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    Lumière silencieuse
    note moyenne
    3,2
    116 notes dont 27 critiques
    26% (7 critiques)
    30% (8 critiques)
    4% (1 critique)
    11% (3 critiques)
    26% (7 critiques)
    4% (1 critique)
    Votre avis sur Lumière silencieuse ?

    27 critiques spectateurs

    Cathedrale
    Cathedrale

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    5,0
    L'esprit tournoie vers l'infini - des insectes insomniaques rythment la respiration du Divin, alors, lentement, l'aube avale ce qui reste de la nuit, le ciel a les joues pourpres. Les bêtes gueulent un peu plus fort, le tableau s'anime doucement, les couleurs pastels s'étalent. Le Temps. Austère. Impossible de le remonter? faux. Comme pour une horloge, il suffit d'un doigt *souffle* pour que le système se remette en branle. Reygadas a 2 heures. Hop, on ne s'attarde pas, les bols de céréales sont vides, toute la colonie se met en route, 'on a des choses à faire dehors'. Telles des fourmis, précises et silencieuses, Johan, Esther et leurs enfants évoluent dans ce monde vivant de manière franchement austère. Rustre. "Moi aussi je t'aime", le regard est vide, les gestes froids.. Je trouvais Batalla en el cielo trop méticuleux, trop 'fabriqué', pas assez spontané, j'arrivais pas à me laisser emporter, Lumière silencieuse c'est tout l'inverse .La caméra voltige, on l'oublie, notre regard se perd dans les herbes folles. Quand enfin, il invitera sa femme à nager, l'objectif se concentre sur une fleur en bourgeon, seul le clapotis de l'eau nous rappelle qu'ils sont tous là, juste derrière nous. Economie du langage, économie des émotions mais débordements des sentiments, au travers des regards, des larmes, bravo.
    MaxPierrette
    MaxPierrette

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    2,5
    Amateurs de levers de soleil ? Ne ratez surtout pas le début de “Lumière silencieuse” de Carlos Reygadas, qui y consacre un plan séquence, au cours duquel la lumière solaire remplit progressivement le cadre, dans un silence à peine troublé par les bruits de la nature. Une ouverture étonnante mais qui pose les bases de ce que sera le troisième long métrage du réalisateur mexicain, tout en plans fixes et en contemplation, où les mots (réduits à leur strict minimum) sont moins éloquents que les images, sublimées par une composition précise, et un jeu sur les couleurs et la lumière. Mais trop de contemplation tue la contemplation, et il arrive bien trop souvent que cette histoire d’adultère dans une communauté mennonite (des protestants d’origine néerlandaise) “écoute pousser ses cheveux”, comme le dit si bien Jacques Brel (présent via un poste de télévision), mettant notre résistance autant à l’épreuve que la foi du personnage principal, tant le film évolue constamment à mi-chemin entre le somptueux et l’ennui, car c’est beau, certes, mais très long.
    PhilippeToile
    PhilippeToile

    Suivre son activité 28 abonnés Lire ses 740 critiques

    1,0
    Difficile d’adhérer au concert de louanges qui accompagne ce film. Carlos Reygadas tourne cette histoire d’adultère avec tant de lenteur et d’affectation qu’il provoque l’ennui le plus profond et passe à côté de son ambition expressionniste. Ne reste que de rares moments réussis : le lever de soleil d’ouverture, la mort sous une pluie battante de la femme trompée. Susciter l’émotion avec une caméra figée et un rythme extatique est un pari osé. N’est pas Bergman qui veut.
    naturev
    naturev

    Suivre son activité 16 abonnés Lire ses 72 critiques

    4,0
    Une chose est sûre, « Lumière Silencieuse » ne peut-être qu’un film absolument déroutant, voire hermétique, pour qui ne connaît pas le monde religieux et plus particulièrement protestant. De très belles images, un monde qui marche à son propre rythme. Une problématique simple pour l’homo-sapiens moderno-occidentalis en devenir (on change de conjoint et basta) , mais qui avec ces gens-là prend une autre dimension. Les acteurs amateurs, loin du cinéma, joue finalement pas mal ; mais j’ai l’impression de ressentir tout de même de la lourdeur devant la caméra. Un bon film, autant sociologique que drame, lent, très lent, et silencieux... Ou chaque mot, chaque phrase est pesée avant d’être exprimées (réalité sociologique des communautés mennonites ou mode de réalisation du film ?). Pour faciliter la compréhension, quelques détails sur les mennonites par rapport aux infos d’allo-ciné dans les secrets de tournage. Ils font partie des églises baptistes (qui ne baptisent que des personnes en âge de raison, c’est un acte de conversion personnelle et d’intégration à la communauté). Ils ne sont pas les Amish ou inversement, mais une communauté « intermédiaire » dans leur lecture de la bible avec les baptistes traditionnels (Martin Luther King pour donner un personnage connu) et les Amish (les mennonites sont donc plus ouverts à la modernité que ces derniers, par ailleurs même les Amish ne sont pas totalement contre la modernité : mais chaque nouveauté est intégrée ou rejetée après réflexion sur le fait d’être intégrable sans mettre en danger les équilibres sociaux existant et les valeurs qui y correspondent). Ce sont effectivement des pacifistes convaincus (c’est ce qui les a fait fuir la vieille Europe à la recherche d’endroits où ils pourraient monter une communauté sur leurs valeurs, comme les Amish ont fui l’Alsace quand les empires Bonapartistes ont voulu les incorporer dans les unités combattantes). Enfin, les « autorités » et représentants de toutes ces
    Tamino75
    Tamino75

    Suivre son activité 10 abonnés Lire ses 68 critiques

    5,0
    Ce film est tout simplement sublime, baigné de références à Bergman et à Dreyer. La lenteur et l'ascèse assurent une émotion tout aussi réelle que paradoxale. À voir sans faute !
    silvain92
    silvain92

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    4,0
    Ca commence par un plan fixe (magnifique) de 5 bonnes minutes sur un lever de soleil, sans un mot, puis vient un plan de 5 bonnes minutes toujours sans un mot sur une famille en train de prier avant de déjeuner, avec une pendule qui fait "tic-tac" en fond sonore. Voilà, tous ceux qui sont entrés dans la salle par erreur ou qui voulaient voir "Bee Movie" ont compris leur méprise et sont partis. Evidemment une certaine tension s'installe, surtout avec la pendule qui fait du bruit, et là le père dit "Amen" et c'est le début d'un film complètement hallucinant, d'une richesse et d'une ambition folle. Mais il faut être en forme. Donc, au sein d'une communauté ménnonite, (en entrant dans la salle je ne savais même pas ce que c'était), au Mexique, un homme, contre tous les principes religieux de la communauté, tombe amoureux d'une autre femme alors qu'il est marié et père de famille. Le choix de vie qu'il a alors à faire va s'avérer particulièrement douloureux vu le contexte dans lequel il vit. Il faudrait pouvoir décrire tout ce qu'est ce film, l'extrême austérité du début, l'ampleur et l'émotion qui gagne insidieusement le spectateur (en ce sens c'est un film très manipulateur), la poésie étonnante de certaines scènes (Jacques Brel qui apparait sur un écran de télé au fin fond du mexique), sa fin métaphorique, l'intensité dramatique incroyable de la seconde partie du film, le Plautdietsch, un dialecte germanique dans lequel est tourné le film, proche du néerlandais médiéval et du flamand, et utilisé par la communauté Mennonite, et tellement d'autres choses... Il faut être en forme et pas trop chercher un film pour se détendre car il y a beaucoup de références à Bergman (là ça va encore) mais aussi à la religion et à cette fameuse communauté ménnonite (et là j'étais largué et une partie du sens du film a du m'échapper). On en ressort dans un état étrange mais avec la délicieuse impression d'être plus intelligent en sortant qu'en entrant.
    JCOSCAR
    JCOSCAR

    Suivre son activité 79 abonnés Lire ses 1 099 critiques

    1,0
    Ce film haut en couleur par ces belles prises de vue, la lumière silencieuse ou le bruit du silence. Maintenant l'histoire est plutot immorale t pourtant beaucoup de prières, beaucoup de pleures mais surtout beaucoup d'irresponabilité face à tous ces péchés. Rien n'est écrit, on est tous responble de nos faits d'une façon ou d'une autre.
    Glr
    Glr

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    1,0
    On voit que la mise en scène est travaillée, mais elle n'est pas vraiment inspirée, et surtout elle ne mène à rien. Le précédent film de Carlos Reygadas était ambigu, au mieux on ne voyait pas où il voulait en venir. Ici, il est clair qu'il n'a rien à dire.
    fan-de-kubrick
    fan-de-kubrick

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    5,0
    Le ciel noir étoilé laisse peu à peu entrevoir un village dont l'aube progressive et ses rayons de soleil vont envahir arbres et vallées. Tout le film est à l'image de ce plan (le levé du jour en temps réel), la lente approche d'une communauté dans les problèmes intimes de Johan, dont le coeur est partagé entre deux femmes. Le caractère hypnotique, envoûtant peut au premier abord rendre le film prétencieux, principalement inaccessible pour le spectateur qui n'y entre pas corps et âmes. Pour ma part j'y ai vu l'oeuvre d'un cinéaste qui fait du cinéma pour lui rendre hommage, avec de grandes qualités et des défauts. On pense notamment à Bergman, et le tic-tac des pendules permanents dans "Cris et chuchotements" ainsi qu'à la magie finale rappelant l'apparition de la mort dans "Le Septième sceau". La mise en scène est soignée au détail, chaque bruit naturel ayant son importance, chaque plan durant encore et encore, pour y saisir la contemplation parfaite, car oui, l'oeuvre du réalisateur mexicain est un beau film contemplatif, où les zooms avants, souvent utilisés comme métaphore au temps qui passe, sont magnifiques. Bref, avec "Lumière silencieuse" (2007) Carlos Reygadas a prouvé qu'il était le digne successeur des plus grands, alors qu'il continue à nous envoûter ainsi...
    P.C.
    P.C.

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    2,5
    Amateur de levers de soleil ? Ne ratez surtout pas le début de « Lumière silencieuse » de Carlos Reygadas qui y consacre un plan séquence, au cours duquel la lumière solaire remplit progressivement le cadre, dans un silence à peine troublé par les bruits de la nature. Une ouverture étonnante mais qui pose les bases de ce que sera le troisième long métrage du réalisateur mexicain, tout en plans fixes et en contemplation, où les mots (réduits à leur strict minimum) sont moins éloquents que les images, sublimées par une composition précise, et un jeu sur les couleurs et la lumière. Mais trop de contemplation tue la contemplation et il arrive bien trop souvent que cette histoire d’adultère dans une communauté mennonite (des protestants d’origine néerlandaise) “écoute pousser ses cheveux�, comme le dit si bien Jacques Brel (présent via un poste de télévision), mettant notre résistance autant à l’épreuve que la foi du personnage principal, tant le film évolue constamment à mi-chemin entre le somptueux et l’ennui, car c’est beau, certes, mais très long. (Critique d'un internaute que je partage)
    norman06
    norman06

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    2,5
    L'auteur reste fidèle à son style sec et ses mouvements de caméra lents et envoutants. La spiritualité qui baignait les deux premiers opus reste en filigrane, ne serait-ce que par le scénario. Mais si la mise en scène de Reygadas est singulière, son penchant pour la pose et la belle image pourront agacer.
    al111
    al111

    Suivre son activité 13 abonnés Lire ses 343 critiques

    1,0
    Hypothèse : vous n’avez rien lu sur le film, vous ne connaissez pas sa nationalité, vous êtes assis confortablement dans la salle de cinéma, il fait un froid de canard dehors : quelles sont les chances que vous sortiez au bout d’une trentaine de minutes ? Bien sûr, il y a beaucoup de paramètres à prendre en compte, mais il faut avouer que ce film est vraiment barré. On est dans un pays non défini, qui ressemble au fond du Texas, la famille que l’on suit vit dans une maison étrange qu’on croirait de la fin du 19ème siècle, y compris au niveau du confort, mais une page du calendrier, les voitures dehors nous apprennent qu’on est en 2007. La langue parlée ressemble à de l’allemand, avec un accent des plus bizarres (renseignement pris, il s’agit du Plautdietsch, un dialecte oublié sauf de la communauté mennonite). L’histoire est des plus banales : un homme est partagé entre sa femme et sa famille (six enfants, tout de même) d’une part et son amante d’autre part. L’épouse et l’amante se ressemblent un peu, sans charme ni l’une ni l’autre, longilignes, blafardes, fatiguées. La mise en scène intrigue : des longs plans (longs, très longs, très très très longs) assez beaux mais dont on peine à comprendre le sens, une photo hyper-léchée mais pas comme dans les magazines de mode : plutôt une esthétique de photo d’avant-garde, cadrée bizarre, grain ultra-précis ou gros flou. Plusieurs fois on a le droit à exactement le même dispositif : un travelling avant très très lent vers un endroit sombre où l’on distingue peu à peu une scène avec des personnages (sans beaucoup d’intérêt, la scène). On rajoute une bande-son saturée, mais sans musique, des dialogues rares et extrêmement lents. Bref, le film étrange par excellence, qui ne vit que sur cela : son côté dérangé. Mais au final, il ne dérange pas grand monde.
    Doudoubond
    Doudoubond

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    5,0
    Ce film étrange est trés réussi. Tout en lenteur, tour en silence avec des acteurs touchants. j'ai bien aimé. Bravo! Je ne connaissais pas ce réalisateur et c'est une belle découverte. Merci
    cristal
    cristal

    Suivre son activité 142 abonnés Lire ses 789 critiques

    5,0
    Un chef d'oeuvre de beauté brute et aérienne. Travail impressionnant sur la durée et le temps qui se déplace, incroyable rigueur du cadre, plans-séquences sublimes (la scène du bain des enfants dans une eau naturelle), acteurs épatants... bref, une superbe ôde métaphysique sur l'amour véritable (celui qui nous est dévoilé à la fin). Véritable critique disponible sous forme d'interview avec le réalisateur, sur mon blog.
    max6m
    max6m

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    3,0
    Après "Japon" et "Batalla en el cielo", "Lumière silencieuse" fait bien plus que confirmer le talent de ce jeune cinéaste mexicain: c'est un véritable chef d'oeuvre, au pouvoir hypnotique hors du commun. C'est en choisissant de situer son histoire chez les Mennonites du nord du Mexique, et en utilisant la langue de cette communauté, le plautdietsch, pour l'ensemble de son oeuvre, que Reygadas universalise paradoxalement son propos. Le film traite du conflit intime d'un homme marié et père de famille qui devient amoureux d'une autre femme. Issu d'une communauté profondément religieuse, il se retrouve tiraillé entre foi et sentiment, et cette impossibilité de choisir un parti, plonge tous les protagonistes de ce drame amoureux dans une profonde souffrance. Bien que porté par une empathie et une générosité rares, ce n'est pas par ce sujet déjà maintes fois traité que le film brille réellement. Dans son approche contemplative, "Lumière silencieuse" a tout du film intellectualisant et de la pose esthétique vide, avec ses longues séquences étirées à l'infini, son économie de paroles, l'absence totale de musique. Tout le monde reconnaîtra la perfection formelle de l'oeuvre mais beaucoup resteront dans l'expectative et reprocheront à Reygadas de s'enfermer dans la maîtrise technique de son art. Une démarche souvent qualifiée de prétentieuse. En réalité, "Lumière silencieuse" est un film purement sensoriel et sensitif d'où émane une fascination et un sentiment d'apaisement rarement ressentis au cinéma. C'est une sensation physique d'où l'intellect est absent que le spectateur éprouve. Regarder, sentir: voilà à quoi nous invite Reygadas. Et pour celui qui se laisse submergé par cet état de rêverie magistralement orchestré par le traitement sensible du temps et de l'espace, l'émotion pure apparaît alors. Cette impression de flottement élargit le champ du sensible et permet alors de percevoir ce qu'est réellement "Lumière silencieuse": une formidable parabole de la vie.
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