Joueuse
Note moyenne
3,1
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139 critiques spectateurs

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cristal
cristal

197 abonnés 789 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 6 août 2009
La trame est mince, délicate, et les regards à l'affût de la moindre erreur de parcours. Il y en a peu. Mais il y a aussi très peu de cinéma, aucune chair à l'écran, aucune passion dévorant l'image, aucun corps en extase. Il y a Sandrine Bonnaire, d'un magnétisme immense et d'une sensualité intérieure exacerbée, à l'encontre de son personnage. Caroline Bottaro, dont c'est le premier long, n'invente rien ici ; adaptation d'un livre en même temps que la mise en image renvoie à "La fièvre des échecs", muet russe de 1925 dont il reprend les principales inventions de cadre (notamment l'échiquier formé par les carrelages de noir et de blanc dans une prise de vue verticale), "Joueuse" manque grandement de personnalité, dans ce qu'il expose scénaristiquement autant que dans le style inodore d'une mise en scène télévisée. Mais la confrontation, aussi pauvre soit-elle malgré la force de ce qu'elle parvient à dire pour ce qu'elle est (comment la passion peut changer la dépendance de certains individus face à leur position sociale), finit par toucher dans l'alchimie qui opère entre Sandrine Bonnaire et Kevin Kline, trop rare sur les écrans. Francis Renaud, en clone de Jacques Gamblin, est lui aussi parfaitement à sa place même si son rôle ne lui permet pas d'atteindre une telle vitalité, tout comme les autres seconds couteaux, emprisonnés dans la fausse retraduction du vrai, cette gêne qui s'installe à partir de dialogues qu'on croit naturels mais qui ne sont que pesants. Ainsi le pire réside dans la relation mère/fille, d'une atroce lourdeur et d'une naïveté infantile, ou bien dans la tentative d'excursion féministe (<< La Dame est plus puissante que le Roi, c'est incroyable non?! >>). Sans être un échec total, "Joueuse" limite ses connaissances à la simplicité d'une histoire universelle mais qui manque d'en retraduire l'intensité et l'incarnation dans son développement, et dont chaque figure se retrouve caricaturée par la simpliste vision de la cinéaste. La folie, qui une mil
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 6 août 2009
Un stéréotype ,de plus,qui tombe.Grâce à un jeu, hélène s'échappe de sa vie quotidienne,reprend confiance en elle et surtout retrouve le sourire.Un film plaisant qui se passe sur lîle de beauté.De bons acteurs.A voir.
Nico2
Nico2

98 abonnés 939 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 août 2009
Un film original avec une très jolie histoire interprétée par des acteurs au sommet de leur art: Sandrine Bonnaire toujours aussi lumineuse, Kevin Kline immense au sens propre comme au figuré, Francis Renaud qui confirme qu'il est un de nos acteurs les plus intéressants du moment, et Jennifer Beals (mais si, souvenez-vous, Flashdance) d'une rare beauté. Si le film est très conventionnel sur sa forme, que l'on peut regretter que le personnage du Docteur Kröger soit un peu trop effacé par moments, et que l'histoire mette un peu trop de temps à démarrer, Joueuse reste néanmoins un premier film assez réussi et émouvant qui vaut le coup d'oeil avec les sublimes paysages de l'île de beauté.
Ghost_face
Ghost_face

86 abonnés 574 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 août 2009
JOUEUSE évoque avec subtilité des sujets profonds sans gravité -le mariage et ses conséquences, la différence sociale, l'adolescence, la rumeur et ses dégâts, l'amitié... - au sein d'une société empli de préjugés avec sobriété et sans prétention, tout en nous offrant un 'jeu' d'acteurs remarquable ! Le premier film de Caroline Bottaro est joliment réalisé, avec simplicité et nuance et permet une fois de plus à Sandrine Bonnaire de trouver, en ce personnage apriori anodin et creux d'une femme de ménage de classe moyenne, un rôle fait pour elle qu'elle interprète remarquablement, sans la moindre fausse note. Avec JOUEUSE elle incarne la persévérance à elle toute seule et démontre que l'accès à la culture et la réussite (quelle qu'elle soit ici) ne sont pas réservés qu'à une seule classe sociale et brise pas mal d'idées reçues. Au final, c'est d'une belle histoire d'amitié dont la cinéaste veut nous parler. Du cinéma d'auteur pour grand public (chose rarissime), peut être involontaire mais pourtant voici la preuve que c'est possible à travers ce duo 'gagnant' pour une première collaboration (en espérant une prochaine 'partie') quasi irréprochable! L'une des plus belles surprise de cet été 2009.
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