HAL9000-Computer
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0.5 - Nul
Dès le début, on sent que l’on va être dans le film non documenté et terriblement cliché. Musiques de fond insupportable que l’on nous ressert en double, stéréotypes sur le monde de la prostitution (et sur les gays), mélodrame sous-jacent à chaque scène… C’est Nathalie Baye qui devient Judith, cinquantenaire célibataire frustrée qui cherche des gigolos pour passer le temps. Eric Caravaca n’a pas de classe, il apparait inexpressif et dénué d’intérêt, c’est le seul gigolo présenté au public donc assez peu représentatif de l’univers de la prostitution chez les hommes… Pour un film qui veut parler du sujet, c’est vraiment light –tout comme le Coca en placement produit. Le scénario est donc mal adapté d’un roman pourtant bien connu de la réal puisque c’est elle qu’il l’a écrit. Marilou Barry est bien place dans le casting, normal vous irez-je, il s’agit de la fille de Balasko et nièce de Richard Berry (merci qui ?). C’est encore plus gros lorsqu’on s’aperçoit que Balasko joue la sœur de Judith et que Berry tient le rôle de l’ex. En plus, on a George Aguilar, mari de Balasko dans la vie. Tout cela réuni nous donne le parfait manuel du ‘comment placer mes proches dans mon film ?’ D’ailleurs, belle astuce que d’introduire ce dernier bien plus tard dans le film, la situation de Judith prend alors une toute autre allure. Les rapports entre les deux protagonistes sont de plus en plus rapprochés malgré la différence d’âges. Celle-ci complète évidemment la panoplie des thèmes du cinéma français usés jusqu’à la corde : Relation à l’argent, portes qui claquent, cris et engueulades. Des voix off sont intégrées mais bien sûr, Balasko n’arrive pas du tout à nous faire une ambiance à la ‘Amélie Poulain’. Au bout d’une heure, on est las et la perspective de voir la double vie de Marco-Patrick révélée ne nous enchante guère. En effet, le deuxième acte s’avère encore plus mauvais et improbable dans sa conception. Au final, peu de changements de situation mais surtout une expérience sur la vie. En fait, tout l’intérêt du film réside dans l’envie qu’il donne de voir ou de revoir ‘American Gigolo’ de Paul Schrader avec un Richard Gere au mieux de sa forme… Contrairement aux idées, les années 80 ont aussi donné du bon cinéma.
Ajoutée le 21 sept. à 20h18
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