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    Pour elle
    Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Pour elle" et de son tournage !

    Casting initial

    Le réalisateur avait pensé à Gilles Lellouche pour le rôle de Julien, mais il lui fallait un acteur plus âgé, aussi il a choisi Vincent Lindon.

    Genèse du projet

    C'est le scénariste Guillaume Lemans qui est à l'origine du film. Avec ce dernier, Fred Cavayé s'est demandé ce qui déterminait le courage d'agir chez les individus. "Face à une épreuve, à un choc, certains réagissent et d'autres pas, commente le réalisateur. Malgré tout ce que l'on peut dire ou croire, la réponse, la vraie, ne se trouve qu'au pied du mur. Sous l'Occupation, certains résistaient et d'autres - des gens bien aussi - non. J'aimerais être celui qui bouge, mais je n'en suis pas sûr. Pour Julien, c'est l'amour qui lui donne la force d'agir. Nous avons aussi développé le scénario en cherchant pourquoi Lisa est accusée et comment le raconter. En travaillant avec Guillaume, en puisant en chacun de nous, nous avons nourri le film. Nous sommes très complémentaires et il a eu la grande intelligence de me laisser m'approprier le sujet pour que ce soit vraiment mon film. Guillaume et moi avons d'abord travaillé chacun de notre côté, avant de confronter nos idées. J'ai écrit la première mouture seul. De notre complémentarité est née une collaboration fructueuse. Tous les metteurs en scène ont des thèmes récurrents. Le rapport au père trouve un écho profond en moi. Il est double dans le film. Il existe entre Julien et son père et entre Julien et son fils."

    Pour un maximum de réalisme

    Pour conférer un maximum de réalisme à leur film, Fred Cavayé et Guillaume Lemans ont effectué un travail de documentation basique. "Nous voulions éviter l'aspect "Mission impossible" et garder le côté amateur du type normal qui ignore même comment trouver des faux papiers, confie le réalisateur. Je me suis posé la question de ce que je ferais pour m'en procurer et je me suis aperçu que les seuls "gangsters" que je connaisse sont les trafiquants de cigarettes du métro Barbès ! La face visible de la pègre à un tout petit niveau. A chaque moment du film, à tous les stades, il y avait une barre à ne pas franchir pour rester crédibles, bien que cela soit du cinéma. Quand Vincent Lindon prend un flingue, il ne doit pas le prendre n'importe comment, même s'il doit rester un type ordinaire. C'était le grand défi du film, que Vincent a superbement relevé en amenant à la fois force et fragilité."

    Diane Kruger vue par Fred Cavayé

    Pour le rôle de Lisa, Fred Cavayé souhaitait quelqu'un de lumineux pour que le contraste de sa descente aux enfers soit encore plus fort. "Diane est tellement vivante, tellement séduisante que la voir se faner, s'user prenait un sens encore plus grand, raconte le cinéaste. Avant d'accepter, elle a attendu de me rencontrer pour discuter de ce que je voulais faire du personnage. Lumineuse au départ, elle s'éteint puis redevient lumineuse. Lisa devait être un soleil et avoir du caractère. C'est ce dont j'avais envie et c'est que nous avons travaillé Diane et moi. Dans toutes les scènes d'émotion, dans les scènes avec l'enfant, elle est formidable. A plusieurs reprises, elle a même ému l'équipe aux larmes... Avec son intelligence du texte, c'est elle qui a eu l'idée de montrer Lisa au téléphone en train d'apprendre qu'elle va rester en prison. Cela ne figurait pas dans le scénario et je me demande maintenant pourquoi !"

    Le choix de l'enfant

    Pour le rôle d'Oscar, 150 enfants ont été castés. "Travailler avec un enfant est toujours compliqué, déjà à cause des limites réglementaires que son âge impose, explique le cinéaste. Au départ, je souhaitais un enfant d'environ cinq ans, mais les deux heures de travail quotidiennes devenaient ingérables. Il me fallait donc un enfant de six ans qui paraisse plus petit, timide. Au casting, tous les enfants sont timides. Une fois qu'on les connaît un peu mieux, ils le sont beaucoup moins !" Le choix de Fred Cavayé s'est finalement porté sur Lancelot Roch en raison de sa ressemblance avec Diane Kruger. "Il a la même lumière dans le regard, confie le réalisateur. Il est formidable. Le rapport avec Vincent Lindon passe très bien."

    Tourné dans l'ordre chronologique

    Fred Cavayé a fait le choix de tourner toute la partie studio et les scènes de prison dans l'ordre chronologique. "Pour Diane, tourner dans la chronologie était important parce qu'elle a encore de l'espoir, explique le réalisateur. Diane et Vincent ont très bien fonctionné ensemble. Sur le plan humain, nous nous sommes immédiatement entendus. Vincent est sincère, entier, présent. Il vous oblige à ne rien laisser au hasard et il m'a permis d'aller au bout de mes idées ! Toutes ses remarques sont justifiées. Il sait mettre le doigt sur ce qui ne va pas. C'est une qualité énorme. Plus énorme encore, il sait faire confiance et arrêter de discuter. Il ne cherche pas le contrôle. Il ne met aucun ego dans son attitude. Il ne cherche que la cohérence. C'était une chance pour moi."

    La Bibliothèque de France comme prison

    Les couloirs d'accès de la prison où est détenue Diane Kruger sont en fait ceux de la Bibliothèque de France. L'intérieur - cellule, parloir - a pour sa part été tourné en studio. Quant à l'extérieur de l'établissement pénitencier, vous le reconnaîtrez sans doute en passant près de la prison de Meaux. Même si le tournage, d'une durée de onze semaines, s'est essentiellement déroulé à Paris et ses environs, Fred Cavayé et son équipe ont également installé leurs caméras en Belgique et en Espagne, où a été "reconstitué" l'Amérique du Sud.

    Klaus Badelt à la musique

    La musique du film est signée Klaus Badelt, l'un des compositeurs les plus sollicités d'Hollywood qui a notamment travaillé avec Terrence Malick et Michael Mann. "Le scénario lui a plu et il a accepté, confie Fred Cavayé. Humainement, c'est un bonheur de travailler avec lui. Il est arrivé assez tard sur le projet et on a d'abord regardé le film pour savoir où il y avait besoin de musique et où ce n'était pas indispensable. Sa musique ne surligne pas, elle s'inscrit dans l'intensité et l'émotion de la scène et la porte à un niveau supérieur. Klaus m'a dit que le film fonctionnait sans musique mais avec son travail, je retrouve maintenant les émotions que j'avais pendant l'écriture. Sa musique matérialise et transmet toutes les indications qui étaient en marge du scénario. Tout à coup, c'était comme si la didascalie se retrouvait à l'image. Le fait que nous ayons eu peu de temps nous a aussi obligés à aller à l'essentiel. Klaus est quelqu'un qui travaille sans ego, il se met au service du film et donne tout ce qu'il a pour servir la narration. Nous avons enregistré à Abbey Road avec des musiciens de premier plan et j'avoue que j'ai eu le frisson quand je me suis retrouvé face à quarante violons qui jouaient le thème du film, là devant moi."
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