39317 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
2 263 critiques spectateurs
5
647 critiques
4
881 critiques
3
339 critiques
2
258 critiques
1
85 critiques
0
53 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Patjob
43 abonnés
757 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 6 septembre 2019
La première heure est excellente. Après avoir imprégné le spectateur du contexte historique et social par l’utilisation de quelques images d’archives, le cinéaste dresse un portrait de Nelson Mandela émouvant, voire poignant. On ne peut qu’être impressionné par les propos, les discours et la philosophie du personnage. La seconde partie du film, plutôt consacrée au parcours des « Boks » dans cette coupe du monde 1995, est moins réussie : les matches de rugby reconstitués sont peu crédibles (peut être que, là aussi, le choix d’images d’archives aurait été plus opportun) et quelques facilités symboliques idéalisent artificiellement l’évènement (le petit garçon noir « chéri » par les policiers). Au global un film important, qui rend un magnifique hommage à un homme hors du commun. …Et qui, pour bon nombre de spectateurs Français amateurs de rugby, fait rétrospectivement penser que c’est une bonne chose que l’Afrique du sud ait gagné cette fameuse demi-finale contre la France, puis cette coupe du monde, tant cette dernière représentait un enjeu politique et social pour ce pays sortant de l’Apartheid.
Très beau film qui fait bien rêver. Il montre qu'il ne faut pas baisser les bras et aussi l'unité d'un pays lors d'une coupe du monde mais rien d'autre. Il pourrait y avoir le même film avec chaque coupe du monde pour chaque pays. L'émotion est forte et les acteurs jouent bien. Mais quand j'ai appris après le film que la vrai coupe du monde avait été truqué, je n'ai pas pu mettre plus de 2,5 à ce film qui ne montre qu'une parti du passé.
Un épisode qui a marqué l'Histoire, de l'Afrique du Sud certes, mais sans doute du monde entier ! Alors il fallait le relaté avec soin, ce qu'a très bien fait Clint Eastwood dans ce film, arrivant à retranscrire brillamment la façon de penser de Mandela (dont beaucoup devrait s'inspirer. Bref un très bon film, porté par d'excellents acteurs !
Un très bon film de Clint Eastwood sur la fin de l'Arpatheid en Afrique du Sud en 1994. Morgan Freeman incarne le président Nelson Mandela avec un très grand talent.
La difficile réconciliation de l'Afrique du Sud post-Apartheid sur fond de rugby. Mandela pour les uns, Madiba pour les autres, a utilisé le rugby pour ressouder et construire la nation sud-africaine. Un peu long à se lancer mais la partie sur la Coupe du Monde est très prenante. Ne connaissant pas l'issue, j'ai vibré avec Freeman. Ce dernier est exceptionnel dans son rôle, tout comme les joueurs. Il manque néanmoins au film un soupçon de quelque chose, une tension dramatique. Telle est née l'utopique Nation arc-en-ciel !
Il est loin le temps où Clint Eastwood était résumé de manière caricaturale à un fasciste ! En 2009, il décide de réaliser un film concernant Nelson Mandela à la limite de l’hagiographie. En effet, il est assez évident qu’Invictus est loin d’être objectif sur le premier Président noir d’Afrique du sud. Il est montré comme étant beaucoup plus ouvert d’esprit que son entourage de la première heure, ou du moins comme étant moins dominé par l’esprit de vengeance : il a compris que la fin de l’Apartheid ne doit pas découler sur le même régime dans le sens inverse mais sur une société où les gens vivent ensemble malgré leurs différences. Il est montré comme un homme dont la vie privée a été sacrifiée (il est séparé de sa femme et de ses enfants) au but qui régie tous ses agissements : la politique de réconciliation entre noirs et blancs. Cet aspect non objectif de la part d’un réalisateur dont l’œuvre était jusque là dominée par l’ambiguïté pousse ainsi le réalisateur à omettre certains aspects n’allant pas dans le sens de celle-cispoiler: (l’équipe d’Afrique du sud était loin d’être aussi mauvaise au départ dans la réalité que dans le film, il y a de forts soupçons de corruption de l’arbitre du match contre la France, les joueurs des All Blacks ont été étrangement atteints d’une intoxication alimentaire deux jours avant la finale, il y a des soupçons de dopage dans l’équipe d’Afrique du sud suite à certains décès suspects…) . Cette façon de manipuler la réalité peut être vue comme étant le principal défaut du film mais n’est pas le seul. En effet, on peut reprocher au film certaines omissions scénaristiquesspoiler: (on ne sait pas si Mandela a suivi les recommandations du médecin de se reposer suite à son malaise, ce qui rend cette séquence inutile ; on ne voit pas réellement comment l’équipe sud-africaine a fait progresser son niveau de jeu…) et, chose assez inédite chez le cinéaste, une réalisation trop emphatique du match final (ralentis presque grossiers, effets sonores exagérés…). Toutefois, ces défauts, même s’il ne faut pas les oublier, ne doivent pas gâcher le plaisir que l’on prend devant une œuvre prônant l’humanisme avant tout. Il faut dire que le nombre d’hommes politiques véritablement exemplaires est suffisamment réduit pour ne pas pardonner à un réalisateur de volontairement oublier certains aspects réduisant ce côté héroïque quand, à côté de cela, il nous livre un très beau film redonnant espoir dans le genre humain et qui possède, somme toute, de nombreuses qualités. Ainsi, Eastwood nous montre de façon assez crédible les tensions qui existaient (et qui existent hélas toujours) dans ce pays qui venait de connaitre un tournant historique. Il montre aussi clairement que Mandela voyait avant tout le rugby comme un moyen d’arriver à ses fins politiques plus que comme quelque chose qu’il aimait profondément et que le pays était constitué de deux populations qui se côtoient et se jugent sans réellement se connaitre (cet aspect est symbolisé par les gardes du corps noirs et blancs qui se détestent au début et qui deviennent progressivement amis en travaillant ensemble). Mais ce qui domine tout le film est l’interprétation de Morgan Freeman. Nelson Mandela avait déclaré que, si un jour il devait être incarné à l’écran, il aimerait que cela soit par Morgan Freeman. Il s’avère qu’il avait tout à fait raison car l’acteur (qui travaille pour la troisième fois sous la direction d’Eastwood après Impitoyable et Million dollar baby) est juste impérial. Il arrive à faire oublier le véritable visage de l’ancien détenu politique devenu Président et à l’incarner littéralement en lui apportant toute l’humanité et le charisme que le rôle nécessitait. Ainsi, même s’il possède parfois un côté hollywoodien un petit peu trop hagiographique et mensonger, Invictus reste un magnifique film qui permet d’exalter ce qu’il y a de meilleur dans l’être humain et de mettre en scène un des rares personnages politiques que l’on peut réellement qualifier de grand homme.
Sympa de part le thème du sujet traité, cependant à mon gout trop stéréotypé, sans surprise et bon enfant. Reste l'émotion relative ressentie à travers certaines scènes pleines d'humanité...
Clint Eastwood réussi le tour de force d’un septième chef-d’œuvre consécutif, et de surcroît le deuxième en un an avec Gran Torino. Comme à son habitude avec Clint Eastwood, tout confine à la perfection : adaptation, scénario, réalisation, montage, casting, interprétation, bande originale. En un mot, Clint Eastwood devrait être le grand vainqueur des prochains Oscars ; en tout cas, il le mérite, tant toute son œuvre d’acteur et de réalisateur et une quête permanente de vérité et de justice. Avec Invictus, il nous offre encore une grande fresque humaine, où triomphe la grandeur de l’âme et la force du cœur, en rendant hommage à un des plus grands hommes politiques de l’Histoire : Nelson Mandela. Eastwood restitue à la perfection l’ambiance régnant en Afrique du Sud au sortir de l’Apartheid au début des années 1990. Quant à Morgan Freeman, il est tout simplement l’incarnation plus vraie que nature du leader de l’ANC, promu Président de la République sud -africaine. Et sa prestation époustouflante devrait être couronnée de l’oscar du meilleur acteur. Bravo et merci Clint Eastwood pour votre fantastique travail de mémoire et pour ces très grands moments de vrai et pur cinéma.
Un chef d’œuvre... Un réalisateur devenu mythique... Un acteur Morgan FREEMAN excellent... Une superbe bande son... Un moment vraiment merveilleux qui montre tout le combat d'un homme - Nelson MANDELA - et d'autres, pour élever la condition humaine... A voir sans modération.
le père de la nation arc en ciel, du Clint très fidèle à lhistoire comme le boing survolant ellis partk. on retrouve morgan devant la camera après lavoir été pour Bopha
Eastwood délivre ici un joli message dans cette hagiographie de qualité, essentiellement axée sur l'humain et assez peu (en définitive) sur les aspects politiques de l'époque. En dehors du personnage même de Mandela, très fouillé et impeccablement incarné par Morgan Freeman, le reste des personnages est très monolithique et peu intéressant. De la même façon, les scènes de match sont mises en scène sans trop d'idées, Eastwood ayant été visiblement plus inspiré pour les dialogues et discours du film, lesquels sonnent fort et touchent juste. Les belles scènes sur la fraternité abondent et, sur ce plan-là, le film est quasi imparable. Invictus apparaît au final comme un beau film dramatique, assez peu nuancé dans sa démarche visant à une parabole universelle, mais néanmoins efficace et sans temps mort narratif.
Invictus. Chef-d'œuvre serait même trop faible pour relever la force de ce film. Nous sommes en 1995 avec Nelson Mandela qui commence son mandat. Cette année, L'Afrique du Sud organise la coupe du monde de rugby. Une opportunité pour Mandela de rassembler sa nation quelque soit sa couleur de peau. Mandela veut former une équipe soudée et unie allant bien plus loin que le collectif sportif. Ce film vous fera vibrer d'émotion grâce à une réalisation parfaite du grand Clint Eastwood et de nombreux acteurs tous aussi talentueux les uns que les autres comme Morgan Freeman qui s'efface derrière le grand homme qu'est Mandela. " Je suis le maître de mon destin, je suis le capitaine de mon âme ". Remarquable. Majestueux. " Une équipe, un pays ", je rajouterai même : " Un film, un prodige ".
En 1994, Nelson Mandela est élu président de l’Afrique du Sud et met fin à l’apartheid. Dans cette période de trouble social, Mandela fait le choix d’utiliser le sport (ici le rugby) pour unifier son pays et cicatriser les plaies.
Ce biopic réunit Matt Damon et Morgan Freeman. Un choix évident pour camper le légendaire Nelson Mandela. On se demande même qui pourrait prendre ce rôle si ce n’est lui.
Ce trentième film de Clint Eastwood en tant que réalisateur restera l’un de ses plus connus grâce à un casting extraordinaire, un scénario excitant grâce à la grandeur de Nelson Mandela et de son symbole mais aussi grâce à sa mise en scène où Eastwood semble ne pas briller afin de laisser le film et son récit se faire connaître.
Un film correct de Clint Eastwood centré sur deux personnages : Nelson Mandela (le président emblématique de l'Afrique du Sud) d'un côté et François Pienaar (le capitaine des Boks champions du monde en 95 de rugby) de l'autre. Mandela va se servir du rugby, un sport uniquement pratiqué par les blancs en Afrique du Sud et de la coupe du monde de rugby dans son pays pour envoyer un message d'unité nationale à tous ses concitoyens et désamorcer les tensions raciales. Quant à François Pienaar, inspiré par Mandela, il va mettre tout son énergie pour canaliser et mener ses coéquipiers à la victoire finale.
Dans la foulée du magnifique Gran Torino, Clint Eastwood poursuit sa lutte pédagogue antiraciste, s’installant cette fois en Afrique du Sud à une époque charnière. Fraichement élu, fraichement sorti de prison aussi, Mandela fait du rugby le symbole de la conciliation. Au risque de se mettre tout le peuple à dos : le boer tient aux Springboks, l’indigène n’y voit qu’Apartheid. L’histoire est lue à travers plusieurs points de vue, tous teintés de noir et blanc. Les gardes du corps, où deux équipes contrastées se mêlent. La famille WASP type, avec sa bonne au teint sombre. L’équipe nationale, menée par un gosse né dans les townships. Et son public, mixé encore, depuis que Madiba s’affiche en fan et monte ses « meetings ». Le brassage est encore timide, comme l’illustre ce dernier plan post-générique, où un match amateur met aux prises des jeunes blacks sans une trace de white. Et pourtant, c’est déjà bien plus qu’une simple étincelle. Un nouveau thème fort pour le cinéaste, qui lui permet des moments de grâce, des instants d’émotion pure. Ses quelques rares maladresses, groupées surtout dans les dernières minutes, n’enlèvent rien à l’impression d’avoir vu du grand. Encore. On ne mesure pas combien Dirty Harry a bien fait d’un jour passer réal.