Et pour cause, les acteurs ont choisis à l'unanimité d'adopter un jeu des plus expressifs, et la palme revient de loin à cet immense acteur qu'est Charles Laughton, qui crée ici un personnage terrible et fascinant, à ranger aux côtés des grands méchants du 7e art aux côtés d'Hannibal Lecter (non je ne plaisante pas!). J'avais attendu avec excitation l'apparition du grand Lugosi à l'écran, mais il ne fait malheureusement que passer, en grande pompe (funèbre) certes, mais j'aurais aimé le voir davantage. Quant à Richard Arlen, grande découverte pour moi, cet acteur est juste formidable, il se démarque légèrement des héros typiques de Wells en affichant un caractère plus marqué, un regard fixe plutôt spécial, moins de retenue et se montrant beaucoup plus apte à survivre grâce à son état d'esprit terre à terre sans pour autant être empêtré de naïveté (grosse différence avec le protagoniste de la Machine à Explorer le temps). Les seconds rôles sont tout aussi convaincant, tandis que les hommes bêtes trempent dans le théâtral pur (What is the laaaaw ?) ou sont recalés le plus souvent à une dimension plus discrète qui apparaît alors d'autant plus menaçante, choix très judicieux de la part de Kenton qui réussit à ancrer la présence des expériences vivantes dans notre tête pendant tout le film alors que la majeure partie de la durée du film ne leur est pas consacrée. Je signale au passage que la performance des effets spéciaux est remarquable, sans âge ; on oublie très facilement que tout ceci date de 1932 en regardant le film. On pourra toujours arguer que le cœur du travail se situe dans les maquillages et que les trucages sont quasi inexistants, mais ces derniers ne paraissent en aucun cas caduque, contrairement d'ailleurs, à ceux des Morlocks de La Machine à explorer le temps, magnifiques pour le cinéphiles mais risibles pour le grand public. L'adaptation du roman est très libre, cependant, on ressent les mêmes sentiments en voyant ces images de jungle féroce, calquées sur un style expressionniste où des ombres dantesques côtoient la lumière blanche presque brillante, je tiens d'ailleurs à vanter la précision de cette édition criterion tout simplement stupéfiante. L'île, qui se voit reconstituée à l'aide de décors grandeur nature (je n'ai pas repéré une seule peinture), du port d’amarrage au vaste manoir du docteur Moreau, nous fixe un cadre presque étouffant, donnant l'idée d'un huis clos dangereux. Les dialogues sont omniprésents, et filmés en mouvement, généralement, pour renforcer cette angoisse. La musique ne se déclenche que pour le générique de début – très joli – et pour le générique de fin, ce qui se révèle parfois désorientant, mais plutôt satisfaisant au final. La hiérarchie qui régit l'île est longuement décrite, et la réflexion sur la science expérimentale n'arrive que tard dans la narration, mais prend rapidement une ampleur impressionnante. Tout d'abord les réactions émouvantes de la Panther Woman incarné de manière très touchante par Kathleen Burke, commencent à titiller Edward Parker, puis changent brutalement sa vision des choses. Ce qui est paradoxal, car le héros se range du côté des opprimés, à la base des animaux, parce qu'ils manifestent une allure et un comportement humain. Ceci est en fait le pivot de la pensée retranscrite de Wells, qui lui permet d'amener avec d'autant plus de vigueur la vraie substance de sa vision : le réalisateur va si loin dans le sort qu'il réserve à Moreau qu'on en reste sidéré, le concept e ce qui survient au final ayant du mal à rentrer tellement on est saisi à la gorge par sa crudité. Et non pas cruauté, comme on serait tenté de le dire, car le message de Wells est une prise de conscience extrêmement difficile à assimiler, qui ne pouvait se faire comprendre que par un choc. Un grand film, tiré d'un des bouquins qui m'ont le plus marqué de mon enfance.
    Freaks101
    Freaks101

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    4,0
    Encore aujourd’hui, cette adaptation du roman de reste la meilleur. Bien supérieur à celle très kitsch réalisée en 1977, et je ne m’étale pas sur celle tournée par Frankenheimer dans les années 90, avec un Marlon Brando tartiné de crème solaire. Ici l’ambiance de la mise en scène rappelle des chef d'oeuvres comme « Les chasses du comte Zaroff » ou encore le « King Kong » de 1933. Charles Laughton est parfait dans le rôle titre, ajoutez à cela un brin d'érotisme bestial et un Bela Lugosi déguisé en Corbier « Barbapoux » (les plus de 30 ans me comprendront) c’est vous dire si c’est flippant.
    TTNOUGAT
    TTNOUGAT

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    3,5
    je m'attendais à beaucoup mieux et j'avoue ma déception devant un film qui à tant fait rêver les spectateurs ayant 20 ans en 1935. Il est vrai que le roman de Wells est exceptionnel et que son pouvoir évocateur est incomparable, c'est ce pouvoir qui a fait que ce film ait déclenché des millions de fantasmes. Mais depuis, le cinéma à acquis une technique qui lui permet bien davantage. j'aime beaucoup le film en couleurs de Don Taylor dont les monstres sont autrement convaincants. Laugton, bien loin de son interprétation du Quasimodo de Dieterle, parait bien pâle comparé à Burt lancaster. Bien entendu quelques séquences du bateau dans la brume et quelques plans dans la maison des souffrances sont réussis ( la scène romantique avec les reflets dans l'eau par exemple) mais l'ensemble des créatures mi humaines mi bêtes ne passeraient plus l'écran (Lota, la femme panthère étant peu convaincante et son attaque de l'homme singe encore moins). On est loin de King Kong et des chasses du comte Zaroff dont le romantisme baroque et flamboyant n'a pas d'équivalent aujourd'hui.
    Tristan S.
    Tristan S.

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    3,5
    Je ne suis un pas un fan incontesté des vieux films, mais pour celui-ci je vais simplement dire que j'ai vraiment aimé, ce film est agréable à regarder malgré son age, les costumes sont bien fait, les effets spéciaux ne sont pas mal aussi, seul bémol au niveau technique ce sont les transitions lors de certaines scènes d'actions qui ne sont pas tout à fait fluide, mais n'oublions pas que ce film date de 1932. le scénario est vraiment cool, il faut aimer un tout petit peu le fantastique, et si c'est le cas je vous conseille de regarder ce film.
    dagrey1
    dagrey1

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    4,0
    Recueilli après un naufrage, Edward se retrouve malgré lui sur une île perdue du Pacifique où le docteur Moreau tente de créer des hommes à partir d'animaux, utilisant la vivisection. "Island of lost souls" est la première version tournée pour le cinéma du roman d'H.G Wells publié en 1896. C'est aussi la version la plus réussie. Tourné durant les grandes années du cinéma fantastique de la Universal des années 30 (Frankenstein, la fiancée de Frankenstein, Dracula...) ou de la MGM (Freaks), "Island of lost souls" est un bon film fantastique mettant en scène, sur une durée de 70 minutes, les protagonistes de cette étrange histoire dans laquelle un savant retiré sur une île transforme des animaux en hommes et les soumet à un code de conduite qu'il finit par ne plus respecter lui même... Le film s'appuie sur un bon script, un excellent casting dont Charles Laughton (le docteur Moreau) et Bela Lugosi (celui qui récite la loi). Le métrage a été réalisé par Erle C.Kenton. Des trois versions du film, cette première mouture est de loin la meilleure.
    dougray
    dougray

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    3,0
    Première adaptation parlante du roman de HG Wells, "L’île du Dr Moreau" de Erle C. Kenton en 1932 est un peu oublié aujourd’hui. Pourtant, outre son propos toujours aussi fort aujourd’hui (les manipulations génétiques et leurs conséquences, le film compte, dans ses rangs Charles Laughton en grand méchant et le culte Bela Lugosi dans un petit rôle grimé. Le fait qu’il n’est pas marqué l’histoire du cinéma n’est, pour autant, pas vraiment un hasard puisqu’il souffre d’un problème majeur, à savoir sa mise en scène. Il faut dire que le réalisateur n’était pas forcément un incroyable génie puisqu’on ne retient, de sa carrière, que les suites de moindre qualité des grands films de monstres classiques d’Universal ("Le fantôme de Frankenstein", "La maison de Dracula" et autres…) et quelques aventures des comiques Abbott et Costello. Sa mise en scène est, donc, sans surprise, assez plate et manque à la fois de rythme et de force visuelle. On est en droit d’attendre d’un tel sujet des séquences iconiques, des moments d’effroi et des scènes de bravoure. Kenton ne fait jamais vraiment monter la sauce et se contente de filmer le récit sagement. A titre d’exemple, la première apparition du Dr Moreau manque singulièrement d’emphase, le personnage apparaissant presque par hasard à l’écran. Il manque, également, une grande BO qui marque les esprits ou, à tout le moins, un thème récurrent. Heureusement, le film peut compter sur sa galerie de monstre mais, surtout, sur la répulsion qu’il inspire du seul fait de leur existence tout comme sur la compassion qu’il suscite du fait du calvaire qu’ils endurent. Créatures victimes d’un savant fou mais toujours en proie à leur instinct sauvage, ces monstres bénéficient d’une certaine densité, que l’on doit davantage au roman de Wells qu’à la patte des scénaristes. Les maquillages font parfaitement illusion pour l’époque et participent pleinement au malaise ambiant (voir, notamment, la première apparition d’un de ces créatures sur le bateau en début de film). Leur révolte est, d’ailleurs, plus que le point d’orgue du film puisqu’il constitue presque son seul véritable intérêt, à défaut de quoi il aurait sérieusement manqué de substance. Dommage, cependant, que le réalisateur accorde toute son attention au personnage de Lota la femme panthère (Kathleen Burke), qui manque franchement de substance et ne parvient pas à susciter le même malaise que ses congénères (trop humaine, trop surjouée…). Les monstres s’avèrent, pour autant, plus intéressants que le casting humain, qui manque de prestations mémorables (Richard Arlen en bellâtre peu charismatique, Arthur Howle en complice pris d’une crise de conscience, Leila Hyams en fiancée opiniâtre…). Seuls surnagent le grand Charles Laughton, qui s’en donne à cœur joie dans le rôle du démoniaque Dr Moreau (obnubilé par la science et peu enclin à faire dans le sentiment) et, dans une moindre mesure, Stanley Fields en capitaine ivre à l’origine des problèmes du héros. "L’île du Dr Moreau" reste un film intéressant, ne serait-ce que parce qu’il a, tout de même, dû pas mal secouer les spectateurs des années 30 avec ces monstres mi-hommes, mi-animaux et qu’il bénéficie du charme des productions de cette époque. Il reste, cependant, un grand film à faire sur le roman de Wells.
    Caine78
    Caine78

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    3,0
    Première adaptation du célèbre roman d'H.G. Wells, « L'Île du Docteur Moreau » va forcément à l'essentiel (à peine 70 minutes) et réduit donc en partie la réflexion scientifique concernant la mutation ou encore la dimension philosophique du dénouement, même pas évoquée. En revanche, Erle C. Kenton parvient plutôt bien à saisir l'essence et l'atmosphère générale du livre, les différents maquillages m'ayant paru plutôt convaincants pour l'époque (à l'exception de celui de Bela Lugosi), les décors intérieurs faisant joliment illusion (les extérieurs sont nettement plus limités voire fauchés). Et le thème reste passionnant, plusieurs scènes fortes et surtout le superbe travail sur la photographie, tout en jeux d'ombres, permettant à l'œuvre de compenser certains points plus faibles, l'insipide prestation de Richard Arlen étant heureusement compensée par celles de Charles Laughton (pas au sommet de son art pour autant) et de Kathleen Burke, troublante dans ce qui est clairement le plus beau personnage de l'œuvre. Sans doute pas le chef-d'œuvre du fantastique espéré, mais un titre important des années 30 et donc un film à découvrir.
    7eme critique
    7eme critique

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    3,5
    Le roman d'H. G. Wells débarque au cinéma dans sa première version parlante ! "L'île du Docteur Moreau" s'impose comme un classique de la science-fiction grâce à son thème aussi intéressant qu'intrigant. Voici l'histoire du docteur qui se prenait pour Dieu, celle d'un savant fou qui crée des êtres mi-hommes mi-bêtes sur une île où il règne en maître. Une adaptation courte (1h10) mais efficace de ce récit culte et quelque part avant-gardiste, à ranger aux côtés d'un certain "Frankenstein".
    konika0
    konika0

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    4,0
    L’île aux enfants. Le paysage luxuriant est présent dans L’ïle du docteur Moreau mais la beauté naturelle n’est là que pour donner du relief à la monstruosité, à l’absurdité scientifique, à l’Eden perverti. Le film est une adaptation, la première, du roman du même nom d’HG Wells dont on sait qu’il aimait la métaphore. Le docteur Moreau est un savant renégat, jadis admiré et respecté par ses pairs mais tel le docteur Jeckyll il dépasse les bornes admises dans une société forgée dans la vision chrétienne et il se prend pour Dieu. Il quitte son confort londonien pour s’installer dans une île du pacifique où il pourra mener en toute liberté ses expériences. L’île est donc un espace de libération face aux carcans qu’impose la civilisation. Mais un jour, un naufragé débarque sur l’île laboratoire. Pour le docteur Moreau, ce sera un cobaye bien pratique. Pour le marin perdu ce labo insulaire sera une prison dont il faudra s’évader. Donc, ce même lieu est pour l’un l’évasion nécessaire et pour l’autre la geôle de laquelle il faut fuir. L’île est ambivalente, à l’image de celui qui la foule du pied ? Pour info, il y a eu deux autres adaptations en 1977 et en 1996 mais celle de 1932 est sans conteste la plus belle. Pas facile à trouver mais ça vaut le coup !
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