Plan 9
Note moyenne
2,2
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112 critiques spectateurs

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Guillaume.G
Guillaume.G

8 abonnés 854 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 juin 2026
Je mets 5 étoiles à Plan 9 From Outher Space d’Ed Wood, non parce que j’ai aimé (loin de là), mais ce film est l’une légende tellement ce film est un véritable nanar.
Mais ce film est une référence dans le milieu du cinéma. De plus grâce à Ed Wood son casting (de Bella Lugosi à Tor Johnson en passant par Vampiraa) est légendaire
Lorenzo Lippi
Lorenzo Lippi

16 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 mars 2026
Ce film d'Ed Wood sortie dans les années 50, à l'époque que des films de monstres sortait presque tous parlait de ce thème et de SF, Fantastique etc... Ce film est peut-être un Nanar et moi je suis peut être un fan inconditionnelle de Nanar mais je trouve ce film intéressant et pour les Effet spéciaux j'ai envie de dire c'est les effets spéciaux des Années 50 certes moins bien que Méliès plus de 60 ans avant ! Les effet de jour nuit quand une scène de passe de nuit et que l'avion et sur un ciel bleu ce n'est pas grave si c'est que ça qui est dérangeant ! Un très bon film divertissent si vous êtes fan des années 50 ou des Nanars SF !
CloakBack
CloakBack

6 abonnés 350 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 octobre 2025
Dans le ciel cartonné d’Hollywood, des soucoupes en ficelle survolent des tombes en polystyrène. Les morts se lèvent, les vivants surjouent, les décors s’effondrent. Et pourtant, quelque chose d’inexplicable se produit : Plan 9 from Outer Space devient un miracle d’incompétence, un chef-d’œuvre malgré lui.

Sorti en 1959, alors que la science-fiction américaine passe de la peur nucléaire à la conquête spatiale, le film d’Ed Wood apparaît comme le vestige d’un rêve plus candide. Hollywood s’industrialise, la télévision triomphe, mais lui persiste à croire qu’avec une caméra, quelques acteurs et une conviction naïve mais inébranlable, on peut encore faire naître du cinéma. C’est un film d’artisan sincère et obstiné, persuadé que la passion peut suffire là où tout manque.

Tout y est bancal : plans inversés, effets risibles, dialogues lunaires, jeu d’acteurs désaccordé. Le scénario, oscillant entre pamphlet pacifiste, fable extraterrestre et drame spirituel, semble s’écrire au fur et à mesure, sans logique apparente. Bela Lugosi, mort avant le tournage, réapparaît miraculeusement à travers le chiropracteur de la femme de Wood, dissimulé sous une cape trop longue. Les soucoupes sont des assiettes suspendues, les cimetières bougent quand on marche dessus, la nuit devient plein jour d’un plan à l’autre. Rien ne fonctionne, et pourtant tout fascine.

Ce chaos, traversé d’une ferveur presque mystique, finit par devenir bouleversant. Wood croit profondément à ce qu’il raconte : la menace atomique, la bêtise humaine, la peur de l’inconnu. Sous ses maladresses, Plan 9 dévoile une vision étonnamment humaniste : les véritables monstres ne viennent pas de l’espace, mais de la Terre. Le film dénonce, avec des moyens dérisoires, la démesure d’un progrès sans conscience et l’arrogance d’une humanité persuadée de tout maîtriser.

Mais au-delà du scénario, le message le plus fort reste celui de son auteur : il vaut mieux tenter et échouer que ne rien créer du tout. Plan 9 from Outer Space incarne cette foi absolue dans le pouvoir du cinéma comme élan vital. Sous le ridicule, il y a une tendresse immense. Wood filme ses monstres comme des âmes rejetées, cherchant simplement à exister. Son cinéma de bric et de broc devient un cri d’amour adressé à la création elle-même.

On traverse plusieurs états devant ce film : d’abord le rire, puis l’incrédulité, enfin un respect inattendu. Car derrière la ficelle et le carton-pâte, il y a un cœur qui bat. Plan 9 from Outer Space est à la fois une leçon de ce qu’il ne faut jamais faire et la preuve de ce qu’il est encore possible d’accomplir avec presque rien : du courage, de la foi et cette inépuisable envie de croire au cinéma.

Le pire et le plus pur des films, le naufrage d’un rêveur qui, par son échec même, a touché à la beauté absolue. Le plus beau film raté de l’histoire.
Marceau 59
Marceau 59

22 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 mai 2025
Une ancienne critique disais ; " Le film le plus ennuyeux de tous les temps ".
Certainement pas ! Bien au contraire, on rit sans arrêt tellement le navet est lourdingue. À coup sûr les acteurs ont organisé le concours de celle ou celui qui sera le plus mauvais. Ne parlons pas ( ah et puis... si ) des trucages à hurler de rire comme les fils de nylon presque visibles qui suspendent les assiettes en fer blanc servant de soucoupes volantes , et ces situations censées terrifiantes mais si grotesques qu'elles font s'esclaffer toute la famille.
Bon, en même temps, le grandiloquent et pathetico-flippant discours du narrateur du début nous met sacrément l'eau à la bouche.
marmottefurieuse
marmottefurieuse

12 abonnés 523 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 5 janvier 2024
Un mauvais film par un mauvais réalisateur. Décors ratés, plans ratés, dialogues ratés, jeux des acteurs, scénario etc... Tout est raté et à jeter mais malgré tout ce nanar a un côté attachant qui suscite presque de bienveillance en terme d'appréciation. Ce n'est pas étonnant que Tim Burton ait rendu hommage à Ed Wood, dont notamment ce film qui restera comme l'œuvre majeure, connu comme étant le plus mauvais réalisateur d'Hollywood. Un des plus parfaits exemples de l'exact opposé d'un chef d'œuvre du cinéma.
Guillaume Rouy
Guillaume Rouy

15 abonnés 52 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 septembre 2022
Chef d'œuvre du Nanard et LA référence dans ce genre. Le film d'Ed Wood regorge de WTF éléments tellement grossiers et visibles qu'il en devient hilarant et surtout attachant. Faux raccords, jour nuit, scénario rocambolesque, acting très amateur, effets spéciaux ultra cheap, décors en carton, costume d'halloween, Ed Wood les accumule. Un génie dans son genre, il mérite la réputation post mortem dont il jouit. Quand Hollywood nous prouve trop souvent que l'argent et le talent ne font pas toujours bon ménage, Ed Wood nous envoie un message qui nous dit que sans argent ni talent, on peut faire ce que l'on aime. C'est ce qu'il a fait, et ce que l'on admire et respecte.
Ricco92
Ricco92

284 abonnés 2 331 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 26 juillet 2021
Suite à la publication de The Golden Turkey Awards de Michael et Harry Medved et surtout au film Ed Wood de Tim Burton, Plan 9 from outer space a acquis la réputation de pire film de l’Histoire du cinéma et Ed Wood le statut de pire réalisateur. Si tout est toujours subjectif et relatif, cet avis peut être compréhensible tant tous les éléments constituant cette œuvre sont catastrophiques. Le scénario est d’un ridicule rare renforcé par des dialogues totalement affligeants. La voix-off et les séquences d’introduction et de conclusion de Criswell sont consternantes par leur aspect moralisateur et leur volonté de sérieux. Les acteurs sont tout bonnement catastrophiques (Vampira ou le catcheur Tor Johnson sont grotesques dans des rôles qui n’aident pas à faire éclore un semblant de talent dramatique). Et que dire des idées de mise en scène d’Ed Wood ? Comment le réalisateur a-t-il pu croire un instant que sa "solution" pour palier au décès de Béla Lugosi serait un seul instant crédible ? L’ancienne star du cinéma fantastique n’a pu tourner que quelques plans muets avant la crise cardiaque qui lui fut fatale et Wood choisit de le remplacer par le chiropracteur de sa femme en lui cachant le visage avec la cape qu’il porte pour son rôle de vampire (Lugosi ayant acquis sa notoriété grâce au Dracula de Tod Browning) !!! Étant dépourvu d’un quelconque sens du rythme et tournant pour un budget ridicule, Wood alterne des plans de jour et d’autres de nuit au sein d’une même séquence sans que cela ne le dérange, intègre des images d’archives pour essayer de dissimuler un tournage fait avec des bouts de ficelles qui sont pourtant trahis par des effets spéciaux et des dialogues ridicules. Au sein de cette nullité ambiante, seul pourrait peut-être émerger légèrement la musique de Frank Worth qui arrive à signer un thème principal un peu mémorable par son emphase assez adaptée au style de cinéma que souhaite faire le réalisateur. En effet, comme l’a retranscrit Tim Burton dans son film, Wood fait transparaître malgré tout un enthousiasme proportionnel à son manque total de talent. Aveuglé par son désir de raconter une histoire fantastique "à message", il ne se rend jamais compte du ridicule total de ce qu’il signe, rendant le tout en quelque sorte touchant de naïveté. On pourrait croire que le cinéaste fait une parodie mais ce n’est jamais le cas ! Ainsi, même si l’objectivité est une chose quasiment impossible en art, Ed Wood réussit avec Plan 9 from outer space l’exploit de signer un film objectivement nul de bout en bout, ce qui lui a permis d’obtenir un statut culte !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 12 janvier 2021
Un scénario quasi inexistant, des acteurs en roue libre et une réalisation faisant passer votre film d'anniversaire pour du Jean Luc Godard. Cependant, Plan 9 from outer space, est un chef d'oeuvre nanardesque porté par un Ed Wood au sommet de son art. Ce film brille par le charme de ses effets spéciaux tellement années 50, ses costumes, ou ses histoires d'extra terrestre faisant revenir les morts de leurs tombes... Plan 9 est un témoignages du cinéma de l'époque et d'un certaine idée de comment faire des films de façons indépendantes et libres
riverainpsy
riverainpsy

44 abonnés 433 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 mai 2020
Alors , oui , évidemment ,c'est un nanar absolu mais , comme le montre le film "Ed Wood" de Tim Burton , c'est un nanar touchant : par son inventivité de bout de ficelle ( un coup de projo, une canne à pêche, trois pétards , un rideau, quelques images chipées dans un documentaire font des merveilles) , par l'apparition pathétique d'un Bela Lugosi has been et ...doublé , la plupart du temps ; par le mélange grand guignolesque assumé . Et ce grand n'importe quoi devient finalement poésie pure : qu'est ce qui peut motiver une poignée de gens à s'investir dans cet OVNI , vaguement subversif quand on y songe? Une référence .
Tonton Twan
Tonton Twan

11 abonnés 192 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 16 avril 2020
"plan 9 form outer space" ou " L'écologie selon Ed Wood"

En signant de chef-d’œuvre du ratage, Ed Wood a gagné ses galons de plus mauvais réalisateur du monde... Ce qui n'est pas juste pour tous les réalisateurs qui le suivront tel Cetin Inanç (turkish star wars) ou Tommy Wiseau (The room) qui bien qu'ayant les mêmes qualités techniques qu'Ed Wood se prennent trop au sérieux et n'ont pas sa créativité...

Mais derrière ces problèmes techniques on en oublie que ce film est le premier manifeste écologique ! Car en définitive le plot de ce film c'est que même les extra(terrestres se sont rendus compte que les êtres humains avaient la capacité de provoquer la fin de la galaxie avec leurs noyaux qui pètent et leur course effrénée vers un progrès toujours générateur de pollution. Du coup en guise de solution ils appellent les maîtres du monde libre (on va dire les américains pour faire court) ou leur dire d'arrêter de faire des bêtises... Ben les américains ils en ont rien à battre vu qu'ils doivent s'armer contre le péril rouge... Du coup, les E.T., ils vont réveiller les morts, les goules et les vampires...
Mais les américians qui sont vraiment les plus forts ils gagnent quand même... Même si au final la terre va crever et nous avec....
chrischambers86

16 171 abonnés 13 133 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 28 septembre 2019
Pour les uns, "Plan 9 from Outer Space" est un film culte de l'horreur et de la S.F à petit budget! Pour les autres, c'est le film le plus dèbile de toute l'histoire du cinèma qui peine à dèlivrer ses frissons! Sur un sujet aussi extravagant d'extraterrestres venus envahir la Terre, Ed Wood a essayè de broder des variations! Hèlas, quand il ne tombe pas dans le ridicule ou dans les incohèrences, il n'arrive pas à donner le tempo nècessaire à son sujet, si bien que ce « Plan 9 » est surtout habitèe par les erreurs techniques à foison! L'interprètation est d'une indigence rare : Bela Lugosi (mort en dèbut de tournage et remplacèe par une doublure improbable) a bien vieilli et n'est plus l'ombre de lui même; Vampira ravira uniquement ses admirateurs, tandis que les amoureux du catch resteront abasourdis devant la prestation de Tor Johnson! il est justice d'ajouter que Ed Wood n'a pas lèsinè sur les moyens : maquettes à gogo, soucoupes volantes qui tiennent avec des fils, croix du cimetière qui tremblent lorsque les protagonistes les touchent lègèrement [...] Bref vous l'aurez compris, "Plan 9 from Outer Space" est un ovni nanardesque incontournable...
Audrey L

806 abonnés 2 857 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 juin 2019
Le plus connu des films du "plus mauvais réalisateur de tous les temps", ce cher Edward Wood, qui n'est pourtant pas si atroce, si l'on sait ce que l'on va voir... Et ce que l'on voit, lorsque l'on pousse le bouton "play" de la télécommande, c'est un homme qui nous fait un speech laborieux, en studio, qui nous amène vers une attaque d'aliens qui ressuscitent les morts sur Terre pour en faire leurs esclaves, avec une Vampira au vernis rouge qui pique les yeux (oui, le film est aujourd'hui disponible en version colorisée), un Bela Lugosi qu'on sent habité par son Dracula d'autrefois au point de jouer de la même façon son mort-vivant (jeux de capes, démarche vers la victime...), et un catcheur qui a les yeux qui pleurent à cause des lentilles de contact qui ne sont pas toujours en face des pupilles. L'intrigue tient sur un mouchoir de poche, les effets spéciaux sont à mourir de rire (les ficelles utilisées pour faire voler les soucoupes sont tellement grosses que, plus épaisses, ça s'appelle une corde), les plans ne sont pas bons mais ne sont pas retournés (ce que l'on voit bien dans l'émouvant film-hommage de Tim Burton au réalisateur) et d'une manière générale, on ne croit à rien. Mal joué, fauché, pas toujours très clair ni cohérent (il faut revoir les théories du galvanisme, rien ne va ici), mais si l'on accepte le fait que l'on va voir un bon gros nanar sans un rond, on s'amuse tout de même devant Plan 9. Le rythme est bon, la durée courte (1h15 tout juste), la version colorée est assez belle avec ses teintes éclatantes et ses costumes violets, et le scénario n'est pas plus bête que la plupart des films de l'époque, et d'autant plus ceux d'aujourd'hui... Alors, si l'on considère que les défauts du film en font tout le charme, Plan 9 est un bon nanar fauché comme on les aime.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 1 août 2018
Le petit bijou du genre!: Scénario "sur-le-tas", histoire assez rocambolesque et servie par des acteurs devenus cultes vis-à-vis de l'ovni qui fait figure de film. Aussi: Des erreurs techniques gravissimes impossibles de décrire ici tant elles sont nombreuses et énormes, des montages de vidéos d'archives intégrées pour faire "vrai", jeu d'acteurs débutants qui fait penser à un spectacle scolaire de fin d'année pour finalement se retrouver sur un petit chef-d'oeuvre rigolo de ciné Z sympathique sur beaucoup de point mais qui donne un aspect réellement attachant au réalisateur qui se prenait au serieux en tournant ça. Je suis fan de ce type de film, autant sur les personnages qui sont entrés sans vraiment le savoir dans le monde cultissime de la Subculture (Maila Nurmi alias l'excellentissime "Vampira", Tor Johnson le Popeye qui était catcheur de métier, le fantastique Bela Lugosi en ex-Dracula) mais c'est l'image d'Ed Wood en génie bricoleur mais délicieusement original dans sa prod qu'on retiens. A voir absolument!! (Du même réalisateur: "Glen or Glenda", "Bride of the Monster" et autres pépites du même genre à consommer sans modération)
Shawn777

807 abonnés 3 938 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 mars 2018
Ce film réalisé par Ed Wood et sorti en 1959 est tout simplement impossible à noter et cette note me semblait assez correcte par rapport aux difficultés rencontrées lors du tournage. C'est l'histoire d'extraterrestres qui ont pour plan (précisément le 9) de réanimer des morts pour détruire l'humanité. Bon alors déjà le scénario est complètement barré et n'a pas vraiment de sens mais il est tout de même bien fait si on le regarde bien-sûr au second degré. Je connaissais l'histoire chaotique autour du film mais c'est le film "Ed Wood" de Tim Burton qui m'a poussé à le voir car j'étais curieux de savoir à quel point il était mauvais et puis l'optimisme constant du réalisateur m'y a également fortement poussé. Bon alors de là à dire que c'est le pire film de l'histoire, c'est un peu exagéré car depuis, nous avons eu de belles bouses et le revoir avec du recul des années après sa sortie fait prendre conscience qu'il n'était quand même plutôt pas mal. Effectivement car si on a vu le film de Burton consacré à la carrière du réalisateur, on se rend qu'il a eu beaucoup de mal à faire produire son film, qu'il n'avait pas d'argent mais qu'il était avant tout passionné par le cinéma et notamment par ce genre de film de science-fiction et d'horreur, surtout de l'acteur Bela Lugosi et considèrent tous ces éléments, on voit le film d'une toute autre manière. Je ne ferais pas la liste des incohérences car il y en a tellement qu'on pourrait en écrire des pages mais ces incohérences prêtent aujourd'hui à sourire et c'est même ça qui rendent le film je dirais aussi bon car sans cela, il serait un peu vide. Car on ne va pas se le cacher, ce n'est l'histoire qui le met en valeur. Il a donc un statu de film culte bien mérité mais également de nanar et ça en ai même à mon sens l'exemple parfait car il ne faut pas oublier que c'est un film qui se prend au sérieux mais qui ne le paraît jamais car on n'y croit pas une seconde ! Mais pourtant, j'adore voir ces soucoupes volantes en carton-pâte, les images d'archives de l'armée et de l'avion incrustées comme ça, la cabine de l'avion irrésistiblement drôle de part son manque de réalisme et j'en passe et tout cela contribuent bien-sûr à la réputation du film. Il y a aussi les décors en général mais surtout celui du cimetière où on voit clairement que ce sont des arbres en carton et de la moquette à la place de la pelouse et si on regarde le film de Burton, cela nous saute encore plus aux yeux et pour ce qui est des effets spéciaux, n'en parlons pas. Pour ce qui est des acteurs, ils sont finalement assez bons en considérant que pour la plupart, ils ne sont pas acteurs (mis à part les courtes scènes où l'on voit Lugosi et à la limite Maila Nurmi alias Vampira), il y a même un chiropraticien dans le lot. En ayant prit conscience de tous ces éléments, on se demande même comment un tel projet chaotique a pu voir le jour et on peut clairement applaudir Ed Wood d'avoir été au bout de tout cela pour nous présenter "Plan 9 from Outer Space", un film qui fait encore parler de lui aujourd'hui.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 8 janvier 2017
J'ai découvert Plan 9 avec Tim Burton, et en lisant les critiques, je m'attendais à un énorme Nanar de l'ampleur de l'homme puma ou de white fire. Mais en fait... je comprends pas du tout le qualificatif de "pire film de tous les temps". Il y a une cohérence dans le scénario (avec certes des failles, mais franchement compréhensibles vu le budget engagé et la longueur du film... traiter toutes les pistes ouvertes aurait demandé une heure de plus, je pense spoiler: quelle résolution le capitaine extra-terrestre a-t-il pris ? Eros était-il vraiment le seul sur l'affaire, alors que l'ampleur du danger est jugée majeure ? Pourquoi une attaque aussi modeste et ciblée, si les moyens des extra-terrestres sont si grands ? Etc.
), un message qui passe avec de bonnes idées (la bombe solaire, je suis la seule à trouver ça très bon, comme justification de la présence des extra-terrestres ?), on ne s'ennuie pas, notamment parce que les dialogues sont à peu près bien foutus (on est à des années lumières des deux nanars cités plus haut). Et puis les acteurs m'ont tous paru assez engagés dans ce qu'ils faisaient, franchement... ce qui ne devait pas être si évident que ça, vu le contexte du bousin.

Alors évidemment, la voix du narrateur est foutrement inutile et gâche pas mal de scènes qui seraient bien passées autrement, la doublure de Bela Lugosi est risible, les morts vivants clignent des yeux, le cimetière est en carton pâte (comme tous les décors), spoiler: la fin est chelou, entre eau de boudin "je savais pas comment finir" et "appel à aller au-delà du divertissement pour faire gaffe au nucléaire"... j'imagine ?
, la mise en scène est plate, mais franchement ? Tous ces écueils, ces limites, ces manquements, ils peuvent se prendre pour des portes ouvertes. C'est le genre de film sur lequel il serait facile de penser un univers étendu. Et ça, c'est un truc qui me touche énormément. ça parlera peut-être pas à ceux qui aiment le bien carré, bien ficelé ; mais pour ceux qui aiment bien cogiter sur une base un peu floue, mais propice à la rêverie, ça fait le taff.
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