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Litvinenko : empoisonnement d'un ex agent du KGB
Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Litvinenko : empoisonnement d'un ex agent du KGB" et de son tournage !

Présenté à Cannes... in extremis

Rébellion : l'affaire Litvinenko est présenté en Sélection Officielle Hors Compétition au festival de Cannes 2007. Le film, pas encore achevé lorsque Thierry Frémaux avait établi la liste des films retenus, ne figurait initialement pas en Sélection.

De la Tchéka au FSB

Le KGB est dissous en 1991, suite à une tentative d'assassinat contre le président Boris Eltsine : deux branches sont alors créées : la sécurité intérieure (FSB) et le service des renseignements exterieur (SVR). Le FSB contrôle quasiment tous les services d'ordre et de renseignement du pays : le service de renseignement militaire, les forces spéciales ainsi que les troupes envoyées en Tchétchénie. En juillet 1998, Vladimir Poutine devient directeur du FSB. Sept mois plus tard, il est élu président de la Russie. D'après le centre d'étude des élites moscovites, 78 % des responsables russes ont travaillés dans une organisation affiliée au KGB ou au FSB.

Poison russe

L'empoisonnement politique n'est pas une pratique récente en Russie : dès 1921, Lénine ordonne la création d'un laboratoire destiné à la conception de nouveaux poisons, testés sur des animaux, puis sur des cobayes humains. L'ex-général des armées blanches Wrangel fut ainsi empoisonné en 1928, ainsi que Kroupskaïa, la veuve de Lénine. Plusieurs meurtres ou tentatives de meurtres, ont été attribués à ce laboratoire, toujours en activité d'après Alexandre litvinenko, ces dernières années : l'homme d'affaire Ivan Kivélidi, le député et journaliste Iouri Chtchekotchikine, ou le président ukrainien Viktor Iouchtchenko.

La pression du Kremlin

Le Kremlin ne semble pas avoir exercé de trop forte pression sur le film, pourtant polémique, lors de sa réalisation. Seul fait marquant : la maison d'Andreï Nekrassov fut dévastée alors que le réalisateur était en plein montage du film. Aucun élément ne prouve néanmoins la culpabilité du Kremlin, bien qu'Andreï Nekrassov en ai l'intime conviction.

Un réalisateur engagé

Pour le réalisateur Andreï Nekrassov, les raisons de la mort de Litvinenko ne font pas l'ombre d'un doute : "J'ai décidé de réaliser un film sur Sacha quand j'ai acquis la certitude qu'il avait été intentionnellement empoisonné. Pour être honnête, quand j'ai entendu dire pour la première fois (en Russie) que son empoisonnement était criminel, je ne l'ai pas cru. Ca me paraissait trop incroyable. Mais après avoir parlé avec lui sur son lit d'hôpital, j'ai compris que c'était vrai".

Un film objectif ?

Le fait que Andreï Nekrassov et Alexandre Litvinenko soient devenus amis bien avant le film pourraient faire croire à un parti pris du réalisateur. Celui-ci s'en explique : "Dès la première rencontre, je l'ai apprécié mais cela ne m'a pas empêché de passer la nuit suivante à étudier chacune des réponses qu'il m'avait faites. Il ne se prenait pas pour un être pur, ou un héros, pas du tout. Je précise que je n'ai jamais prétendu réaliser un film "objectif" sur lui en montrant par exemple les différentes versions qui existent sur sa vie et sa mort. Pour moi la seule chose "objective" qu'il y'a à dire est ceci : voilà un homme qui est mort en raison de ce qu'il disait, de ce en quoi il croyait."

Le choix du documentaire

Le choix du documentaire s'est imposé à Andreï Nekrassov pour des questions de timing : "Quand il est mort, j'ai ressenti le besoin urgent de faire un film sur lui. Pour dire ma colère. Une fiction eût été trop longue à monter, j'ai opté pour le documentaire. Mais je pense avoir donné à ce documentaire une dimension un peu romanesque (...) comme j'aurais pu le faire dans une fiction. Et je viens de commencer à écrire cette fois vraiment un sujet de fiction sur le sujet."

Königsberg

Andreï Nekrassov avait d'abord dans l'idée de faire une fiction sur le personnage d'Alexandre Litvinenko. Sur la demande d'un directeur de théâtre allemand, Frank Castorf, il a transformé son scénario en pièce de théâtre. La pièce fut joué en 2002 sous le nom de Königsberg, une ville particulière à Vladimir Poutine. Dans la pièce, écrite bien avant les terribles évènements, l'agent secret mourrait des suites d'un empoisonnement...

Anna Politkovskaïa

La journaliste Anna Politkovskaïa, elle aussi assassiné à cause de son engagement contre la dictature de Vladimir Poutine, apparaît dans le film. Elle était proche d'Alexandre Litvinenko, et Andreï Nekrassov leur a souvent servi d'intermédiaire.
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