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Un visiteur
5,0
Publiée le 7 août 2009
Dans un petit village de Corse, la vie d'Hélène, effacée et discrète, est faite monotone. Elle travaille comme femme de chambre dans un hôtel et semble apparemment heureuse avec son mari, Ange, et sa fille de quinze ans, Lisa. Tout bascule le jour où, faisant le ménage d'une des chambres de l'hôtel, elle surprend un jeune couple d'américains (dont la ravissante Jennifer Beals) qui joue aux échecs sur la terrasse. Rapidement passionnée par ce jeu, Hélène mettra tout en oeuvre, avec obstination, pour maîtriser les règles des échecs jusqu'à l'excellence. Elle obtient l'aide du Dr Kröger, un homme acariâtre qui n'aime pas qu'on l'emmerde (je cite). Cela ne va pas sans divers problèmes avec toutes ses relations. Les points faibles : un peu long à démarrer, le film souffre de quelques longueurs sans pourtant vraiment ennuyer. Une certaine facilité dans la description des personnages secondaires pourtant bien campés et amenant la quasi totalité de l'humour. La fin n'en est pas une (film français oblige). Les points forts : Les deux acteurs principaux sont géniaux : Sandrine Bonnaire est lumineuse, toute en délicatesse, Kevin Kline en impose avec élégance. Leur complicité est visible. L'histoire est assez originale, intéressante, on veut savoir jusqu'où les échecs vont conduire Hélène. Le film ne manque ni d'humour, ni d'émotion. Les paysages corses sont magnifiques ce qui ne gâche rien. Ma notes : 9/10 PS: cela m'a donné envie de me remettre aux échecs.
Une intrigue très simple, pour ne pas dire simpliste, agrémentée d'un symbolisme de pacotille (l'héroïne habite une île, et comme celle-là elle est isolée, par son inculture et sa position sociale...), et pourtant cette "Joueuse" et son émancipation improbable via les échecs retient l'intérêt. La raison en est le très beau duo d'acteurs Bonnaire (le feu sous la glace, comme dans "La cérémonie") Kline (talent et charisme). Il faut aussi signaler Francis Renaud, plus rare sur grand écran qu'à la télévision, qui réussit dans le second rôle d'Ange (le mari d'Hélène, la "joueuse") une composition saisissante.
Fin, vrai... et Sandrine Bonnaire délicieuse... Une passion... des non-dits, la pudeur... vraiment un film émouvant. Quand à Kevin Kline, il est lui-même tel que de tout temps et ce rôle lui va comme un gant.
Comme beaucoup de spectateurs , je me suis laissé tenter par le choix du cadre , la Corse et sa luminosité. En ce mois d'août , ses paysages ne peuvent que séduire . La Corse reste un magnifique décor , une carte postale estivale et séduisante . Du coup , tout le reste paraît bien fade, malgré la qualité de la photo , malgré le jeu d'acteurs qui ont déjà fait leur preuves et ne surprennent pas . Aucune psychologie , tout est trop beau , trop facile pour être honnête. L'émancipation de la femme par des choix personnels est un thème récurrent . Ce film n'apporte rien d'autre qu'une énième illustration de ce problème . Le titre , habilement limité , ne peut faire oublier la finesse et les nuances psychologiques que développe Stefan Zweig dans son roman le Joueur d'echecs. Ce film aurait pu être joli , distrayant , surtout en sortant en plein été . Justement tout semble trop calculé pour être honnête intellectuellement. Du coup , la séduction n'a pas opéré pas . Qu'aurait valu la même histoire , transposée dans le décor d'un hôtel de la banlieue de Roubaix ? A bien y regarder , rien .
Sandrine Bonnaire a une grâce et des tas d'expressions uniques qui en font une actrice formidable qu'on ne se lasse pas de suivre dans tous les plans de ce trés bon film.
Malgré un scénario plat et extrêmement naïf, le film qu’en tire Caroline Bottaro en guise de coup d’essai est une étonnante source de motivation pour ses spectateurs craintifs d’écouter les désirs, et pas uniquement ceux voulant se mettre à jouer aux échecs. Si elle parvient à être aussi émouvante malgré sa mise en scène académique, c’est parce que cette fable passionnée dispose d’un casting talentueux. En effet, Sandrine Bonnaire est ici plus sensuelle que jamais tandis que Kevin Kline, dans son rôle d'expert antipathique, est, comme à son habitude, excellent. Les décors de la Corse sont mal exploités et aurait pu accentuer le romantisme de cette relation sous-jacente et la beauté esthétique de cette quête initiatique.
"Joueuse" est un très joli film d'atmosphère. Une situation simple qui évolue comme la vie et rappelle qu'il y a quelque chose de remarquable en chacun de nous. Le moment de chance est celui qui permet de révéler ce quelque chose. Sandrine Bonnaire est magistrale dans son interprétation tout en finesse et en expressivité. Les personnages qui gravitent autour d'elle sont justes et vrais. La photographie est soignée et nous réserve de beaux portraits. Un moment tendre bien fait pour nous convaincre qu'une femme de ménage n'est pas une femme de ménage mais une femme (idem pour d'autres métiers!!).
Belle surprise que cette "Joueuse". La mise en scène est efficace, légère et réussie. L'interprétation magnifique, à tous les niveaux, est dominée par une Sandrine Bonnaire toute en finesse et retenue. Le plaisir aussi de revoir Valérie Lagrange ! Belle histoire que cette vie de femme ... J'ai aimé, vraiment, et je recommande ce film à toutes et tous. Il y a beaucoup à apprendre, à réfléchir aussi, sur un scénario qui parait limpide mais qui en dit beaucoup ! Merci pour ce coup au coeur !
Beaucoup d'émotion et de passion dans ce film interprété par une extraordinaire S. Bonnaire et un K.Kline atypique. On se laisse vraiment captiver par cette histoire ou comme le dit si bien la réalisatrice, il se passe toujours quelque chose. A conseiller pour s'évader.
Un film frais, sensible et émouvant. Une actrice toujours impeccable et un Kevin Kline charismatique. A VOIR ABSOLUMENT en cette période où on ne nous propose rien de très brillant dans les salles.
Un film très agréable qui nous conte la jolie histoire de cette femme qui découvre une passion pour les échecs et sort de sa routine quotidienne. Son parcours initiatique de ce jeu ne se fait pas sans quelques turbulences mais sa persévérance finit par être payante sur tous les plans. C'est vraiment plaisant à regarder, le cadre de l'Ile de Beauté est superbe et les acteurs évoluent avec beaucoup de talent.
J'ai hésité à mettre 4 étoiles car il n'y a pas grand chose à reprocher à ce film. Tous les acteurs sont parfaits, que ce soit dans les 1ers, 2èmes ou 3èmes rôles, d'ou une belle homogénéïté. (S.Bonnaire et K.Kline incarnent une surprenante mais très efficace alliance). L'histoire est prenante, cohérente et montre bien à quel point les échecs sont un jeu addictif pouvant aller jusqu'à se suffire à lui même dans la vie d'un individu (le régime stalinien l'avait bien compris). Je crois le film interressant même si l'on ne connait rien aux échecs, bien que quelques connaissances basiques soient bienvenues. A ce sujet - et c'est peut être pourquoi il manque une étoile - on peut noter quelques incohérences au niveau échiquéen et la production aurait peut être pu se fendre d'un conseiller compétent en la matière. Entre autres, Kline et Bonnaire entament une partie en 15 minutes chacun et notent leurs coups, ce qui est plus qu'improbable à cette cadence. La finale du tournoi n'oppose que deux joueurs, or quasiment aucun tournoi d'échecs au monde (hors éventuellement les phases finales de qualification aux championnats du monde) n'est à élimination directe, ce qui veut dire que si le tournoi est en 7 rondes (parties), chaque joueur jouera ses 7 parties quelque soient ses résultats précédents. Enfin, on peut voir - à la fin du film - les deux rôles principaux entamer une partie à l'aveugle, soit sans échiquier (une variante Cunningham du Gambit roi pour les amateurs). Or, même s'ils ne jouent qu'une douzaine de coups, il est sous entendu qu'ils vont jouer toute la partie, ce qui - pour un joueur(joueuse en l'occurrence) aussi doué(e) soit-il(elle) - s'avère tout à fait extraordinaire avec seulement quelques mois de pratique, on comprendra donc bien que cette séquence n'a pour but que d'impressionner le spectateur. Il faut néanmoins souligner le grand courage de la réalisatrice à s'être lancée sur un sujet ni à la mode, ni médiatique mais ô combien passionnant. XB.
De l'ombre à la lumière, de la chrysalide au papillon, ce film est un enchantement par le jeu de ses acteurs, par la sobriété de sa réalisation, par ce qui est dit et surtout ce qui ne l'est pas. Kevin Kline nous montre l'étendue de son talent et Sandrine Bonnaire confirme, une fois de plus, que c'est une actrice lumineuse et justifie mes "25 ans d'amour" pour elle.