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    Invisible Man
    note moyenne
    3,8
    2588 notes dont 308 critiques
    répartition des 308 critiques par note
    41 critiques
    120 critiques
    82 critiques
    42 critiques
    13 critiques
    10 critiques
    Votre avis sur Invisible Man ?

    308 critiques spectateurs

    benoitG80
    benoitG80

    Suivre son activité 2541 abonnés Lire ses 1 410 critiques

    4,0
    Publiée le 11 mars 2020
    « Invisible Man » en reprenant le mythe de l’homme invisible (roman de H.G. Wells publié en 1897), avec tout l’imaginaire qui va avec en terme de souvenirs et de « représentations » diverses (si l’on peu le dite ainsi... !), est en tant que réalisation de Leigh Whannell une très bonne « surprise » ! Ce qui relève de l’étonnant et du créatif, tient à ce que cette histoire dépasse les codes du genre horrifique (bien que la peur ne nous quitte pas pour autant), pour se concentrer sur l’état psychologique de cette épouse prise en étau, véritable piège infernal à répétition, et ce depuis son vécu avec ce pervers narcissique, particulièrement manipulateur de mari ! Comme un effet rebond qui ne la quittera pas, Cécilia est vouée à vivre une descente aux enfers et sa prestation pour décrire une folie latente, tient de la performance unique et remarquable, que l’on n’oubliera pas de sitôt de la part de l’actrice Elisabeth Moss ! C’est là franchement que le film marque des points, dans cette course à vouloir se défendre, à essayer de sortir d’un inextricable piège, en se battant contre l’invisible et l’inexpliqué aux yeux des autres... Cette partie de l’histoire est sans nul doute la plus fascinante quand on considère le peu d’échappatoire possible afin de s’expliquer sur le danger et les menaces que cette femme craint et même subit, sans qu’aucune réelle présence tangible n’apparaisse pour autrui ! Le réalisateur joue donc ici sur du velours que le spectateur seul témoin des faits à l’écran pourra apprécier en tant que rebondissements particulièrement intelligents et hallucinants... Et l’intrigue sait habilement distiller des moments de tension, juste après une petite accalmie, pour remonter en puissance ensuite, impressionnant ! La qualité de l’image avec ces cadrages fixes et vides sans aucun mouvement, permet également de ressentir l’impact de cet homme tapi et prêt à bondir sans qu’on puisse le distinguer, alors que la musique parfaite nous tient juste en haleine pour accentuer ces effets... Et quelle incroyable maison à flanc de rocher et vue sur mer, tout à fait en rapport avec la transparence, où les frontières entre intérieur et extérieur sont quasiment bannies, un must pour ce propriétaire lui aussi transparent ! Évidemment, la deuxième phase que l’on ne dévoilera pas pour autant va remettre les pendules à l’heure et permettra quelques scènes bien fichues, tandis que la fin révèlera une autre « Surprise », assez croustillante en terme de retournement imprévu ou... presque pas ! Car ici le fil conducteur, même si on le suit sans en perdre une miette, a tout pour être le plus fin possible pour devenir lui aussi de plus en plus invisible dans sa perception... Un bon thriller original, maîtrisé et bien construit, où l’étude du genre humain a ici une grande importance et une très bonne « Surprise » encore une fois car ce mot a décidément tout son sens ici, qu’on se le dise...
    HamsterPsycho
    HamsterPsycho

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    4,0
    Publiée le 10 mars 2020
    Très bon thriller avec Elizabeth Moss qui porte sur elle les ravages psychologiques des situations traversées. Le scénario est bien et le montage permet les surprises et la montée de tension. Restent quelques petites incohérences mais qui ne doivent pas nuire à l'appréciation de l'ensemble.
    JimBo Lebowski
    JimBo Lebowski

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    2,5
    Publiée le 6 mars 2020
    Je trouvais intéressant de changer le point de vue, du moins savoir ce qui pouvait en être tiré, car ce que j’avais aimé par exemple dans le personnage de l’homme invisible du film de 1933 c’est que le type est sans morale et devient complètement fou devant tout un champ de possible, où l’on pouvait très bien s’identifier, ici on prend la place de la victime, et c’est du coup très restreint. On ne pouvait donc garder quasiment que la mise en scène et le sentiment d’oppression, et sur ce fait le film s’en sort plutôt bien par moment, comme l’utilisation du hors champ et de longs moments où l’on reste avec Elizabeth Moss, quitte à rallonger les séquences. Car tout le reste est un peu trop lisible via le prétexte post-MeToo, c’est une note d’intention de base qui ne propose aucune surprise, de même la fin abuse de cette facilité d’écriture, on ne peut pas en sortir en disant qu’on a été remué, c’est très/trop commun.
    Jodu77
    Jodu77

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    4,5
    Publiée le 26 février 2020
    Un excellent film à la hauteur de nos attentes !!! Tout y est habilement mené : le scénario, les personnages, les musiques, l'ambiance général du film, etc... Et pour ceux qui connaissent la série "The Handmaid's Tale" et donc qui connaissent Élisabeth Moss... Mais que dire de cette actrice !!! Elle excelle dans le personnage de la femme folle et tyrannisée et au passage, le thème de la folie est très bien exploité ! FONCEZ AU CINOCHE !!! ;)
    L'AlsacienParisien
    L'AlsacienParisien

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    4,0
    Publiée le 9 mars 2020
    "Invisible Man" s'inscrit dans la lignée cinématographique des monstres Universal, à l'instar des figures légendaires de Dracula, du Loup-Garou, de la créature de Frankenstein... La peur que suscite ce personnage ainsi que ses enjeux sont mis au gout du jour avec un accent féministe avéré. La relecture de Leigh Whannell, que ce soit dans son scénario ou sa mise en scène, est impeccable et étonnante. Dès la scène d'ouverture, on sent le poids d'une vie de couple chaotique, installant alors une angoisse qui ne nous lâchera pas. Car oui, tout en nous faisant frissonner et en dosant parfaitement son suspense, "Invisible Man" se risque à un thème ô combien d'actualité : la violence conjugale faites aux femmes. Ainsi, au lieu de placer le monstre au centre, l'histoire adopte le point de vue de la victime ; une femme persécutée par son mari, tant moralement que physiquement, et que personne ne prend au sérieux. Tout le monde la croit folle, ne voyant pas ce qu'elle est convaincue de voir. Tout est suggéré afin de mettre l'accent sur le point de vue paranoïaque du personnage principal. Des grands espaces vides deviennent alors extrêmement angoissants. En effet, la caméra est souvent cadrée de façon inhabituelle, s'attardant dans les recoins lors de plans-séquences redoutables, afin de suggérer qu'une présence imperceptible se tient en silence. Pas de musique stridente et d'effets anticipants les sursauts, on est ici dans une démarche subtile, insidieuse et malsaine. On se laisse avoir par ce jeu du chat et de la souris, savamment amené et de plus en plus étouffant, la violence des scènes allant de paire avec un regard de plus en plus dérangé de Elisabeth Moss. La performance de cette dernière est d'ailleurs l'une des clés de la réussite du film ; à la fois cinglée, et physiquement investie. Elle apporte aussi tout un aspect psychologique qui nuance le genre. A cela s'ajoute un coté imprévisible, impitoyable et amoral, rendant à cette revisite toute sa splendeur horrifique originelle. Malgré quelques invraisemblances notables, "Invisible Man" réveille notre peur du vide et du silence et promet de belles et douces insomnies.
    Stephenballade
    Stephenballade

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    4,0
    Publiée le 12 mars 2020
    Un titre qui ne me disait pas grand-chose, mais pour lequel je me suis laissé finalement tenter en raison d’un visionnage en salle Ice. Si point de vue ambiance lumineuse, la technologie de cette salle n’apporte pas vraiment grand-chose, sa grande qualité acoustique avec le son dolby atmos apporte un vrai plus. Mais de là à payer un tel surcoût, je ne suis pas sûr que ça en vaille vraiment la chandelle, surtout si vous avez des salles réputées pour leur qualité audio. Bien que le fond de l’histoire n’est en soi pas très nouveau, "Invisible man" est une très bonne surprise. Une très bonne surprise qui vous fera passer efficacement deux bonnes heures de votre temps. Rien de très étonnant point de vue qualité quand on sait que Leigh Whannell a travaillé avec James Wan, celui-là même qui est considéré comme le nouveau patron du genre épouvante thrilleritique. Excusez-moi du terme, j’invente des mots mais je ne vais quand même pas dire thriller épouvantable ! Ça ne veut pas du tout dire la même chose ! Bref ! Encore faut-il savoir mettre les leçons reçues à exécution. Eh bien le résultat est plus qu’honorable. Je dirai même plus, il est convaincant. Il frôle l’excellence. Le générique de début est déjà original et surtout extrêmement bien fait : ces lettres qui se matérialisent sur chaque vague donnent déjà un aperçu sur la qualité des effets visuels. La confirmation ne tardera pas à venir, que ce soit par le biais de la couverture, ou de la table de la cuisine. Puis la caméra braque une maison perchée au sommet d’une falaise, étonnamment éclairée alors que tout le monde dort, bercé par le vacarme de la houle qui bat inlassablement la roche. Tout le monde ? Presque ! Le souffle haletant, la peur au ventre, une femme s’extrait de son lit. On comprend rapidement son dessein, et on se demande pourquoi elle n’agit pas quand lui n’est pas là. Ce serait tellement plus simple ! Mais la réponse nous sera apportée ultérieurement par la description faite d’un homme éminent, qui se trouve être un aussi un maniaque du contrôle. Au cours de cette fuite, une première incohérence vient rapidement : le fait qu’elle se fasse rejoindre pile poil à l’endroit où elle se trouve, et non pas à 50 mètres, 100 ou plus ! Il n’empêche que le spectateur ressent sa peur, mais pas autant qu’elle. D’abord parce qu’on se demande encore ce qu’il se passe et pourquoi (surtout pourquoi), notamment si on a pris le soin d’éviter comme moi le visionnage de la bande-annonce et la lecture de toutes les informations relatives au film comme le synopsis ou les différents avis. Certes notre peur n’est pas à la hauteur de celle que ressent Cecilia, mais le véritable tour de force du cinéaste est de savoir par moments inverser la tendance. La buée du souffle derrière elle en est un parfait exemple, mais attention : c’est très court et on peut facilement rater ce moment. Dès les premières images l’attention du spectateur est retenue, mais celui-ci devra faire preuve d’une attention de tous les instants, ce qui ne devrait pas être trop dur. En effet, Leigh Whannell connaît les codes du genre, sait utiliser les jump-scares sans en abuser, et parvient même à nous surprendre complètement ! La scène du restau ou de la gifle sur la jeune Sydney (Storm Reid), avouez quand même que c’était inattendu, d’autant que ça arrive de façon très soudaine ! Sans compter que c’est l’occasion de mesurer l’intelligence de l’homme invisible, et donc forcément du scénario : être invisible, c’est bien, mais quand on peut faire en sorte de faire accuser quelqu’un d’autre pour chacun des méfaits commis, c’est mieux. En tout cas malin. Non, pas malin, c’est machiavélique ! Le cinéaste aurait pu se contenter de ça, mais voilà que de temps en temps il tourne sa caméra sur un endroit où il ne se passe rien. Mais en est-on sûr, qu’il ne passe rien ? Une belle façon en tout cas, de rendre le spectateur un peu parano sur les bords. Alors quand en plus la musique de Benjamin Wallfisch vient renforcer tout ça, forcément on ne peut qu’être pris dans cette intrigue un peu dingue, il faut l’avouer. Cependant "Invisible man" tire aussi son épingle du jeu dans la façon de traiter le sujet. Ici nous n’avons pas affaire à une fuite en avant (quoique dans un premier temps si), ni à une poursuite incessante du persécuteur (bien qu’elle soit bien présente), mais plutôt à une volonté farouche de se défendre, de combattre ce qui ne se voit pas aux yeux des autres. Le point de vue réaliste n’est pas pour autant oublié, confrontant les autres personnages à l’inexplicable et donc à la confrontation avec ce qui ressemble à de la folie. N’oublions pas qu’à leur place, nous réagirions comme eux et que pour Cecilia, il y a de quoi perdre totalement la raison si elle ne connaissait pas aussi bien son diable de mari. En parlant de ça, notons la très bonne prestation d’Elisabeth Moss qui a la lourde charge de porter le film sur les épaules si on excepte la technique de Leigh Whannell. On voit une évolution parfaite de son personnage, passant par toutes les étapes de la personne terrorisée à la femme fatale. Saluons cette implication qui n’a pas dû être de tout repos. Saluons aussi la performance de Leigh Whannell qui aurait pu se contenter de finir là où beaucoup d’autres auraient mis un terme à leur long métrage. Non, tel quelqu’un qui veut aller jusqu’au bout des choses, il nous offre une dernière pirouette, non content d’avoir su précédemment brouiller les pistes quant à l’identité du persécuteur. Après tout, si on y réfléchit un peu, tout est possible ! Et en plus ça se tient ! Punaise, on n’a pas fini de se triturer l’esprit avec ça… un peu comme l’avait fait "Basic instinct" à l’époque : souvenez-vous, ne vous êtes pas demandé si la vraie meurtrière était… la brune ou la blonde ?
    léo P
    léo P

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    2,5
    Publiée le 5 mars 2020
    La rédemption d’une femme battue intégré à une histoire de film avec comme matière ce concept d’homme invisible, qui plus est produit par un studio tel que la Blum house (Get out, Paranormal activity etc.) est d’emblée une idée attirante qui mérite d’être souligné. Ainsi cette merveilleuse inspiration artistique nous mène à suivre une jeune femme, Cécilia Kass, persécutée par son mari qui va s’échapper de chez elle, terrorisé par celui-ci, et se morfondre dans sa peur chez des amis à elle jusqu’à ce qu’elle apprenne que son agresseur a fini par se suicider. Toutefois les choses s’emballent lorsqu’elle subit les violences d’une forme invisible qui lui pourri la vie, forme qu’elle soupçonne alors d’être son mari. Le sujet est donc très intéressant d’autant plus lorsqu’on commence à apprendre les motivations on ne peut plus narcissiques de l’agresseur, qu’il est d’ailleurs intéressant de transposer chez ces mêmes agresseurs qui sévissent encore aujourd’hui, jusqu’à malheureusement ce que le récit s’emballe vers une quête de spectaculaire qui le dessert complètement. Ainsi mis en perspective avec le reste du film, le scénario en tant que tel ne permet que très peu de s’attacher ou s’identifier aux difficultés rencontrées par l’héroïne tant la psychologie du personnage est balayée pour convenir à un spectacle qui déjoue très souvent. En effet, la première partie va à toute vitesse sans qu’on puisse se reconnaître en la protagoniste, celle-ci passe d’un état de peur, de faiblesse, dépendante des autres jusqu’à soudainement se métamorphoser dans la deuxième partie et devenir soudainement l’égal physique ou presque du frère comptable transformé alors en Terminator 2.0, personnage qui n’a d’ailleurs aucun intérêt si ce n’est de perdre complètement le propos de base. Le film s’égare dans la durée à trop vouloir s’égarer dans un spectaculaire forcé, alors que la peur peut tout à fait bien ressortir dans l’intimité, l’identification à un personnage ou même l’imaginaire et donner un effet semblable et tout aussi intéressant pour tout le monde. En effet puisqu’en rationalisant le fait d’être invisible, en sur-expliquant tout ce qui se produit à chaque moment de l’histoire sans laisser place à aucune imagination et donc implication du spectateur, on a le sentiment que tout sera dévoilé, justifié en nous tenant par la main sans part de mystère, et alors sans que ça vaille réellement la peine de voir l’histoire, autant la lire tant ce que l’on voit devient d’un ennui terrible. En mettant l’imaginaire de côté on enlève ainsi tout le charme et la part de mystère que peut produire le cinéma, car c’est ce qu’on ne voit pas, au final, qui est fascinant. La mise en scène est toutefois intéressante mais très déséquilibré sur tout le film où l’on remarque quelques scènes marquantes comme dans le restaurant par exemple ou au début dans la maison de ses amis mais sans pour autant être mémorable au point de pouvoir oublier les longueurs interminables des multitudes de combats sans intérêt s’enchaînant dans le dernier tiers du film. Le troisième long-métrage de Leigh Whannel réussi son pari lorsque ces scènes qui sont censés valider ce titre commercial de film d’horreur sont orchestrer de manière plus maline. Car en effet le concept d’homme invisible appel cette subtilité. Stimuler l’imaginaire du spectateur pour se demander où se situe la menace et le hors champs implique alors une tension qui provoque tellement plus d’effets qu’un combat armé avec un costume défectueux face à une héroïne qui au fil du film ne donne à aucun moment l’impression de pouvoir prendre le dessus sur son adversaire, si ce n’est par le coup du sort. C’est lorsque l’homme invisible est invisible qu’il nous intéresse et nous fascine, lorsqu’il hante la maison par de gestes très simples mais qui en deviennent alors terriblement terrifiant, et c’est par là que le réalisateur a perdu son sujet.
    Xavier
    Xavier

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    5,0
    Publiée le 26 février 2020
    Whaouh, je m'attendais pas à ça. Bien meilleur que la bande annonce ne peut laisser supposer. La musique contribue également à l'ambiance et bonne surprises quelles bonnes mélodies qui sont également des clins d’œils à des films célèbres.J'ai adoré la fin car je l'avais pas imaginé comme ça. A voir !
    𝑴𝒂𝒕𝒉𝒊𝒔 :) 🎬
    𝑴𝒂𝒕𝒉𝒊𝒔 :) 🎬

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    4,5
    Publiée le 26 février 2020
    Quelle surprise ! Grandiose ! Elizabeth... Mon dieu, IMPRESSIONNANTE ! On voit que ce rôle lui a plus, elle se l'ai imprégné à merveille, elle a tout fait pour que ce soit le plus réaliste possible et elle a réussie, elle donne vraiment la chère de poule, un grand bravo à elle ! On remarque également qu'ils ont travaillés dur sur pour ce film, les effets spéciaux sont juste ÉNORMES, j'ai même après le film regardé les tournages pour voir comment ils arriveraient à faire les cascades, c'est top. Beaucoup d'empathie pour cette Cécilia, car on se demande vraiment comment elle va s'en sortir... Je suis vraiment content que ce film ai marché, je pense que l'équipe aussi ! Dingue ce film !
    Rémi Le Fur
    Rémi Le Fur

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    4,0
    Publiée le 31 mars 2020
    Passionnant ce thriller d'épouvante arrive parfaitement à nous plonger dans la folie de là protagoniste principale, on partage sa crainte, sa peur, on se sent presque en danger à sa place. Un film très réussi que je recommande sans hésitation. Bravo
    RedArrow
    RedArrow

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    4,0
    Publiée le 26 février 2020
    Il a beau avoir le moyen ultime de se cacher aux yeux de tous, l'Homme Invisible n'en demeure pas moins une des créatures les plus visibles de la culture populaire tant les itérations de son histoire se sont multipliées à travers tous les supports possibles depuis sa première apparition dans le roman de H.G. Wells en 1897. À vrai dire, à part voir le don d'invisibilité utilisé comme un énième pouvoir de super-héros, on en était venu à croire que le personnage et ses variations n'avaient plus un très grand potentiel à exprimer. Certes, "Hollow Man" de Paul Verhoeven en 2000, la dernière version la plus connue, avait réussi à le tourner en figure déviante mais en majeure partie grâce au génial mauvais esprit de son réalisateur. Depuis, hormis le vague espoir de voir un autre grand nom s'approprier totalement l'Homme Invisible, il était difficile d'imaginer une nouvelle version apportant quoi que ce soit de pertinent à cette figure mythique du cinéma. Et, autant dire que ce n'était pas sa possible résurrection au sein du "Dark Universe" imaginé par Universal (l'équivalent du MCU pour les créatures-piliers du cinéma horrifique) qui allait nous faire croire le contraire... Seulement, entre-temps, ce Dark Universe a (logiquement et heureusement) périclité dans le trou noir de son univers, laissant le projet d'un nouveau "Invisible Man" aux mains d'un cinéaste plus que prometteur: Leigh Wannell. On le connaissait surtout comme le compère/scénariste de James Wan dans ses meilleures œuvres mais, depuis, Whannell est désormais passé à la réalisation de ses propres longs-métrages et, après un premier essai avec "Insidious 3", a même joliment marqué les esprits grâce à "Upgrade", une belle réussite d'anticipation à la mise en scène audacieuse. Accompagné de l'inévitable Jason Blum à la production (capable du meilleur et trop souvent du pire) et de la remarquable Elisabeth Moss devant la caméra, ce "Invisible Man" 2020 avait de quoi intriguer... même si sa bande-annonce donnait vraiment l'impression d'en dévoiler bêtement trop... Déjà, on vous rassure, le trailer en racontait beaucoup mais, paradoxalement, il ne trahit pas tant que ça le film et ses plus belles qualités. La première d'entre elle est bien évidemment la façon en elle-même d'utiliser L'Homme Invisible dans un contexte qui lui est inédit. Certes, il est ici encore une figure maléfique comme dans le film de Verhoeven, et ce de manière plus immédiate, mais il sert avant tout à traduire métaphoriquement l'emprise d'un mari violent sur son épouse/victime. Lorsque l'on découvre Cecilia (Elisabeth Moss), elle est en train de dégager la main de son mari de son propre corps pour le fuir et, première surprise, la mise en scène de "Invisible Man" ne se fixe non pas physiquement sur la vision de cet homme pouvant potentiellement la poursuivre mais sur le bruit que sa victime menace à tout moment de provoquer dans sa course. Extrêmement malin, ce pied de nez introductif aux attentes forcément un brin figées concernant un énième retour de l'Homme Invisible annonce à lui seul la roublardise avec laquelle Whannell va mener sa barque et l'intelligence de la réappropriation de la créature pour traduire la douleur d'une héroïne restée trop longtemps sous la coupe de son bourreau. À travers cette seule séquence, c'est en effet tout le poids de cette vie de couple chaotique, de cette domination constante exercée sur la femme, qui se ressent dans la montée d'angoisse partagée entre elle et le spectateur durant sa fuite. Cecilia tente de briser la bulle de terreur psychologique dans laquelle elle vivait en s'échappant mais elle ne la quittera jamais totalement. Même lorsque l'horizon paraîtra s'éclaircir, toutes ces années de violence passées seront vouées à rester à jamais gravées en elle. Au mieux, elle ne pourrait que réapprendre à vivre avec l'omniprésence du souvenir de ce traumatisme. C'est justement là qu'intervient toute la nouvelle symbolique de cette variation autour de l'Homme Invisible, celui-ci devient l'incarnation physique parfaite pour exprimer le fantôme cette douleur qui l'habite. Ici, le spectre de cette emprise devient bien sûr littéral, Cecilia est persuadée que son défunt mari est de retour sous une forme invisible et ne peut même plus prétendre à la simple survie face à une présence prenant son pied à la torturer mentalement. L'ambiance diablement pesante de "Invisible Man" nous plonge ainsi dans le même état de paranoïa que sa victime, Whannell nous amène à scruter chaque plan, chaque potentiel mouvement de son agresseur que l'on sait pourtant imperceptible. Dans un premier temps, même s'il est logique vu les enjeux, le jeu du chat et de la souris qui s'organise entre Cecilia et son Homme Invisible va quelques fois s'avérer frustrant, on aimerait que le film aille toujours plus loin dans les manifestations de l'agresseur vu la manière dont son atmosphère nous enveloppe pour ne plus nous lâcher. Mais Whannell construit savamment son jeu sur la durée et, au moment où l'on s'y attend le moins, nous gratifie toujours d'une montée en puissance folle et abrupte (à noter l'utilisation de quelques jumpscares extrêmement réussis mais ils ne sont ici qu'un outil pour parfaire l'ambiance et non la définir). À chaque fois que l'on pense voir le film faiblir, c'est pour mieux se prendre un nouveau coup d'éclat de violence de la part de son Homme Invisible. Et, ne vous faites pas de souci, le bonhomme ne va cesser de pousser le curseur de la folie de ses agissements dans des proportions de plus en plus grandes... Peut-être même un peu trop car, arrivé à un certain stade (juste avant la toute dernière partie pour être exact), son comportement n'aura plus grand chose de rationnel vis-à-vis des objectifs qu'il poursuivait jusqu'alors mais, là encore, l'ensemble sera mené avec une telle frénésie et une jubilation manifeste à aller toujours plus loin dans l'action proposée que l'on ne pourra que fermer les yeux sur cette fin de parcours rocambolesque et simplement apprécier le spectacle qui en découle. Au-delà de sa radicalité que l'on imagine être sujette à débat, le point le plus clivant du film sera son ultime acte. De prime abord, il arrive finalement à un moment où l'on pense que le film aurait mérité de se conclure et laisser le champ libre à un épilogue. De fait, "Invisible Man" commence ainsi à nous apparaître trop long et la manière artificielle dont ces derniers événements se raccrochent au reste (le manque de ressenti du temps s'écoulant entre notamment) renforce ce sentiment. Cependant, comme un dernier sourire à nos a priori que l'on pensait certitudes, Leigh Whannell nous donnera tort de façon assez magistrale et ne nous laissera plus aucun doute possible sur le fait que cette conclusion était la seule issue possible à toute histoire, c'est dire l'impressionnante habilité dont il aura toujours su faire preuve durant la totalité du long-métrage pour déjouer nos attentes. Comme prévu, et dans une espèce de version actuelle de son personnage de "The Handmaid's Tale" (durant la première saison), Elisabeth Moss tirera elle aussi "Invisible Man" vers le haut en devenant une de ces rares actrices capables de vous arracher des frissons alors qu'elle parle simplement à un mur. Un autre des multiples points forts de ce décidément très surprenant et réussi troisième film de Leigh Whannell. Et, pour ceux qui ne le connaissaient pas encore, le nom de ce réalisateur-scénariste ne sera définitivement plus invisible après ça.
    ffred
    ffred

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    4,5
    Publiée le 13 mars 2020
    Après le très moyen Insidious : Chapitre 3 et l’excellent Upgrade, j’étais curieux de voir ce nouveau film de Leigh Whannell. La bande-annonce était alléchante et pour une fois elle tient toutes ses promesses. Surtout qu’en tête d’affiche on retrouve l’excellente Elisabeth Moss (The handmaid’s Tale). Elle est vraiment très convaincante ici. Elle tient tout le film sur ses épaules. Film que j’ai particulièrement aimé. Les belles qualités du réalisateur entrevues dans son dernier long métrage sont de nouveau présentes ici. Une mise en scène solide et rythmée, un scénario bien écrit, imposant un ambiance lourde et étouffante, de plus en plus inquiétante et oppressante au fur et à mesure que le récit avance. Le tout est techniquement superbe. Une nouvelle variation sur le thème de l’homme invisible (même si on est ici du côté de l’entourage et de la victime), tout autant qu’un portrait de femme (victime de violences conjugales) et une implacable descente aux enfers, originale et parfaitement réussie. Efficace, palpitant et terrifiant. Une excellente surprise.
    MaCultureGeek
    MaCultureGeek

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    3,0
    Publiée le 8 mars 2020
    Leigh Whannel oscille dans sa carrière entre le bon et le médiocre, en gardant toujours une constance de réalisation empruntée à son compère, James Wan, ainsi qu'une passion dans l'écriture de ses scénarios contagieuse et réjouissante. Là où son précédent Upgrade se construisait comme un hommage décomplexé et ultraviolent aux univers dystopiques créés par Philip K. Dick ainsi qu'aux délires mécaniques et novateurs de Robocop et Terminator, Invisible Man répète plus l'essai tonitruant de Verhoeven, L'Homme sans ombre, que ce qu'il aurait pu porter comme regard aimant sur les adaptations de la Universal ou de la Hammer. Il n'y porte pas d'hommage particulier, donnant tout ce qu'il a comme ressources pour associer la figure du mythique homme invisible au sous-genre populaire du film d'esprit : quelle différence pourrait-on se dire, en allant voir sa nouvelle réalisation, entre un sociopathe qu'on ne voit pas et un fantôme malfaisant avec une force surhumaine, qui se manifestera crescendo jusqu'au dernier quart-d'heure où l'on pourra apercevoir les traits physiques du fameux démon, à la Conjuring ? Whannel aura évité le piège de la simple transposition en réinventant sa mise en scène basée sur le film d'épouvante à esprits démoniaques : là où il laisse croire, dans Insidious, à la présence de l'esprit parce qu'il joue sur des espaces intérieurs vides et de lents plans tout en appréhension, il place Elisabeth Moss de sorte à ce qu'elle n'occupe que la moitié du cadre, laissant le reste de l'écran d'une largeur équivalente à celle d'un corps d'homme (possiblement invisible, donc). Est-il là ou sommes-nous trop craintifs? Les questionnements presque paranoïaques sur la présence d'Adrian dans la pièce redynamisent des codes qu'il était jusqu'ici difficile de considérer sans l'apparition prévisible (et souvent risible) de jumpscares avec plus ou moins de budget, artifice parfait pour donner l'impression au spectateur qu'il a peur sans avoir à se casser la tête pour lui façonner une oeuvre avec une véritable atmosphère. Des jumpscares, on ne retiendra que cette introduction posant admirablement l'ambiance lente, oppressante et glauque de cette révision du personnage, avec un screamer réussit dans le sens où il amène à l'écran un détail important de l'intrigue et de la vie de couple de l'héroïne. Il n'y en aura pas d'autres, du moins pas aussi frontaux : très discrets, ils s'effacent derrière un travail sur le son saisissant, qu'il concerne sa bande-originale ou ses bruitages dérangeants (celui de l'homme invisible est un bon élément de caractérisation). Ce son écrasant complète parfaitement sa mise en scène moderne mais bourrée de codes de films d'épouvante d'une vingtaine d'années, construite comme une sorte de révision de ce que fait James Wan en terme de suspens. Sans pour autant copier son compère, Whannel s'en inspire avec pertinence et nous livre un cadrage fascinant qui joue les huis-clos avec une maîtrise insoupçonnée : le réalisateur nous prouvant qu'Upgrade n'était pas un coup de chance de débutant, il se fait un malin plaisir à traduire tout le malsain de son intrigue et de ses personnages, que le maquillage aliénant de Moss rend encore plus crédible. C'est cependant dans son écriture que le film déçoit le plus, Leigh Whannel ne brillant plus depuis longtemps pour sa rédaction (au point qu'une part de sa carrière soit considérée comme médiocre). Invisible Man nous fait ainsi sortir de maintes fois de son histoire par l'idiotie affligeante du comportement de ses personnages : récupérer un portable pour attester ce qu'on dit, raconter autre chose que 10% de ce qui vient de se passer pour convaincre son auditoire et passer autrement que pour une folle furieuse. C'est dans les non-dits qu'il se vautre le plus, jouant la carte énervante du personnage renfermé sur lui-même parlant peu avec les autres (ou n'ayant pas les bons réflexes et les bons mots au bon moment, ce qui peut se comprendre jusqu'à un certain point) pour que perdure son intrigue et que le monde extérieur comprenne trop rapidement que cette victime de l'emprise d'un homme vil ne dit pas que des choses improbables. Le choix d'Elizabeth Moss, grimée dès le départ en faciès atteint de pathologie psychiatrique latente et jouant dans le sens d'une venue crescendo de la folie, allait au départ dans un sens intéressant, qu'une partie de l'oeuvre perpétuait de façon intelligente : et si cette femme manipulée, bafouée, torturée psychologiquement cachait elle-même des troubles psychiatriques excusant son propre comportement auto-destructeur et hétéro-agressif? Rapidement abandonnée, cette alternative à l'habituel film à méchant aurait plus convenu à une production indépendante à plus petit public, Invisible Man se forçant presque à choisir la voie de l'action, de la violence et du spectaculaire dans une dernière partie incohérente à l'asile (les répercussions sont jetées à la marre sans aucun respect pour les capacités de logique et de réflexion du spectateur) avant de se calmer et de conclure son arc au travers d'un ultime combat plus intimiste, presque proche de la tension d'un face à face Hopkins/Foster, habile et psychologique. Si cette fin à échelle humaine rassure sur le déroulé global de l'oeuvre, il n'empêche qu'elle jure cruellement avec les minutes précédentes, tournées du côté du jouissif, du super-vilain intouchable agissant ainsi pour que l'héroïne épouse enfin son rôle de super-héroïne de cinéma d'action à suspens (genre auquel il n'appartenait jusqu'ici absolument pas), et que Whannel cite quelques divertissements régressifs d'antan dont il est amateur (ce qu'il faisait aussi avec Upgrade). Tout autant passionné qu'il est incapable de pondre un scénario vraiment cohérent, à échelle humaine et sortant des sentiers battus, Leigh Whannel marque autant dans ses réalisations/scenarii que dans ses productions parce qu'il est tout aussi passionné et sincère que son compère James Wan, artistes habitués à reprendre dans leurs oeuvres les caractéristiques des films qui auront battit leur enfance, leur cinéphilie et leur auront permis de réinventer des codes qui traceront, n'en doutons pas, la direction à suivre pour les futures générations de cinéastes d'épouvante/horreur à suspens.
    Cinéphiles 44
    Cinéphiles 44

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    4,5
    Publiée le 7 mars 2020
    Le roman de science-fiction de H. G. Wells publié en 1897 a déjà été adapté plus d’une vingtaine de fois sur les écrans. Bien qu’il place la grande actrice Elisabeth Moss en tête d’affiche de son casting, on doutait fortement que le réalisateur du troisième chapitre de “Insidious” puisse nous offrir quelque chose d’original. Détrompez-vous, “Invisible Man” version 2020 est une tuerie ! Pendant deux heures, la mise en scène est faite de tensions perpétuelles. Brillamment cadré, même les plans vides sont angoissants. Entre clins d’oeils au roman et transposition dans le monde technologique actuel qui libère sa parole sur le harcèlement, l’oeuvre vous donnera des sueurs au front et des froids dans le dos. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
    Benito G
    Benito G

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    4,0
    Publiée le 11 mars 2020
    Plus de 2h ou je n ais absolument pas vu le temps passé! Pourtant j ai trouvé la mise en route, le départ légèrement un peu longuet. Mais une fois que tout est posé, pas de moment de répit et nous emmène vers un twist final pas des plus fous, mais dont je n'avais pas penser meme si en y repensant on pourrait se dire certaines choses a certains moment mais s avere quoiqu'il en soit réussi. Comme l ensemble ou l actrice principal tient le film sur ses épaules. Pas vraiment horreur style conjuring, Annabelle ou je ne sais quel autre film d horreur tendance. La on se retrouve face à un quelqu'un invisible... Donc un peu thriller / suspens a son comble (bien que j aurais pensé être plus surpris (mettant de coté changeant du genre habituel, même si une version était sorti y a peut-être 20ans pu plus de cela. La on est pas du tout dans le même déroulement et ce qui s en suis. Innovant vaguement le côté suspens /frissons vis à vis de quelques choses invisible... Ne sachant où presque ou il se trouve concrètement. une thématique peut-être a travailler mais ou pour le coup, la barre est déjà assez haute. Mais nous enlève les films paranormaux sorti un peu à foison c est temps si et pas spécialement bon (remake, suite ou autre). Les codes du genre sont respectés avec quelques jumpscares bien placés mais utilisé modérément contrairement à la mode actuelle... Bref j ai passé un bon moment ou si on peut éviter la BA, ne pas hésiter et foncez quand même. Un des 1er film depuis le début de l année qui vaut le détour, surtout au cinéma. La ou beaucoup se sont plantées au BO. Bref une très bonne surprise même si je pense que le real aurait pu appuyer encore un peu plus la chose... Mais quoiqu'il en ait, il reste bon et remplit le cahier des charges et on ressort épaté sur ce que l on vient de voir. A voir sans hésiter!
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